— ps = Q t la! OrceZ PSE PSS PAPER IE RE ASS DIET ROC pe snepremge À incite mr re : eu ee FRE. ; 4 . te os 0 x LA CIE. DE PUB. DE L' ne IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. VOL. 2. NO. 7 TIGNISH, ILE du PRINC EDO F. J. BUOTE, GÉRANT G. BUOTE, RÉDACTEUR. UARD, JEUDI LE 20 MARS 1902 9 ANNEE. Le Fauteuil du Grand-Pere — = X —— Monsieur de Lirné, aneien jurisconsulte et d’un grand âge, était depuis longtemps attaqué des infirmités de la vieillesse , ce qui souvent le forçuit de rester dans un fanteuil où il recevait les soins et toutes les marques de la tendresse que lui portait madame de Rainefort, sa fille anique, veuve depuis cinq #%%s d'un capitaine d'artillerie, mort au Champ d'honneur. Madame de Raiaefort avait deux enfants, un fils âgé de douze ans, nommé Stéphane, et uue fille, son ainée d'un an, appelée Ahphonsine. Ces deux enfants se ressemblaient par les traits du visage et le son de Ja voix ; mais ils étaients loin d’a- voir le même caractère et les mêmes peachants. Shéphone, vif, enjoué, caressant, trouvait tout à son gré, ne témoignait jamais d'humeur, traitait égale- ment le pauvre et le riche, le faible et le puissant; ni l'orgaeil le raccommoder, en un mot à y ajouter tout ee qui pouvait contribuer au plaisir et à l'ai sance du vénérable vieillard. L'hiver commençaitil, Sté- phane adaptait au sommet du fauteuil de son grand père une draperie qui préservait de la moindre froidenr sa tête chauve et ses organes affaiblis par Îles ans ; les beaux jours commen- çaient-ils à renaître, Stéphane ormait le devant da fauteuil d'une petite tablette de bois de noyer, sur laquelle il déposait chaque jour des fleurs printan uières dont la vue et le parfum ranimaient le vieillard, en lui offraut le souvenir de ses belles années. Souvent, M. de Lirné était ainsi roulé par son petit-fiis aux rayons du soleil, qui le ré-— chauffaient et iui rendaient sa force et sa geieté souvent aussi, après plusienrs circuits, il s'endormait dans son fanteuil, ni l’égoisme n'avaient pu trou-|le sourire suries lèvres, et pa- ver accès dans son cœur. Ne | raissant bénir l’aimable enfant distinguer les hommes que par qui se plaisait, par tant de soins leur mérite, ne s'attacher qu'à st d'égards, à prolonger ses leur bonté, qu'à leur affabilité, | jours, à embeilir ia fin de sa telle était la devise de Stéphane, tel étaii le fruit de ses nom- breux entretiens avec son grand. père, dont il préférait souvent la société à celle des jeunes ps de son âge et aux ceroles les plus brillants. Alphonsine, au contraire, ne s’attachait qu'aux dehors qui charmaient les yeux ; la beauté de sa taille et le charme de sa figure lui faisaient croire que rien ne pouvait leur être com- paré. Sa fierté ne Int faisait trouver de charmes que dans ie luxe et l'élégance ; elle n'’atia- chait de prix qu'aux objets rares qui annonçaient l'opulence. Cultiver les talents. former son éducation, orner son âme des vertus qui font le plus ché- rir et respecter son sexe, font cela n’était pour Aiphonsine que fastidieuses inutilités, que temps perdu, consacré entière ment à l'ennui. < 2%ewmi les meubles riches et recserchés qui paraient le selon de madame de Rainetort, se trouvait un ancien fauteuil de bois de hêtre, garni d’un vieux cuir rouge, attaché par des clous autrefois dorés ei qui n'of- fraient plus qu'un métal noi râtre, entre lesquels paraissait ça et là un reste de franges an- tiques, où la poussière se tenait obstinément attachée. Ce grand fauteuil, monté sur quatre Trou lettes, et dont le dos se renver sait à volonté au moyen d'une double crémailière, était le siège accoutamé du respectable M. de Lirné. Il s'y trouvait bien! plus à son aise que dans les meubles modernes, dont es formes aigues et la pose géuant Jui paraissaient aussi ridicules qu'incommodes. : Stephane, qui ne voyait dans ce wenble gothique qu'an lieu de reos où s0n grand-père ou- bliait souvent 565 prenait plaisir à A le conserver, à e| pour le soir à une fête où | yaient se réenir les femmes les mieux mises de sa société, se plaiguit hautement de n'avoir pas une robe asrez élégante ; infirmités, | elle désirait surtout une garni-| iture de fleurs artificielles, ainsi | carrière. Alphonsine était loin de par- tager les devoirs que son frère rendait à leur ai-u}. Jamais elle u’avait roulé une seuie fois l'é- norme et antique fauteuil; ja. mais elleny avait déposé la moindre fleur : son plus grand supplivce, an contraire, était de voir ce vieux siège faire une disparate aussi grande avec les beaux meubies de riches étofles et le bois d’acajou, qui remplis- saieut le salon. Cent fois, si elle l'eñt osé, elle eût hrisé ce vieux fanteuil qui humi- liait sa vanité : ‘Oui, dit-elle an jour dans son dépit, dès que mon grand-papa ne sera plus, je fais brûler son vieux faa teuil.” M. de Lirné, dont les organes u’étaient pas entièrement affai- blis, avait remarqué l’antipathie d'Alphonsine pour son meuble chéri ;ilavait même entendu ces paroles dures et pénibles : ‘Dès que mon grand-papa ne sera plus, je fais brûler son vieux fauteuil” Ces mots eou- pables pesaient sur son cœur, et il résolut de donner à sa pe- tite-fille une leçon dont elle conservât loigtemps le sounve- air. Sous le coussin de re fauteuil, M. de Larné avait fait pratiquer, à l'iosu de tout le monde, une cassett2 dout Ini seul avait la clef, et où il déposait tout ce qu'il avait de plus précieux. Chaque âge a sa mauie; celle de la vieiitlesse est de se séparer le moins possible du trésor amassé par son travail ct son | économie. Un jour, Alphonsine, invitée de- *; Lirné ne l’'occupait FrrsT-CLASS | FARM FENCING 1 ONLY | 30 cents per ROD. | FOR SALE BY THE ONT. WIRE FENCING Co. Limited. PICTON, ONT. qu'elle en voyait porter à toutes les jeunes persouues de son rang et de sa fortune ; mais madame de Rainefort, qn1 von- lait habituer sa fille à use sage écouomie, avait fixé ses mois de dépense à une certaine somme qu'Alphonsine avait dissipée d'avanue. 1l était donc irrévo- cablement décidé que la jeune coquette irait à la fête avec une simple robe de crêpe blanc. Dé solé: d'avoir dépensé tout son mois en bagatelles, Alphonsine exprimait son chagrin derant son grand-père, qui feignit de n'y pas faire attention. Quelques heures après, elle rentra dans J'appartément de M. de Lirné, à qui elle peiguit de nouveau ses regrets #1 +on | désespoir. ‘Eh bi:n ; ma yet te, | dit 13 respectable vie:ilaid en cOusolrr € souriant, pour te n'avoir ul: } recherchée, sois une fois utile à ton grand-père: pren ls clef, et oblige moi d'ouvrir li dessous de mon fautevil : 1à, de ce côté...” Alphonsine rongit, hésite et s'imagine quil er: peut-etre question denlevir! certain vase mystérieux qui se troave ordinairement #ous les meubies de cette espèce. Kile veut s’excuser, eiie feint ce re pouvoir ouvrir la serrure: Je vietllarc joait de sa mrprise : «afin elle toarne la cief dune main tremb'ante, et detoarnant la tête, oavre le dessous da fauteuil... el aperçoit une Jolie corbeille parfumée, cou verte de saiin bleu, qui contenait ane garniture complète en roses pas toilette plus. Cuite meme s—_— — re SHARPLES TUBULAR Dairy Cream Separator, The closest skimming and easiest turning Separator in existence. 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Elle nosait plus exprimer ton: haat son aversion meuble; mais dès pour ce que M. de plas, elle ie cachait dans un coin d+ l'ap- partement, et meitait devant lui tout ce qui povvait le déro- ber à la vue. Un: aventure as sez singulière viat dissiper à jamais la répugnauce d'Aiphon sine, et ‘ui rendre le fauteuil du grand-père aussi che: qu'il ju avait jusqu'a:ors paru désagré. able. | On était dans le carnavai, Al | phonsine devait se montrer dé-| | guisée en vieille chez une de | | ' { (suite à la 8me page Ro As we require cash to pay our bills will Which stands for thank our customers for a prompt settlement Ethiopian.. Rhe of all accounts rendered 31st December. | oil il, | (Formerly Egyptian) ! NÜTILE umatic All accounts not settled by I15th February will be handed to our solicitor for collection. Bruce Stewart and Co. Cures Rheumatism, Sore Throat, Swollen Feet, Sprains, Lame Steam Navigation Co’s Whar! Back, Cold in the CHA RLOTTETOw X P,E.I Chest. Thousands of Testimonials. 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