y L e LS are SEE Se mere te TT nom . Personnage oteupait ainsi la : _ ps 7 . . a no en _— —_ . == met Le 7 | L’IMPARTIAI, JEUDI LE 25 JANVIER, 19300. UNE HAINE DE VILLAGE apprendrei des ehoses que vous, BW N DRE TN CR RDS VOS ES EGE (suite de la 1ère Page) reconnaissante ! Madame Lareehe la prit par la main. Venez, mon enfant. Elle la fit entrer dans son bane et la plaga à côté de sa fille. C'était un aete de témérité inoui. L'entrée du prêtre inter- rempit les murmures. Quelques assistants, ceux auxquels la per- sonne d'Adrienme était sympa- thique et qui la eonsidéraient comme victime de quelque e- dieuse maehination, farent en chantés de l'aution de madame Laroche. Lorsque la messe fat termi- née, madame Laroche offrit som bras à Adrienne. Venez, lui dit-elle. Tout le monde attendait de- vant l’église la sertie de made- meisel'e Debray. En veyant cette feule assem- blée et presque menaçante, À- diisnne ent penr de mexveau. Elle se serra eontre madame Laroehe et lui dit : Mais qu'y at-il dono, me- dame ? Madame Laroche pensa qu'il fallait frapper an grand eoup, et sonrageusement, elle répen- dit tout haut à Adrienue : 1lya, mon enfant, que les gens du bourg prétendent que vous vous êtes promenée sur le port à onze heures du soir avee Prespèr Malicerne. A cétte réponse nettement ar- tienlce, ilse fit un silence de mort dans la foule. Adrienne ne comprit pas d'aberd l’aceusation qui pesait sut elle. Puis, tout à coup, elle blémit ei jeta un grand ri. Dieu ! dit-elle, qui dene ose pareillement flétrir use pauvre orpheline ? Teut ie monde. Lui aussi, peut être ! murmu- ra à mi-voix la jeune fille. Seule, madame Lareche en- tendit ee eri du eœur ; elle cen- templa Adrienne avec une sur- prise qu'elle ne put cacher et se demanda à qui eelle-ei faisait allusion: Cependant, à l'abatte- mont d'Adrienne susséda une énergie febrile. Laches ! lâches ! eria-t-olle à la foule ; venez tous ohez mon tuteur ; e’est là que je veux confondre la calemnie et prou- ver mon innseenacs. Et d'au mouvement cenvul- sifelle entraina madame La- roche sur ses pas. Mais persenne m'eut l@ceurage de suivre les deux femmes. Lorsque madame Laroche”arriva sur le pert, elle s'arrêta. Mon enfant, dit-elle à Adrien- ne, jè na puis vous Aecompa- gner plus lein ; M. Malieorne ést notre ennemi, et il m'est impossible de franchir le seuil de sa maison. À drienne resta un instant in- déaise. On eût dit qu'il se li- vralt un combat en elle. Et qui done, s'éoria t-elle tent à coup, lui dira, à lui, que je suis innocente ? Pour la seconde fois, madame Laroche allait se demander quel pensée de la jeune filie, lorsqu’- mue voix haletante se fit enten- äre à ses côtés. Moi ! la demoiselle. Les deux femmes se retournè- rent vivement et se trenvèrent eu présence d'Andoehe Meris- set. Moi, répéta le passeur, moi qui veus demande pardon pour Marceline qui, bien inno- cemmemt, à été la complice de Prosper Maliserne. Ni madame Larovhe, ni Adrien- ne me cemprirent ee que vouiait dire Merisset. Elles veulurent l'interreger, mais Morisset les avait déjà quittées ; il courait, tont éperdu, sur le chemin qui conduisait à l'abreuroir. Women's Aïlments. Women are coms ing to understand thatthe Backaches, Headaches, Tired Feelings and Weak Spells from which they suffer are due to wrong action of the kidneys. The poisons that ought to be carried off are sent back into the blood, taking with them a mul- titude of pains and aches. DOAN’S Kidney Pills drive away pains and aches, make women healthy and happy—able to enjoy life. Mrs. C. H. Gillespie, 204 Britain Street, St. John, N.B., says: ‘* Some time ago I had a violent attack of La Grippe. From this, severe kidney trouble arose, for which I doctored with a number of the best physicians in St. John, but received little relief. Hearing Doan’s Kidney Piils highly spoken of, 1 began their use and in a short time found them to be a perfect cure. Before taking these pills I suffered such torture that I could not turn over in bed without assist- ance. Doan’s Kidney Pills have rescued me from this terrible condition, and have removed every pain and ache. Yon AL Work while you sleep without a gripe or pain, euring Dyspepsia, Sick Headacha and Constipation and make you feel bettes in the morning, Price 25e. Pour expliquer les pareles d'Andeshe et son apprition de- vant les deux femmes, il sufra de dire que, vers onze heures du matin, Maroeline, veulant montrer ses beaux habits à sen amoureux, g'était présentée ehez Morisset avee la vêtement qui lui avait été donné, l'avani veille, par VPresper Maliserne. Or, à sette heure, Morisset sa- vait, comme tous les habitants da village, le bruit acousateur qui oireulait à propres de l'efii- eier de santé ei de la pupille ds son père. Morisset fut frappé de la forne et de la couleur du vête- ment ; il em avait vu un tout semblable à Adrienne: interregeant Maroeline, qui lui répeudit sans hésitation, le passeur comprit l'infâme taeti- que de Presper et, sans plus at- tendre, il sauta dans son bateau, traversa la rivière et desvendit sur la rive droite; à deux pas de droit où se trouvaient madame Laroche et Adrienne, juste au moment où aelle-ci faisait enten- dre sen exelamation, et devi- nant, pares qu'il eût épronvé lui-même en pareille situation, les souffrances que devait res- sentir Jaeques Mervey, il volait chez le médecin pour lui ap drendre la vérité. Prenez courage, ma chère da demoiselle, dit madame Laroshe à Adrienne, votre innecenos sera bientôt proclamée, et sen- venez vous que mel, qui vous aime comme une sœur, j2 n'ai point douté un instant de votre vertu. Je vous remercie, madame ; vous ayez été bonne et affeo- taense peur une inconnue, 60 yez sertaine qu'elle me l'eublie- ra jamais. Madame Laroche embrassa tendrement la jeunac fille et la quitta en lui disant : A bientôt, j'espère. Adrienne rentra chez son tu- teur, fermement résolue à avoir, dès l'heure présente, ane expli- quation avee Presner Mali- eorne. XX Madame Laroche revint vers l'église ; sa voiture l'attendait sur la petite place. faee de ehez Geadrenneau, elle rencontra Jacques Hervey, qui errait par les rues du village comme mnée ÀME en peine. Qu'avez-vous, madame ? lui demanda t-il. Vous sembl:z bien émue. Et vous, mon cher doeteur, vous êtes bien pâle ! Un pes de fatigue. Venez nous voir tantôt, si vous en avez le loisir, je vous ignorez saus doute. 1l se passe là, ajuunta t elle, eu designant du deigt la maison de Malicorne, un drame poigaant, bien autre- mont douloureux que venx que les anteurs mettent à la scène ; mais voiei uotre voitare À tan- tôt, docteur. Devenu encore plas inquiet Arrivée en | ! par ces paroles de madame La- | roche, Jaeques Hervey eontinaua sa reute vers le port et se glissa dans la ruelle que nous eennais- sons. des veix impérieuses se faisaient entendre dans le jardin de Malicerne. Une soène terrible se pas- sait entre Adrienne et Pres- per: | Elle lai reproehait sa lächeté en la laissant ealemnier ; l'offi- eier de santé se défendait fai blement. Le doeteur était arrivé juste à temps entendre Adrienme s'é- erier avec exaltation. Ah ! Dieu ! Kt eet homme a esé dire qu'il m'’aimait ! 11 a os6 me demander ma main ! Prosper Malicerne répondit : sa voix annonçait qu'il avait pris une soudaine réselution. —K1 bien ! on1, dit-il, je veus aimais, oui, j'ai demandé votre main, et e’est paree que je veus aime, paree qne jo veux que vous soyez à moi que je me tai- rai, que je laisserai la colemnie plener sur vous. De cette façon, repouasée par tous, et me treu- vant la réhabilitatien que dans un mariage avec moi, FOHS serez obligée d'accepter ma main. Nommez ma eenduite conmme il vous plaira ; poar moi, elle est une preuve d'amour, et ia plus grande que je puisse vous deaner. Adrienne se reenla vivement en arrière ; elle était sans voix, sans force, sans volonté devast ce eynique aveu de la plns exé- crabie réalité. Prosper n'était plas un homme, e'était un horrrible reptiles q@i l’'enlagait dans ses inextricables anneaux. —Je suis perdu ! murraura t- elle Mais à ce moment, le pêne de la petite porte da jardin, peussé du dehors par une main invisi ble, eéde, et la porte S'onvrit. Jacques Harrey, pâle, la lèvre frémissante, apparut sur le seuil Son regard iançait des éclairs. «a (à eoutinner) a — A powerfal lung healing remedy that cures the worst kinds of coughs and colds of young or old more promptly and effect- ually than any other medicine, Price 25c. 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Le mal de reins est un des symptômes les plus proéminents des mala- M dies particulières aux femmes. A Des centaines et des milliers de S jeunes filles et de femmes ont été M guéries radicalement de toutes M ces maladies par l’usage seul des * Pilules Rouges du Dr. Co- A derre. Ceci est aussi vrai que M l'Evangile, et aucune femme n’a HA le droit de douter de ce que 4 nous disons, car tout ce que M nous disons est la pure vérité. #4 Nous ne voulons pas prétendre #4 que les Pilules Rouges du 4 Dr. Coderre guérissent toutes MA les maladies, non, nous disons A simplement qu'elles guérissent #1 toutes les maladies qui sont particulières aux fem- M mes, quels qu’en soient le genre et la gravité. A M toutes les femmes qui ont des doutes, nous leur M demandons d'aller voir elles-mêmes les dames M dont nous publions aujourd’hui les certificats. #1 Nous donnons leur nom et leur adresse. #1 Mme À. F, Brunet, Chemlsford, Ont. = Dit: ‘Pendant huit ans, j'ai souffert du mz2l de MA reins. Cette maladie m'était venue après la naissance Æ] d'un enfant. Mon mari désespéré deime voir si iualade A m'’acheta des Pilules Rouges du Dr, Coderre et 11obli- a ea à en prendre. Filles m'ont parfcitement gués ic et EM j'ai engraissée de 41 livres. Mou mari se joint à mot 1 pour recommander cet excellent reinède à toutes les ÉA femmes.” Fi Mie €. Gauvreau, 654, lapinean, Montréal. FAT 4 Dit : ‘“* Veuillez publier sur tous les journaux que les © Pilules Rouges du Dr. Coderre m'ont guérie d'une EN mladic ce reins et de faiblesse. Grâce aux Pilules ue AE TETE 4 VE et | Les Pilules Rouges du Dr. Coderre gué- |: | rissent toujours les maux de reins, la pévralgie, pi les maladies nerveuses, la dyspepsie, faiblesse de ?°4 sang, le beau mal, douleurs dans le bas ventre, irrégularités, toutes les maladies du retour de l’âge, elles guérissent ces douleurs si terribles qui font souffrir tant de jeunes filles et de femmes aux époques mensuelles. 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