PORT CCE EEE | | ni eme CE PMR nr 4 EPA, SSP ES NERO { È ' L'IMPARTIAL ia mé nacr ns a . | malades : ceux qui ont trop LE COMTE DE MUN. testation organisé par les catho J. H. Myrick & Co. 1L AVAIT DU TOUPET L'auteur de Gii Blas nous montre un faménx docteur qui. ‘“‘œuérissait” tous ses malades en les saignant à blanc et en leur faisant boire de l’eau. Quand je dis qu'il les gutrissait, c'est par mamière d. parier ; il les débarrassait de leurs mala- dies, en les envoyant ‘ad patres’ Un témom cloué entre quatre planches et couvert de pieds de terre n’est plus à crain- dre. Dans son Jeune D;teur, le spirituel conteur populaire Hen- ri Conscience nous prie aussi subtil. Celui-ci n'a---ptait au- cun progrès de la suive médi- cale : il saignait, puixeait et mettait à la diète. (Qnelques personnes extraordiauir «ment robustes résistaient à c traite- ment ; la plupart y suc"oinbai- ent à bref delai et partaïat pour le cimetière où ia m m' herbe, la grande couv riure verte, comiue disent les ca ipasuards, abritait les victimes dun vieux charlatan. Les types de cegenr:: n'ont-ils exist: que dans l'imaination des romanciers? H°i4: : on n'en rencontre que trop, las la vie réelle, chez lesqueis ua ioupet ph‘nominal tient lieu de tal nt; et, malheureusement, bêtise humaine, ce son! souvent ceux-là qui mieux. Voici, à ce propos, une histoire qui me fut racont’e par mon grand-père ; lui-méèine la tenait d'un de ses on ies, qui l'avait entendue raconter par une de tantes. qui demeurait au vieux pays. On le voit, elle date &e loin ; mais on sait ie prover- be : “Les vieilles histoires sont les meilleures.” Dons... Il y ovait une fois un vieux bon-homm de docteur, qui, à force de pratiquer son métier pendant des ann°es et des an- nés, avait amassé une belle for- tnne et conquis une grande ré- nommée dans sa paroisse et à dix milles à la ronde. Je dois dire qu’à cette époque les gou- vernements n'étaient pas bien. “particuhers” pour la question des diplômes. bier venu prenait le titre de chi- rurgien et saignait en consé- quence. On aliait sur les champs de bataille pour apprendre à ceuper des bras et des jambes. Pour tout le rste, on faisait comme on pouvait. Eprouvant le besoin de jouir d’un repos honnêtement mérité —-On parlait déjà comme cela à cette epoqu:— notre docteur, ayant tait venir son fils unique t.….1llettré, lui parla en ces ter- mes : . . 1, rrace :i 18 réussissent le ses —Mon garçon, te voilà en âge de gagner ta croûte : je me fais vieux et je veux désormais con- sacrer tout mon temps à la pé- che à la ligne qui, depuis Adam jusqu’à nos jours, fut sans con- tredit l'occupatiou favorite des philosophes et des sages. Tu “as me remplacer. —Comme docteur ? s’écria le jeune homme. Naturellement ! Mais p'pa. je n’ai pas fait d’é- tudes , commencez d'abord par m'envoyer à l'Uuiversit:… Turlututu ! Je connais cça- mon gaillard. Tu voudrais ap- prendre à jouer au billard, à culotter des pipes, à boire com- me un tempiier, à courir les bals avec les blondes et les bru- u s et à tirer des carottes à ton vieux. Je ne veux pas seule- ment en entendre parler... Ne m'int rrompez pas. Tu auras, pour te tiier d'affaire, ma trous- Se ‘non “heval, mon 'nrait au et mes conseils Tu p urrais, au be oin, y ajouter un paire de Junettes ; ca pose un homme. J crains que Tu n'a rien + craindre ! Ecoute bien 6 «1: il n'y a, dans le moui- | deentier, que deux sortes de | ? cinq Le premier bar- | mangé et ceux qui ont mangé : trop peu. Le reste ne compte pas. Et le remède est tout trouve: aux premiers, de bonnes saig- l'eau claire: aux autres. des viandes saignantes, du bouil'on | et des œufs. À tous des pilules | de mie de pain, roulées dans le | | à | poivre pour les hommes et dans le sucre pour les femmes. Très-bien, p’pa, mais ment savoir... Le diagnostic, pas vrai ? C'est | bien simple. On vient t'appeler com- pour aller visiter un malade. Ne te presse jamais; prends l'air d'être très fatigué par tes nombreuses courses et brisé par l'étude. Pose adroitement des questions de tout genre; si le cilent demeure dans le voi- sinagv, rendsstoi chex-lui lente- ment à petit pas, en t'appuyant sur ma canne à pommeau d'or, qre je te lègue avec le reste. S'il demeure Join, vas-y à che- val ou en voiture, et, en route, plonge-toi, st possible, dans des profondes réflexions ou du mous fais semblant. La posi- tion so-iale du malade est pour beaucoup dans le diagnostic. Le | notaire, par exemple, aura le diabète, à cause de ses habi- tudes sédentaires et de sa bon- ue cuisine. Le baron aura man- gé trop de gibier et bu trop de vieux vins. Tirer leur du sang et fais les jeüuner. Dans les cas douteux, une Inspection dans la cusine sans faire semblant de rien, t'in diquera ta ligne de cenduite. Rappelle-toi bien ceci; dans notre profession, comme dans beaucoup d'autres, 13 grande question est de savoir en impo- ser. On parle des vertus de la | poudre de perlimpinpin; celle que l’on jette aux yeux lui est de beaucoup supérieure. Le garçon se le tint pour dit. 11 reprit la clientéle de son père et gagna de l'argent comme un couper de bourses. Quelle chance, se disait-il souvent, que mon père salt ve- nu au monde avant moi! 11 y a, sous la calotte du ciel, pas mal de génies du même ca- libre ! En attendant, tout marchait comme par le passé. Le jeune Purgon saignait et tuait comme son père et le fossoyeur le salu- ait avec le plus grand respect Lorsqu'il entrait chez un ma- lade, il jetait un ne d'œil du coté de l’âtre, ou s’accumulaient les baiayures de la cuisine et, souvent, les miettes de la table. Il y trouvait le secret de la ma- ladie. Un jour, cependant, il se trompa légèrement. On lavait appelé chez le forgeron, un Her- cule qu'un “tour de reins” a- vait battu. La cuisine, par mal- heur, avait été balayce avec soin et pas le moindre in: dice n’indiquait ce qui pouvait charger l'estomac du pauvre homme. l'Esculape lui fit mon- trer la langue et lui tâta le pouls, tout en jetant autour de Jui un œil inquisiteur ; tout-à- coup il tressaillit d’aise, 1l avait trouvé ! Je comprends bien que vous soyez malade! s'écria-til en roulant de gros yeux ; vous avez mangé votre âne ! 1l avait vu, près du feu, un harnait fraichement graissé. qu'on avait mis là pour le faire sécher. Le trouvront Je bouillon trop fort, eut un accès de colère terrible qui…....coupa la fièvre, provoqua une crise et amena la guérison. Le docteur prétendit qu'il. l'avait fait exprès, et depuis lors. sa réputation fut inatta- quable, De nos jours, me dira-t-on, cela ne se passerait plus ainsi. Qui sait ? forgeron, JEAN LEFRANC, ae ri Das à de | ne le 28 février 1841, au château : Le comte Albert de Mun est de Lumigny (Seine-et-Marne), nées, des sangsues, la diète et. | viction : Il appartient à une très aricien- ne famille du Bigorre qui, pen- dant de longs siècles, sur cha- que feuillet d'histoire de France glorieusement écrit de sang sa propre histoire. La mère du comte de Mun fut cette sainte Eugénie de Ja Ferrouuays dont un livre admi- rable, le “Récit d'une sœur’ a fait revivre l’idéale figure. La famille de La Ferronnays est originaire de Dinan. M. de Mun appartient donc à la Bre- tagne par sa mere. 1lest peu d'hommes en France plus justement populaires que M. de Mun, et, s'ilest peu d'histoires plus connues qu: la sienne, il n’en est pas a coup sûr de plus belle, À vingt ans, au sortir de St- Cyr, sous lieutenant de chas- seurs d'Afrique, l'Algérie où il reste cinq ans. 11 revient en France et presque aussitôt la guerre éclate : il est à Borny, à Bezonville, à Nt-Pri vat à tous les combats livrés autour de Metz. 1! recoit la croix de la Légion d'honneur. Puis vient 12 captivité, et, au retour, la guerre civile et les jours sanglants de la Commune. Le spéctacle de ses horreurs avait fait naitre dans l’âme du son | | | liques contre les lois scolaires et muliiplia ses conférences à Pa ris et dans les principales villes de France. Les expulsions de religieux lui fournirent, en 1880, une nouvelle occasion de dévoue- ment : comme secrétaire géné- | ; Lu ce ral du “Comité de d‘fense re- lig'euse,” il participa ponr une large part à la défense des Con- | grégations. A la Chambre, pendant ces quinze années, M. de Mun fut constamment sur la brêche, pre une élo- de pair, chaque nant la parole avec quence hors lois que la religien, le droit et la Justice étaient attaqués, toutes les discussions ou dans l'in- et ‘atriotique térêét national était en jen, surtout à propos . dépendance, il part pour | : Chambre, comme |: France comme à de toutes les questions sociales et économiques, on il a défendu avec antant d’autoité que d'in- intérêts des travailleurs. Le discours ma- gistral qu'il a prononcé, l'an dernier, à l'occasion des atten- tats anarchistes, a été afflivh° duus presque fontes les com- munvs de France, par les soins de la Ligue catholique fond'e sous sa direction En un mot, M. de Mun, à la au dehors, en l'étranger, a les été pendant vingt ans l'apôtre et sociales, aux-quelles comte de Mun une ardentes con- | c'est qu'il fallait, vour 1 empêcher le retour de ces cala- mités, aller au peuple, lui ap- prendre l'Eglise. À cette idée dès lors, le comte | de Man se consacra tout enticr: aidé de son frère, Robert de Mu, et de son ami, le comman- dant de la Tour du Pin, il posa |: les bases de l’œuvre des Cer- cles catholiques d'ouvriers, et il se mit à parcourir la France pour la faire connaitre C’est alors que le jeune officier se ré- vèie orateur cours furent accueills avec en- thousiasme par les catholiques | d'une manière plus et son éclatant succès fit bientôt counaitre, dans toute la France, le foudateur de l’œuvre des Cercles. infatigable des idées religieuses l'Ency clique du Pape, sur la condi- tion des ouvriers, a apnortè la sanction la plus éclatante, Dans l’'accomplissement de cette mis- sion, 1! à excité, au plas hanit point, les enthousiasmes de ja Jeunesse et les ardentes SV in pa- thies des ouvriers, qui, hier en core, l'acclamaient à: Lille. Il a mérité, de la part du Saint Pere, les encouragements les plus manifestes, qui se sont traduits nonseulement par les bénédictions multipli‘es, par | l'accueil personnel le plus bien : Ses premiers dis- | veillant et par des distinctions honorifiques nombreuses mais frappante | encore. On sait comment le comte de | Mun, alors capitaine au 2e régi- ment de cuirassiers, donna, en 1875, sa démission pour se dé- | vouer à son œuvre d’apostolat. | Dès l’année suivante, les élec- teurs de l'arrondissement de Pontivy lui offrirent spontané- cepta. Après une lutte très vive, portée exclusivement sur le terrain catholique, il fut élu le 20 février 1876. Mais la ma- , comte de Mun une lettre jorité sectaire qui venait de s’é- tablir au Palais-Bourbon né lui permit pas de possession de son siège il fut soumis à une enquête et mvalidé, Réélu au mois d'août 1876, puis aux élections qui sui- validé en 1878; mais il rentra à la Chambre en 1881, et, depuis lors il y a constamment siégé, jusqu'aux élections de 1893. Pendant tout ce temps, M. de Mun ne cessait de travailler avec plus d’ardeur que jamais à l'organization des Ceroles et des Cerporations : il avait dès 1868, à Chartres, à l’oceasion du Con- grès des œuvres ouvrières, pré- cisé dans un discours qui fit grand bruit, son programme so- clal et économique, répudié hau- tement les maxime de l’école Hi- bérale et montré l’organisation des corporations chrétiennes comme le but vers lequel de- vaient tendre les patrons et les ouvriers C’est ce programme qu'il s’est attaché à développer dans les uombreuses assemblées qui ont marqué depuis iors le dévolop- pement continue] de l’œuvre, En 1879, M. de Mun prit part au grand mouvement du pro- L'an dernier, en effet, M. de Mun prononça à Saint Etienne un important discours, on après avoir »flirmé hautement son obéissance à la direction du Souverain Pontite, il exposa | nettement son programme reli | gieux, politique et sociale, et on n'a pas oublié qu’à la suite de ce discours M. de Mun recut | chi + . j ‘andidatur n'n] du Saint Père le plus beau et ment une candidature qu'il ac- | le plus rare témoignage de sa tisfaction dont puisse s’honorer ‘un catholique. L | ne marne | Sans réserves, Na prendre) EYE Le Papoe daigna écrire au pu blique où, après l'avoir félicité Sainteté ter minait ainsi : “Nous nous plai sons à nous donner des éloges justement mérités et Nous vous exhortons à poursuivre votre : : RE | généreuse enterprise.” virent le 16 mai, il fut de nou- © veau soumis à une enquête et in | : du 4 | teur au soldat, armé de lépée Tel est le comte de Mun : ora ou de la parale, sa vie tout en tiere a été un combat, un long combat chevaleresque pour deux noble causes : Ia France et l'Eglise Dieu et le peuple. LIiGuE CATHOLIQUE ET SOCIALE DETECTIVE We want a man in every lo- cality to act as private Detectivy- under our instructions. Expee rience unnecessary. Ntamp for particulars. NATIONAL DETECTIVE BUREAU, Indianapolis, Ind. RRIGATE'ST : ME LLESEIR TS Issued PRET: Illustrates in sptendidiy executed Arge Fashion Engravings the very latest and newest <signs in Ladies Misses? and Children's Garments, nd the latest iuformation on Fabrics What to Wear filinery, Trinnegs, Household Decoration: and Re ig RE and Domestie Same ub- cription price, only 50 cents per yea aniple copie: ® cet. Send Money Order or Bank Dre LS __ ttaudard Fashion Co., 342 W, 14th ri , 12 York STANDARD FASHION ,CATALOR now ready for Fa and Winter of 1692. A} 106 pages—over 1,40 esegant pores | ñ Free, for only & ents. STANDARD FA ON N OO., 812 West} \ Street, New York. | ET Le TIGNISH RACES The managers of Riverside Park consented by request, to give another race meeting on the 1ith SEPTEMBER There will be three classes namely : 2.40 Class purse $40.00 3-00 min. class ‘ 20.00 Green Race ‘“ 18.00 Entrance fee 10 per cent of purse. Purses divided 50., 25, 18 and 10 | per cent. Entries close on Saturday, 8th‘sept. 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Mme X...continue à inculquer à bé 6 des notions religieus:s, et 2Jle essais de mettre les prières à la por. tée de sa petite intelligence, Au passige du “Pater” : “Donnez nous aujonrd’hui notre pain quoti- dien,”’ elle lui dit : Ac.tu compris ? Oh ! oui, fait l'enfant. c’est pour l'avoir toujours frais. Deux petites questions : Quel est le penple qui se rapproche le plus des chevaux ? Je ne peux pas cire ç1! Eh bien ce sont les habitants du Japon, parce qu’il sont déjà poneys ! L'Imprimerie —D£— L'IMPARTiAT. L’IMPARTIAL est le seui journal | {rar çais dans l‘[le du P.ine E lu .ry Ayant trois bonnes Pi:sses à not disposition, nous s :mm2:s ca mesu d,exécuter, en franç.is èt en anglais, dans ies derniers gonts, et à des prix rmodé és, toutes surtes d,ouvrages tels que Tete de Comptes, Te da Lettres, Afliches, Brochures, Cartes d'Affaires, rtes de Visites, Euvelopes, Blancs pour Magistrats, Blancs pour Avocats, Circulaires, Placards, Billets, Memorandums nvoyez-nous vos commandes nous garantissons satisfaction. F. J. Buare, Fditeur-Proprietaire, Tignish, Bloc Chaïsson, I P. E. SSSR D rs Your Stomach Distresses You aftereating a hearty meal, and the result is a chronic case of Indigese tion, Sour Stomach, Heart Dyspepsia, or a bilious attack. 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