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Les sauva- ges mettaient leurs piregues à l'eau et faisaient force de rames pour rejoindre les trois barques immobiles au milieu du flenve: Le projet des Hurons était bien évident. Ayant barré la ronte à leurs ennemis, i's allaient maintenant les attaquer par derrière, tandis que leurs tirailleurs embnsqués dans le bois ou cachés au som- met des arbres feraient pleu- voir sur eux une grêle de balles. Le marquis ds Montcalm me- surait de son regard perçant la distance qui le séparait encore des Peanx-Rouges. —Messieurs, dit-il à ses offi- ciers, nons sommes perdus. Ces misérables sont plas de cin- quante, sans compter ceux qui se cachent sans doute dans le bo1s. 11 ne nous reste plus qu'à mettre l'épée à la main et à vendra chèrement notre vie. Lavid, fais-nous aborder. Mais David ne parut pas en: tendre cet ordre: Lui, avssi, il regardait les pi- rogues des Hurons qui s’avan- eaient, rapides et légères. en dé- crivant nn demi-cercle, comme si elles se fassent déjà préparées à envelopper les trois barques des Abénaquis. Une horrible anxiété étrei- gnait son cœur. Encore quelques minutes, et M. de Montcalm, son général, son héros, M. de Montcalm pour lequel il aurait donné vingt fois sa vie, allait tomber dans cette obscure embuscade ; il allait être le jouet d’une peuplade qui le vendrait peut-être aux Anglais ! Le pauvre David sentait de grosses larmos de rage mouiller ses paupières. Tout à coup de sauvages cla- murs retentirent sur le fleuve et trouvèrent dans la nrofon- deur du bois de terribles échos. Les Hurons poussaient déjà leurs cris de victoire. 1l semblait qu'ils n’eussent Une troupe nombreuse dont OX0 — TROISIEME PARTIE La Defense de Quebec —-0X0 —— (suite) plus qu’à étendre la main pour saisir leurs ennemis. —Au rivage, David, au ri- vage ! répéta M. de Montcalm arec animation. Là, du moins, nous pourrons mous défendre. M'entends-tu, David ? Es-tu de- venu fou ? David, conme réveillé en sur- saut, se tourna soudain vers ies Abénaquis, qui déjà quittaient leurs longues pagaies les cou. teaux fixés à leur ceïnture —En avant ! en avant! leur cria-t il ; faites force de rames. Si vous arrivez à J’arbre avant ‘es Hurons, je jure que vous se- rez saurés !! Et, jetant au fond de la bar- que sa carabine inutile, David Kerulaz plongea rapidement dans le fleuve. ‘ Les Abénaquis avaient dans ile Chasseur de bisons autant de confiance que dans leur propre chef. Sans comprendre quel pou- vait être le secours inespéré que David leur promettait, ‘ils se penchèreat sur leurs pagaies et firent voler les trois pliogues sur Ja surface du fleuve. | —1ls sont fous ! ils sont fous ! s’écria l’un des offitiers, ils vont nous briser contre l'arbre see Arrêtez !.…....mieux vaut mourir les armes à la main en chargeant les Peaux Rouges !! Mais les trois barques conti- Inuaient leur course. Quant au Chasseur de bisons, on voyait de temps en temps apparaitre sa tête brune en a vant du fleuve. La rapidité avec lagnelle il nageait semblait te- air du prodige. Cepndant les Hurons, sen- tant hien que leur preie ne pourrait pas leur échapper, ne faisaient pas nsage de leurs fa sile. 1ls continuaient à ramer, la hache ou le couteau entre les dents, tout prêts à s'en servir au moment de l'’abordage pour tuer et pour scalper. Quelques coups de feu retentirent cependant. 1is étaient tirés par les sanvages qai,:estés sur le bord, asiss- taient à cette chasse eémou- vante. Mais lestbarques enn>mies farent hientôt si près les unes des antres qu: l'intervention des Hurons cachés dans les bcis poarait être plutôt un üanger guerriers dn leur nation. Ils cessèrent donc de tirer et ee tinrent debout sur ia rive, à la nage et de preudre part à la curée. de j’arbre renverse. Les barques semblaient re- tour sillon les eût emportées. Malgré leur bravoure, les offi- ciers sentaient un frisson par- (Suite à la 8me Page) attendant je moment de se jeter doubler de vitesse comme si un | al À Dunnville deweller's Wife HEART AND SMOTHERING SPELLS BY MILBURN'S HEART AND NERVE PILLS. Mrs. D. E. Lasalle, Canal Street, Duan- ville, Ont., whose husband keeps a jewellery store, and is one of the best known and most progressive citizens of Dunnville, Ont., gives the following de- scription of her recent experience in the use of Milburn's Heart and Nerve Pills: ‘I took Milburn's Heart and Nerve Pills for weak nerves, dizziness, palpita- tion of the heart, smothering spells at night and sleeplessness. Before I used them I could not get restful sleep, and my nerves were often so unstrung that I would start in alarm at the least noise, and easily worried. ‘ Last February I commenced taking this valuable medicine, and it proved the right remedy for my weak and shattered nervous system. 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Poi- lrier. 1 | before the 1st February 1899. | Giibert DesRoches | Attorney for J. B Poirier | Miscouche Jan 6th 1899. | CURED OF PALPITATION OF THE in use for 6 years on the 1sland tt J. H. Myrick & Co Importers aad lealers in DRY GO0ODS HARIWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fi :i1g Supplies AT TIGNISH and . A LBERTON BARBADOES MOLASSES! Our Cargo Molasses ani Sugar landed at Tignish di- rect from Barbadoes ha: turned out excellent in qualit y and remarkably cheap. Th'4 we propose to retail at smal! advance on cost. BLEND TEA ! Our Samson Blend Tea 13 distancing everything in Con:- petition with it. Ask for “Samson Blend° XMAS. GOODS ! Our Stores are full «t Christmas Goods of all kid, useful and ornamental, an { lots of toys for tne littis folk. 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