s s : mn ame qu'il en faut penser, _Qnant tout blie et ne provoquera pas cette s em L’'IMPFARTIAI,, JEUDI LE S1 MAI, 1900. É, - Chronique de Paris s’agit dono de faire proclamer 4 | légalement cette innosence en es ARTIFICIAL TEETH P'aidant une question de droit ° $ La catastrophe de l'Exposition. —Ce |Aui n3 passionnera guèr > le pu | | À $ | —080 X 000 — sera-t-il prêt. —Et l'affaire Dreyfus. | —Après l'Exposition.— Un livre qu'il faut lire.— Quelques mots du général de Gallifet. Eh bien que faut il penser des deux derniers accidents de l'Exposition ? Que ce sont denx gros mal heurs; dans la Salle des fêtes, un échafandage mal con: truit a eausé la mort de trois ouvriers et la rupture d'une pas- serelle en s'écroulant à éerasé ueuf personnes. Mais il faus remarquer que cette passerelle était en dehors de l'Exposition et l'Exposition ne peut Pas en être plus respon- sable que si demain une mai- son, dans le voisinage da Ghamp de Mars venait à s'é- crouler. Alors il n'y a pas de danger à visiter l'Exposition. Aucun gros danger.....aueun. Par surereit de précaution on a donné de nouveau toutes les passerelles de l’intérieur, celles sur lesqueiles passe le pablio, à une nouvelle épreuve d'essai ; on a placé toute uno nuit sur ohaoune le double du poids qu'elle peut-être appelée à por- ter. On a compté qu'an mètre earré pourrait porter einq hom- mes de ceat kii.eton a eharge les passerelles à raison de 1000 kil. par mètre carré, anenne n’a bougé. Mais enfin tout est-il prêt ? C'est à dire que tout s'active. Dans combien de temps l’Ex- position sera t-elle cemplète-. ment achevée ? Telle est la question qu'on pose de tons côtés ; on peut ré- pendre que tout sera fini, mais là eomplètement, dans une quin- zaine de jours. Ce qu'il y a de oertaln, c'est qu'à l'heure actrv. elle cent milie personnes envi- ron entrent tous les jours à l'Ex- pesitien : c'est un joli chiffre et tous ees gens-là n'ont pas l'air de s’ennnyer. Les attractions ouvrent leurs portes les unes après les autres dans une se- maine les ‘‘danses du ventre” des divers pays, de Tarquie, de Java et même de Chise seront en plein mouvement. Au point de vue de la ourio- sité, ce sont évidemment les ex- positions exotiques qui obtien- nent le plus de succès. Mais le palais des Beaux-Arts, offre un élément plus élevé d'attraction intellectuelle par l'exposition des œuvres d'art de tous les pays que l'Exposition des plus belles œuvres de la statuaire et de la peinture fran çaise de ces dix dernières an nées. Tandis que l'Expo:ition eom- mence à attirer des milliers de visiteurs on entend de divers côtés des cris de colère ; M. Je- seph Reinaeh vient de pronon- cer en effet un discours dans le- quel il annonce que “l'affaire” reprendra après l'Exposition. Là-dessus certains journaux s'emportent et recommencent leurs injures. L'affaire Dreyfus va t-elle vraiment re‘ommencer après l'Exposition ? Oui et non [l est certain que Dreyfus va essayer d'obtenir sa rék abilita- {ion complète en saisissant la cour de cassation en se basant sur des faits nouveaux qui fai- sonnent, mais ce débat sera purement juridique ; l'epinion publique re sennaîtra plus les fortes émotions par lesquelles elle est passée, ily a quelques mois. À l'heure aetuelle, Drey. fus est libre, il n’est plus sou- mis à l'horrible traitement de l'ile du diable et tous les esprits impartiaux qui, sans Passion, ont assisté au procès de Rennes déclarent qu'il est junocent ; 1 effervescence da temps qne nous avons Conna. Puisque novs parlons da pro ces Dreyfus laisses moi vous si gualer nn livre qui vient de pa raître chez Lemerre ; Le procès de Rennes 1889, par Jean Ber nard. C’est uu volume qui vient à son heure an moment où on cour de cassatien. 11 ne s'agit pas dans ce livre de polémique où de diseussion ; ce sont les impressions d'un bourgeois de Paris qui a assisté en spectateur impartial à tontes les audiences du procès: M. Jean-Bernard ne discate pas, ne résume pas les débats, il vous dit : J'étais là, et voilà quelle émotion j'ai ressentie’ Les a: necdotes foisonnent et on peut dire que parmi descentaines de livres qui ont 646 pablies sur l'affaire oelui-ei est le seul dans son genre; Plus on s'éloigne du procès plus ce velnme-ci pa rait intéressant ; e’est la déposi. iles péripéties dramatiques dont il {ut le témoin. Ne quittens pas l'affaire Drey- fus, nous nous réédite un mot du général Galifet minictre de la guerre. Le général reçevait un capi- taine, le capitaine Boeker, pour- quoi ne pas le nommer. Le ne- veu précisément dun vieux M. Bocher qui est en train de mou- rir. —Eh bien capitaine, lui dit le rainistre. Vous savez que vous êtes mal maté, on me dit que vons êtes Dreyfusard ? — C'est vrai, mon général. — a prouve que vous êtes moins bête que les autres. Nous garantiseons bien enten de l'exactitude de ce mot qui date de cette semaine. Les mots du général de Gal liffet formeraient nn ensemble des plus curieux si on Îles re cueillait. | Veuscounaissez à coup sûr, |selui ci : | G'était quelques jours avant les vacanoes : un député était à [la tribune et, à propos de js ne |sais plus quelle discassion sur le budget, avait trouvé moyeu de prendre à partie l8 ministre de la guerre, rappelant les sou- venirs pénibles de la semaine sanglante. À un moment donné l'auteur parlait des ‘’assains de la semaine de mai.” Le général entrait dans lhé- micycie au moment où e6s mots étaient lancés avee colère : —Un assaissin, ditil. Voilà, voilà ! l'assassin demandé. Et il regarda gaiment son banc. C'est évidemment du dé- dain parlementaire ; mais est ce bien là nne qualité pour un mi- uistre ? Que d'autres répondent. Et celui-ci, qu'en cite comme ayant été preuoncé au oerele de l'Union où le général va diner tous les soirs. C'était au début du ministère ; les autres mem- bres du cercle, mécontents, af feetaient de ne pas camser avec le général, et celui ci : Oh ! Vous pourez appre- cher...je ne sense pas mauvais. allez !—11 m'y as pas eu eomseil des ministres aujourd'hui. . On ne peut pas dire que 6e ne soit pas spirituel, mais c'est de l'ironie en pen aigre tout de même ..pour ses autres collègues du cabinet. UN PARISIEN. CINE Envoyez un timbre pour 1otre “ Guide des Io- veuteurs.” Nous obtenons plus de patentes pour les inventeurs que tous les autres ingé- nieurs ensemble, et nous faisons une spégialité des applicaticas, que les autres agents n’ont pag réussi à obtenir. Pas de patente, pas de pape. à MARION 4 MARION, Exranre. 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