: rss ré t ER ee —— = = L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 6 JUIN :ort 18 ANNÉE es NOUVELLE SERIE pr DEUX PORTRAITS DU MEMEFRERE.. PREMIER TABLEAU s'écrie un g:min de onze ans. Ceci n’est pas un conte. Ilya | vait une fois, un heureux pays qui avait À sa tête un howume heureux qui rendait tous ses sujets heureux ! ! Ce roi fit, un jour, un voyage |. dans son empire. Naturellement, il décerna de nombreuses décorations : ce qui lui valut de nouvelles sympathies, car nul n’ignore que les petits cadeaux entretiennet l'amitié. Puis le roi fit des discours. Il fit preuve d’un libéralisme extraor- dinaire. Ainsi, un jour, c'était ie 18 avril, il disait: ‘‘Soyez assurés que le Gouvernement s’attachera comme par le passé, à respecter vos lois et vos traditions religieuses ! Trois jours plus tari, il redisait : ‘“Nous ne voulons pas toucher vos! croyances : lefdomaine de la cons- | cience est invivlable.”? l Ce même jour 21 avril, on en- tendait ce monarque déclarer : “Vous avez vos croyances ; c’est naturel et nous ne voulons pas les CES | Vraiment, amis lecteurs, vous vous direz : ‘‘Voilà un chef de gou- vernement idéal: ilre blesse rper- sonne. Chacun pense ce qu’il veut ; pratique la religion qui lui plaît, é- lève les enfants selon ses convic- tions. Qu'il ferait bon vivre dans son empire ! DKRUXIEME TABLEAU Ceci n’est pas un conte. Il ya- vait une fois, un roi méchant qui n‘obéissait qu’à des maîtres mys- térieux et cruels nommés franc- maçons. Ce roi avait dans son empire, des sujets qui n'avaient aucun des mauvais sentiments qu’il possédait. Ses trente six millions de sujets étaisnt catholiques. Ces hommes ne conspiraient point contre l’Etat : ils étaient doux, trop doux. Par- mi eux, des milliers d'hommes 2a- vaient quitté leur famille et jeurs amis pour se vouer à l'instruction des enfants du peuple ou se consa- crer au soulagement de ses misères spirituelles et physiques. Des milliers de femme avaient abandonné le costume du monde combien, parmi ses élèves, sont prétend ne pas croire en Dieu ! } Un chapelet !....dans sa classe !.. Il prend un air moqueur et deman- —Qui a perdu cet. ...instrument? —M'sieu ! M'sieu ! il est à moi ! Et vite, il s'empare de son cha pelet. Le maître, curieux de savoir! aussi superstitieux, demande d'un ton de plus en plus moqueur : . —S'en trouve-t-il beaucoup par- mi vous qui ont de ces instruments- Misc: Un moment de silence, puis une voix s'élève, forte et courageuse, du fond de la classe : —Moi, Monsieur ! ma poche. —Toi, Joseph, un grand garçon de 15 ans !....Et que faistu de cela ? —Monsieur je le dis tous les jours, et, quand je suis tout seul dans les champs ou par les chemins, j'en dis comme ça une dizaine, de temps en temps. Alors tous les élèves de s’écrier à qui mieux mieux : —Moi aussi, M'sieu, j'en ai un ! Le M'sieu était complètement abasourdi ;—Ça suffit, dit il d'un ton sec, à vos places ! Brave netit Joseph, va, tu méri- tes la croix d'honneur ! LA FIEVRE JAUNE j'enai dans —Le paquebot français *‘Pérou’’ qui est arrivé à Fort de France, Martinique, de Colon et Languai- 1a, a eu 15 cas de fièvre jaune à son bord pendant son voyage de {l’isthme de Panama à la Marti- nique. Deux malades sont morts, six autres sont en convalescence et les sept restants sont encore en traitement. Quand le ‘‘Pérou’’ arriza à La- guaira, Vénézuéla, le 24 mai, le | Capitaine déclara qu'il y avait huit cas de fièvre jaune à bord. L’un des malades était mort et avait été enseveli dans la mer au large du port vénézuélien. 40 PERSONNES TUEES Un soulèvement s’est produit à faits remarquables d’une institution |sait pas la ligue de conduite du qi est pourtant pour le peuple une véritable bénédiction. Ce tribut sincère payé au sys- tême des Rentes Viagères du Gou- vernement Canadien par Mr. Wil- liam Jennings Rryan, ‘dans son dis- yens de Galt, devrait être d'uv| grand poids pour trancher ia ques tion pour ceux qui n’ont pas enco re profité de ces Rentes, l'opinion émise venant d’un homme qui a fait du problème social l'étude de toute sa vie. On rapporte qu'il a dit : ‘‘J'ai essayé pendant des an nées à calculer un plan semblable en faveur des citoyens des Etats- Unis, et je ne puis pas comprendre pourquoi chaque peuple civilisé ne Canada, et n’encourage pas les gens à mettre quelque chose de côté pour les jours ou ils seront trop vieux pour travailler. (C'est là, a t-il ajouté, le fait d'un vrai gou. vernement co-opératif.’” Tandis que d’autres pays ont é- tabli des systèmes de pension cal- qués ser le ‘‘Poor Law Relief’’, et dont le résultat est d'entretenir le paupérisme et non pas de stimuler l’économie, le gouvernement Cana dien a, par sa Loi des Rentes Via- gères, inauguré un système par le quel l’économie est préconisée, et qui donne aux gens toute facilité de se venir en secours à eux- pre dignité. On peut obtenir des renseigne- ments complets sur ces Rentes, en cours de vendredi dernier aux cito-| mêmes, tout en gardant leur pro- L’IMP OUS mi Entêtes de Lettre Cartes de Deuil Lettres de Ordres de Danse Circulaires Bons de Pain ARTIAL _ Imprimons : Entêtes de Compte Cartes de Visite Faire Part Billets de Rafle Programrnes Pancartes Placards Recus, etc. etc. LA STATISTIQUE SUR LE CANCER Nous empruntons à notre confrè- re parisien, le ‘Petit Temps’’, les lignes suivantes relatives à une com- s'adressant au Surintendant des Canadien, à Ottawa, à qui toute correspondance arrive sans affran- chissement. LES REBELLES FONT UN MASSACRE DE CHINOIS Eagle Pass., Texas, 23.—On vient d'apprendre les détails sur la bataille qui eut lieu le 15 mai, entre les rebelles mexicains et les Chinois à Torreon. C’est à un journalis- te de cette ville qu’on doit ces ren- seignements. Les Chinois qui ne voulaient pas laisser les rebelles en- vahir la ville de Torreon, tirèrent Cholula ville de 10,000 habitants stiuée à huit milles de la Puebla. Quraraunte personnes ont été tuées et le nombre des blessés est consi- des coups de feu sur eux. Les re- belles concentrèrent ieurs forces et Rentes Viagères du Gouvernement | se livrèrent à l'attaque des fils du pour revêtir une rube de bure et|dérable. Des magasins, passer leur vie à apprendre à lire à des petites filles, à soulager des ma- lades ; à secourir toutes les infortu- nes. Ce roi méchant, sur l’ordre des francs-maçon;: chassa de son royau- me tous ces milliers d'hommes et de 4 sieurs maisons appartenant à particuliers ont été pillés. destruction. L'anarchie règne à Cholula. les bu- reaux du gouvernement et plu- des Les re- belles ont allumé l'incendie et la ville de Cholula est menacée de femmes il s’empara de tous leurs biens ; fit défoncer les portes des églises, et commit encore beaucoup d’autres crimes. Il défendit aux pères de famille croit que La Puebla sera attaquée. nement emma enee à un PLUIE BIENFAISANTE La bienfaisante averse que nous d'élever leurs enfants à leur guise : |aVons eue dimanche soir a en pour il leur imposa des livres qui ontra-|bon effet d’éteindre la plupart des geaient la foi de ses sujets. | feux de forêts de la province. Pour C'était, n’est-il pas vrai, un roi | Halifax c'était la première pluie bien méchant et vous ne voudriez ! qu’elle avait depuis trois semaines. | Dimanche, un feu de forêts écla- tait dans le comté de Lunenbury et le village de Conquerall menacé de destruction. pas vivre sous sa férule ? EXPLICATION Mes bons amis, ce roi qui parlait iberté de conscienc Étsineit : . : roupe et tirèr s de liberté de conscience et déclarait | fait rage aussi à Gold River et a | rent en groupe tirèrent sur les hautement respecter les convictions | Basin ou un groupe de pompiers de ses sujets s'appelait Armand | volontaires a combattu les flammes Fallières, président de la Républi- tout l'après midi. A Marvin’s Is- que Française et il tenait ces belles | land, les flammes ont détruit l’é- : ri! à A soie 1 | ° 2 paroles en avril 1911 en Tuiisie à |cole et la gare. Le service télé: des Juifs, des Bédouins et des Mu-| phonique a aussi été interrompu. sulmans. Une riche réserve de bois appar- Quand à ce roi cruel qui exilait |tenant à MM. Kelly et Mclvor, de ses meilleures sujets, s'emparait de |Ja rivière Hébert, Cumberiand, a leurs biens et persécutait les mil-| aussi été détruite. Près de huit lions des catholiques :e son pays, | milles de forêts ont été rasées et au il s'appelait aussi Armand Fallières delà de 200,000 pieds de billots ont président de la République Fran-|£été consumés par les flammes. çaise. it De Vous le voyez il y avait de quoi MR WILLIA Î . à faire deux tableaux bien dis- tincts ! | CET INSTRUMENT CANADIEN ht Nul n’est prophète en son pays. C'était dans une école de l’arron- | Ce qui est vrai des prophètes l’est dissement de Bressuire; vers la fin aussi des avantages naturels dont de la récréation, un enfant trouve |jouit un pays, et des avantages que par terre....un Chapelet. Ille dé- |lui ont acquis ses lois et ses cou- JENNINGS BRYAN RECOMMANDE LES RENTES VI- AGERES.DU GOUVERNEMENT Bank fut | L Le feu 4 |Pauques, et les ruiner, se formè. Céleste Empire. La colonie chinoi- se de Torreon fut presque compolè- tement exterminée. Le docteur J. Lim, un médecin chinois de Torreon, a compté les cadavres de deux cent quarante de ses compatriotes. La capture de On | Torreon a deplus coûté la vie à vingt-six rebelles, à quinze soldats de l’armée fédérale et à trente-qua jtre personnes qui ne prirent pas | part à la lutte. Cette lutte dura trois jours Le général Lu Juéro commandait la garnison. Il réus- sit À retraiter sans trop subir de pertes. La ville était sur le point de tom- ber au pouvoir des rebelles, lorsque | commençs le massacre des Chinois, i Ceux-ci croyant que les ennemis du gouvernement allaient piller leurs | rebelles qui ripostèrent avec le ter- rible résultat que l’on sait. ne ane es ca mnt | Iilustrations de feu le roi Edouard. En couleur, ce qu’il y a de mieux. Prix depuis 10 cts chaque à 50 | munication concernant une très in- téressante statistique sur le cancer: | On peut, dit le docteur Bertillon, {tracer sur une carte de France, en trois coups de plume, la région oû le cancer est fréquent dans les cam- pagnes et celle où ilest rare. Ti- rez, dit-il, un trait de Caen à An- gers, un autre d'Angers à Dijon, un troisième de Dijon à Mézières. Tout ce qui est a l’intérieur d' car- ré ainsi tracé est très frappé par le cancer; ce qui est en dehors l’est deux fois, ou trois fois, ou quatre fois moins. (Toutefois, le cancer est assez fréquent dans la Vendée et daus l'Isère). Ce carré fatal contient assez exactement le bassin craveux dont Paris est le centre. Nous pouvont tracer un fautre varré aussi favorisé que l’autre l'é- tait peu. Tirons untrait de La Rochelle à St-Etienne et de là au Rhône et les Pyrénées, ne contient pas un seul département où le can- cer ait une fréquence notable. Un carré fatal dans le Nord Est de la France, un carré béni du sort au Sud-Ouest; ainsi :e résume la dis tribution du cancer dans les cam pagues françaises, d’après la carte présentée à l’Academie par M. Bertillon. Le cancer est toujours beaucoup plus fréquent dans les villes que dans les campagnes. En général, le cancer est plus fréquent dans les pays du Nord de l’Europe (Angle- terre, 91 décés annuels, pour 100 000 habitants; Norvè: e, 100, Pays- | Bas, 101, etc.)que dans le centre de l’Europe (Prusse, 71: Autriche, 78; France, 76) et beaucoup plus rare dans les pays baignés par la Méditerranée (Espagne, 48; Italie, 6r; population européenne de l’Al- gérie, 32). Ilfaut ajouter qu'il est rare aussi en Hongrie(42). Il a une fréquence assez analo gue à celle de l’Europe centrale dans les colonies australiennes : il serait rare à Celan, très rare à la Jamaïque. Sa f:équente augmente dans tous les paysans exception. En Augleterre, elle a presque triplé depuis cinquante ans. Les statis tiques des autres pays sont moins anciennes, mais montrentyun ac croissement au moins aussi rapide. La statistique ,parisienne montre que le cancer ‘‘précoce’”’, moins de cinquante-huit ans, n’augmente pas de fréquence. M. Bertillon mon tre aussi qu'il n'y a aucun recrois- sement de fréquerce du cancer du sein, ni des organes féminins, ni du cents. pose sur le bureau de l'instituteur. |tumes : il faut souvent l’oeil d’un frrand émoi dy maitre d'école (qui étranger pour.découvrir les bieg- Addressez-vous à L'IMPARTIAL. | caucer dit les fumeurs. L'eccrois- sement de fréquences porte unique- quement sur les cancers de l'esto- mac et le cancer les intestins et du rectum, en nn mot, sur le cancer des organes de la digestion. Est ce donc dans l’aïimentation qu'il faut chercher les causes du déve- loppement de cette maladie ? Les statistiques, interrogées sur ce point, ne donnent pas de réponse bien nette. En Angleterre, le cancer cause gresque autant de décès (34.053 en 1929) que la tuberculose pulmo naire (38,639). SE YuUR AVOIR LA PAIX Une excellente précaution pour avoir toujours la paix et la laisser à autrui: ‘‘tout prendre en bonne part’’: les paroles qu'on nous adres- se, les procédés dont on use envers abus les démarches ou les actes dont nous sommes l’objet. Mal- heureusement, nous sommes plutôt portés, par la pente mauvaise de notre nature, à juger de travers les dits et gestes de notre prochain. Trop facilement, nous croyons qu'onnous a manqué ou qu'on nous mésestime, qu'on a quelque grief contre nous. Il suffit d’un de contume sur le visage de quel- qu'un pour nous faire croireà de l'indifférence ou de la froideur. Ou bien, on a prononcé à la légère une parnle qui était en notre dé AVEZ-VOUS DE L'ARGENT ? qui ne fait rien, on qui vous rap- porte moins de 8,-° d'intérêt. Nous pouvons placer n'importe quelle somme sur premières hypo- thèques garanties et enrégistrées rapportant 8,-° net aux prêteurs, Ecrivez-IMPERIAL AGENCIES P. O. Box 564, Edmonton, Alta. P. C. 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I. petit air un peu plus sombre que | uu mot qui nous a piqué; ou enco-, re, un imprudent nous a rapporté faveur....De tous ces riens on fait : des montagnes, et voilà la bonne a- mitié troublée pour longtemps. | Ecoutez cette chrétienne qui se| croît même pieuse: ‘‘Jene sais | vraiment, vous dira-t-elle, ce que| j'ai fait à cette personne: elle m'en! ‘ * CUT PLUG Tobacco veut ! Elle me chagrine en toutes rencontres. Elle m'épie, me suit partout, se mêle de mes affaires, puis me dénigre et me tourne en ridicule. J'ai beau m'éloigner, je la trouve toujours à mes côtés, et toujours pour lancer à mon adresse un mot bienveillant, ou pour m’hu- milier par son air dédaigneux et sou sourir moqueur. Elle sait bien que je n’aime pas à parler avec el- le; pourquoi me poser des questions captieuses afin de relever les moin- dres fautes qui m'échapperaient et de faire rire à mes dépens’? C'est un supplice de vivre dans sa socié. té; je ne saurais plus avoir de bon- heur sur,la terre, tant que je devrai la subir....’" etc. Voilà un langa- ge qu'on entend assez souvent, mais combien il est éloigné de la piété véritable ! Ame de peu de foi, voulez vous connaître un remède au mal qui vous afflige, un remède efficace par lequeldvous guérirez le coenr de votre ‘‘ennemie’’ et vous Excellent tabac pour fumer cu pour chiquer. En vente partout. IMPORTANTE NOUVELLE C’est la ‘‘Laterne’’ de Paris, qui nous l’apporte : ‘‘L'église romai- ve, nous dit elle, traverse en ce mo- ment, une crise redoutable, annonce sa fin prochaine.” Mais elle est vieille, cette nouvel- le. Vous connaissez l’histoire de ce barbier qui avait mis cet écriteau À la dévanture ce sa boutique : ‘‘ De- main On raseta gratis’”. Le malheur est que ne changeant jamais, n'arrivait pas non plus. Depuis Néron, il y a une ensei- gne qui porte cette inscription fa- tidique : ‘‘Demain, l'Eglise morte’’. L'inscription était un peu noir- qui l’écriteau, ‘“dermnain”’ sera vons conserverez voue-même dans la paix? ‘‘Failes-lui tous les jours uu peu de bien |,,,2"° | cie. La ‘‘Lanterne’”’ vient de la repeindre. ; L'Eglise contigue. 14