” -< gr 1 # = a. Brienan:e secs EE uen gant UN 4 : ci | 3 À à ve tte coast RP PUR BP AMEERT VER À -— e- ——————_— ZA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. | Fondé en 1893 par Gilbert Buote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F J. BUOTE, Assistante. Et VOL.T5. NO. 27 TS . “ — Chez une’parente qui possède une petite ferme à quelques lisues d'ici, répondit Cécile, et qui voudra bien, nous l’espérous, nous recevoir pour quelques jours. — Pauvre enfant ! murmura Marthe, qui m'eût dit que je te serais plus fatale que ta plus grande enuemnie,? Jeanne et Cécie s'embrassèrent tendr:meut, Jeanne avait fait à la douce jeune fille une confession entière, et celle-ci n'avait pas eu un mot de raproche' pour une in- discrétion qui coûtait si cher. La mansuétuide-était dane sou coeur cotine sur sur ses lèvres. XIII Six mois se sont écoulés. Marthejet Cécile habitent une pauvre petite maison située dans l’un des faubourgs de Toulouse ; elles vivent du produit de leur tra- vail, et un peu aussi de celui de la veste de la garde-robe de la jeune fille , qui a voulu que sa mise! simple et plus que modeste fût en rapport avec sa situation actuelle. Le caractère 4e Martheest devenu légal, tracassier ; car le poids de sa faute lui pèse, et la tendresse de Cécile ne fait qu'ajouter à ses re- mords. Pierre n'a pas tardé à les découvrir dans leur retraite ; ses fréquentes visites sont pour la pau- vre Cécile un suppl'ce, et elle de- mande à Dieu la force de le suppor- ter. La profonde démoralisation de l’honme qu'élle croit son père et pour elle une source de peines sans cesse renaissantes ; elle voudrait l'honorer, mais il semble prendre un infernal plaisir à tortuer le coeur de la malheuaense enfant en étalant avec complaisance le tableau de ses vices. Entre lui et Marthe ce sont des scènes continuelles ; le misérable demaude sans cesse de l'argent, et cett: insatiable avidité a prompte- ment disparaître la petite somme que Cécile avait retirée dela vente de ses bijoux ; et cependant il ne veut pas croire que cette misère soit récelle ; il tempête, menace, au point de forcer les deux femmes éperdues à fuir la maison. Cécile aurait succombé au chagrin, sans sa piété si ferme, si soumise à la volonté divine, qu'elle lui faisait supporter avec courage les plus cruelles épreuves. ; Quaud les deux époux étaient seuls, la ’emme, exaspérée, meu- açait Pierre d'aller le dénoncer à Mme d’Orthes, dût-elle se perdre avec lui ;: mais il levait alors les épaules d'un air de pitie en disant à la malheureuse femme que trés certainement son ancienne maîtresse me la croirait pas et la ferait jeter à la porte comme üne vile intrigante TIGNISH, ILE du PRINCE EDOU ENT cn. _ 7 |jamais repousser toutes distrac- tions ; et son vieil ami. M Da- vencourt, ue parvenait que difficile- |ment jusqu'à elle. Quoique Je:nne n’eût pas quitté la maison de sa tante, il s'écoulait souvent des semaines entières sans qu'elle |l'aperçût, et-même dans ces occa- siens il était rare que Mme d'Or- thès lui adressait la parole. Et. cependant la jeune fille devait se contenter de cette'froide hospitali- té ; car M. Sauvigny, ayant pei- du 5on fils en Afrique, t=fusait po- sitivement de revoir celle qu’il ac- cusait en partie de ce malheur. Le Sunlight Savon est supérieur aux autres savons, mais c'est lors: qu’ilestemployé suivant la méthode Sunlight qu'il démontre sa plus grande supériorité. (Suivez les directions.) LA MÉTHODE Frottement dur et ébullition— deux opérations qui appartiennent à l'histoire ancienne dans les mé- nages où on se sert du Sunlight Savon d’après les directions. Le Sunlight Savon ne peut in- jurier les mains et les tissus les plus délicats, et le linge sera d’une blancheur parfaite,les lainages doux et moelleux. Y ESS [ZZA | | | [1 EE CZ La raison pour ceci est que le CSA LL IL Z C7 Sunlight Savon est absolument NDONKHEZ 39 QU 60 MINUTES | pur, ne contient nul ingrédient F injurieux. Au contraire, il ne con- f tient que des éléments capables de nettoyer et d'enlever la crasse et qui sont essentiellement du savon. — Achetez-le et suivez € e lesdirections. C. Votre Argent Remboursé par le marchand dé qui vous achetez votre Sunlight Savon si vous avez \ S À rtf, \ | d QC Jreetr re L'ennui, le cha gr.n dévoraient lieu de vous en plaindre, 1657 Jeanne ; les journées en traînaient LEVER BROTHE?S LIMITED, TORONTO péniblemeut pour elle et lui parais-| saient des siécles. Comment é- chapper à cette affreuse existence ? 8 CSST EEE SEEN NEC SCENE CNE EEE SEEN NE Son instruction toute superficielle] À ne.lui permettait pas de se piacer| À » come gouvernante : elle avait ; x effleuré toutes les counaissances ir A saifs jaiais rien approfondir ; c'é | 2 tait ce que lui avait dit assez dure- 4 ment Mme Dargennes, lorsqu'elle ” LA É nt l'avait priée de l'aider à chercher 4 une place. Le temps de la flatte- MEILLEUR A rie était passé ; d'ailleurs Mme D D Dargennes attribuait à Jeanne la défense formelle, que Iui avait faite | Mme d'Orthès, de :e présenter chez | elle, et un tel grief ne pouvait se pardonner. Elles étaient bien tristes, les ré- flexions de la jeune orpheline, pen- dant les longues heures de soii- tude ;.et c'était elle seule qu’elle pouvait accuser d: son malheur Son temps se nassait en regrets su- | perflus, en plaintes amères contre la destinée qu'eile s'était faite et dont elle n'’entrevoyait pas le | terme. Tel était l'état des choses, lors:| qu’un jour, eu rentrantchez lui, | M. Davencourt apprit qu'un dame, | qui avait refusé de s2 nommer, | l'attendait dans son cabinet. Le| vieillare se hâta de s'y rendre, et | bientôt il fut en présence d’une | femme paraissant avoir dépassé le milieu de la vie, et dont les traits flétris par le chagrin ou la misère ne réveillaient chez Jui aucun sou- venir. Une vive émotion se lisait dans la contenance de l’étrangère ; la main qu'elle avait posée sur la table tremblait en dépit de ses ef- forts, et ses regards, qui demeu- raient attachés sur M. Davencourt, | exprimaient l'anxiété. Après un! court instant de silence, elle dit: d’une voix à peine distincte : ‘1 faut que le chagrin et la mi- sère m'aient bien changée pour que mon e-zccellent parrain ne me re- comn:iisse plus ?”” M,. Davencourt fit le mouvement d’un homme qui auräit reçu une et une mentetise. Marthe sentait, en effet, le peu de confiance qu’elle iuspirerait à Mme à Orthes après l'avoir trot” pée une fois et lorsqu'elle ne P' juvait donner aucune preuve à l'2 ppui de son assertion. Pendant les six mois qui venaient de s'écouler, la sant; de Mme d’Or- thés s'était sensi' lement altérée ; elle était en Proie à une sombre mélancolie q 4i lui faisait plus que “anti ‘sorte commotion électrique. ‘Henriette ! s’écria t-il, pauyre | Henriette ! est-ce bien vous ? vous! que ous avons Cru morte depuis |- dix-huit aus ! di | | Hélas ! Dieu avait épargné ms vie, mais peur me plonger dans un | abime de maux. Un jour, je vous diyai mon histoire pendant les dix- ‘avit années de souffrances physi- (suite à la huitième page) | € D À Nettoie toute À chose sans À » s AT exception 4 » NN D Si votre épicier ne vend pas la poudre à laver GOLD DUST, envoyez son nom et son adresse ainsi que la vôtre À à THE N. K. Farrmaxx Company, Montréal, et ils vous enverront un échantillon d’un + de livre. 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