Fondée par Israël Landry en 1867, Le Moniteur Acadien fut le premier journal de langue française aux Provinces Maritimes. Il a été au premier blan dans la promotion des Conventions car, jusqu'à 1885, il fut le seul organe que possédèrent les Acadiens. En 1880, la Société Saint-Jean- Baptiste de la ville de Québec organise, lors de la Saint-Jean-Baptiste, une grande manifestation à laquelle elle invite tous les francophones de l'Amérique du Nord à venir discuter de la vie française sur leur continent, et à fêter et à affirmer leur culture. Dans son manifeste elle lance un vi- brant appel aux Acadiens: Vous viendrez aussi, Acadiens courageux et fidèles, race indomptable que ni la guerre, ni la proscription n'ont pu courber ni détruire, rameau plein de sève, violemment arraché d'un grand arbre, mais qui renaît et reparaît au soleil de liberté. Plus de cent Acadiens répondent à cet appel et se rendent à Québec. C’est ici qu'ils décident, en tant que membres de la “Commission des Acadiens,” de convoquer une convention nationale à Memramcook, en 1881, ‘pour s'occuper des intérêts généraux des Acadiens.” Environ 5,000 personnes assistent à cette première grande rencontre qui a lieu au Collège Saint-Joseph les 20 et 21 juillet 1881. De ce nombre, quel- ques centaines seulement participent, en tant que délégués, aux délibéra- tions; les autres assistent à la messeet au grand pique-nique qui font partie des activités de cette convention, comme des autres qui vont suivre. Dans les diverses commissions qui se réunissent à Memramcook, l'on étudie l'agriculture, la colonisation, De de 20e Le es E Ke Moniteur Acadie. ORGANE DES POPULATIONS FRANCAISES DES PROVINCES MARITIMES. | ne | “NOTRE LANGUE, NOTRE RELIS&ION ET NOS COUTUMES." à l n: Shédiac (Nouveau-Brunswick)—Jendi, 6 Septembre 1883. ji LÉ l 1 BibL - Discours de M. Wilfrid Hache. Li Lalle que 1out. IV un monament Ont-ils rémssi ? RESSI RES 4" loriouse. Voill ce quel avi vaste, ei qu'avesvous fais? 10 qu'un seal plan Lee ARR Pr V'ASSOMPEION A DOUCTOUCE. un dti Pope des masters de arogez von sounemus «te moun Le) ne demie de Te CH ee Le EE cette colonie. {1 choisit de Moats, il}dirout Vous vous êles reposteur vo | faisant briller choint surtout Poutrincount rt plus | ire loi, votre La circonstance qui nous réunit ici} tard Mine de Rates . fais Lt 2m y) avez iats een | dAcOUrAgE MERS, Compagnies contre lex Erheregee mens hs Ce net où dur hommes qui ant ” ce qu'out fait nos pères. Ces ce qu'aique présente à aotre invitilion la con dents, rendre igeat progrès national|s6 la angülaire Le ainsi ss ie - um Sous satanaih : ils n'ogt reculé de |seurs qui se sont trou vaut aucun sacrifice, adéuds démar |de che poar élever à la Frabcs d'Henri! qui fut digue d'elle. C'est de qué nouu ver |osf venu. Une Ame d'élite, mani. |rons. Leur but était il roulaient l'agra ua œbre sauront a oi saboliq ; a Er roi très-chrétion 6f is traversent les , |mers pour mettre à exboutisrtcelle vo RD mars nu pare Jolie, dtioa que fui| ru, wuesiaure, de l'Hérobque ut 3 T veaux pères Jésuil tion qui fut} rai.je, jura, nn sromparnl à # re naeaiié accopide mal nt tance d'un Latour aux Be rs de e jeurs amis s'étnbarquent avec leur sui. |Lations des marchande Di qui [son propre père, qui ul ofrait de 1 }4 CE à leurs yeux loros lap ü des dignités, js étaient iasmars 1e | Dies à 1a corrupliou comme f, #4 c'est |de trahison. Belle et profitable leçon que ses succes |duite de nos pères des gr placés consiances bien plus ue mon lasonmes! Avéc sitious rien d'étonnant sf! roc, ; ë 8 Aogable; ditiagoée dont le, nom acrups une ani le ee Le collège Saint-Joseph de Memramcook fut le premier collège de langue française dans les Provinces Maritimes. Fondé en 1864, ce collège a joué un rôle primordial dans la Renaissance acadienne. Le Père Camille Lefebvre de la Congrégation Ste-Croix en fut le fondateur. l'éducation, le journalisme. Mais ce qui retient le plus l'attention, c'est le choix d'une fête nationale. Les discours patriotiques abondent à ce premier rassemblement. Le thème qui revient le plus souvent chez les orateurs se rapporte à la définition de l’Acadien, thème qui, à lui seul, repré- sente 30 pour cent des interventions; puis suivent l'éducation avec 20 pour cent des thèmes, la survivance, avec 14 pour cent. Les sept autres thèmes abordés recueillent tous moins de 10% chacun); il s'agit du passé, de la religion, de la colonisation, de l’agriculture, de l'émigration, de la presse et de la politique. Les mêmes thèmes continueront à être débattus aux conventions subsé- quentes: à Miscouche (1884), à Pointe- de-l'Église (1890), à Arichat (1900), à Caraquet (1905), à Saint-Basile (1908) 5