h PEACE es 17 "2, PUR H Si Le LA ul 4 : . » _ 2 - D Fr = RE rt ameneties G. & F. J. BUOTE emmener Vol. ‘a , PROPRIETAIRES. G. BUOTE, RÉDACTEUR. F. J. BUOTE, GÉRANT Tignish, Ile du Prince Edouard, Jeudi le 20 Decembre, 1900. No. 12 Les Fils (Suite) 1V Après cinq années de com- bats, couvert de gloire, Taillefer ralliait la terre de ses aienux. Dé- jàilavait pénétré sur son do maine et voyait pointer son don- jon. Le cœur emporté par !a Joie da retour, 1l rendit ia bride à son ochevra! et distança son escor- te. 11 allait, devançant encore le galon de sa mouture, évoquait sa lemme adorée et ses fils dont le front devait être maintenant à la hauteur de son baiser. Un trait sifila : la gorge tra- versée, Taillefer lächa les rênes, vida les étriers, et près du but, l'œil cherchant encore la vision chère, expira...La justice de Dieu ehâtiait le ravisseur dans l'amour, cause de sa faute. Blanche s'ensevelit dans son deuil. Mais autour d'elle une rumeur montait, infamante. Le sire de Chaumont osa publiquement accuser la châtelaine et son complice, le page disparu, sans raison, le jour méme où Taillefer avait été tué. Une chambrière dévouée à sa Dame, sûre de son innocence, lui révéla l'horrible calemuie. Blanche s'’humilia devant Dieu et sa prière monta vers le père qu'elle avait offensé. Le remords de sa faute ancienne la éourba sous le châtiment. Mais son honneur de femme la redressa contre l'iujuste ou- trage. V Dans la chapelle, en voiles de deuil, &ebout sur les marches de! l’autel, les pieds au bord de la | tombe de Taillefer, la veuve a- vait mandé ses fils. Le sépulere ouvert montrait | le baron couché davs son armu- | re ; Blanche le coutemplait, les | yeux ardente de foi et brûlés de douleur. Brio, Renaud, Osxier se te- naient face à ieur mère, appuyés sur deurs grandes épées, la poan- te au sol, la garde aux dents, la lame nue. La mère s’ecria : —Mes fils ! vous, les nobles rejetons de notre race, ma con- fiance eu vous ne peut-être dé- que ; une colomnie m'a flétrie au front ;, ja voux être Vengée de celui qui osa m'outrager.… Tête bssse, les li's se taisaient. Blanche pâlit ; sa voix s’aitéra d'une angoisse. —Mon injure est la vôtre ; que Taillefer lave l'affront fait à Taillefer. Erie, mou premier-né. toi quies désormais le chet de notre rave, c'est a toi que revient l'honueur de cette tâche, c'est à toi de garder notre éca de tonte souillare… Fiis, mère ; tire l'épée combats pour elle... Mais tu te tais...douterais- tu, malheureux enfant ? tu dois en ta Eric se détonrna, et remit l’6- pée au fourreau, en silence, _— Lâche ! eria Blamche, tu n'es pas un Taillef-r : ta felonie te dégrade du rang usurpé par ta paissauce. Je te renie. Va t‘en… | Mais toi, Renand, je te fais chef de race ; je t'investis de men |ma parvyle hoir ; sire, comte de Montfert, arme toi et fais inoi justice. Renaud parla : — Prenez le voile des nonnes ; allez pleurer dans la nuit d’un couvent; l'opprobe dun péché s'ensevelit sous la bure et les ‘“In-pace” ue trahissent pas les eonfessions honteuses Je reste le vassal de Taillefer, mon frère et mon aîné. Ogier, jusqu'alors. était de- meuré silencieux ; mais une flaxrme bràlait ses prunelles : violemment, il repoussa ses frè- reset sa colère les châtia. — Mère ! pour venger ton in- jure et soutenir ta querelle, je jette mes pinceaux et mes sty- lets ; je ne faiblirai point sous le poids des armes ; l'âme d'nn Taiilefer sait soutenir son corps ; et je vaincrai, sois en sûre, car je crois en ma mère. Bénis-moi !.. Quand à ceux ci, les rénegats, maudis-les ! Et vous qui laissez peser un injamant soupçon sur celle qui vous a faits de se chair, nourris de son lait, vous n'êtes pas mes trères ; c‘est sur vous les pre- miers que s'appesantira ma ven- geance. Dans l'air, son épée fuligara. Des profondeurs dn sépulcre monia un cliquetis d’armure. Une ho'reur religieuse courba les assistants sons nn vent del colère. Seule, debout, se. tenait Blanche devant le mort s>rti dn tom} eau. lucurs. d’éclair Des jaillis- s&ieut à travers les grilles de son heaume “et sa voix s'enfla d’une clameur d'orage. —Fils mécréants, renégats, vous n'êtes pas mon saug !...Je vous cite à ma barre, félons : c'est. pour mon devoir de haut justicier que je reviens d’entre les morts. Ogier, mon cœur te loue, mais doit te blâmer. Ta n’as pas droit de défier ton su- zerain. Honneur à toi d'avoir cru en ta mère, c'est à moi som époux de venger som. injure. Los deux fils vont. mourir de la main paternelle. Le baron bfandft 1e lourd estoo qii dormait à son flanc depuis sa mise au tombeau et ur la tête des coupables le sus pesdit por dés supplioier. | La mère eut nn .frissan..Ses enfants-allaient. mourir sous le bras justiejer-du père ! les-en- fants Hands et abreuvés 8on sein À ° Alors, elle eablia tout : d'an élan elle fat à “eux, les bras ou- verts, et blottit leurs fronts sur son cœur maternel. Le spectre s'arrêta ; il recula jusqu'au iombean et se recou- cha à jamäis dans i'ombre fanè- PR RE Aux pieds de la mère se pros leur repenti.. Des lèvres-pâles de Blanche montait l'action de grâce au Très Saint Sacrement. Eris bâisa sa robe et ses san- dales. —Mèrétimplora t-il, de tous mes jours à vivre je saurai ré- parer l'heure de félonie; mère, rends mos ton cœui !| Blanchs surgit, ardente : — Va laver ton éou !... Debout! qu'aYaient: portés ‘ses! mourir. — Mets ton baiser à mon front et son dernier jour s'est levé! — Va ! — Me beniras-tu ? —Que Dieu te gards' — Mais toi pour qui j'ai tiré l'épée ? —Je n'ai point pardonné !.… Erio reoula; Blanches conti- nua, superbe : —Crois-ta qu'en moi la mère ait détruit la femme?...Si, de mes bras, Je t'ai abrité, c'est pour qu'un Taillefer ne menure pas flétri. Je suis toujours outragée et sans vengeance...6tagne ton pardoa ! — Et si je meurs ? —Mort, je t'absous; vain- queur, je t'ouvrirai mes bras! —Je vainorai ! —L'une course, suivi par Re- nand, Eric a gagné le manoir de Chaument et sou gantelet a frap- pé la face de l’insulteur. Traïtreusement, sans relever le défi, Chaumont tira son épée. Eric tomba, frappé su cœur. ; Renaud rugit : — Double est le orime à ven- ger |! Je frapperai deux fois le ca- lomniateur et l'assassin. Il chargea l'épée hante. Le choo oulbuta Chaumont | Renaud eria victoire. —Repens toi, eonfesse ton eri- me ; tu vas mourir, chevalier sans honneur; gentilhomme sans foi! Le ciel parut s'ouvrir ; é6blowi, Renaud suspendit son poing jus- ticier ; il veyait, il entendait ses aieux. Et leurs voix clamaient : — Fils, ta fus renègat, maistu es un vaillant! Nos mains pa- ternelles t’absolvent ; cependant ta faute réclame son châtiment ; tu vas mo@urir, pardonné, mais privé de la gloire d'avoir veugé ta mère et prouvé son bon droit. Offre au Seigneur qui t'attend ta mort expiatoire. Renaud a lâché son ennemi; à son tour terrassé, il saceombe. V1 Avant que la pierre du tom- | bean ne se soellât sar les corps de ses fils, la mère douloureuse se courba sar leurs fronts, les baptisa de son baiser et de sés larmes. ” Ogier. vint s'agenoüiller do- fantelle, ferme dans son armu- re neuve. CE CEE, —Tei! gémit-elle, brisée ; & {mon enfant, toi si faible, t'atta- quer à cet homme! —Ma forse est dans mon droit, ma foiest dans le Seigneur. : Mère, je partirai sacré par ton baiser. Passionnément Blanche l'é6- — A&T |treignit ; le dernier-n6 alla enm- ternaient lés fils abimés dave| battre. An fond de l’oratoire, la mère priait : | —Saignenr, grâce pour men enfant ! Pais elle s’humilia. | _—Je vous adorerai qnand mé- me, Ô mon Dier ! si vons me le | prenez aussi ! | Ogier déjà abordait Chau- mont. Le comte rieana : |. —Je n'use pas ma gloixe à | des combats d'enfant. Retourne | … Rappelle toi que ta mère est à tes pinceaux et à tes grimoi- ane Te | k sous l'outrage et que vivant est | un homme par elle condamné à | res, pauvre clerc | Ta connaitras mon âge, ma force et ma race aux coups que je frappe, s'insurgea le jeune homme Garde-toi, félon, moi je t’'attaque en face. J1 dit et se rue. Au premier heurt, le eolosse chaneelle, s'abat ; de sa gorge trouée, aveo le dernier râle,s'ex-| hale l’exécrable aveu dans un suprême ori de hafne : — Ba vain, j'ai donetné :e pè- re et les deux fils !.… Ogier vainquenrest aux pieds de sa mère vengée ; passionné- ment, elle l'étreint, elle i'admi- re ; et cependant ses youx plen- rent toujours £es deux fils im- molés. g Mais, Jà-haut, Montfort et Tailefer ont recueilli ses lar- mes, et tous deux, unis dans la paix du Seigneur, la baptisent de son ancien remorns. GEORGES DE LYS T'ailors’ Bad Backs. Ê The cramped up pori- tion in which a tailor works comes hard on his kidneys and hard on his back. Very few escape backache, pain in the side and urinary troubles of one kind and another. Oftentimes the first f/ waxnings Of kidney disease are neglected— think it will be all right in à day or two—but sick kidneys won't get well without help. DOAN'S KIDNEY PILLS Are the best friend of kidneys needing assistance. Read the proof from & tailor who has tried them. Mr, John Robertson, merchant tailor, Durham, Ont., gives his experience as follows: “J had been ailing with my kidneys for more than a year wnen I commenced taking Doan's Kidney Pills, which I got ab Me. Farlane’s drug store, and am sincerely glad that I did 50. The wrong action of my kidneys made me sick all over and eaused me much inconvenience and pain. That is pow a thing of the past, because Doan's Kidney Pills cured me. I have hed ne trouble or inconvenience with my kidnsys or back since I took these remarkable pillsa, and you may be sure that I gladly recom- mend them to other sufferers.”? LAXA-LIVER PILLS are tha Indies’ favorite-medicine, They do not purge, gripe, weaken or sicken. They act naturally on the stomach. liver and bowels, euring constipation, dyspepsis, sick |° beadache and biliousness. Price 250. _.Executor's Notice —— The undersigned Execator ef the last will and testament of Sylvain J. Gaudet late of Tignish in Prince Coun-|: ty in Prince Edward Island, Fariñèr | decensed, testate, hereby motifies #11 persons indebted to’the estate of said, deceased to make immsediate payment to him at the office of Messrs Davies & Haszard Solieitors, Charlottetown ; and all persons ‘having any claims a- gainst the said estate are hereby re- quested to present the same duly at. tested to him at the oflice aforesaid within Tweive months from this date. Dated this fourth day of Decembe A. D. 1900 Arcade Gaudet Exeeutor 23328229222399323298, Pyny-Saisam CGUYRISON RAPIDÉ DE LA Re 4% ABRAM'S+VILLAGE+STORE +: INTER My winter Stock is complete and cheaper than the che LECTTCEREE Lo ee AT LL * Un Remède inestimable êans toutes Toux et des Rhumes : les affections de la GORGE OU DESPOUMONS. & 2$ cts la grande bouteille, 5 DAVIS 6 LAWRENCE CO. 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Quelles suaves émotions Ju'éprouve-on pas en cette nuit soldnuelle, en face de l’étable de BethlËem, en présence de ce petit Jésus qui vous tend les bras, de Marie etide Joseph qui ado- ndant les cliœurs it aux échos des loria des anges répéta alentours : ‘ Deo’’ ! ‘‘Venite adoremus'’, rer le Rédemptetr. in excelsig allons ado- ; Envoyez un timbre phur notre ““Gnée des In- venteurs.” Nous obftomens wlus de pentes pour les imventeursque tous les autres ingé- nieurs ensemble, etnbus faisons une spécisiité des applisations, qug les æitres wgents n'ont pas réussi à obtenir. ! Pa: 4e patente, pas de pays, GE no CE : Fi 7 + CR A Doll. NE CT ee er SR Re e dé PAT, LE 0 2 Apaee < D 1 FR. GMiLE are ere