ù ’ né Dit PR Er Eee Le 1 4 - 0 PSE ee T4 a RE nt agneau n ne mer es 3 af at CEA pt ee su ET “a x * né tr NN JT GTS Put qe EE 4 ai DR à ee 4 di MR 7: - Deceumm eue * A d ' ne l'W.B” CORSETS There are many ‘‘Erect Form’ Corsets in the market. ee ee L'IMPARTIAL JEUDI But none better than ‘“‘W. B.” We are not telling you our story of their me- rits. We are giving you the verdict of our customers who have proved them. SHAPE AND MATERIALS LE 12 JUIN, 1902 rent dans la rivière, les flots attei- gnaient leur poitrail. L'eau péné- tra dans ie grand chariot, dont heureuserent le contenu ne crai- gnait pas l'humidité. Les roues de (la charrette sur laquelle se tenait istriss Taylor étaient très éle- vées ; l’eau parvenait À peine au marchepied, ce qui n’empêcha pas la borine dame d’être fort effrayée, ainsi que ses enfants, pendant le trajet. On atteignit enfin l'autre rive sans accident, et chacun s’a- perçut avec plaisir que de ce côté le sol se trouvait être plus ferme et moins délayé. Le chemin suivi par les émigrants |montait insensibiement et devenait, à mesure que l’on avançait, plus |escarpé et plus sec. -Le tonnerre éclatait avec moins de violence et ne grondait plus si souvent : enfin l'orage s’éloignait. Material, we admïi, is a strong factor in selling corsets, but it} {95 nuages s'ouvrirent et laissè doesn’t compare with out of competition. resistible. Test these and you’il buy them. : shape. Ifthe shape isn't right the material is When the two are combined the corsets are ir-léparpitlées Shapes. Testthe materials ; they’Il stand it, Every pair guaranteed. R. TI. HOLMAN. LA PANTHÈRE NOIRE (suite de la premiere page) ter l'allure pesante des animaux. loutils. | Il apercevait déjà Walter occupé à | faire boire son cheval dans la ri- Après avoir choisi ce qu’il afin d'examiner de près l'accident. lui fallait, il rampa sous la voiture | | rent entrevoir le ciel bleu : le soleil couchant derdait ses rayons sur les _gotittes brillantes que la pluie avait sur les feuilles, les | branches et les troncs d'arbres. À l'extrémité de la forêt, la fa- mille Taylor arriva sur une hauteur du sommet de laquelle ils pouvaient apercevoir la vallée qu'ils avaient Tout ce terrain était couvert par un torrent furieux : au milieu des vagues écu- mantes, on apercevait la cime des arbres les plus élevés dont les bran- inférieures étaient baïgnées traversée si péniblement. |ches | par les eaux du ruisseau devenu fleuve. | Du côté l’ouest, à l'endroit où le soleil brillait à l'horizon, une im- | mense | pelouse se déployait aux une certaine distance du camp. Le soleil se levait au-dessus des bois situés du côté de l’est, et ver- sait sa lumière vivifiante sur l'im- mense prairie, où l’on apercevait paître des herdes de cerfs. Les émigrants s'étaient pour déjeuner, les yeux tournés du côté de la prairie, dont les mouve- ments onduleux éveillaient à cha- que instant leur curiosité. “Qu'est-ce que l’on aperçoit donc sur la lisière de la fôret ? demanda tout à coup Walter, en montrant le point de la vallée boisée qui touchait à la prairie. —Ce sont des chevaux sauvages, s'écria Daniel. Il faut à tout prix les éloigner de nos bêtes de trait, sans quoi nous pourrions les per- dre. ”? Tout en parlant ainsi, le nègre vers assis s'élança, le bridon en mains, un des chevaux de selle, tandis que M. Taylor et Walter s’empres- saient de suivre son exemple. Sans prendre le temps de seller leurs montures, ils les lancèrent au galop à travers la prairie, afin de rejoindre Îles chevaux sauvages. La manade des ces splendides ani- maux était déjà à une trop courte distance pour qu’il fût possible aux cavaliers de les forcer À s’écar- ter et de passer loin des chevaux de la charrette ; ceux-ci parais- saient avoir un grand désir de par- tager la liberté de leur congénères sauvages, et, malgré leurs entraves, ils cherchaient à se sauver, ils fai- saient même pour cela de très grands efforts. Avant que les chasseurs les eus- s'étaient écartés pendant la nuit à | |vière, peu profonde en cet endroit, ‘extrémité occidentale de ! Arkan- | lorsque la charrette passa sur un | tronc d’arbre, enfoncé dans la vase, Les voyageurs furent ravis en/et la grosse cheville en fer qui réu- Ii sas. Il s’y trouvait depuis quelques mi- nutes, lorsqu'il entendit Daniel jeter aux échos de la forêt exclamation. une joyeuse veux étonnés des voyageurs. La sent atteints, ils parvinrent à fuir, |magnifique verdure de cette vaste |et, en quelques bonds, disparurent | plaine venait d'être rafraîchie par dans les masses compactes des che- au nombre voyant cette prairie, qui n'avait pourtant que quelques milles d’é- tendue. Les herbes d'une hauteur extraordinaire ondulaient au moin- | dre souffle, et l’on apercevait de tous côtés des fleurs magnifiques. La brise soufflait et refraîchissait ce paysage charmatit. Cette prai- rie verdoyante formait un contraste saisissant avec la vue monotone et bornée de la forêt impénétrable à travers laquelle les émigrants vo- yageaient depuis quelques semai- nes. Ils crurent sortir d'une som- bre prison, car ïils respiraient à leur aise. Une fois, cependant, il leur fal- lut encore traverser une épaisse fo- rêt, et le soleil atteignait l'horizon | dement que le fermier l'avait pré- pénétrèrent, à leur|dit ; dans ce cas-là, au bout de Les habitants / quelques heures, la forêt aurait été | formèrent aussitôt en une nappe lorsqu'ils y sortie de la prairie. d’une ferme située aux confins des ! complètement envahie par les eaux. avaient pâturages, auxquels ils |nissait la partie de devant à celle de derrière se rompit en produisant un | bruit sec. d’un cric et le plaça sous la char- Daniel comprit tout de suite ce|rette afin de la soulever. qui était arrivé ; il arrêta aussitôt| M. les bêtes, informa M. Taylor, et lui signala en même temps l'approche de l'orage qui se formait au-dessus de leurs têtes. Ce dernier examina la charrette avec une grande inquiétude : car dans l’état où ellese trouvait, on ne pouvait pas songer à ‘I a trouvé le bow wood,’’ s'é- cria le brave garçon, qui s'empara pièce de bois sous l'instrument, a- fin qu’il ne s’enfonçat par dans le firent les plus grands efforts pour soulever le pesant véhicule. de Daniel, et les émigrants atten- dirent son retour avec une vive im- patience. à l’arracher sur-ie-champ de ce terrain détrem- pé. Ily avait même à craindre qu'il n'y eût aucune chance de sau’ ver le véhicule et son chargement, / si l'eau venait à s'élever aussi rapi- Un effroyable coup de tonnerre avertit de nouveau du danger au- quel ils étaient exposés. De larges gouttes de pluie commencèrent en même temps à tomber, et se trans- d’eau compacte. Daniel parut alors tenant une Partout où se portaient les re- acheté du mais, les avertirent qu'ils | gards des émigrants, ils apercevaient grosse branche à la main. trouveraient dans cette forêt une |des traces évidentes du passage du | ‘Grâce à Dieu, nous allons être rivière d'un passage dangereux qui, à la suite du moindre orage, sortait furieusement de son lit et inondait le pays à plusieurs milles à la ronde. Lorsque les charrettes entrèrent dans cette forêt, de gros nuages couraient dans l’espace et s’amon- uns sur les celaient les Leurs masses noires et menaçantes ne tardèrent pas à obscurcir le soleil. Daniel arrêta les bœufs et de- manda à ses maîtres s'ils n'étaient | pas d'avis de camper, pour laisser passer la tempête, dans l'endroit où trouvaient. Mais M. Taylor répondit qu'il aimait mieux continuer sa route et traverser la forêt, qui n'avait, du reste, que quelques milles d'étendue. Il crai- guait que les eaux, venant à débor- ils se der, n’empêchassent la petite cara- vane d'avancer et ne les retinssent pendant quelques jours ou peut-être quelques semaines. Daniel aiguillonna donc les bœufs pour activer leur marche, que Walter Arden se mettait à la tête de la caravane, afin d'examiner le chemin et de surveiller tion de la rivière. route était si étroite, qu'un chariot seul pou- Daniel l'éléva- La vait y passer : à peine si avait assez de place pour conduire autres. | tandis | |torrent. Les flots avaient aban-'!sauvés !? s'écria Walter en s'empa- | donné de la vase, des roseaux et|rant du morceau de bois, | des arbustes qui s’étaient accrochés! Et il commença aussitôt à le tail- jaux arbres et aux buissons, à dix | ler à coups de hache, ! | pieds au-dessus du sol. | A lui donner la forme d’une cheville : Le débordement devait donc in-| mais le bois était tellement dur, | failliblement couvrir les charrettes | que le travail avançait très Let les emporter au passage. ment. Ne sachant à quel parti se résou- | Pendant que Île jeune homme dre, M. ‘Taylor restait immobile |travaillait au salut de tous, la pluie auprès du nègre, lorsque Walter se mit à tomber avec une telle vio- revint sur ses pas, afin de savoir la lence, qu'aussi loin que la vue pou- | cause de ce temps d’arrêt. vait s'étendre le sol se changeaïit en Lorsqu'on le lui eu appris, il pa-|un vaste las, dont ja profondeur rut d’abord très inquiet : mais, ; augmentait à chaque instant. Mis- ‘après avoir examiné la charrette et |triss Taylor s'était réfugiée avec es épaves de l’inondation accrochées | ses enfants sous Ja bâche de la char- aux branches, il se retourna vers le rette, qui les protégea tous contre nègre et lui dit : les atteintes de l’eau, tandis que M. ‘Daniel, vous m'avez parlé d’une Taylor et Daniel fixaieut une forte sorte de bois avec lequel les Indiens | toile sur l’autre véhicule. Walter fabriquent leurs arcs, lequel est dur | n’avait pas cessé de continuer son et flexible comme de l'osier, Celtravail. bois ne se trouve-t-il pas ici, et, Enfin, la cheviile étant terminée dans ce cas, ne pouvons-nous pas'et bien appela son en prendre un morceau pour façon- ner une cheville ? lente- arrondie, il | place de celle qui était en fer. Ce- —On rencontre cette essence le | fait, ils enlevèrent le cric et se pré- long de toutes les rivières du Far-|parèrent à partir. West, et 1l est fort possible qu'il y en aitdans ces parages. Les In- diens appellent ce bois bow wood | car les roues étaient enfoncées jus- (bois d'arc) : je vais voir si je puis | qu'aux moyeux. Walter et M. en découvrir,’ répondit le nègre, | Taylor remontèrent à cheval. Wal- qui conçut un nouvelespoir de sau- ter reprit la tête de la caravane, et Il s'agissait maintenant de savoir si la pièce de bois pourrait résister. l’attelage. ver ses maîtres. En disant ces} Daniel se mit à exciter les bœufs D'autre part, à mesure qu'on ! mots, il attacha son cheval à un arbre | de la voix et du fouet. Ces bonnes avançÇait, le terrain était tellement | détrempé que les roues s’enfon-! çaient jusqu'aux moyeux. Cepen- dant Daniel, à force de cris, de courage et de force, parvint à exci-| | et se dirigea dans le fourré, une !bêtes tirèrent avec force, et le cha- hache à la main. riot s’ébranla en grinçant. Walter avait aussi mis pied à] (Cependant l'eau montait tou] terre ; il courut à la charette et) jours, et le courant devenait si vio- s’empara de la boîte contenant les lent que, lorsque les bœufs entrè- Taylor l’aida à placer une! terrain détrempé, et tous les deux! Tout | dépendait maintenant de l’arrivée | < à écarte des dd ‘ eo les fit tout à coup tressaillir, et les | pourtant ils étaient libres de choisir de façon à! oncle, qui l'aida à l’enfoncer à 1a | la pluie, et les derniers rayons so- lueur ver- neille sur les fleurs rubescentes des | HIQTLIE SUT ES fieurs rubescentes des |laires projetaient une jhauts cactus, qui s'élevaient au- | dessus des plantes vertes. | Les émigrants s’arrêtèrent sous [un bouquet de vieux chênes, et bientôt les bœufs, délivrés de | vail pénible en paissant l'herbe tendre. | | Daniel avait entravé leurs jambes | è de devant à l’aide d'une | non tannée ; de cette façon, les ani- leur nourriture. | Quant aux chevaux de selle, on | autres animaux. M. Taylor avait dressé la tente | Sur un terrain pierreux, tandis que | Walter et les denx cousins étaient jallés chercher des broussailles pour l'allumer le feu. Cette opération l'avait été difficile, car la pluie avait | mouillé le bois ; enfin mistriss Tay- [or put préparer le dîner, de concert avec Amy, et Daniel revint, portant une énorme bûche qu'il avait tail- jeta dans le feu qui pétillait, et s’en alla de nouveau chercher du bois pour entretenir le foyer pendant le reste de la nuit. l'air était frais et pur, si bien que les voyageurs respiraient avec plus de facilité qu'auparavant. La nuit couvrit enfin le vaste territoire, et les émigrants aperçurent à tra- vers les nuages, éclairés d'une lueur rougeâtre, de la prairie et le firmament tout parsemé d'étoiles scintillantes. | La famille Taylor et le bon Da- |niel s'assirent devant le feu, ati- | dessus duquel frémissaient les | branches du vieux chêne, et remer- cièrent le Tout-Puissant. qui les chevaux furent attachés au chariot, et M. Taylor s’en alla dormir sous | la tente, tandis que Waïter et Da- niel reposaient de nouveau auprès du feu. Le lendemain, dès que le jour parut, nos voyageurs, récon- fortés par un sommeil réparateur, se levèrent et se préparerent à con- tinuer leur route. On manger auv chevaux de selle, et on ranima le feu pour préparer le dé- jeuner. | à Ë | Nous dirons en passant que les bœufs et les trois chevaux de trait leur . # | joug, purent se délasser de leur tra- | courroie | * » ° | découpée dans'une peau de bœuf ‘les attacha à des arbres, en vue des lée dans un arbre déraciné : il Ja! la sombre lisière | avait tirés d’un si grand péril, On sécha devant le foyer tous les ob- jets qui avaient été mouillés : les [VAUX sauvages, qui, | d'environ deux cents têtes, traver- saient la prairie en colonne serrée. | ‘“‘Æn avant !en avant !s’ils ne rompent pas leurs entraves, s’écria Daniel, qui excita son cheval à prendre le galop, ils ne pourront |pas nous échapper.’ Walter avait un grand avantage Sur son onle et Daniel : son cheval était le plus rapide, et, le premier, il parvint à rejoindre les fuyards. La terre tremblait sous leurs sabots, et leurs longues crinières, leurs queues flottantes, leurs naseaux écumants, rouges et tout grands ouverrts, semblaient lancer du feu. IIS regardaient Walter avec des yeux dilatés par l'épouvante. Jusqu'à ce moment, la manade du désert paraissait avoir modéré sa vitesse, pour permettre aux chevaux des émigrants, moins agi- tes, de se réunir, à elle ; mais lors- que Walter, monté sur un bai brun, se trouva auprès des chevaux in- domptés, ils se mirent tous à fuir au grandissime galop, si bien qu'ils laissèrent fort loin derrière eux les trois animaux de la caravane, qui s’efforçaient en vain de les suivre. Baden Powell’s | | South Africa. We, the undersigned, of the Ba- den Powell’s Mounted Police have great pleasure testifying to the fact that Fr. ERS | | cured us of Rlieuinatism and Sore | Throat. 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