L'IMPARTIAL | FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'Ile du Prince Edouard. HEBDOL ;TIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : RS dcmistee Set 00 issue 0 nc Les abonnements sont paya- D 7 RS D bies d'avar:e Annonces 10 cents la ligne 1re insertion, 2 cents la ligne les intertious subséquentes. To.tes communications doi- vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I P. E. à ot « RE sl ii 2 L'IMPFARTIAI, Tranish 24 Avril 1902 L'Assomption Aux ETATS-UNIS Nous applaudissons à la noble résolution que viennent de pren- dre les Acadiens qui sont aux E- tats-Unis de célébrer avec solenui- té notre fête nationale, cette au- née. Des délégués, des différents centres acadienus de i'Etat du Mas- sachusetts se sont réunis, il y a une couple de dimanches, dans la ville de Waltham et ont jeté les bases du programme qu'ils doivent suivre le 13 août prochain. Des discours bien pensés et remplis d’un esprit de. patriotisme furent prononcés par plusieurs de nos Acadiens les plus en vue de là-bas. Nous encourageons de tout coeur ue mouvement patriotique qui doit regevoir l'approbation sans mélange de tous nos nationaux daus leur pays d’adopties. Nous avons des Acadiens dans presque teutes les parties de la ré- publique et tous se feront, sans doute, un devoir, en ce grand jour—l'Assomption—de se donner rendez-vous à Waltham et partici- per à une fête qui nous est si chère. Quoique sur une terre étrangère, nos natiomaux ne doivent pas ou- blier le clocher qui les a vu naître, et rien ne peut mieux servir à for- tifier chez enx le sentiment reli- gieux et mational que de s'unir le 15 août, à leurs frères des provin- ces maritimes et demander à Marie, la puissaute protectriee et Patronne de3 Acadiens, qu'elle nous con- serve, par son intercession auprès de son divia Fils, dans la voie que nous ont nos aieux—la persévérance dans la pratique de notre religion et l'amour inalté- rable de Ha patrie. Que la célébration de la fête de } l’Assomption à Waltham soit cou- ronnée du plus brillant succès sous tous les rapports, tels sont les voeux les plus sincères de l'Im- montrée D il PARTIAL.. #4 . ‘ Tr « (| Sous le titre ‘‘Nos Frères Aca- £ diens,'' nos lecteurs trouveront daas une autre colonne le compte rendu de l'assemblée générale des ii dêlégués, à Waltham. F La Session La session parlementaire qui vient de finir à Charlottetown n’est pas de nature à démontrer que ceux qui tiennent les rênes de l'E- tat sont les hommes auxquels ja prudence doit confier les destinées du pays. En effet le gouvernement ne s’est distingué, à cette dernière session, que par sa marche rétre- grade en ce qui concerne ke bien général de la province, et son man- | que de respect pour l'opinion de | l'électorat. L'affaire &e Murdock McKinnon fait voir de la manière la plus évidente que ceux qui sont à la tête de; affaires, à présent, tiennent plus à maintenir positions qu’à donner justice au public. L'augmentation des taxes, telle qu'annoncée, plonge la pro- vinee de plus en plus dans les pro- fondeurs du précipice où nous tré- buchons à grand train. Il y a quel- que chose de mal. Cgf) EL Yet PPS leurs DDR CEE D PR L'IMPARTIAL JEUDI Les societes secretes — 2 ——— Nous lisons dans la Vérité de Québec, 15 février 1902 : ‘‘On nous a communiqué les Constitutions et le Rituel (en français plus ou moins) de ‘‘ l’Or- dre canadien des Ferestiers’'’ qu'il ne faut pas confondre avec l'Ordre imdépendant des Forestiers, en neus priant de dire ce que nous eu pensons. ‘‘Bien des fois, déjà, nous avons dit ce qu'il faut penser de es so- ciétés plus ou moins secrètes, or- ganisées à l'étranger, dont le bu- reau principal &e trouve en dehors de la province de Québec, qui ont ua rituei, des mots de passe, ete, qui se composent de catholiques et de non catholiques, et qui recru- tent des membres parmi les Ca- nadiens-français sous prétexte d’as- surance et de secours mutuels. ‘‘Pour nous, de telles seoiétés sont clairement des sociétés sus- pectes que l'Eglise demande à ses enfants d'éviter avec soin. ‘’Neus n’avons jamais pu com- prendre et nous ne comprendrons jamais que des catheliques se lais- «ce étés secrètes, mixtes et neutres qui offrent nécessairement des dan- gers par cela même qu'elles sont secrètes, mixtes et neutres. ‘‘Les catholiques ne sauraient fréquenter intimement les non ca- tholiques sans périls pour leur Foi: o’est là une vérité élementaire, pourtant. ‘Dans l'espèce, nos Canadiens- français qui entrent dans. ces socié- tés sont sans excuse, puisqu'ils peuvent trouver dans des sociétés gatholiques et canadiennes-fran- çaises d'assurance et de secours mutuels similaires les mêmes avan- tages qu'offrent ces sociétés étran- gères et neutres. ‘‘Voilà pour le principe général qui, selon nous, est indiscutable.” Puis la Vérité examine certains passages du Rituel de l'Ordre ca- nadien des Forestiers et conclut comme suit : ‘‘L'étude des Constitutions et du Rituel de l'Ordre canadien des Forestiers n’a fait que confirmer notre manière de voir sur les dan- gers qu'offrent toutes les sociétés de ce genre. ‘‘Elles sont dangereuses : 1.—à cause de la promiscuité des mem- bres : les catholiques viennent en contact intime, au sein des Loges ou des Cours, avec des non catho- liques, sur un terrain qui n’est pas purement un terrain d’affaires f- uancières ; 2.—AÀ çause du secret dent &es sociétés s'entourent ; 3.— À cause des cérémonies rituelles qui tendent à Substituer, peu à peu, insensiblèement, aux pratiques et aux prières de l'Eglise, des pra- tiques et des prières que l'Eglise ne reconnaît pas. ‘Pour nous, toutes ces sociétés secrètes, mixtes et neutres, qui se répandent rapidement parmi nos eompatriotes, sous prétexte d’assu- rance et de secours mutuels, cons- titient un immense danger pour l'avenir. Et si jamais notre peuple périt misérablement, au lieu d'at- teindre les belles destinées que Dieu, n’en doutons pas, lui réserve s’il reste fidèle à. son devoir, on pourra égerire avec vérité sur son tombeau : ‘Ci gît le peuple canadien-fran- çais, mort empoisonné par les soci- étés secrètes. ’” Avis aux jeunes gens qui se laissent entraîner dans ees sociétés que l'Eglise demande à ses enfants d'éviter. Avis aussi à eux Qui encoura- gent nos jeunes gens à s’enrôler dans ces sociétés et qui leur font croire que l Eglise ne désapprouve pas ces sociétés. MeQuarrie & Arsenenit Avocars. NOTAIRES, &:. Sumuesrside, 1 P.EK. (Bureau au dessus da Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQaarrie, Aubin E. Arsenault at sent induire à entrer dans ces soci-! Il se fache encore ! Le Patriot grince toujours des dents centre | IMPARTIAL et ne pe it s'empêcher d'essayir de le mordre à chaque occasion qu'il tronve. Inutie mon p'tit. Vos grimaces et vos contorsions sont impuissantes. L'IMPARTIAL vous a tapé la ‘“goale"” quand vous avez commenté à semer vos mensouges à l'éga:d de ce qae nous avions dit d’'Anderson ; nous vous rincerons encore aAu- tant de fois que vous agir:z avec la même frurberie, N'allez pas vous imagliw r, cher petit po is. son, que vozs allez être cru quaud vous dites que l'IMPAR- TIAL a été incapable de ’.rouvei ce qu'ila avancé L'IMPARTIAL a produit des jreuves qui vous ont écrasé, ct tous toux qui sont \les plus compétents de jug: r les choses prociament, em rant. qu'il vous à fait passé par une lessive que vous n'oublierez pas de sitôt sil vous reste encore une once de bon sens Nous n'arons jamais eu peur des gars comme le “boss” du Patiotit nous n'avons pas b-soiu de laide de personue pour Jui don- ner la râclée qu'il mérite cha- que fois qu'il noas en fournit l'occasion. Le pen d'élération d'âme qui perce à travers les écrits dout il orne sa feuille, et surtout le langaga bas et gros- sier dont il fuit usage à notre adresse, rendent un témoignage éclatant qu'ilest nu rustre et uu mal élevé. Mais que vou. lez-vous, il faut de co tte classe d'individus pour faire autres ? Ma foi, nons pourtant trouvé quelque chose qui frise le çonique daus ce que nous adrisse le gaiilard du Patriot, s'il we l'avait pas mé- langé avec une si forte dose de de ridisvle. Ten:z vous bien, amis lecteurs ; voici le comique et le ridicule attelés an même char: Le Patriot ne vient-il pas anuoncer que la cause aca- dienue est ausel bien sanuvegar- dée entre les mins de son cor- respondant Real Earnest qu'- entre les mains de n'importe qui le cette province—laique ou ecclésiastique ? Après cette. | déclaration venant d'une tele autorité, s1 vous n'êtes pas en- core étouffes de rire. chers lec- \ rire Îjes avons ‘se sont tendu la main et aidés PAT” Chureh. pare Fe D ee DR Deb mminpmt ar DE es mme es LE 24 AVRIL, 1902 ‘ray River Hall Company. An act to incorporate the Leaf Hall Company. norable M. Pascal Poirier, séna- teur acadien, ex-président du co- mité des Fou du Sent; eue An oct 65 issrparalé 108 AE anuée, revient l'honneur d'avoir! _- AT : Hall Company. : complété l’œuvre commencée (ME 4 te ineorporate the Commer- 1896 par l'honorable M. Bernier, | ;,] Lighting Company, Ltd. sénateur manitobain. Au moment! An net respecting the Dentistry où se fait par tout le Canada fran-\4nq Dental Surgery. çais, et jusque dans la chambre des! An act to further amend ‘‘the Communes, nn réveil en faveur de County Courts Amendment Act 1878" la propagation de la Jangue fran-' An act to incorporate the trustees çaise ei surtout du bon parler fran-|0f St Columba’s Presbyterian @hurch lat Marshfield, in connection with the Presbyterian Chureh in Canada. Maple . » . Ççais, cette action du Sénat et sur- tout cette union des deux extré- des nt mités du pays, l'Acadie française, DS D | Corner Hall Company. rec le Manitob is, est du! Ô avec le Manitoba français, | Au act to incerporate the trustees meilleur augure. Ces deux groupes | Mount Stewart Presbyterian un représentant de la province de! An act to incorporate the Prince Québeo, l'honorable sénateur Bé-| Edward Island Starch Company Li- ique, membre du comité des ‘‘Dé-| mited. bats’ ont fait sanctionner les! An act to amend the City of Ghar- droits de la langue française au lottetown Incorporation Act: Seat. An actin amendment of an Aet Nous sommes heureux que le | respecting Georgetown and Commow. sort soit tombé non seviement sur| an #0 " incorporate the Crapaud un homme des plus compétents à| , mie À ARR d faire ce travail difficile, mais aussi | Fr nn pense ea: sur uta homine de talents un litté- Po sine ee RU | Le ’ |panies and Associations and Brewers. rateur qui méritait celte Trecon-| An gct to amend the act passed in naissance du pays. Ajoutons à cela the first year of His present Majesty's que depuis quelques années M. reign, Chapter 15, intituled ‘An Chapman est un citoyen de notre |Act to amend the rrustees Act 1866” grande province d'Ontario, cù les! An act to amend an Act to impose Canadiens-français augmeutent en |an Income Tax. nombre tous les jours et servent de | An Act to incorporate the Hotel trait-d'uion entre Français | Davies Co Ltd... L des provinces de l’est, et les Fran- | a ge nes le Re Une a Re çais des provinces de l'Brest. RESTE certain lands therein men- Encore uue fois nous félicitons | ps oi sn cris bouts le Sénat et le remercions de son ct to incorporate the Stanley Bridge acte de justice. | Dairying Company. Àn act to amendthe iaw relatiug ‘to Barristers. An act to amend the Charlottetown Water Works act. An act to amend ‘‘The Prohibition act, 1900.” les Nous avons entendu avec plai- sir, l'honorable Séuateur Poirier donner en français aevant le Sénat avis d'une notion très! importante. Untrès grand nom-| An act to amend an act passed in bre de sénateurs anglais n'ont pas the 1, Edward VIT, Cap IV. intituled compris du tout ce dont il s'agis- ‘in act to amend an act respecting + ; , é | : LL sait, mais cela ne fait rien. Ils | 92e Legislature. ; ù : Au act further to verront la motion traduite et 3m- | . nmend hrs : y 1. |sessement uct 1894 primée en anglais aujourd hui, | til : à N amendment thereof. et 1ls wourront se renseigtier. os : ÉS ; 8 An act to further amend ‘‘An act représentants au Sénat et aux] r'lating to practice and pleading in Communes devraient plus souvent the Supreme Courts.” qu'ils ue le fort aujourd’hui par-| An act to amend an act to inoor- lèr en français. Outre que ce porate ‘The Winsloe Dairying Com. sera une affirmation de nos droits, | pany”, passed in the 57, Vietoria, cela nous donnera de l'importance | Cap 27. et de l'influence, et beaucoup de! ÂÀn act to further amend ‘The | Publie School Act 1877” and smend- uos hommes publics feront comme ; , : | S les homes publies instruits des!" enr An act to regulate the time of ss.» sure pers et la haute POCURE | nains and closirg tbe Public Of- d'Angleterre ; ils apprendront la | fices of Prince Edward Island. la laugue française. —ZLe 7emps | Anact for appropriating certain | moneys thcrein mentioned of the service of the year vf Our Lord, one thousand nine bundred and two. hier, ‘The As- and acts in L’anarchie regne « ss EX BELGIQUE teurs, liez, riez fort. Les riais] aiment à entendre rire, même a leurs dépens. La Langue Francaise Nous sommes heureux de pou- voir annoncer aujourd'hui que le Sénat a reconan, hier, les droits de la langue française, en nommant un traducteur additiontiel des ‘‘Dé- bats.”” Nous félicitons le Sénat de son acte de justice, qui est la réa- lisation de l'œuvre commencée en 1896 par l'honorable sénateur Ber- nier. Avant 1896 la langue fran- çaise était ignorée au Sénat, quant aux ‘Débats’ qui n'étaient pas traduits en français. M. le séna- teur Bernier fit cette atinée Jà reconnaître nos droits ea faisant adopter par le comité des ‘‘Dé-| bats’’, dont il était le président, le] principe que les sénateurs Cana-| diens-français ont droit d'avoir! une version française des discours prononcés au Sénat. Cette traduc-! tion fut faite pendant deux sessions : par uu traducteur payé à tant de | la page. Deux ans ou troisans plns| tard, M. Jos. Bouchard était aom-| mé pour faire la bescgre à traite- | ment fixe. Mais l'ouvrage était | trop considérable pour un seul tra-| ducteur, et avant la nomination de! M. Bouchard comme après, la ver- sion française m'arrivait que cinq, | six et même douze mois après Ja. vérsion anglaise. La nomination | ‘| d’un deuxième traducteur perma-| nent s'imposait donc. Elle a été| faite hier sur la recommandation | du comité des ‘‘Débats’”’, A l'ho- | l | Trustees of Au act to compel the registration of a certain deed therein mentioned. An act respecting the surveying of Les socialistes défient les troupes | township boundaries. et la polioe, et démolissent tout ce qu'ils peuvent atteindre. Dans une seul journée, maison de Bruxelles vendu 17,000 revolvers à des anarchistes. Le nombre des blessés est con- sidérable. Au Parlemeit, les députés ‘se sont battus avec rage. Les gendarmes cnt eu peine à les séparer. La cause de iout ce sonlèvement c'est que les anarchisies veulent obtenir à tout prix le souffrage|l universel. une Vin des Carmes a Vin par excellence pour réparer les forces perdues et : FORTIFIER TOUS LES FAIBLES. graud'- > Bou pour tous les âges et les DEUX SEXES, LES MEILLEURS MEDECINS | - L Recommandent fortement le Provincial Legislature Vin des Carmes BILLS PASSED IN THE LATE SESSION An act to consolidate and amend the Acts to incorporate the Charlotte- town Young Men's Christian Asso- À. Toussaint & Cie. QUEBEC. CARTES D'AFFAIRES Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON First Prizæ Graduate New An act respecting the election of York Uriversity the Fourth District of! TIGNISH, ee …e FE E. E King's County: | ‘The Public | J. DOIRON, MD. An act to amend | GRADUÉ DE LAVAL DE MONTREAL. ciation. An act incorporating th2 Board of ‘‘fhe Century Church Mause Building Fund” for the Church Canada au Presbyterian Eastern Section. An act to incorporate the Corran LS PS 3. B2: : in Con JT À CID pu . £lectoral Roads Act, 1901. An act to amend the law relating | to trustees. |'Tignish............1 P. E An aet to incorporate dan Th y dont keep où pany C River Hall Company. É PR. ; An actto incorporate the Long When Kendrick s Liniment River Hall Company: comes along, Pain passes by on An act to incorporate the Mur-|thse other side. | | POUPEE US Save Trouble and Expenses Not necessary to go out of Tignish for your Spectacles and Eye Glasses. I have just imported one of the finest assortment nf Spectacles and Eye Glasses ever brought to the Island. Suitable for ail ages. EVERY STYLE Gold, Gold filled, Nickel, Silver, Steel, rubber etc. THE LATEST AND B D y es er Price always right L. S. PERRY TIGNISH Eyes tested free of charge SOME OF THE Bargains EME, E. W. Tayiors SALE One 18.00 French Clock, real marble case 13 50 One 5 light silver candleabra very handsome tor 12.00. 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