"55 a ee 1° Le 1e ee OR nd. | AE an a lettre SE Ç—— L'IMPARTIAL, a FONDÉ EN 1593 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT DE Moss coco. .$1.00 ER Trois Emois........00.0..25 Les abonnements sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- pal, il faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que 4 nouvelle. _"Adressez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard. L'IMPARTIAT, Tignish, Jeudi 25 Decembre Merry Christmas To AI Noel Noël nous revient avec son cor- tège d’espérances souvent déçues et de joies ayant un dûr lendemaia, mais en un jour où tous les cœurs ne songent qu’à sourire et à être heureux, point ne convient de faire entendre la note morose : saluons avec joie ce nouveau Noël que Dieu aous accorde, cette fête que riches et pauvres célèbrent avec une par- faite unanimité de sentiments qui peuvent se résumer en cette phrase, ‘gloire au plus haut des cieux, paix sur la terre et bonnes inten- tions à l'égard de ses semblables’’, Au levant comme à l'Occident, au Nord comme au Midi, les chré- tiens de toutes les races, de toutes les nations, de toutes les dénomina- tions religieuses, jouissent au mi- lieu des leurs, de ces quelques ins- tants de bonhenr, de douce intimité qui resserrent les liens de la fa- mille, en ce jour de Noël où s’ac- complit l’œuvre de dévouement et de sacrifice du Christ. Le monde, si perverti soit-il, a toujours admiré et honoré le sa- crifice spontané, le dévouement que n’a pas inspiré le calcul, et c'est précisément par cette abné- gation complète que le divin Maître s’est élevé au-dessus de l’hemanité entière à laquelle elle inspire, un hommage, aussi insconcient qu’é- clatant, pour la vertu de Celui qui voulut être le plus humble parmi les pauvres et les déshérités de la Terre. Sa doctrine est malheureusement trop souvent oubliée ; notre cœur, naturellement mauvais, nous en- traîne parfois dans le sentier du mal alors même que nous aspirons à faire le bien, et nous nous conso- lons par l'échec de nos semblables, mais aussi combien ne sommes- nous pas heureux, lorsque nous avons accompli une bonne action. Ce qui nous manque, c’est d’être animés par des sentiments mutuels de charité. Quand la charité unit les hommes, ils oublient leurs ran- <unes, leurs ressentiments. Eu célébrant la fête de la Noël, on rend donc hommage à la plus belle qualité de la nature humaine, le sacrifice désintéressé, la pra- tique du bien pour le bien lui- même, et celle de la charité sans réclame, qui trouve sa récompense dans la satisfaction intime qu’elle donne. Pénétré de ses idées, chacun se sent le cœur attendri au retour de cette fête chrétienne, et s’il n’est pas heureux parie partage des biens de ce monde, il éprouve du moins la douce satisfaction de se sentir meilleur, et de trouver dans la mutualité de ces bons senti- ments, cette égalité qu’il trouvera | ua jour au champ du repos et de- vant Dieu. ju Pauveur. Ja messe du jour est | La pompe des messes de minuit, dans les grandes villes, m'a toujours laissé dans le froid : la nuit de No- êl à la campagne, au contraire, pro- duit en moi une vive impression. D'où cela vient-il ? Pourquoi mon émotion s'épanouit-elle dans les pauvres murs d’une église de cam- pagne, tandis qu’elle reste fermée dans les grandes villes malgré le luxe et la mise en scène savante des cérémonies religieuses ? Est-ce parce que la manifestation sim- ple et naïve d’une foi sincère peut seule faire vibrer certaines cordes sentimentales ? Ou cela tient-il à ce que l’église de village me rap- pelle ma première messe de minuit, et qu’on a toujours une préférence pour les milieux qui nous rajeunis- sent ? Je ne sais ; mais je me sou- viens encore avec bonheur des mes- ses de minuit de mes premières années. Je vois encore la place de l’église avec ses ormeaux décou- pant sur le ciel étoilé leurs bran- ches décharnées ; je vois ia foule des fidèles, jeunes et vieux : les mères tenant par la main leurs en- fants, pénétrant dans la nef, tandis que le dernier coup de Is messe ti- tait dans l’air sec et froid de la nuit de décembre. Tous les gens de Îa paroisse é- taient 1à. La nef était plongée dans une demi obscurité, d'où les têtes émergeaient discrètement. Parfois les rayons lumineux partant des cierges du maître-autel faisaient jaillit de l'ombre une figure de vieux laboureur ou un délicat pro- fil de jeune fille. Tous étaient 1à XOx que la messe commence. Enfin, la petite porte donnant de la sacristie sur le chœur de l'église s'ouvre et le curé de la paroisse, droit et ferme malgré son âge avan- cé, arrive à l'autel. Q'iatre enfants de chœur en sou- tanelles rouges et en surplis blancs, por’ant de gros cierges, lui font es- corte. Puis, les chantres, deux par deux, vont prendre leurs places chaque côté de l'autel. Le vieux prêtre, dont les longs cheveux bouclées, blancs comme la neige, ont des reflets d'argent à la lueur des cierges, a revêtu ses plus beaux ornements. Sus son aube en fines dentelles artistement bro- dées, s'étale la superbe chasuble en soie brochée des grands jours. Au moment ou l’homme de Dieu s'incline au bas de l’autel pour y commencer le CONFITEOR, le maï- tre-chantre entonne solennellement l’INTROIT. Ensuite viennent le KYRIE, le GLORIA, le CREDO, sur le ton royal, touslexécutés de ma- nière à émouvoir l’Âme et l’élever vers Dieu. l’ADESTE FIDELES, ÇA BERGERS ASSEMBLONS-NOUS, NoOU- VELLE AGREABLE, etc. etc. Oui, je me souviendrai toujours de ces messes de minuit, où les airs dans les chants gortaient si bien l’Âme À s'élever vers son Créateur. On a pu, depuis ces temps, intro- duire des airs nouveaux, comme on en entend sur les théâtres ; mais ces innovations n’ont pas encore st inspirer aucun sentiment de piété et de dévotion à ceux qui les en- dans le recueillement en attendant tendent. 0 Noël ! Noël ! voici le Y conduisit les mages La terre est libre et le Minuit, Chretiens ! x 0 Minuit | Chrétiens, c’est l'heure solennelle, Où L/homime-Dieu descendit jusqu’à nos. Pour effacer la tache originelle, Et de son Père arrêter le courroux. Le monde entier tressaille d'espérance, En cette nuit | qui lui donne un Sauveur. Peuple, à genoux ! attends ta délivrance. Rédempteur ! De notre foi que la lumière ardente Nous guide tous au berceau de l’enfant, Comme autrefois, une étoile brillante d'Orient. Le rois des rois naît dans une humble crèche, Puissants du jour fiers de votre grandeur, A votre orgueil, c’est de là qu'un Dieu prêche, Courbez vos fronts devant le Rédempteur. ! ! Le Rédempteur a brisé toute entrave, ciel est ouvert ; Il veit un frère où n’était qu’un esclave : L'amonr wnit ceux qu’enchaînait le fer. Qui lui dira notre reconnaissance ? C’est pour nous tous qu'il naît, qu'il souffre et meurt. Peuple, debout | chante ta délivrance, Noël ! Noël ! voici le Rédempteur ! ! ! Les Trois Messes de Noel La coutume de dire trois messes le jour de Noël est un reste de l’an- cien usage pratiqué surtout dans les grandes villes aux principales solennités. Saint Léon, vers le milieu du Ve siècle, dit expressément que le même prêtre réitérait plusieurs fois le sacrifice en ces saints jours, afin que personne ne fut privé de l’as- sistance aux divins mystères. (Cet usage s’est aboli sensiblement pour les grandes fêtes de l’année, mais l'Eglise l’a conservé pour le jour de Noël. L'usage des trois messes s’intro- duisit en France au temps de Char- lemagne, lorsque le prince fit rece- voir le rite romain dans ses Etats. Toutefois, il n’y eut d'abord que les évêques qui célébrèrent trois messes ; on accorda ensuite à de simples prêtres la permission d’en célébrer également trois, et peu à peu cette coutume devint générale. Plusieurs liturgiens attachent aux trois messes une signification mystique. Selon eux, la messe qu'on chante la nuit rappelle l’état de ténèbres profondes où se trou- vaient les hommes avant la venue la manifestation des grâces abon- dantes auxquelles nous fait parti- ciper Jésus-Christ dans sa nais- sance, et l'Eglise le proclame en disant qu'un enfant est né pour nous. Ile du Prince Edouard Un bulletin de recensement rela- tif à l’agriculture de l’île du Prince- Edouard a été publié à Ottawa ces jours derniers. La valeur des ter- res et des constructions est fixée à $23,118,946, eelles des instruments et du matériel agricoles à $2,628,- 767 ; celle des bestiaux, en 1901, à $7,467,663. La valeur totale des propriétés rurales est de $30,434,- 089. En 1901, les récoltes se sont éle- vées à $4,764,674 ; les produits ani- maux À $2,648,623, soit à 1564 pour chaque ferme ordinaire. La production du fromage s'est montée à $449,088 et celle du beur- re À $117,736. Sales Summerside ee me Le Stanley fait maintesant le trajet entre Summerside et le Cap Tourmentin. Î ed > is À à S hi RÉ RE Aux Abonnes Nous donnons, aujourd'hui, avis à ceux de nos abonnés qui témoi- gnent le désir de renouveler leur abonnement, où à ceux qui ne sont pas encore abonnés et qui désirent s’enrôler dans notre liste, que, d'ici, au premier de février, s'ils payent un an d'abonnement d'avance, ils auront droit aux trois magnifiques Primes que nous donnons. Les agents qui recevront des paiements à ces conditions, de- viendront sujets aux mêmes règle- ments que nos agents déjà nommés et auront droit aux mêmes privi- lèges. Les Primes seront expédiées aus- sitôt que nous recevrons le montant des abonnements. L'ADMINISTRATION. Le retour de Sir Wilfrid a — Une lettre reçue à Montréal d'un ami en visite chez Sir Wilfrid Lau- rier, à Hot Springs, annonce que le premier-ministre sera de retour à Montréal le 29 décembre prochain. L'hon. W. S. Fielding —Le banquet donné à l'hono- rable W. S. Fielding, miuistre des L'IMPARTIAL JEUDI LE 25 DECEMBRE 1902 La Messe de Minuit _— Les Congregations non Autorisees ignie, Martinelli et Uivès, qui sera chargée de diriger l’œuvre de la ——— On écrit de Saint-Brieuc que six religieuses du Saint-Esprit ont pris | propagande protestante, Le,pape,_ ; passage au Légué. sur le steamer ; dans ce ‘‘Motu proprio’’, se plaint ‘préservation de la foi, fondée à Rome pour arrêter les progrès de la ‘‘Saint-Brieuc’’, pour le Havre, où |de la licence effrénée laissée dans elle se sont embarquées sur la “Lorraine”, de la Compagnie tran- satlantique, à destination de New-, Vork. Ce sontles premières sœurs blanches qui partent pour l’ Améri- que. Elles s’établiront à Hartford. | D'autres sœurs blanches sont | parties pour la Belgique et l’An-| gleterre. Ces jours derniers, le mobilier de l'établissement de Lan- : derneau, dont la fermeture fut si pénible, a été embarqué au Légué. | Quelques religieuses des ursuli- | unes de Quintin sont également par- | ties fonder un établissement à Di- | nant, Belgique. | Le Moniteur Acadien Nous n'avons pas fait un crime au Moniteur Acadien quand nous lui avons dit que oe n’était pas le cas que les journaux se télégraphi- aient, etc. Nous voulions tout simplement lui dire qu’il parlait sans connaissance de cause. Il est encore dans la plus grande :i- gnorance dans ses commentaires sur ce que nous avons dit. La pe- tite insulte gratuite qu’il nous lance ne lui aide certainement pas Finances, par les libéraux de la Nouvelle-Ecosse, a été un des plus brillants qui aient encore eu lieu à Halifax. à se retirer du faux pas où il est tombé. Somme toute, le confrère l'aurait mieux fait s'il eût attendu un peu, au lieu d’aller se lancer L'Hon, M. Poirier a Halifax Sur invitation, comme nous le disions il y a quinze jours, l’hon! Sénateur Poirier, chevalier de la | Légion d’ Honneur, donnait, mardi | de la semaine dernière, une confé- | pour sujet le premier voyage de Cabot et le lieu où il a débarqué. À la fin de la conférence, la Owens. Tous complimentèrent hautement le conférencier sur les recherches qu'il avait dû faire et traité son sujet. La plupart, tou- tefois, ne s’accordèrent point avec lui sur le point du débarquement, et soutinrent que bien qu’il n’y ait point de données exactes pour l’é- tablir, les circonstances indiquent clairement que c'est au Cap-Bretor que les Cabots ont débarqué. vant de lever la séance, un vote de remerciements fut cordialement présenté au Sénateur Poirier. —Ze Mon. Acad. L'Examiner de Noel ——— Nos félicitations à notre confrère l'Examiner de Charlottetown, pour le magnifique numéro de Noël— il vient de faire paraître. Les di- recteurs de l'Æxaminer par leur nu- méro Noël font preuve d’un esprit d'entreprise qui, certes, leur fait honneur. Rogersville, N, B. Nous regrettons de ne pouvoir publier l’intéressante correspon- dance que nous venons de recevoir de Rogersville, pour la raison que nom, Nous avons une règle éta- blie que nous ne publions jamais aucune correspondance à moins que l'écrivain nous donne son nom en confiance, s’il le désire : Que no- tre estimable correspondant nous envoie son nom et rons un plaisir de publier sa cor- | respondance qui aura encore sa rai- | son d’être. rence devant la Société Historique : d’Halifax. L'’élite de la capitale néo-écossaise assistait à cette sé-| ance. | Le savant conférencier avait pris. question fut l’objet d’une brève! discussion de la part du président | Longley, de Wim. Ross, M. P., du sénateur Church, du surintendant | McKay, J. J. Stewart et J. M.\! sur la manière savante dont il avait A- 24 pages richement illustrées —qu’-| . . . ù , | celui qui l’envoie n’a pas signé son | nous nous fe-| Le pape a publié un | dans une affaire dont il était et est lencore, paraît-il, complètement i- | gnorant. | do | SYDNEY — ——— | | La Glace Bay Gazette qui se pu- lie à une portée de fusil de la tion Marconi, à Table Head, blie l’article suivant dans son | méro de cette semaine : ‘Quelque chese d'étrange sem- sta- pu- nu- Rome même à l’hérésie. Make Weak Hearts Strong. Make Shaky Nerves Firm. They are a Sure Gure for Nervousness, Sleeplessness, Loss of Energy, Brain Fag, After Ef- fects of La Grippe, Palpitation of the Heart, Anæmia, General De- bility and all troubles arising a run down system. É They regulate the heart’s action and invigorate the nerves. This is what they have done for others! They will do the same for you. GREAT RELIEF. I have taken Milburn’s Heart and Nerve Pills for palpitation of the heart and shattered nerves, and for both troubles have found greatrelief.—Mrs. W. Ackert, Ingersoll, Ont. FEELS SPLENDID NOW. Before taking Milburn’s Heart and Nerve Pills I was all run down, could not sleep at night and was terribly troubied with my heart. Since taking them £ feel splendid. I sleep well at night and my heart does not trouble me at all. They bave done me a world of good.—Jas. D. McLaod, Hartsville, P.E.I. Better than ever Fall is setting in. New goods arriving weekly. Country pro- duce taken in exch- ble s’être produit à Table Head, mais ce quelque chose ne semble | pas être très encourageant ponr les | promoteurs des plans Marconi, La | piaihalé market value. Not necessary to go out of the | plus grande partie des fils reliant la tour et conduisant à la chambre de réception ont été descendus, roulés et emmagasinés,. ‘D'après une version, un puis- sant courant aurait été appliqué pour la transmission d’une dépêche et par suite d’une défectuosité quel- conque les fils auraient été brûlés. | Une autre version prétend que la disposition des fils était différente de celle de Poldhu, à titre d'expé- riences, mais que le nouveau plan a été trouvé défectueux et qu’un changement est nécessaire, Un chose est certaine : Marconi n’a pas | réussi comme il l’espérait, mais il semble être plus confiant que ja- mais dans le résultat final de ses expériences. “Le ‘‘Carlo-Alberto’’ est en train | d’appareiller et on pense que M. | Marconi va bientôt revenir à bord, | probablement dans les premiers |jours de la semaine {prochaine et | partira pour le Cap Cod’’—Z'A- Î . | cadie | | D T A CA , . A "A Nouvelles Religicuses | Sa Grandeur Mgr Bruchési re- tournera à Montréal vers la fin de |janvier. Sa Grandeur est actuelle- | ment en France, pour affaires con- | | cernant son archidiocèse. | Une pétition contre le projet de | loi sur le divorce revêtue ües signa- tures de 3,500,000 catholiques ro- | mains a été présentée à la chambre le . ‘italienne. | volumes. | Le Pape prépare une autre ency- | cligne pour les études publiques | qu’il recommande à tous les sémi- | |naires catholiques. Sa Sainteté a! dit récemment que ceci était l’un! |des plus importants devoirs de son | |pontificat. | ‘‘Motu pro- | prio'” par lequel il déclare nommer | { | village for Bargains, | Right at the old stand you can get GROCERIES, DRY GOODS, BOOTS and SHOES, HARD-. WARE etc.,etc., at as cheap a price as elsewhere. S. E. GALLANT. Abraham'’s Village. Cramps are like Burglars | They come unexpected and when (least welcome. 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