1900. L'IMPARTIAL | FONDE EN 1898 | Le seul Journal français à l'ile dn Prince Edouard. a HEBDOMADAIRE, 8 PAGKS. ABONNEMENT : Rd d, tot $100! NIX MOÏS. see ss FTP st: Proton. dis. ocre D les abounements sout bies d'avance. payer Annonces 10 cents la ligne, 1ère insertion, 2 cents la ligne les in- | certions subséquentes. Tozites communications f«oi- vent être adressées à | L'IMPARTIAL | TIGNISH. I. P.E | L'IMPARTIAI, Tranisx 10 Mar 1900 Les Elections Generales La rumeur que nous aurong pro- chainement des élections générales s’accrédite chaque jour. Le gouver- nement fédéral-a commencé à ré-| pandre la littérature électorale li- bérale. Les libéraux de cette pro- vince en obéissance au mot d’ordre| reçu de leur chef à Ottawa, com- mencent aussi à se douner du mou- vement. Il est bon que les conservateurs tiennent compte de ces démarches des libéraux et agissent. Jamais, peut-être, les chances de succès u’ont été plus brillantes qu'elles se présentent à présent aux conserva- teurs, tant au fédéral qu'au lool, cependant le devoir incombe à tous ceux qui désirent rétablir le bon ordre dans la chose administrative d'agir avec vigilance et de s‘orga- aiser, car on peut s'attendre à une lutte acharnée. Cenx qui ont goutté à la marmite vont faire un horrible fracas pour rester à la crèche. Tout de même, le salut de l'Etat exige que les taxeux soient chassés du pouvoir. I1 y « assez longtemps qu'ils ruinent le pays. A Propes de Faces a — De voir que Sir Charles Tupper se proc'ame le champion de l'auto- nomie du Canada, lorsque Sir Wil- frid Laurier veut eacrifier nos liber- tés, cela tourmente affreusement les journaux libéraux. Pour se mettre un pen de cœur am ventre et rendre le même service à la: oon- titution de leurs partisans, ils crient à tue-tête que le chef de l'oppouition est un homme à deux faces. S'ils étaient sincères. en di- sant cela, il faudrait croire que dans leur épouvante, à la perspéc- tive de perdre le pouvoir, ils voient double. Les récentes déclarations de prin- cipes de Sir Charles Tupper, à Québec et à Montréal, m'ont été que la répétition de ce qu'il a tou- jeurs proclamé dans notre pays et en Angleterre. Nous avons déjà démontré que sa politique aujourd’ hui à été celle de toute sa longue carrière, et qu'il tient le même langage dans les provinces an- glaises et la province française de Québec. C'est, d’ailleurs, ce que les journaux libéraux font ressor- tir, inconsciemment sans doute, lorsqu'ils se montrent impuissants À trouver la moindre preuve pour étayer le reproche de contradiction contre le chef de l’opposition. Une chose est certaine, c’est que les journalistes rouges, qui voient deux faces ohez leur prochais, a'en ont qu'une pour tomt partage, mais, par exemple, une face dia- blement longue en ce temps ci, où le peuple se rauge du côté du o plus de malice que de rai f | | |prodige. Votre genre à vous, L'IMPARTIAIL, JEUDI LE 10 MAI, parti conseavatemt pour céfendre) l'autonomie du Corinda contre les! menées impérialistes du gouverne- ; ment Laurier.—Je Courrier de Saint-Jean. L Correspondance | | | M. le Rédacteur : | Au risque d'en | nuayer vos lecteurs je viens vous! prier de vouioir bien m'’accor ( der encore une fois un petit! cein dans votre jonrnal. Je vous. promets, cependant, que j2 vais! dire mon dernier mot à ces vor | respondants belliqueux qui, de puis quelques semaines, s'achar- ment à me faire mordre la pons sière. Dans leurs attaques impé tueuses ils ont fait preuve de soeunement. Le dernier champiou d'Aca | dieu et d'Observateur est, eer tainement, encore dans l’adoles | cenee, caren homme ‘véridi que” il nous le dit lui même. M. adolescens, il n'était pas né-| cessaire de nous avertir de ce | fait, car votre correspondance faribonde proclame hien haute. | ment que chez vous la fougue, et l'impétuosité du jaune âge ne | sent pas emcore sous l'empire! de cette sagesse qui vient del l'expérience. Mais certes, vous | ne manquer pas de génie. En) vérité, vous êtes un vrai petit | Î } c'est, à n'en pas douter, le genre. tragique. Oroyez moi eultivez les muses, ct sans aucun doute, un avenir des plus brillants | vous est réservé. Quant à veus, M. Terre Fer- me, quoi qu'en dise votre nom de plume, la fermeté n'est pas votre fort. Ves bases ne sent pas bien solides. Venus chance- lez parfois. D'aboré vous neus dites que ma correspondance est un vrai “salmigendis.” Qu'elle soit an salmigendis eu an sailmis, peu importe ; ceia n'empêche pas qu'il s’y trouve de bien elaires, de bien transparentes vérités. Mais de nos jours malheur à celui qui ose parler frasehement. On ne manque pas de le traiter de lâche, de traitre, de sans eæur, de lui dire qu'il se laisse vilement exploiter, enfin qu'il n'est peint AGgadien. M. Terre Ferme, permettez moi de vezs dire, bien humbleraent toute- fois, que le plus pur sasg aea- dien eeule dans mes veines et l'espère bien, Dieu aidani, de ne démentir jamais se sang géné- renx. Vous veus trompez beaucoup si vous pensez que je me laisse auounement exploiter par les influences dent veus parler. Ges influenses ne sont que les viles chinères dont se repait votre imagination surexcitée, Non, M. Terra Ferme, je ne prends pas les Acadiens pour un tas d'imbéciles. Loin de là. Gela n'empêche pas toutefois qu'il s’y en trouve de ces gens là parmi nous comme chez tous les autres peuples. Nul plus que moi ne désire que nos droits soient respectés et par l'Eglise et par l'Etat, teut de même je nie bien haut que les serties fu- rieuses et insultantes d’'Acadien et d'Observateur solent des moyens couvemables pour faire valoir ces droits. Ù Je n'ai jamais affirmé qu'il fat inutile de parler de la ques- tion davantage, mais si ‘o'est i'opinien des âmes bien pensan tes que l'Acadie a enfin reçu pour toujours son coup de grâce" eest inutile, en effet, d'en parler à l'avenir, J'avoue, que dans la leçon faite à Observateur il s‘y trouve une phrase qui peut-être, ait pu laisser entendre que j avais des craiates au sujet de l'obéissance des Acadiens envers leurs é- s CHEF DES ACADIENS DES PROVINCES MARITIMES L'HON. PASCAL, POIRIERASEN A TEUR vêques. Mais veus qui voyez des | vient nous dire que les obsè-|270 4 taches eu elles n'existent point, [ess de nes espérances humai-|reveuu. Ainsi ouvrez les Comptes-| veuillez d&Gene nous quels sont eeux qui sonvpraens et quelle sont ces minorités doat dire |nes ent eu lieu. À moi de lui répondre et avec raison, que, Si on a réussi à faire les obsèques nous parle Acadien—ces miuo | denosespérauoes elles devaient rites qu'on peut pousser si fa-|être humaines en effet ; car des cilement à la l'insubordination 1l ne faut pas être bien philosophe pour saieir | sa pensée. Ainti peurquoi ne! demandez vous pas raison de: rebeilion et à |espérarces dent les motifs sont surnaturels pe meurent pas si aisément. Acadien ‘s'est donc trompé ? Nes espéranses n'é- taient pas humaines et par con gette insulte à Observateur qui, séquent elles sont encore pleines lui, il va sans dire, a manitesté| de vie. Voilà précisément oe que les eraintes que vous m'attri buez. Et eertes si il se trouvait bien des têtes chaudes comme volontiers à Acadien et à Obser-!4e ;: 7,4 ; , | ee braillard parmi nous, nous aurions de graves et justes su-|euses, Car leur repentir a dû se au 31 inats de l’année dernière, jets de craintes. Admettons, M. | être bien sincère puisqu'ils né!#33,058,841—cela fait une augmen- Terre Ferme, que de telies serties sont contre nes intérêts véri- tables. Leurs auteurs devraient | Adelescens et cie, allez en paix ti libéral ont déclaré en 1893 : . . | | être livrés au mépris de tous les|et ne péehez plus contre le bon, gens de bien. Réclamous nos | droits légitimes, rieu de plus] juste, mais 1oat en les réola-| mant que notre Sagesse, notre modération et notre charité nens | attirent la bonne volonté, et aon| le mépris des autres races, sur-| tout dé nos frères de la ‘Pro. vince sœur.” | M. Adolescens, je reviens à | vous. Quoique rons ayez eu la malice de dire le contraire, ] ad- kulièrement dine le :'Caxstte du!! on pouvait la placarder dans tou- je pensais. En terminant, je pardonne vateur leurs sorties acrimoni sent plus tombés. | Vous aussi MM. Terre Ferme, sens et la logique. insulaire La Maree Montante DE LA DEPENSE Il est toujours intéressant de parcourir l'état financier publié ré- mire, on ne peut plus, notre pe-Canada.!’ ù tit peuple si religieux, 61, plein! de foi, si soumis, j'ai le plus grand respect peur nos prêires acadiens tout remplis de zèle et de dévouement, pour de nom- brenx laiques animés du plus pur patræotisme, qui se déveuent sans cesse à l'avancement de notre race. Comme parteut ail- leurs, eependant, on remcogtre parmi ñous,une espèce d'hom- mes fin de siècle, hommes que nos pères n'ont jamais connus, de vrais démagogues, pleins de soi-même qui se eroient plus! éclairés que les prêtres et même | que les érèques. Rofiu pourquoi déterrer en- core ane fois ces pauvres espé- rauces humaines ? Vous aflir- mez 8e qui est absolument faut. quand vous dites que jai jeté de noires colemnies à la figure du peuple acadien. Acadien En jétant un coup d'œil sur le dernier guméro, voici ce que : 11ous constatons. Durant le mois de mars 1900, la dépense du Canada impu- table au revenu a été de $4,573,-, 060. Durant le mois de mars 18g9, elle avait été de $3,775,195. C'est donc une augmentation de $897,865 sur le mois correspondant de l’an- née précédente. La dépense imputable au reve- nu jusqu,au 31 MArS 1900, a été de $36,850,072. Âw 31 mars 1899, elle était de $33,058,84r. Soit une augmentation de $3,791,231. Mais l'augmentation eet en réa- lité plus considérable. Car M. Fielding a adopté un procédé nou- veau. Il a inscrit au compte du ca-|°7 pital les dépenses des contingents | ;.; africains. C'est ainsi qu'on trouve dans la colonne des dépenses im- putables au capital $898,172, sous lle titre: ‘‘contingent sud-africain. ‘’ | Î | Or, antérieurement, les dépenses | | logues ont été imputées au | | mme publics, et-vous verrez qu'en 1885 1les dépenses imputables au revens comprenaient $1,697.851 à compte de 1x rébellion du Nord-Ouest, et qu'en 1886 elle comprenaient $3,- 177,220 pour le même objet. M. Fielding a changé tout cela et il met au compte du capital les dépenses des contingents pour la guerre d'Afrique. Il veut ménager son surplus, Nous allons rectifier le procédé. Ajoutous ces $898,172| au chiffre de $36,850,072, et -nous avons pour la depense du fonds | consolidé au 31 mars 1900 le chiffré 8,244. Comparé au chiffre de la dépen- |tation de $4,469,403. { Et cependant les chefs du par- Î ‘’Nous ne pouvons envisager qu'avec alarme l'énorme augmezs- tation de la dette publique et de la | dépense contrôlable annuelle du Canada pour consé- quence des impôts iniques mis à la charge du peuple sous tons les gouvernements qui se sont succé- dés sans interruption depuis 1878 let nous demandons la plus stricte l'économie dans l'administration du gouvernement. de ce pays.’ ; Ce qui a eu !” Ah ! cette fameuse résolution, ai tés les paroisses, ‘dans tous les |cantons, dans toutes les municipa- ilités, dans toutes les hameaux du ! | Canada ! MORTGACGE SALE | | There will be sold at public amction in front of the Court House in Sum- THURSDAY THE SkE- | merside: on | VETH DAY OF JUNE NEXT A. D., | 1900, at the hour of Eleven o'clock, à. | m. mnder a power of sale eontained in [a mortgage dated the first day of Se |tember À. D. 1894, made between Felix | Peters:and wife of the one part and [the nndersigned of the other Part, | All'that tract of land in [ot five | bounded as follows : commencin on the south side of the Duvar Rosa in t the nt ith west mano LDeskR angle of land of Fer- oches and following the TH boundary of said land sonth- er}y thiriy chains to the rear line of f liesRoche thence west five | cha thenée north to the Duaver | Road, thenoe easterly along same te e O1 commencement contsia- hiteen acres Of land mere or | CAAINS, | the p'ac For further partieulars apply to J. E WYATT Mo Dated 7th Maÿ 19004 weeks A fine assortment of SILVER GOODA WATCHES CHAINS AND RINGS Now open for inspection. Riugs made up with your own gold if desirod. E. W. TAYLOR Cameron Bloek CHARLOTTETO W N For Sale —! — The Tignish and Palmer Road Dairy Ass'n. has several good seeoud hand miik cans, which are offered at low price —Ap y to the secretary. 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