L'IMPARTIAI,, JEUDI LE «4 AOUÛUT, 1898. 60eme Anniversaire a Rüstico Mardi, le 26 juillet les parois- siens de la belle paroisse de Rustico célébraient le 60me aa2- niversaire de la construction de leur église connue sous le voca- ble de St. Augustin. Au delà de 1000 personnes, consistant des gens de la paroisse et des paroïsses avoilsi- nantes assistaient à la célébra- tion. 1ly eut grand'messe solen- nelle célébrée par Mgr. l’arche- vêque O’Brien, d'Halitax, assis- té du Rev. F. X. Gallant comme archiprêt-e. les Revs. D. B. Reid et J. McNally, diacre et sous-di- acre d'Honneur ; Revs. P. C. Gauthier et P. D. Mcwuigan, diacre et sous-diacre d'Office : Re vs. 1. R. A. Macdonald et J. J. Macdonald, maîtres de céré- monie ; Mgr. Gilliset le Rev. Dr Murphy, assistants. Au chœur était Sa Grandeur Megr McDonald et les Revs J. A. E. McDonald de Hope Riveret D. J. G. Macdouald de Summer- side. Le chœur, sous la direction de M. Joseph Doucet, executa admirablement bien la messe du 2me ton, harmonisée. A l’of fertoire, le Dr Gallant, chanta l'Ave Maria de Millard, M. l'a- vocat Blanchard de Charlotte- town tenait l'orgue. Le sermon francais fut pro- noncé par le Rev. F. X Gallant, curé de Bloomfield et le Rev. P. D. MeGuigan prononça le sermon anglais. Après la messe la foule parti- cipa à joyeux piqu:-nique aux sons de ia fanfare de la paroisse. GUERISON RAPIDE | Eo@e © emma e@eDe © | $ DE LA TOUX @©Oe©Oe ET DES RHUMES. \Pyny-Pectoral Le remède canadien pour toutes les affections de la GORGE ET DES POUMONS 25. cts la grande bouteille, 1! DAVIS & LAWRENCE CO., Limited, ® 8 © Prop, du Perry Davis Pain Killer, Montréal. LIOLIOLE | New York. | Be@e®e L'Amiral Sampson SA FAMILLE EST ORIGINAIRE DE L'ACADIE (De l’'Evangeline) L'amiral Sampson, actuelle- ment au service dans la guerre hispano-américaine, a des pa- rents au Cap-Breten. Son père descendant d’une famil.e aca- dienne, était né à L’Ardoise, comté de Richmond, d’où il est parti très jeune pour les Etats- Unis, où il s'est marié etouil a élevé une famille, un de ses fils étant l'amiral cammandant l'es- cadre du blocus devant Saätia- go. Nous avons déjà vu que l’a- miral Dewey était français aus- si, de sorte que les meilleurs A- méricains semblent n'être point d'Amérique. Une autre leçon que nous pouvons retirer de ce fait, c'est que nos gens, avec de l'énergie, leur bonne conduite et leur in-|! telligence font généralement bien leur chemin dans la répu- blique voisine, qu'ils savent prouver qu'ils ne sortent point d’une race dégénérée. L'armée des Etats-Unis comprend aux deux tiers des Canadiens, An-| glais et Français parmi ceux qui sont actuellement aux pos- tes dangereux, et, dans la ma- rine, bien qu'ils s’en défendent energiquement leurs hommes les plus dévoués et ceux qui sont aux places d'importance sortent de la marine anglaise et du Canada. 11 y a encore à l’Ardoise ct d aus les environs un bon nom clair. Levons donc les yeux a- upwards. bre de familles acadiennes Sampson qui appartiennent à la méme lignee que l'amiral. | plus haute est directement op | posée au ciel. À mesure que le —Avez-vous jamais vu l'om- bre de la terre ? — Jornment l'ombre de la terre ? . — Oui, tout a une ombre dans ce monde. Chacun de nous à son ombre. On se souvient en- core de l’histoire de l'ivrogne qui se fâchait tout rouge contre un personnage sombre qri l’ac- Ccompagnait sans cesse ; il l'in: terpeilait, l'injuriait et malgré )tout, l’homme sombre le précé- dait ou le suivait pas à pas. Le personnage sombre, c'était :on ombre ! Pourquoi la terre n’aurait-elle pas son ombre ? Ne suffit-1l pas pour qu’une ombrese produise qu'un corps opaque se place de- vant un foyer lumineux ? Le globe est un corps opaque et le soleil est un foyer iumineux, et le plus puissant encore que nous Connaissions. Quand le so- ieil vient à descendre au-des- sous de l'horizon, il est évident que la terre doit faire ombre. Parfaitement. Mais l'ombre é- tant un effet de constraste entre une partie éclairée et une quai l'est moins, il faudrait que l’at- mosphère fût éclairée pour que l’ombre terrestre s’accusât. L’at- mosphère, à la fin du jour, au crépuscule est encore un peu il- | Iuminée par les rayons solaires se réfléchissant sur les poussiè- res atmosphériqu:s qui forment autant de petits miroirs lillipu- tiens. 11 y a de la lumière dans l'air ; donc, par contraste, le | globe terrestre, ie soleil dispa- lru, devrait marquer son ombre 'sur les 1égionus atmosphériques encore un peu éclairées. Done, (nous devrions apercevoir l'om- bre de la terre ou du moins une portion de son ombre. | On a beaucoup discuté sur cette apparition problématique ‘de l'ombre de la terre. Si l'on consulte les astronomes, ils sou- rient généralement et affirment qu'ils ne l’ont jamais vue et qu'elle n'existe pas. Ce n'est pas ‘une raison absolue pour que re- ellement cette ombre ne soit pas | visible dans certaines cirsons- tances spéciales. Récemment, on niait la visi- bilité de l’ombre terrestre Quel- ques semaines plrs tard, un as- ironome américain bien connu, M. KR. Brooks, directeur de l'Ob- servatoire Smith, à Crenova (E:- tat de New-York, publiait les renseignements suivants : “Ici, à Genova, par an temps clair, l'ombre de la terre est tou- jours visible ; elle le devient en- virou une demi heure après le coucher du soleil. C'est une sorte de brume rouge sombre à l'Est dans le ciel, et Sa partie la soleil descend, l'ombre s'élève davantage et finit par se perdre dans l'obscurité de la nuit. L'Ombre de la Terre es “Cet intéressant phénomène | |a sans doute été aperçu par bien des personnes, lesquelles n’ont | jjamais eu l'idée qu’elles vo. |yaient l'ombre du globe sur le-| quel elles vivent ! 11 ressemble tellement à un banc de nuages ou de brume épaisse que sa vé- 'ritable nature a pu échapper à bien des yeux. Maïs on a la | preuve que ce n'est niun nuage, ni de la brume, lo’squ'une pia- ète brillante se trouve en op- | position ou bien lorsque l'on a la pleine lune. | “On voit encore très bien, l'ombre de la terre à l'Ouest du Loiel le matin avant ie lever du | soleil...” | | Ainsi, après les affirmations | de M. Brooks, il parait assez certain que réellement on peut | | voir l'ombre de la terre. Le tout. est de s’y bien prendre et de choisir, pour observer, un temps | près le coucher du soleil, et ef- |forcons-nous de contrôier les faits avancés par l'astreucme a-! Spectacles |a boom to all spectacles wearers. L'observation est à; portée de tout le monde, matin et soir. Les touristes qui s'en vont au Rigi admirer les levers du soleil peuvent, en même temps, chercher l'ombre de la terre, et ceux qui se promènent tranquillement au coucher du soleil auront tout le temps né- cessaire pour faire ia même ob- servation. Se tourner vers l'Est et rechercher une brume rou- geàtre s'élevant de plus en plus dans le ciel jusqu’à ce qu’elle disparaisse entièrement, et si M. Brooks, ne rêve pas tout éveillé, on apercevra l'ombre de la terre. À BAPTIST MINISTER Rev. M. P. Campbell, the highly esteemed Pastor of the Baptist Church, Essex, Ont. say : “From my personal use of Doan's Kidney Pills 1 can say they are an excellent remedy for all kidney troubles” LA CULTURE DU TREFLE Il y à encore quelques fermiers qui décrient ce qu’ils appellent l’agrieul- ture ‘scientifiqne”, mais les plus in- tolérants de ces gens s'accordent avec le fermier scientifique a dire que la culture du trèfle est une bonne chose. Pour bien des années aux réunions de lInstitue des Fermiers on a toujours conseillé de cultiver le trèfle—plus de trèfle — il n'v a rien comme le trèfle— Pour lefourrage, cultivez le trèfle. Pour renouveler les terres épuisés eul- tivez le trèfle. Pour vous enrichir et enrichir votre terre, cultivez le trèfle. Et maintenant après bien des années de théorie on en est venu a la patique. On cultive le trèfle dans Ontario, non seulement en petits lopins, ça et ]a, mais sur les fermes entières on trouve des champs de trèfle—et de tels trè- fles ! Jamais auparavant dans lhis- toire de la province a-t-on vu autant de trèfle. L'année, dernière, surtout, a été spécialement favorable a cette eul- ture et on peut aflirmer qu'on n'a Ja- mais vu dans Ontario, une récolte de trèfle aussi abondante que celle de cette année. L'an 1898 est certaine- ment l’an du trèfle. Allez ou vous voudrez dans la péninsule occidentale d'Ontario, vous n'y voyez que de vastes champs de trèfle. Tantot vous voyez des champs de plusieurs arpents de trèfle qui servent de paturage aux animaux qui nagent au milieu de ces prés : ailleurs, vous entendez le bour- donnements de la faucheuse qui coupe le trèfle qui doit remplir les greniers pour l'hiver. Nous nous réjouissons de voir cette récolte sbondante. Elle se- virra à améliorer l’état financier, lui procurant une grande quantité de nourriture de valeur pour ses ani- maux, et l'aidant a remplir ses vais- seaux à lait pour la fromagerie. Le trèfie fera plus. Non seulement cette récolte procurera un profit immédiat, mais encore un pour lPavenir. Les ra- cines du trèfle tirent leur nonrriture du nitrogène libre de l'air et fait u- sage de cette nourriture, non seule- ment pour elles-mêmes, mais laissent une portion pour la récolte qui doit suivre. Si on laboure une récolte mo- yenne de trèfle, elle procurera dix tonnes d'engrais de valeur, a l'arpent. —Toronto Globe. DIZZY SPELLS Al feelings of faintness that come over you are only ‘lature warniug you ofthe weak con- dition of your heart. Milburn’s Heart and Nerve Pills make the heart strong, then all feeling of faintness disappear. Spectacles Chas. 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