Ad LR mate MM PT M DO MP mer An net airobinans SOA EE 5 À à EE US CE CN SR A ET CT Énnnininitice mate mt TE es PETER Rs ES D: ÿ PO UE L'IMPARTIAL, JEUDI E 9 JUILLET, 1908. L'IMPARTIAL, FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Un A... cccecs ee 81.00 din coter D À RER Les abonnements sont payables d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- Hal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- Tages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc. fà L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouad gs LI 'IMPFARTIAL Tignish, Jeudi 9 Juillet L'Ex--Premier Peters Des nouvelles récentes reçues de Ja Colombie Anglaise, disent que l'hou. Frederick Peters que l’on- avait rapporté comme étant à l’ar- ticle de la mort est beaucoup mieux et considéré même hors de danger. M, Tarte Le Canadian Gazette 4e Londres dit que l’on espère en angleterre que M. Tarte consentira à se por- ter candidat pour la chambre des Communes. Il ajoute que l’ancien ministre des Travaux Publics serait accueilli avec faveur par les deux partis à cause de la situation qu'il a occupée et de ses grands connais- sances coloniales. _ Les Elections au Manitoba Le Manitoba est en pleine campa- gne électorale. Les deux partis travaillent avec vigueur. Les cou- servateurs sont confiants qu’ils rem- porteront trente sièges sur quaran- te. Greenway qui avait dû force- ment s’éffacer revient à la charge et remue ciel et terre pour faire arri- verles siens les premiers. Ii est actuellement à faire la cabale par tout le pays. Le Successeur du Cardinal Vaughan Une dépêche de la Presse asso- ciée, datée de Rome, annonce que le candidat le plus en vue au Vati- can pour succéder au cardinal Vau- ghan, comme archevêque de West- minster est Monseigneur Merry Del Val, ancien délégué apostolique au Canada. Un Jeune Acadien qui se Distingue Les nombreux parents et amis de M. Jean J. Arsenault, autrefois de Egmont-Bay, plus tard mar- chand à Tignish et actuellement au Manitoba depuis plusieurs années, liront avec intérêt dans nos colon- nes aujourd’hui, le Discours d’A- dieu qu’à prononcé son fils, Joseph, le 22 juin, aux examens du coliège de St-Boniface. Le jeune Arsenault complète son cours d'étude, cette année, à St- Boniface et entre au grand sémi- naire de Montréal le rer. septem- bre prochain. Notre jeune et vaillant Acadien s'est beaucoup distingué dans ses études. L'an dernier il remportait une bourse de $120. Cette année il a recueilli la médaille d'argent offerte par le gouverneur général Minto et la médaille de bronze pré- Les Catholiques dn Manitoba La question des écoles se renou- velle au Manitoba. Le 27 juin, les membres du conseil catholique ont eu une entrevue avec le premier ministre provincial, M. Roblin, qui s’est déclaré impuissant à interve- nir, vu que la province a perdu toute juridiction en cette matière depuis que sir Wilfrid Laurier et M. Clifford Sifton ont signé une entente qui, selon eux, constitue ‘‘un règlement final’ de la ques- tion. Il ne reste donc plus aux catho- liques du Manitoba que de s’adres- ser au gouvernement fédéral —ce qu'ils vont taire immédiatement. Il sera intéressant d'apprendre ce que va répondre à cette délégation le gouvernement fédéral. M. Ro blin paraît bien disposé envers les catholiques et est prêt à les retabiir dans leurs droits qui leur ont été si injustement ravis. L'issue finale déperid donc entièrement du gou- vernemeut fédéral, de sir Wilfrid Laurier lui-même. Ne Discreditez pas votre Race Les sociétés irlando-américaines ont entrepris la tâche de faire dis- paraître de la publicité tout ce qui est de nature à discréditer leur race. Elles ont protesté contre certains comédiens de New-York qui fai- saient rire leurs auditeurs aux dé- pens des Irlandais, Ils ont raison. C'est une bien pauvre besogne que celle-là. College St. Joseph, N. B, Nos sincères remerciements à qui de droit pour l’envoi de l’ Annuaire de l’Université du collège St. Jo- seph pour l’année 1902—1903. Comme toujours, ce petit livre qui contient une soixante de pages est rempli d'intérêt et d'informations. Nous remar juons avec plaisir que M. Nazaire Poirier, de Miscouche, qui a passé l’année dans cette insti- tution a remporté un grand nombre de prix aux examens. Bravo ! Qui Un ami nous écrit de Charlotte- town :—A peine les restes mortels de l’hon. D. Farquharson sont-ils refroidis dans sa tombe que les agi- tateurs politiques commencent à se remuer. On parle de M. Horace Haszard et de M. John Wear. Succedera Le Pape, à l'Agonie Des nouvelles qni arrivent de Rome en date du 4 juillet, disent que le Pape est à la dernière extré- mité. Sa mort est attendue d’un moment à l’autre. Les derniers sa- crements lui ont été administrés. Charlottetown Lundi la ville de Charlottetown était en fête. C’est en ce jour qu’- avait lieu le dévoilement du monu- ment de soldats. J.a statue fut dé- voilée par Lord Aylmer et le Rév. Fullerton. Sir Louis Davies fit le discours d'occasion. Revue Canadienne Juillet SOMMAIRE Théodore Botrel Salut au Canada Laure Conan Madame Seton—11 Louis Fréchette Au collège de Nicolet Alphonse Gagnon Archéologie préhistorique | Pierre Suau L'Italie romantique - Stanley Weyman Périls d'amour! (3e. partie) Thomas Chapais faits et les oeuvres A. L. Notes bibliographiques A travers les sentée par le gouverneur provin- cial Roblin. ILLUSTRATION Botrel et sa ‘Douce,’ portrait | L'IMPARTIAL joint ses félicita- PRIX DE LA LIVRAISON : 25 cents. | tion à celles des nombreux amis du jeune Arsenault sur les suceès|Ia Lie. ,le Publication de la Revue les divers rapports reçts aux diffé- brillants qu’il vient de remporter, | MONTREAL | Canadienne. X x Tel qu’annoncé les instituteurs anglais de l’ouest de la province se sont assemblés lundi et mardi de la semaine dernière à la salle Tignish, Tignish, et ont tenu leur conven- tion annuelle. Le congrès s’est ouvert par l’a- dresse du président, M. W. Fitz- gerald. Ce fut une allocution ins- Les Instituteurs Anglais en Congres X Declamation—Freda Dalton. Solo—Rev. A. J. McDougall. Address— Education Present and Future, Dr Anderson. Chorus—Tignish choir. Instrumental music—orchestra. ji a fait remarquer que les deux McElroy Seuls discours contre le projet de Declamation—Gertie Solo--Miss Larkin. Reading—Rev Dr. Gauthier. | Les débats sur loi agraire irlan- dais ont été repris à la Chambre des communes. Après plusieurs discours sans importance, M. To- tructive et bien pensée. Les papiers lus, aux différentes séances, furent bien reçus et habi- lement discutés. L'adresse du juge Warburton sur la manière d'enseigner l’histoire reçut l'approbation pleine et entière} de la convention. Au cours du papier qu'il lut, M. Peter Hughes, recommanda forte- ment l'enseignement du français dans les écoles anglaises ; car, dit- il, il faut bien se souvenir que la langue anglaise emprunte la plus grande partie de ses mots à la lan- gue française. (Nous sommes heureux d’enten- dre une telle déclaration venir de la part d’un Anglais. L’Impar- TIAL dit la même chose depuis dix ans. Quoique tardifs à avouer cette vérité énoncée par L’Impar- TIAL, 1l nous est toujours agréable de constater que ceux qui croient que la langue française n’est qu’une superfluité pour les personnes qui font usage de l’anglais, reconnais- sent enfin leur erreür et donnent raison à L’IMPARTIAL. Tard vaut mieux que jamais. ) Le Rév. Dr. Gauthier appuya le papier de M. Hughes, à l'endroit glais. Après l'élection des officiers pour l’année courante la convention s’est terminée par un concert le mardi soir. cert : — and Miss Dalton. Declamation—Glady’s Mclntyre. Solo—Miss Carrie Pridham. Violin solo—L,. S. Perry. Quartette—Tignish choir. Ci-suit le programme du con- Instrumental music—Messrs Perry Solo—Miss Wickham. | God Save the King. Une chose nous a fort surpris, dans cette convention ; c’est le très petit nombre de personnes qui y ont assisté. | A part les instituteurs, la salle é- tait pour ainsi dire vide, à chaque séance, ce qui, certes, démontre us la population anglaise ne comp- te pas pour un de ses plus grands soucis l'avancement de l'éducation chez eux. Combien de fois pour- tant n’at'on pas entendu dire que les À zadiens restent indifférents à Eh bien c’est un fait avéré que! dans touts les conventions françai- ses que nous avyns tenues, excepté celle de l’an dernier à Tignish, nous avons toujours eu la satisfac- tion de mériter l'approbation des nôtres, si l’on doit en juger par les | auditoires nombreux et soutenus] qui étaient présents. Maintenant veut-on savoir la raison pour la- quelle Tignish à fait défaut? La voici :—A Palmer Road, à Bloom- field, à Egmont-Bay et à Mont- Carmel nous avons rencontré les du français, et dit que personne ne|âmes dirigeantes de ces paroisses, doit se considérer comme instruit à qui sont en communion d'idées et moins qu’il ne soit familier avec le} d'esprit avec les Acadiens et qui français aussi bien qu'avec l’an-|s’intéressent toujours à notre œuvre, créant par là un intérêt soutenu chez les nôtres ; tandis qu’à Tig- nish c’est tout le contraire. Tout le temps, tout le temps, on essaie à faire des Anglais de nous. On a encore frais à la mémoire les moyens auxquels on a eu re- cours pour briser la convention à Tignish. Eteneffet onasi bien réussi que la réunion a été un vrai fiasco—La devise à Tignish est de détruire toute entreprise qui ‘a l'air français. Soyons 0 nes seeteseette.seenus Ce que nous avons à craindre ce l'abandon de notre langue. Vo- traits distinctifs de la nationalité. Conservons, autant que nous le permettent les lois du pays que nous habitons, les bonnes mœurs de nos ancêtres, rappelons-nous les traditions, cultivons 14 langue et surtout enseignons-la à nos enfants. Que chaque père de famille cana- dien, qui se dit un patriote, qui le crie bien haut dans les assemblées, prenne demain la résolution de ne parler que le français à l'avenir lorsqu'il sera seul avec sa femme et ses enfants. Il fera à un plus grand acte de patriotisme qu’en en- courant une dépense considérable, en s'imposant des fatigues acca- blantes pour aller assister à un con- grès ou prendre part à une célébra- tion pomspeuse. Il aura mieux mé- rité de la nation, il aura mieux mé- 000 Patriotes [rité dss ancêtres qu'en déclamant devant des centaines ou des milliers peut être l’oubli de nos coutumes, |de compatriotes le récit des actions d'éclat qu’ils ont accomplies si, ar- yons donc à conserver tous ces |rivé à la maison, il oublie toutes ces belles actions, manque le premier de mettre en pratique les principes ‘qu'il a énoncés, faillit à suivre (l'exemple qu’il a exposé. C’est dans la famille que doit se faire le }plus pur patriotisme, c’est dans ia famille que ne peut manquer de se faire le patriotisme le plus pratique. Appliquons-nous-y et nos fils res- teront ce que nous sommes, ils fe- ront de leurs enfants ce qu’ont été nos ancêtres : des citoyens loyaux au drapeau qui les abrite, obser- vant avec une scrupuleuse exacti- tude les lois du pays qu’ils habi- tent ; mais n'oubliant jamais, non plus, la gloire de leur origine, l'honneur attaché au nom de Ca- nadieu qu’il; porteront avec fierté. L’'Estafette. Choses et Autres On annonce que la récolte des oranges de Floride sera cette année de $2,700,000 et dépassera celle de l’an dernier de 1,000,000 de boites. Le ministre de Agriculture de la province d’Ontario nous apprend que la récolte est dans un excellent état. On nous annonce que la récolte gara et Ja région voisine de Toronto sera très abondante. Le monopole des fraises cana- fait disparaître les fraises améri- caines. On estime aujourd’hui, d’après des fruits dans le district de Nia-. | Pacifique Canadien, que les récoltes de l’ouest canadien atteindront le chiffre de plus d 125,000, 500 de boisseaux de blé. En 1901, le Canada a exporté en Angleterre du lard fumé et 1 jam- bon pour la valeur de $11,4)3,868, | pendant que la Grande-Bretagne en importait, durant cette même an- née, pour $85,135,698. L’expor- |tation ne représente donc que le | huitième de la consommation de la Grande-Bretagne. Un grand industriel anglais, M. Oliver, habitant Madrid, ayant ga- gné 250,000 francs à la loterie espa- gnole, a fait participer tous ces ou- diennes est maintenant acquis, et a|Vriers à son heureuse chance. Il lenr a distribué intégralement la somme énorme que le sort lui avait échu. Cette bonne aubaine a été une grande joie dans ces pauvres logis espagnols, et l’acte généreux de M. Oliver est d’un grand ex- rents bureaux de la Coimpaguie du = emple. J ces réunions et n’y assistent pas. mithy Healy natioliste, a parlé. loi, qui dénotaient une ignorance igrossière, avaient été prononcés! | par les députés libéraux. Faisant allusion à la question de savoir si la loi contribuerait au Home Rule, M. Healy a fait re- marquer que l1 mesure avait l’ap- pui des membres d'Ulster qui,) dit-il, doivent connaître son effet, mieux que des ‘‘politiciens aima- | teurs anglais, quelque respecta- | bles qu’ils soient”? | M. Healy a déclaré qu'il ne 1 créminait pas contre les proprié- ‘ La loi Agraire en irlande 000 taires et qu’il n’inciterait pas les tenanciers à ne pas les accepter. Il a ridiculisé l’idée d’une campa- gne de répudiation. C'était im- possible avec le système actuel de gouvernement. M. Healy considère le projet de loi comme étant une mesure de paix, qui, espérait-il, infuserait un nouvel esprit dans les cœnrs d’Ir- lande et d'Angleterre. M. T. P. C'Connor a défendu le projet de loi, toute en le crti- quant daus ses détails. La Cham- bre doit maintenant ‘‘choisir entre une grande mesure touchant l’a- chat des terres et le chaos et l’a- narchie.”” Plus tard—le projet de loi agraire a été passéen deuxième lecture par un vote de 443 voix contre 26. Une Ceremonie On ne saurait décrire la scène, à la fois solennelle et somptueuse, dont on a été témoin quand Sa} Sainteté Léon XIII reçut les der- niers sacrements. Je pontife mou- rant dont la longue vie de vertus et de gloire touche à sa fin, se prépare avec calme à entrer dans le séjour de l’éternelle félicité. Son pâle vi- sage et ses traits émaciés, aussi blancs que les oreillers sur lesquels repose sa tête, ne donnent guère si- gne de vie, mais ses yeux où, pen- s'être concentrée son Âme entière, conservent encore leurs regards brillants et profonds. Autour du lit sont groupés les Gardes-Nobles re- vêtus de leurs brillants uniformes, vingt-cinq cardinaux ; tous les membres du Sacré-Collège de sé- jour à Rome, personnages impo- sants dans leurs longues robes rou- ges. Toute la maison pontificale, ayant en tête le Cardinal Rampol- la et y compris tous les Chambel- lans particuliers était 1à également. Tout auprès de la couche se trou- vait l’imposante figure du Cardinal Grand Pénitencier, Son Excellence Serafino Vannutelli, avec le confes- seur du pape, présent pour recevoir la dernière confession du pontife mourant. Puis le prêtre apostoli- que, portant le Saint Viatique s’ap- procha pour donner au Saint- Père la dernière communion et lui admi- 000 dant toute son existence semb'e! Impressionnante nistrer l’extrême onction, assisté du Grand Pénitencier, Le Pape récita à voix faible sa profession de foi, telle que formu 62 par le concile de Trente, et finalement les mots de l’absoiution et la formule de l’indulgence in ‘‘Articulo Mortis’’ furent solennement prononcés par le Grand Pénitencier. Les géné- raux des grands ordres religieux, qui assistaient à la cérémonie, ont accordé au Pape les indulgences spéciales qu’ils ont le privilège de conférer. Vinrent ensuite les tou- chantes prières dis agonissants et la lecture d’une partie de l’évan- gile, la passion de Notre-Seigneur. —Au moment où l’on prononçait les derniers mots, tous tombèrent à genoux, le pontife dans un suprême effort leva sa main quasi transpa- rente et d’une voix, à peine percep- tible bénit le Sasré Collège et tou- tes les personnes présentes, puis re- tomba sur ses oreillers, Toute l’as- sistance pleurait : l’on entendait distinctement les sanglots des pa- rents du Saint-Père. Suivit un profond silence rompu de temps à autre par quelques éjaculations pieuses. Dans la partie de la loge de Ra- phael, attenante à l'appartement du pape, se trouvaient les familles du Comte Ricardo Pecci et du Comte Maroni, les neveux du Saint Père. De l’emploi du Temps DANS LA JEUNESSE Souvenez-vous que le temps nous entraîne dans sa course rapide, sans que nous nous en apercevions, et que les plus belles et les meilleures années nous échappent les premiè- res. Pourquoi donc ne pas redou- bler d’ardeur afin de pouvoir en quelque sorte égaler la vitesse u temps ? Les meilleurs choses pas- sent promptement, les mauvaises restent. (Comme ce qui sort d’a- bord d’un vase est-ce qu’il y a de plus pur, et ce qu'il y a de plus pesant reste au fond, de même le premier âge de la vie est le meil- leur. Faut-il que les jeunes gens soient assez aveugles pour ne tirer aucun avantage du présent, et re- mettre tout à l'avenir ! On dirait qu'ils s’imaginent qu’à tout âge ils seront propres aux mêmes choses. Ils ne songent pas qu'il en est des facultés de l'esprit comme de celles du corps ; que la vieillesse affaiblit également l’un et l’autre ; qu’elle nous poursuit toujours ; et que tel qui se dit jeune la sent déjà s’ap- pesantir sur sa tête. DE L’AMITIE Tout le monde convient que rien n’est plus difficile que d'entretenir l’amitié jusqu'à la fin de la vie, parce qu’il arrive souvent que ce qui convient à l’un ne convient pas à l’autre, ou qu’on ne pense pas l’un comme l’autre sur ce qui con- cerne l'Etat. De plus, on ne sau- rait nier que l’âge et l’adversité ne changent le plus souvent les incli- nations des hommes, Ne voit-on pas les jeunes gens quitter ceux | qu'ils avaient tendrement aimés dans leur enfance, pour une con- testation sur des avantages qui ne peuvent être communs aux uns et aux autres ? L'opposition des in- térêts fut toujours fatale à l'amitié la plus vive. On dit communé- ment que l’avarice est pour l'amitié le fléau le plus dangereux. Ilar- rive aussi que les discussions sur ce qui regarde l’honneur inspirent une haine mortelle à ceux qui étaient le plus étroitement liés. RS Arthabaskaville, P. (. ——————— Un épouvantable accident s’est produit à Sainte-Clothilde de Hor- ton. Cette malheureuse affaire est arrivée à des ouvriers employés à à Construction de l'église de cette Paroisse. Un groupe de cinq ou- vriers montés sur un échafaud éle- vé d’une Quarantaine de pieds, tra- vaillaient à l'exercice de leur mé- tier. A un moment où personne ue pouvait s’y attendre, voilà que l’échafaudage s'effondre et que les cinq Ouvriers sont précipités dans le vide. Trois d’entre eux par un heureux hasard ont pu se crampon- ner à des supports quelconques et ont Sauvé par là leur vie. L'un d'eux du nom ‘ d: M. Alfred Pro- vancher n'ayant pas eu le même avantage est tombé et fut tué ins- tantanément. On dit même qu'il se serait brisé le crâne dans sa chute en se heurtant sur des madriers fixés à la construction. M. Philé- mon Gélina est également tombé gravement par tout le corps et la tête, _ Son état est très critique : sites 1. . Abonnez-vous a L'IMPARTIAL de cette hauteur et s’est blessé très | v.. « " ; #