_— ” pm gd mr Me. “4 k A msi mans vo . 4.8 éitiohe Em = ÿ Se La Veille de Noel {le gib'er qui se présentait À Jui. «(Suite de later page) L Mais peu à peu le bon père sentit ses forces diminuer, et la vieillesse l'avertit qu'il fa a. t songer à se dé- mettre de ses pénibles fonctions en veur. «de son. fils: ; Le prince ré- Pis venait régulièrement cha- que année passer quelques jours àltirer tout ce qu'il vous son château de Felsek, où il se li- | ais je serais sévèrement réprinan . vrait au divertissement de la chas- se. C’est un homme doux et affa-|:1 en maître dans l2 bois qui able ; il écoutait avec bonté le }coufié à ma surveillance." moindre de sujets, et s'entre-| (Cependant ce jeun: homme ne tenait familièrement avec lui. fit aucun cas de cet avertissement, Vous n ’ignorez pas, morisieur iui dit-il, que le braconnage est pe ‘endu dans la forêt. du prince. vous gésitez ‘ouir du plaisir de . ‘hasse, venez me tiouver, icco.upagner ji, et ié si je vous Un jour ,il vint chasser dans la|<t n’en continua pas moins de con- | partie ds: le forêt (qui était sous |trevenir aux règlements. Le fo l’iuspection de Grunewaldé ; et, l’a-|restier le rencontra encore et cette! yant trouvée en fort bon état, il|fois il l'admonesta encore plus sé- | $ ’approchia du vieux forestier et lui|verement, lui «onfisqua son fusil, frappañt amicalement Sur l'épaule:|et lui dit : ‘Dieu sait que c'est “Eh bien ! comment va la santé, |avec un véritable regret que j'agis mon brave Grunwald ? ainsi à votre égard ; mais je le —Vôtre. Alteése me fait beau-|dois : je suis obligé d'exéccter les coup ! d'hônfeur ; je commence à ordres qui me sont donnés, cet qui devenif:\i eux, et jé voudrais bien | sont très rigoureux. remettfé da charge à de plus jeu- | viens que, si je vous trouve encore pes épaules. en chosse dans cette forêt, je dr-s- , .—Bien ÿ et sans doute vous dé- |serai mon procès-verbal, et alors sirez pour successeur votre fils|l'affaire pourreit avoir des suitis Chrétien ‘que jé vois là bas ? Je |plus sérieuses. J'en suis fâche ; sais qu'ikest bon, chasseur, et, ce | mais mou devoir passe avant toute qui vaut “mitux, eftéllent fores-|autre considération." “tier ; penda üt la chasse, j'ai remar-| Dans l'intention bienveillante qué avec le plus grand plaisir que | d'empêcher le jeune homme étour- les bois qui vous sont. confiés se | di de s'attirer quelque malheur par trauvent en très satisfait de vous|sa persistance dans l'infraction des ét de votre fils : soyez tranquille, | lois, l'honnête forestier alla trou- nul autre que lui n'obtiendra votre | ver M. de Schilt père, et luifit; emploi ; mais je désire que, pen-|connaître la conduite de son fils. dant quelque temps encore, vous |Le vieux baron laissait ordinaire- conserviez vos fonctions en vous |ment au jeune homme la liberté de adjoignant votre fils, afn de le for- |estisiaire toutes ses fantaisies ; mer tout à fait. ‘Jecrains qu'à l'â- mais ceite fois-ci il se montra fort ge où il est‘ l'uniforme brodé d'or |irrité contre lui, il craignaît de me le rende présomptueux ou négli- tomber en disgrâce si cette affaire gent, si où le lui laisse porter trop de braconnage parvenait à la con- tôt. Ilest utile pour mes intérêts naissance du prince. Il aäressa cofame pour les vôtres que vous dons à son fils une sévère répri- restiez encore eu activité, ’’ limande, et le menaça même de le Après avoir exprimié sa recou- déshériter s'il s'avisait encore une naissance au prince, le forestier a- seule fois d’aller chasser dans la jouta; ‘‘J'ai eucore une grâce à forêt du domaine san- être accom- demander à Votre Altesse, -pagné du garde. Mais le jeune —Parlez, l'homme était trop hien habitué à : peu de teinps la fille de mon collègue et ami d’eu- aprè-, le forestier, faisaut une tour- fance, le forestier Bach, mort de- ‘née dans le bois de son ressort, eu- puis quelques années. (Cette jeuve |tendit un coup de fusil ; il accou- personue vient de perdre sa imère, | rut, et trouva M. de Schilt près etse trouve sans famili, Elle | d' un cerf qu'il venait d’abattre. n’est pas riche, mais elle est sage,| Cette fois ie garde fut inflexible ; bonne chrétienne, laborieuse et mo-|il dressa procès verbal, et fit son deste : : je suis persuadé qu'elle fe- Frppont. Le père du déiinquant, ça une excellente mère de famille, alarmé de cette nouvelle, alla lui- c'est ce qui convient à mon fils. [mème trouver le prince pour im- —Je consens à ce mariage, et je plorer la grâce de sou fils. ‘ Le suis bien aise que le choix de votre ! prince lui dit : ‘‘Vous connaissez fils soit tombé sur une jeune per- les lois, monsieur, et vous savez sonne qui lui apporte pour dot de que votre fils a mérité d'être em- bonnes qualités et des vertus, plu-!prisonné dans la maison de force. tôt que sur une demoiselle riche Je veux bien lui pardonner pour remplie de défauts. Je lui promets | cette fois-ci ; mais qu’il y prenue la survivance de votre,place : sous | garde : s'il me parvient encore uue peu de jours je vous en ferai expé- seule plainte de cette nature, il n’y dier l'ordonuance.’’ aura plus de grâce, alors tout l'a- Chrétien, qui se tenait à quel-| venir de votre fils sera compromis ; que distance, attendant avec auxié-| car vous sentez bien que j2 n'irai té le résultat des sollicitations de | pas chosir mes conseillers ni aucun son père, s’approcha sur un signe de mes fonctionnaires publics dans de celui-ci, et présenta au prince |une maison de détention.” ses respectueux remerciements. L'affaire fut ainsi apaisée : mais Le twariage eut ‘lieu, et la pré-|le jeune de Shilt conserva dans son sence de la jeune femime sembla|coerr mortifié une haine implaca- une nouvelle source-de bénédictions | ble contre le forestier, et, bien que pour la maison ; la paix et l'union | plusieurs années se fussent écou- habitaient sous le toit du bon fo-|leés, il nourrissait encore sa ran- restier, L'épouse de Chrétien se|cunc ét brûlait du désir de se ven- faisait chérir de tout le monde par !ger. son améuité, sa douceur et toutes! Eoviron six mois après le maria- ses belles ‘qualités. Le vieillard |ge de Chrétien, le prince réguanf eut bientôt !a satisfaction d'embras-’ mourut : son fils était encore rui- ser ses petits-enfants, et son excel-'neur, et se trouvait d'ailleurs en lente femme s2 sentait rajeunir voyage. Un conseil de régence fut quand elle les berçait et leur pro- donc nommé, et bien des change- diguait des soins affectueux. Les | ments eurent lieu dans les différen- je vor s| pre Au SCT, vous désignerai; les endroits où vous pourr:z aller! plaira : let d'anutrosre que est|à l’autre à être parce qu'il n'avait plus astez de vi-[cee many things usefui, durable, | | l cigueur pour rempli, convenablement tu Je vous pré-| filles de la maison aimaient la fem- me de leur frère comme leur pro- pre soeur. Tous enfin vivaient très heureux depuis quelques an- nées, lorsque tout à coup le mal- heur vint fondre sur cette honnète famille, par,suite d’une, ancienne affaire déjà presque entièrement | oubliée par le forestier. En réportant leurs souvenirs sur, uñe circonstance déjà passée de- tes branches de l'administration. Le jeune de Schilt, qui appartenait à une famille riche et puissante, fut nommé garde général des forêts du domaine, et alia fixer résidence dans un pavillon du château de Felsek, où il s'installa avec une | grande pompe. Il se trouva ainsi |le supérieut immédiat du forestier | [en qu’il commença aussi- |tôt à molester de toutes les mani- puis dix ans, nos lecteurs se rap-|ères ; le pauvre garde ne pouvait pelleront sans doute ce jeune M. de! | rien faire à son gré, et il trouvait Schilt qui venait quiquefois visi- | toujours matière à lui adresser ter le forestier pour aller à la chas- | se avec lui ; quelque temps après il s'était, à différentes fois, permis de - parcourir la forêt seul, sans l’anto- risation du garde, et d’abatire tout | quelques reproches. Cependant le prince héréditaire, de retour dans ses Etats, avait pris les rênes du gouvernement; mais . de Schilt, insinuant et adroit, + mme mens L'IMPARTIAL. JEUDI LE 22 DEC. 1904 ‘avait sn prévenir en sa faveur le di- Le forestier le rencontra un jour. Lecteur gonéral des forêis, qui étut Ltrè: estimé du prince, et 1 indispo- SET coûtre le pauvre CGrunewald : le vieux for ster n'était jlus pro ct depuis ce moment surtout 1 témoigna à son täalheu reux subornionne plus d'insoiencr jamais, Un jour qu'il l'avait rencontre, 11 li mis à la retraite, cu emploi. ‘Je me démettrais de bien bon Icoeur de: ma charge, je jl'aur ts même fait depuis longtewps, si je n'avais obéi au désir de Son Altes Voilà donc ui Va ie reiplacer. le garde | 4 se le prince âGéfunt. | mou fils Vous croyez ? dit géneral avec un sourire MOqUuEuT : j'en saurais con- s'il eu «tait ainsi, quelque chose, et je sai-, au traire, qu'il n'eut a jamais été ques- tion.” Le forestier évoqua la décision du prince, qui avait permis à Chré- tien de se marier, en lui promet- tant ia survivance de la place de son père. | ‘Vous vous trompez, s'écrie de Schilt avec une hauteur insultarte ; cet acte est sans aucune importan ce ; C'est unesimple promesse en Cas tout ; de Lboiume conduite, voilà | mais votre fils est un vauriègs ‘ilne me convient pas du tout.” l,: pauvre forestier s'efforça vai- larme. nement de retenir une ‘‘Mousienr le garde général, dit- il, soyez juste ; ce que vous me di- pe la raucuue. avoir eu de moi en tes là sent un Vous croyez à. vous plaindre uue certaine circoustauce, et pour- tant je n'avais fait que mon devoir : ce qui vous irrita aloïs devrait au- jourd'hui me servir ‘le recowiman- dation auprès de vous. —(Comment ! s'écria de Schilt le yeux étincelants de colère, vous oser vous-inême me rappeler vos impertinences : vous avez j'audace de me faire ressouvenir'que vous m'avez privé du seul plaisir de ia jeunesse, et me nuire à la cor ! que vous avez voulu de m'avoir aucun égard pour les personnes d'une classe supérieure, vous n’aim-z que les misérabies. Vous avez laissé votre fils épouser ane créature qui u’avait ‘pas un sou, uu2 véritable vous avez recueilli chez vous je ue sais quel enfant perdu, cet mendiarite, et toine qui a mangé votre fortune. Quard enne sait qas gérer sus | propres affaires, comimnent se,:ait-ou lappelé à administrer les biens du Allez, bou à rien, et j'espère Que sous peu nous n’aurons plus de rapports en- sembie ; je vous défends de montrer devant mes yeux.’ Grunewald se retira le coeur na- vré de cette insulte, mais ii ne tar- da pas à se rassurer. Bah ! se di- sait-il, le garde général aura beau dire et heau faire, il n’empêchera pas que mou arrondissement fores- tier ne soit dans le meilleur état, er sa haine ne suffira pas pour me faire destituer par l’autorité supérieure ; ainsi donc j'attends de pied ferme. De retour chez lui, il ne dit pas un mot de l'altercation qu’il venait d’avoir, afin de ne pas chagriner sa famille sans nécessité. Peu de jours après, il reçut de l'administration nne dépêche por- tant que l’encien forestier Grune- wald eût à cesser ses fonctions, auxquelles son âge le rendait im- propre, et qu’en attendant la nomi- nation d’un aure garde pour le remplacer, la surveillance de la fo- rêt était provisoirement confiée aux soins du fozestier le plus voisin. Du reste, il n’était question dans cet écrit ni d'une pension de re- traite pourle vieillard ni d’aucun | emploi pour son fils. , La pauvre garde forestier fut consterné en recevant cet ordre foudroyant quile réduissait à la misère ; sa main tremblante avait à peine la force de tenir ce fatal pa- | pier ; ii se remit cependant, et en prince ? allez, vons yu'êtes vous femrre et à ses enfants, qui se trou- vaieit occupés à divers travaux | | | il ft ièine entendre à son chef au | Vous êtes un ! insolent, un drôle, un impudent | vous vous êtes toujours fait gloire! An-! laissais chasser seul {dit qu'il dévais s'attendre d'un jeu: | ! | ' me À MAMMOTH DISPLAY CHRISTMAS GOODS mA f . : L ‘Tis sometimes difficult just to know what to give as a present.at this festive season. A visit to our Six Full Stores will enable you to First Store Second Store mm 7 ere Third Store PTE ie DC Fourth store Fifth store AS Tee items Sixth store | | l : 1 | quer de pain, nous qui sommes ses (donna lecture à haute voix À sa ! P 4 STE ed Me LE TPE pleasing and cheap. Contains Clothing for Men, Boys and Children, Re the nobbiest of Hats frou: New York and London. Three hnndred square feet devoted entirely to Boots and Shoes. 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La jeune femme, après être restée: quelques instants sans proférer une parole, se mit à pleurer amèrement, et ses enfants, voyant les larmes de leur mère, pleurèrent à sou exeimn- ple. La désolation fut générale dans la famille ; le digne vieillard conserva seul son calme : ‘’Notre L'ère, qui est au ciel, n’a pasécessé de veiller sur nous, dit-it ; 11 voit tout, et ne nous abandonne- ra pas. Toi, la grand'mamau, sois assez sage pour sécher tes iarmes Ja première, et donne à tes enfants le bou exemple de la confiance en Dieu ; sans sa permission les mé- chants ne peuvent nous nuire. Cette épreuve nous vient de Jui; elle tournera un jour à uotre plus grand bien. Ainsi prenez courage, vous avez en Dieu un puissant pro- tecteur ; il me nous abandounera pas, quand même le monde entier se liguerait contre nous. Ce père de bonté ne nous laissera pas man- enfants, nous qui mettous notre es- poir en sa miséricorde. (à suivre) Cash and highest prices for them all. LA SUSDITE | MARQUE DE À... 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