… D _- Dre DS. k cn gr PRET - Fer L’IMPAR TIAL,; JEUDI. LE 19 NOV. 1903, UN VOYAGE AUX ILES DE LA MADELEINE : (Suite et Fin) Le voyageur qui visite les Iles de la Madeleine pour la première fois est agréablement surpris en parcourant ces régions. L'impres- sion générale que se forment ceux qui n'y sont pas allés que les Iles de la Madeleine ne sont qu'une sé- rie de rochers presque inhabitables, est tout à fait erronée. Il est vrai que le pays offre un espect monta gneux, mais ces élévations sur ave: avantage, il y a la pèche au | hareng, à la morue, au maquereau, au loup-marin, et Ja pêche au ho-| mard qui est la principale branche ! d'industrie. Halifax et Pictou sont | portations des Iles. Tes Tes da Ta Maldalaina evranté sommet et le penchant desquelles se tronve nn gazo: verdoyant qui pro- cure le foin, et un patur:; e succu- lent pour le bétail pendant l'été, ne servent qu'à rendre plus gra: '10- ses, plus poétiques, ces îlots qui sur gissent çà et làau milieu de l’ocean. Au touriste qui désire faire un vo- yage de plaisir ; redonner de la vi-| gueur à ses poumons affaiblis ; jouir d'une hospitalité franche et em- pressée, je dirais :—Allez aux Iles | de la Madeleine. Le sol de Iles est fertile et ceux qui s'occupent d'agriculture réus- | : à . À sissent. Là où l'on retire 67% boisseaux d'avuine de la semence de 2:4 on ne saurait dire que le su! n'est pas adapté à l'agriculture. J'ai vu d'aussi belles et bonnes pa- tates là que nous les avons dans cette | province. sortes bisv Vous y trouvez le v outarde, Les légumes de toutes ! croissent et se développent | L'engrais est en abondance. rec | herbe-à noire le poisson, la terre etc, etc. Il y a encore une quautité de terrain en friche. probablement à l'occ':pation de la pêche à liquelle se livrent la plupart des gens ; et aussi au manque de mo yens de transport des produits sur | les marchés. En conversation avec un homme qui s'occupe beaucoup, de pêche et quelque peu d’agricultu- re, je lui remarquai pourquoi ne récolterait-il pas 1,000 bois- seuxa de patates aussi bien que 300 boisseaux ? Voici sa réponse que je trouvai pleine de bon sens :—‘‘ Nous récoltons juste- ment ce qu'il nous faut pour nous, Ceci est cû servir d’une saison à l'autre. À Loos le gonvernement remet à l’habi- quoi bon avoir un surplus quand nous n'avons pas à notre disposi- tion les moyens propres de trans- port pour expédier ce surplus sur le marché ? Ce serait un travail sans profit, des peines perdues.”’ Si le moavement qui s’agite actuelle- ment d’avoir une ligne entre Syd- ney, les Iles de la Madeleine, l'Ile du Prince Edouard et le Nouveau- Brunswick se réalise, —et c'est à souhaiter, —il n'y a pas de doute que les gens se livreront plus sé- rieusement à l’agriculture. Au mo- yen de cette ligne ils pourraient expédier le surplus de leurs produits ou les vendre aux marchauds lo- caux qui en disposeraient eux- mêmes. Le Steamer Amélia. GRriNpsTONE CovEe—Wm. Les- lie et cie., Joseph LeBourdais, Cor- mier & Lapierre, Grégoire Gaudet, Azade Ars2nean. HAvrE-AUx-MA1SONS—R. De- laney et Fils, Télesphone Turbide, David Geddes. PorntTE BAssk— Alex C. Arse- neau. Dune pu Sup—Franço's Che- verie. Fe GRANDE ENTREE —Cox—Neil McPhail. gnie & a mg ee ee “D mm T7 les principaux marchés pour les ex- | Les ressources des Iles de la Made-|thée Larade. leine sont multiples. A part l’agri- | culture qui pourrait être exploitée | Azade Arseneau. 2—Etang du Nord--Maire, M. 2—Havre-Aux--Maisons--Maire, M. Alex C. Aaseneau. 4—Grosse Ile--Maire, M. | Clarke. Les quatre maires forment un con- Hugh seil de Comté. M. Alex nommé parmi les anatre. A isa ais dès a su ucittstiien aidant tivé LE REV. J. S. TURBIDE, CURE ILES DE LA MADELEINE. ment, appartenaient autrefois à ua | nommé Coffin, mais sont maintenant devenues la propriété d’une compa- :—Jones, Aitkinson et Tait. «M. Flynn a fait passer à la législa- [ture de Québec un bill par lequel [es habitants peuvent acheter leur terrain de la compagnie. Dans ce tant qui achète. un tiers du montant que celui-ci paie à la compagnie. L'administration légale des Iles consiste en un juge qui réside à New-Carlyle, ainsi que le grand shérif; un greffier, un député shérif etc. M. Brasset est le greffier et M. Carbonneau le député shérif, tous deux residant à Amherst. La cour supérieure tient deux termes par an. Ily a aussi la cour infé- rieure qui a juridiction jusqu’au montant de $100. meure aussi à New-Carlyle. Avec une pooulatio n de 6,300 à- mes dont les 4-5 sont Acadiens, ca- tholiques, les Iles de la Madeleine | ont quatre municipalités. 1—Amherst —Maire, M. Timo- [I P. Savage, Les municipalités ont aussi le doit de légiférer concernant les é- coles. Toutes les informations que j'ai pu puiser m’asurent que le système municipal donne satisfaction. Les gens restent libres de se taxer eux- mêmes, et par conséquent ils ont soin de ne se pas texer inutilement. | L'élément commercial est bien représenté aux Iles de la Madeleine. Je dois à la politesse de M. Joseph A. Chevrier d’avoir obtenu les noms des marchands sur toutes les Iles. AMHERST :—R. J. Leslie & Cie, A. Haddad, Mary Shea, Cormier & Lapierre. BaAssiN—Delaney Frères, Louis Gaudet, Antoire Borne. ANSE A LA CABANE—Adelard Le juge de-i Arseneau, Timothée Larade, Wil- liam Cormier, Pascal Chevrier. ILE GRINDSTONE—L'Etang du Nord—Geddes et Leslie, George D. Farrow, Edouard Chiasson, Abraham Haddad, Delaney Frères, Alfred Nadeau, Fred. Arseneau. GROSSE ILE—Howard et Mc- Phail. ILE BryoN—Wm. Dingwall. Comme peuple, ies gens des Iles de | la Madeleine, tout en suivant la mar- che des événements progre-sifs dans | les affaires de la vie civile et commer- | ciale, ont su, jusqu’à présent, con- server leur caractère distinctif de Français. On ne trouve pas chez eux ce bouleversement d'idées et d : manières que l’on constate chez | nous parmi un grand nombre qui) s’imaginent follement se donner du oi it, Qui fait le trajet entre Pictou, Souris et les Iles de la Madeleine ton ensingant les autres. Les | gens des Iles parlent toujours la langue de leurs aïeux, et obligent, par conséquent, ceux de langue étrangère qui vont habiter parmi [eux d'apprendre ie français. (Cela in’empêche pas que la plupart des | Français des Iles parlent bien l’an- Iglais. C'est cet amour de la Jangue | maternelle chez les gens des Iles de la Madeleine qui, je présume, a donué occasion à un touriste de ne- |tionalité é étrangère de dire- -aber-! i Le préfet est : valeur de l'ile érnise jrar ation de jugement, sans doute— que les gens des Iles de la Made- line sont très arriérés et d’une in- |telligence bornée. Toute persenne |impartiale qui visite les Iles n’hési- tera pas à reconnaître que cette idée anglaise est une insinuation mali- | Cieuse et entraine une insulte gra- |tuite. Quant à l'intelligence, j'ai eu wne bonne occasion de les juger. C’est daus des réunions publiques, où l'on débat des questions publiques qu’on peut le plus aisément former une opinion de l'intelligence des gens. Or, m'étant trouvé à une giaude assemblée, où les débats roulaicnt sur des questions très 1m- portantes" j'ai été agréablement surpris en écoait. nt les di-cu-sion: con li avec une hibilts que l'onest liu de trouver daus :1n des discns-tous nnglase:; ia tout se faisait «mn françits On comprend pe: t ê re: main.esnatit 1: not:e tou:iste anglais. Au phys que, les gens des L'e, de la Muieletie ne le cédent en rien à aucun antre peuyle. Ils som d’une constitution forte et rob:ste, J'ai pu constater ce fait par ceux qui travaillaient aux différents brise-i nes que j'ai visités. J'ai vu à Pointe ba:se, un homme en- ie-a ts, âgé de 73 ans, fais et dispos, et qui maniait la hacke à Équarrir avec la dextérité d'un jeuxe honime de 25 ans. Vivant Sous un beau ciel ; favoris(s en été par la fraîcheur vivifiante de la me dont les vapeurs, en hiver, servent à tempérer la rigueur du climat, ks gens vivent vieux aux Iles. La yersonne la plus âgée à présent est ua uominé Charles Bonrgecis qui Il est ercçore 99 at:. ,‘Ine autre personne décédée, il y a quelque temps, avait vu 103 prin- > | temps. Le peu de temps à ma disposi tion ne m'ayant pas permis d’ac- quérir des renseignements bien étendus sur l’origine de la colonie, J'ai pu cependant apprendre que les premiers qui mirent le pied sur la terie des Iles, en vue de l’habi- ter, étaient des Che ‘erie, dont je parlerai une autre fois. Les premiers habitants de Havre- aux-Maisons étaient des Boudreau, des Arseneau, des Richard et des Thériault. Les Turbides sont les descen- dants en ligne directe d’un Tur- bide qui vint de Bayonne et maria une Boudreau avrès son arrivée aux Iles. Ci-suivent dans l’ordre de leur administration respective, les curés de Havre-aux-Maisons, depuis 1838 :—les abbés Brunette, Bélan- ger, Méville, Trudel, Boudrault, Belcourt, Hébert, Meunier, Chias- son, DeFinance, Blaquière, et Tur- bide le curé actuel. J'ai fini. Comme je l’annonçais au début, j'ai parlé selon mes im- pressions, sans flatterie, sans par- tialité. derneure à Atmkherst. vaillant à l'âze patriarcal de G. Buors Tignish, I. P. E,. LE :WOODS NORWAY Heals and Soothes the Lie and Bronchial Tubes. (Cures COUGHS, COLDS, BRONCHITIS, HOARSE- NESS, etc., quicker than any rem- edy known. If you have that irri- tating Cough that keeps you awake at night, a dose of the Syrup will stop it at once. USED FOR EIGHT YEARS. I have used DR. WOOD’'S NORWAY PINE SYRUP for every cold I have had for the past eight years, with wonder- ful success. I never see a friend with & cough or cold but that I recommend it,— M. M. Ellsworth, Jacksonville, NB. PRICE 25 CENTS. R : sé : + vs si 45 : Le Va A 7 À A4 ONZE dE A OBTENLES i me 4 13 & nd Le PE &i ie TEMENT Avez-vousune Fd5e? 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