me ht tt titi han ss Le bon Fridolin et le Mechant Thierry (Suite de la 1er. page) | I] LE CHEVREUIL De retour chez lui, Fridolin dé- posa sou fazot daus un coin et s'em-! pressa d'aller trouver sa mère pour lui montrer son petit chevreuil. Sa mère le gronda beaucoup. ‘‘Pe- tit malheureux ! lui dit-elle, qu’as- tu osé faiie? tuas pris ce jeune chevreuil dans la’ forêt ! C’est abso- liment comme situ l'avais volé. Si le garde-chasse venait à le savoir, ilne te laisserait plus mettre le pied dans la forêt, et à l'hiver tu périrais de froid, car où prendre du bois pour nous chauffer ? Savons- nous si on ne te mettra pas en pri- son pour te punir de ton larcin ?... Et lors méme que ce vol resterait caché aux yeux des hemmes, pen- ses-tu que le bon Dieu l'ignore et qu'il ne songe pas à le puuir plus tard ? Contruent n’as-tu pas craint de commettre uue méchante action devant Celui qui voit tout ? Écoute, Fridolin, je t'ordonne de reporter sur-le-champ ce chevreuil dans la forêt, à l'endroit même où tu l’as pris, afiu que ce malheureux ani- mal puisse retrouver sa mère. Au même endroit, entends-tu ? et va- t’eu bien vite. —Mais, ma bonne mère, répon- dit Fridolin, écoutez-moi uw peu avant de vous fâcher. Alors, il lui raconta ce qui s'était passé dans la forêt, et comme il était arrivé que le garde-chasse lui avait fait ca- deau de ce beau chevreuil. —‘‘A la Lonne heure, reprit sa mère, c’est différent ; mais comw- ment feras-tu pour nourrir et éle- ver ce jeune animal ? Ta petite é- cuelle de lait tous les matins est, avec du pain noir et des pommes de terre, ta seule nourriture, et tu veux encore la partager avec ton chevreuil ? —Eh ! ponrquoi pas ? répondit gaiment Fridolin. Ne devons-nous pas sacrifier volontiers une partie de ce que nous possèdons pour se- courir ceux qui en ont besoin ? Ne d2vons-nous pas être miséricordi- eux, même envers les animaux ? Ce serait une babarie de laisser mourir de faim cette pauvre petite bête. Vous m'avez dit souvent vous-mème qu’il n’y avait pas d’au- mône plus méritoire aux yeux de Dieu que celle qu'un pauvre fait à un autre pauvre... Si vous mefper- mettez de garder ce gentil animal, ce que je lui donnerai pour conser- ver sa vie ce sera aussi une espèce d’aumône, et je suis sûr que le bon Dieu nous en récompensera un jour.”? La pieuse mère sourit, et n'eut plus rien à objecter. Fridolin éle- va le jeune chevreuil en partagean avec lui sa tasse de lait ; il lui ar- rangea dans un coin de la maison un lit de paille bien chaud, et en eut le plus grand soin. En peu de temps le gentil animal sut reconnaître les soins de son jeu- ne maître ; il distinguait sa voix, il venait à sa rencontre lorsque ce- lui-ci rentrait à la maison, enfin il s'accoutuma à le suivre partout, même dans la forêt. Fridolin n’a- vait pas à craindre que ce fidèle a- nimal désertât. Souvent, quand il était occupé à ramasser du bois ou à cueillir des fraises, le chevreuil s’écartait pendant quelques instants pour brouter l'herbe ; mais aussi- tôt que Fridolin, fatigué du tra- vail, s'asseyait sous un arbre pour se reposer, le chevreuil revenait tout de suite se coucher à ses pieds | pour se reposer aussi. Tout le monde :dmirait la gentillesse de cet animal : et dans les commeuce- ments, lorsque Fridolin retournait chez lui, son fagot sur la tête et suivi de son petit chevreuil, qui lui obéissait avec l'intelligence et la docilité d’un chien, il était souvent accompagné jusqu’à la maison par une troupe joyeuse de jeunes en- fants qui les regardaient avec ad- miration. Le fils d’un riche propriétaire du village vint un jour voir les pa- rents de Fridolin, et demanda à a- cheté le jeune chevreuil ; mais Fri- dolin lui répondit qu’il ce donne- rait pas son cher amimal pour deux 1 2e ie pr = RÉ HAD TO GIVE UP ALTOGETHER AND GO TO BED. M np, FOIE Rp TNT maison, et s'il nous arrivait h. ur, que deviendrions-nous ? PRPOPE DRE EE DELA Ce je songe encore ? —Nous n'avons pas un liard à la mal ( A suivre }) DOCTORS DID HER NO C00D. RS Re Three Boxes of MILBURMS HEART AND NERVE PILLS She Was Completely Cured. She writes us as follows :-— pros D pou De panont Pare derived ve aeriv Miburn's Heart and Nerve Pills. last I began t0 have Taliares AE fret! would beve to Price 650 cents que jen or 8 for $1.25. All ers or Tue T. Miceurn Co., LIMITED, Toronto, Ont. tu ne seras pas toujours du même avis”? Le père prit alors la parole, et dit à sa femme : ‘‘Laisse donc no- tre enfant jouir en paix de ce qui fait toute la joie. Fridolin nous montre que le plus pauvre même peut encore trouver en ce monde des plaisirs et des jouissances qui ue lui coûteut pas une obole, et qu'il préfére à tout l’or d’un emji- re. Toi, tu aimes ton petit jardin, tu prends plaisir à voir tes haricots avec leurs fleurs couleurs de feu, tes tournesols si bien colorés de jaune et de noir, et ton joli rosier ; moi, je mets mon plus grand bon- heur à soigner les denx jeunes pomumiers que j'ai plantés moi-mê- me devant notre porte, et les bran- ches touffues du vieux poirier qui ombrage notre chaumière me cau- sent une satisfaction particulière. . Eh bien ! notre Fridolin doit toute sa joie à son chevreil. (Celui dont le coeur est touché à la vue des beautés de la nature, qui se plaît à coïtempler les oeuvres irnombra- bles sorties de la main de Dieu. et dont l'âme religieuse sait tout 149% porter à la gloire de l’Eteinel ; ce- lui-là, quelque pauvre qu'il puisse être, se sentira toujours assez riche, car il trouvera partour des objets qui l’intéresseront, et des plaisirs purs et innocents, bien supérieurs ments du monde.’’ III LES PARENTS DE FRIDOLIN Nicolas et Marguerite, les bons parents de Fricolin, demeuraient à l'extrémité du village de Hasel- bach. Leur cabane, couverte de chaume, paraissait aussi ancienne que le poirier séculaire qui l'om- | brageait. Une épaisse couche de mousse couvrait le toit, et contras- tait par sa verdure avec la coil:ur grisâtre des murailles. A côté de la maison était un pttit jardin pota-| ger,qui u’occupait guère plus d’es- | pace, et qu'entourait une haie d’é-! pines. À l'aspect d'une cabane si, misérable et d’un jardin si exigu, | le passant ne pouvait manquer de | se dire : Les habitants de cette chaumiére doivent être des gens! bien pauvres. —Vous vous trompez, frépondit Nicolas, je ne suis pas si pauvre | que vous le pensez ; j'ai un père | puissamment riche qui ne me laisse | jamais manquer du nécessaire : | c'est mon Père céleste. Voyez. | vous, ajoutait-il en riant, sous les | haillons qui me couvrent, je possè-| de un trésor que jee donnerais, pas pour cent mille francs : c'est une conscience pure. je jouis d’une bonne santé, Outre cela, | | jour, ainsi que ma femme et mon enfant : de quoime chagrinerais- je ?” | Marguerite ne pouvait pas tou- nité de son mari : souvent on l'en-| tendait gémir d’être pauvre. ‘‘Que tues insouciant ! Jui dit-elle un! soir pendant qu'il siflait une chan- sonuette en aiguisant sa faux pour | aux vains et pernicieux amuse- Dieu |, merci, et mes deux bras sont tou- | jours là pour me nourrir chaque jours partager cette constante séré- |! ASSUREZ-VOUS UN REVENU GONFORTABLE AU MOYEN D'UN APPAREIL TAGUBATEUR CHATHAM L'Elevage de volailles par l'Appareil Incubateur Chatham est une occupa- tion des plus profitables et très facile à remplir. À moins que vous ne sou- haitiez vous y livrer sur une grande échelle, ‘i ne vous faudra y dévouer que bien peu de temps. Les rapports du Gouvernement démontrent que la demande pour les poulets au Canada excède de beaucoup l'approvisionne- ment, et la Grande-Bretagne en de_ mande toujours à grands cris. (Cela assure donc un marché stable et de bons prix pour les poulets. Vous ne pouvez pas élever des pou- lets avec succès avec une poule cou- veuse. Elle perd son temps à couver, quand elle devrait pondre. 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