M ja dE D ji Ce EP ee . I'IMPARTIAL, JEUDI LE 6 JUIN 19801. . LETTRE PASTORALE De l’Eveque de Charlottetown, PROMULGUANT LE JUBILÉ. D 0 DU, + Jacques CHarLes MAcDonaip, {bonté et de la miséricorde du Créa- par la grâce de Dieu et du Saint | teur le repentir général d’un seul Siège Apostolique, Fvêque de)peuple détourna mainte fois les Charlottetown. Au Clergeet a tous les fideles du |fondre sur Jui. Combien plus ten- Diocese de Charlottetown, Salut et\ 4rement les regards miséricordieux | Benediction en Notre-Seigneur, |du Tont Puissant ne s’arrêtent-ils Nos TRES CHERS FRERRS, — pas sur les hommes sous Ja Loi L'église du Dieu vivant instituée YU quel sg rare _. pour le salut des âmes, fut désignée vers le Divin Sauveur se RER par son Divin Fondateur pour être 7. se uon seulement la gardienne des cère, mais aussi par nos louanges et dogmes immuables révélés aux hommes, mais aussi a dispensatrice des trésors divins, applicant à nos âmes les mérites de notre Divin Sauveur. Aussi Jésus-Christ a-t-il conféré à sa Sainte Eglise la mis- sion de réconcilier les hommes avec son Père Céleste, et de fondre entre eux et le Ciel une union d'a- mour, étroite et durable lorsqu’Il transmit à ses Apôtres le pouvoir de remettre ou de retenir les pé- ches : ‘Comme mon Père m’a en- voyé Je vous envoie aussi de même, ayant dit ces mots Il souffla sur eux et leur dit : recevez le Saint Esprit ; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remet- Saint Paul ‘la tristesse qui est se- lon Dieu produit pour le salut une {(pénitence stable.” (11. Cor. vit). “Et connaître l’amour de Jésus- Christ envers nous qui surpasse toute connaissance ; afin que vous soyez remplis selon toute la pléni- tude des dons de Dieu. A Lui soit gloire dans l'Eglise par Jésus Christ dans la succession des âges.’ nous rappelle que nous devons rendre grâce en toutes choses : ‘Car c'est là ce que Dieu veut que vous fassiez tous en Jésus-Christ. (1. Thess. v). Ainsi, nos Très Chers Frères, c'est donc pour cela que Notre trez. et ils seront retenus à!” : ! : : ; : Sainte Mère l'Eglise, dans sa solli- ceux à qui vous les retien- hé : il Deus ù rs è e maternelle drez.”’ (J. xx.) Ainsi l'Eglise a spirituel de ses enfants, à désigné ertaines époques durant lesquelles un appel toute péciale est déposé au pied du Trône de la miséricorde. Ces époques ainsi déterminées par fut constituée trésorière dn Sei- gneur, et chargée de répandre avec largesse, sur tous les hommes et dans tous les siècles les dons inap- préciables du Roi du Ciel, payés V'Eoli ape été tglise out toujours connues du sang et de la mort d’un Dieu. 8 _— F ! sous le nom d’années saintes, d’an- Les olefs du Royaumes de Jésus- | é ’ , , . nées de Jubilé. Nous tronvons Christ sur la terre furent confiées | — J à , , D 1... tmême dans l'Ancien Testament, au Prince des Apôtres, pour être |, ù S ; Ms à l’expression symbolique de telle é- transmises aux Chefs suprêmes de | k ; L es 6: Le, : ,s 1, |Poque. Au Chapitre 25 du livre l'Eglise, ses successeurs jusqu’à la | à è ee ; = ct du Lévitique nous lisons ‘‘Vous consommation des siècles. Et foudres de la colère divine prets à nos actions de grâces, Car selon | (Epbh. 111) ; et le même Apôtre moi Je vous dis que vous êtes Pierre, et sur cette pierre Je batirai mon Eglise ; et les portes de l'enfer | no prévaudront point contre elle. | Et Je vous donnerai les cléfs du | Royaume des Cieux, et tout ce que | vous lierez sur la terre sera aussi lié dans les : et tout a que | vous délierez sur la terre sera aussi délié dans les Cieux.” (Mat. xvr). ‘“Et assurez vous que Je serai tou- jours avec vous jusqu'à la consom- mation des siècles (id XxVI1I1). | cie | premiers âges de la chrétienté, Ce pouvoir de lier et de délier, ratifié et confirmé par le Fils de Dieu Lui-mème, le Vicaire de , .\ . DEN , Jésus-Christ sur la terre l’a exercé | d’une manière particulière, l’année dans tons les Âges de l'Eglise, de- puis les premiers jours de son exis- tence jusqu’à notre époque. Oui en vérité, le Trône de S. Pierre e* | de ses successeurs forme le centre | d'unité dans l'Eglise Sainte, Ca-| tholique, et Apostolique. ’De «| centre, émane dans tont le monde Catholique l’exercise de ce pouvoir admirable, conféré par Notre Divin Sauveur suivaut ce mandat adressé au Chef de Apôtres (‘Paissez mes agneux......…. Paissez mes brebris.’” (J xx1) et réalisant si admirablement l’idée d'unité, émise et promulguée par l'Apôtre des Gentiis sous l'inspiration di- vine. ‘‘Je vous conjure donc, moi qui suis dans les chaînes pour le Seigneur, de vous conduire d’une manière digne de l'étât auquel vous avez été appelés... Travail- lants avec soin à conserver l'unité d’un même esprit par le Yen de la paix. Vous n'êtes tous qu’un corps et qu'un esprit, Comme vous avez tous été appelés à une même espérance, et qu'il n’y « qu'un Seigneur qu’une foi, et touchait à sa fin et le Pontife no- inagénaire fidèle aux traditions du | passé voulut lui aussi donner au monde l'année Sainte, qui serait sanctifierez la cinquantième année et vous publierez la liberté pour tous Les habitants du pays, parce que c’est l’année du Jubilé.’’ Cette ancicnne manifestation de la volonté Divine a toujours ren- contré chez les fidèles un chale-) reux accueil. Toute fois, dans les quand l’Eglise, en butte aux persé- cutions les plus cruelles que le Pa- ganisme pât susciter contre elle foulée aux pieds par les tyrans de la Rome paienne, dut s’enfoncer | dans les abimes des catacombes, il! était alors impossible de célébrer sainte, mais à un Âge plus avancé ; quand prennant place au grand jour, sa Divine Mission fut plus] zénéralement reconnue, son carac- te re apostolique en appela à la dé-| votion des fidéles à travers le monde. Ce fut alors que des ré- gions les plus lointainesou vit les pèlerins envahir Rome la ville E- ternelle, le centre de l’unité Catho- lique, afin de verser sur les tom- beaux des apôtres et des martyres leurs prières ferventes, de rami- ner leur foi au foyer du Christia- nisme, et de faire une profession d’a- mour et d’attachement à l'Eglise et à son Chef Suprême. C'était surtont pendant ces ocoasions so- lennelles que la plénitude de la Di- vine Miséricorde se répandait plus abondamment sur les pieux fidèles, et cette manifestation particulière de la bouté et de la miséricorde di- vine est parvenue même jusqu’à nous. Le dix-neuvième siècle Le 1 quei [naire de chaque diocése d'en fixer la date. Or, Nos Très Chers Frères, afin que tous les fidèles puissent parti- ciper aux avantages spirituels at- tachés au Jubilé nous déclarons que le Jubilé dans le Diocèse de | Charlottetown, commencera le di- manche matin le 2, juin et se ter- | minera le premier: décembre au soir. Quant aux conditions à rem- plir pour bénéficier detous les a- vantages spirituels qui y sont atta- chés les fidèles recevront de leur curé respectif les renseignements necessaires. Mais afin que le Dieu des miséri- cordes veuille répandre sur nous pendant ce saint temps les dons précieux de sa grace ayons d'’a- bord recours à la priére. ‘‘Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom vous l'obtien- drez (Matt. vit), demandez et | vous recevrez afin que votre joie soit pleine (id. xvr.) Perséveréz Let veillez dans la prière en d'actions de grâce. Si D | | | | ] | aCCom- | pagnant nous | Cheres Frères, le Seigneur écouivra Inos supnlications et ne nous refu- agissons ainsi, Nos Très | Sera pas SON SéCOUTS, Mais avec une générosité divine nous fera part des grâces et des bénédictions ines- timables qu'Il a promises à une âme vraiment contrite et repen- tante qui à recours à Lui avec con- fiance. Les conditions à remplir pour gagner l’Induigence du Jubilé sont les suivantes :— 1. La confession et la commu- nion avec les dispositions requises. confession annuelle at de la com- munion pascale. 2. Pendant quinze jours pour les fidèles de chaque paroisse ou | mission faire quatre visites le même | jour a l’église ou chapelle parois- siale, et réciter cinq Pater et cinq Ave Maria, où faire d'autres pri- ères aux intentions du Souverain Pontife pour la prospérité et l’'ex- altation de la sainte Kglise, l’extir- pation des hérésies, la concorde entre les princes chrétiens et le sa- lut du peuple. Ces pourront être ou non. quinze jours consécutifs on même jour, le double des visites autori- sées, en se servant du jour ordi- naire et du jour ecclésiastique, le- premières vêpres (2.heures p. m.) d'un jour pour se terminer au crépuscule du On pour.a faire, le oomiuieilce aux jour suivant. 3. Les visites pourront se faire ou (a) individuellement, ou (b) processionellement sous la direc- tion du curé ou d’un prêtre par lui délégué à cet office. Le même nombre de visites qu’on peut faire individuellement pourra se faire chaque jour en procession, mais en tous cas pourvu que l’on sorte de l'église un instan. entre chaque | visite et que l’on réaité chaque fois les prières prescrites. Chaque vi- sites qui se fera processionellement comptera pour sept visites. 4. Les religieuses ainsi que toutes les personnes qui vivent dans les collèges, couvents et les commu- visiteront la chapelle ou l’oratoire de la communauté le mêine nautés, nombre de fois et sous les mêmes conditions que les fidèles des paroisses ou des missions. 5 Les navigateurs et les voya- geurs, mioile ou arrêtés quelque part pour un temps suffisant, après que les six mois accordés pour le Jubilé se une fois revenus à leur do- seront écoulés, pourront en gagner l'Indulgence en visitant quiuze fois l'église principale ou parois- siale de leur d'arrêt. domicile ou du lieu Elles doivent être distinctes de la qu'un baptême, qu’un Père de tous | Re Ro de salut pour le peuple qui étend sa Providence sur tous et chrétien. Des eentaines de mille qui réside en tous.’”” (Eph. 1v). [POIerIRS ont afflué dans Rome et Mais tandisque les flots de la)ont donne de leur foi vive et de grâce coulenf sans cesse du Ciel en| leur piété des témoignages écla- terre, avecune abondance connue |fants qui « nt consolé le cœur du de la Divine Sagesse seule néar- | Vénéré Pontife. moins les prières, les supplication| Aussi, Nos Très Chers Frères, réunies d'un peuple repentant ont|animé d’un zèle ardent pour le souvent attiré sur le mo::de uneïin-| bien être spirituel du tronpeau tervention toute spéciale de la mi- | confié à ses soins désireux que les séricorde Divine, et une plus|bienfaits du jubilé soient répartis grance efficacité dela grâce, dans|s ir tous les fidèles voilà qu'a l’au- l’œuvre du salut des âmes. Même siècle le Saint sous l’ Ancienne Loi quand le genre | Père étend le Jubilé à tout l'uni- humain ne pouvait encore partici-| ver Catholique, pour l'espace de per pleinement aux richesses de la six mois laissant toutefois à l'ordi- rore du nouveau 6. Les malades et tous ceux qui gont empêchés de faire les visites obtenir de [leurs confesseurs, même en dehors p:escrites pourront | de la confession sacramentelle une |oomimutation de cette obligation en june autre œuvte de piété. | 7. Les enfants qui n’ont pas |communié réciteront cinq Pater et Icinq Ave en remplacement de la |communion. | 8. Si. quelqu'uu, après_ avoir commencé à faire les œuvres pres- crites pour gagner le Jubilé, devient malade et incapable de compléter le nombre des visites ee pourra gaguer les hd Westlake Bros, + + [se bornant à faire sa confession et la sainte communion. Donné à l'Evêché de Charlotte- town le jour de la fête de la Très Sainte Trinité le deux juin mil neuf cent un. + JACQUES CHARLES MACDONALD. Evêque de Charlottetown. Superior to allothers. PAN-AMBRICAN PRAISED BY PRESIDENT FRANCIS OF THE LOUISIANA PUR- f CHASE EXPOSITION. At a dinner given the officers and di- rectors of the Louisiana Purchase Exposition by the Board of Directors vfthe Pan-American Exposition at the Hotel Iroquois, Buffalo, May, 19 Ex- Governor David R. Francis, President of the Lonisiana Purchase Exposition, said in the course of an address “We think that the Exposition whieh you are about to open will not only be a credit to Buffalo and & cre- dit to New-York State, but a pride to every state in the Federal Union. We vredict for this Exposition a suceess veyond our most sanguine expecta- tigns. What we have seen upon your grounds to-day convinces us that you have expended your ciously. We know you have adverti- sed your Exposition thorougbly, and we alse know that we shall do all we can to eontinue to advertise it. We believe, and we shall not hesitate te proclaim it upon every oceasion, that a visit to Buffalo from a distance of one thousand miles will more than repay him who comes that distance to view the beauties which you have here prepared for your visitors. ‘You have made great advances over every exposition held in this eountry, and although it was not my good fortune to witness that held in | Paris last year, I am satisfied from accounts I'have received from those who did visit Paris, that this Ex posi- tion, for its magnitude and for the money judi- ämount of money expended, will far ; surpass that of the capital of the { French people.” RAP" AT TITE TIGNISH Jewelry Store. - —0X0—— C. M. B. A. Pins, Handsome Lockets, Chains, Stick Pins, The never slip collar Button, Cuff Links, Fanoy Clocks, Parlor Clocks, Dining Room Clocks, Bed Room Clocks, Kitchen Clocks. WATCHES. All the above at price—just right L. S. Perry. Hyndman & Co INSURANCE AGENTS CHARLOTTETOWN. 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