L'IMPARTIAL 4 FONDE EN 1898 Le seul Journal français de l'ile du Prince Edouard. a * HaBDOk AIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : RL ne ti sos No Les abounements sont paya- bles d'avar=e Annonces 10 cents la ligne ire insertion, 2 cents la ligne les inrertiows s.«beéquentes. To.tes communications doi- vent être adressées à 'IMPARTIAL TIGNISH. L. P. E. L'IMFARTIATL Tianism 20 Feb 1902 ILE DU PRINCE EDOUARD RECENSEMENT DE 19OI La population de l'Ile du Prince Edouard, selon le dernier recense- ment, est de 103,259 dont 42,796 sont catholiques. De ce dernier nombre, les Ecossais, Irlandais et autres catholiques réunis comptent pour 31,874 et les Acadiens, 13,922 Si, à ce nombre, l’on ajoute la po- pulation acadienne des Iles de la Madeleine qui s'élève environ 5,000, nous arrivons à une popula- tion acadienne de 18,000 Acadiens dans ie diocèse de Charlottetrwn. Un fait digne de remarque est la \ a que durant la dernière décade, population de l'île a diminué de 2,041, mais que les Acadiens ont augmenté de plusieurs mille. Parlement Federal A Ottawa, l'ouverture de la 2e session du 9e parlement a eu lieu avec le cérémonial accoutumé. À trois heures, le gouverneur général, précédé d’un brillant état major, prit siège sur le trône et pronença le discours d'ouverture. Le discours centient assez de su- jets pour soulever l'intérêt pays. Nous du nouveau dans la loi contre l’anarchie. Le Canada, suivant l'exemple des au- tres pays civilisés, entre en lice oontre cette ennemie de la civilisa- du avons tion. Tous les autres sujets sont plus familiers aux citoyens du pays. Une demande sera faite pour un subside de steamers entre le Canada et pour augmenter nos relations d’af- faires. M. Brodeur, président, annonça le résultat des élections partielles, l'Afrique du Sud, des nominations de juges et autres hauts fonctiennaires, puis se fit la présentation des nouveaux dépu- tés. Chacune des présentations a été accueillie par un tonnerre d’ap- plaudissements. Sir Wilfrid a présenté un bill concernant l'administration des Il nt à vendredi de serments d'office. suite l‘ajournen,? a proposéien- la discussiou sur l‘a ré- ponse au M. Archie Champbell proposera et le dresse en discours du trône. Dr. Béland secondera l'adresse aux Communes, et le sénateur Béique avec le sénateur Thompson, pliront les mêmes au sénat. Tem- devoirs lundi, Le comité suivant a été appointé pour nommer les comités yrerma-| nents de la Chambre : Sir Wilfrid. sir Richard, l'hon. M. Sutherland, | M. Borcen (Halifax) et M. Hag-| gart. La Chambre s'est ajournée à vendredi et le sénat à Inndi. Après l‘ajournement, M. Bro- deur a reçu lés députés et journa- listes dans ses appartements. Au sénat, six nouveaux séna- teurs ont été peésentés cet après-| midi, et ont pris leur siège. Abonnez-vous a LT L'IMPARTIAL JEUDI . Assemblee Publique | À ALBERTON Mardi de la semaine dernière une nombreuse assemblée a eu lieu, à Alberton, en vue d’aviser aux moyens d'arrêter le trafic ülli- cite des boissons qui règne dans! eette ville et dans les districts avoi- sinants. Après plusieurs discours où les orateurs firent ua appel vigoureux à l'auditoire, la résolution suivante fut proposée et adoptée : “Whereas, the Canada Temperance Act, excellent as it is is eomprehen- sive enough to include init the classes of liquor which comes under its juris- diotion which are now flooding the country, even doing more injury than the stronger liquors ; and whereus manv rum-sellers, by selling stuff under the guise of law, thereby dis guising their real business and ad- ding to the confusion of vwitnesses, making conviction difficult ; and whereas all understand the present Provincial Prohibition Act, it will to some extent obviate these difficulties and meet the requirements of tempe- better, therefore, re- solved, that this meeting de hereby petition for the abrogation of the Canada Temperance Act, so that the said Provincial Pronibition Act may become the law of the country.” rance much Un comité fut ensuite élu afin de eommuniquer aveo les amis de la tempérance dans les autres parties du comté de Prince et ob- tenir leurs opinions, leurs sympa- thies et leur aide active dans la propagation du mouvement. Les messieurs dont les noms sui- vent forment ce eomité : L'hon. B. Rogers, Jas. E. Birch, Jas. F. White, Jno. Andrew et D. Montgomery. Il fut ensuite nommé un comité de vigilance avec le résultat sui- vant : les Revs. À. E. Burke, VW. J. Howard, H. G. Graetz, A. D. Macdonald, MM. Thes. Wilkinson, À. F. Mathews, Sr., et Jnoe. Wil- kinson: Enfin une résolution fut adop- tée, demandant la nomination d’un comité pour examiner les charges portées contre M. P. Brederick, inspecteur du Scott Act. Il est bien à souhaiter que ce dernier cemité ne se laissera pas circonvenir par des influences in- dues dans l’accomplissement de ce devoir. Le politique deit être tout à fait ignorée dans cette en- quête qui est d’une grande impor- tance au bien-être de Ja société, en général. Si l'inspecteur du Scott Act s’est acquitté de ses fonctions, de ma- mière à le faire paraître innocent des accusations portées contre lui, qu'on le proelame comme tel, et qu’il soit dit au grand jour qu’il a rempli d’une manière irré- prochabie les devoirs de son état comme officier. Si, au con- traire, il s’est rendu coupable des fantes alléguées contre lui, que la justice se fasse et qu'on aille pas s’échouer sur les récifs de l’influ- ence politique pour Le retenir dans ses fonctions. Il n’y a pas d'alter- native : les charges portées contre M. Broderiek sont vraies où elles Si elles sont vraies, qu’on le congédie sans plus de cérémonie ; ne sont pas vraies. si elles ne sont pas vraies, qu’on lui laisse occuper sa position et qu'il fasse son devoir selon l'esprit de la loi. À bas la politique dans une af- faire de cette importance. N’'im- porte quels sont ceux qui donnent | leur appui à M. [que ce d | soit mis à la porte. Le bien | LEURS quand 25 cents peu Broderick parce ernier récite le même Credo |politique qu'eux, que justice seit faite. Si l'inspecteur du Seott Act ju’est pas à la hauteur de sa posi- tion dans eette nous le qu’il de la capaeité, discns encore une fois, tempérance l'exige. NE SOUFFREZ PAS DE DOU: \ous en Liniment procurer du caisant soulageme: t da usage de Kendrick Kendrick esc utile L’Impartial. | l de bien des manières, à la mai- son et à l'écurie. Le Plain-Chant L'AME DE NOS EGLISES L'âme de nos temples catholi- ques dont la dédicace est célébrée chaque année par une octave de prières, &’est le chant sacré. Quand le plain-chant est magis- tralement exécuté, rien ne l'égale en majesté, en religieuse expres- sion. Il faut, à la prière chantée, cette tonalité austère, cette har- monie consonante : ‘‘Ch ! la belle, l’exquise, la suave musique ! s'é- oriait un artiste en sortant de la Messe des morts, chantée en plain- chant à quatre parties, sans accom- pagnement. Certes, j'admire Mo- zart et Berlioz, mais que sont leurs savantes compositions auprès de la mélodie plaintive et de la tristesse sublime du chant grégorien ? La dernière invocation du ‘‘Kyrie eleison,’’ murmurée ‘‘pianissimo par le chœur, a fait passer un fris- son dañs ma chair.’’ Et Gounod écrivait dans son tes- tament : ‘‘Je désire qu'on n'exé- cute à mes funérailles d'autres mu- sique que celle du plain-chant.”’ Cette beauté du plain-chant a, été saisie et goûtée, par un eusemi Rousseau. Il écrivait : ‘‘Il faut n'avoir, je ne dis pas aucune piété, mais je dis auoun goût pour préfé-| rer dans les églises la musique au plain-chant.”’ Jean-Jacques Rousseau était bon musicien, et le juif Halévy ne l’é- tait pas moins, qui s'écriait pour-| tant : ‘‘Comment les prêtres ca- ligieuse qui existe sur la terre, admettent-ils dans leurs églises les | pauvretés de notre musique mo- derne ?....Je donnerais toutes mes] œuvres pour + ie. ues mélodies | grégoriennes.’? ver l’âme, lui rendre la paix, calme, faire oublier toutes les agi-| tations humaines ; bien loin d'agir, sur les nerfs et d exciter les pas- | cet 1X qui vous ont donner le coup | ler edi soir à Ê RE es déterminé de l'Eglise, Jean-Jacques | SE AE RS Eh FRS ET LE 20 FEV, 1902 seignement, il faudrait plusieurs millions. N'oublions pas que c'est à la religion que nous de- vons notre iüfluence. Croyez aussi que l'étranger serait ravi de voir la chambre voter Ja réduction proposée par la com- mission.” Ce discorrs a été très applau di. Correspondance M .le Rédacteur, Il ne manquait plus que cela. Voilà M. Jos. Oct, Arse- na-+lt qui s'en vient s'étaler dans: les colounes du ‘‘Patriot’’ nous avertir d'avance qu'il n’est pas l'Acadien de Charlottetown. Mais, M. Arsenaalt, qui est-ce qui a dit que vous êtes cet homme ? Personne, autres que ceux qui, dans leur intérieur, désirent de tout leur cœur vous traîner traîner pour dans la boue comme ils veulent les autres Acadiens. Dans la polémique qui se pour- et escortés par (reste. mp En Afrique-Sud Un rapport reçu de lerd Kitche- ner, daté de Prétoria, montre qme la semaine dern'ère a été témoin des pertes les plus lourdes que l'on ait subies des deux côtés depuis plusieurs mois. Lord Kitchener dit que les Boœrs ont eu 69 tués, 57 soumis et 574 faits prisonniers. Les Anglais out capturé 480 fusils, un pompon et grande quantité de munitions et de bétail. La perte la plus sérieuse subie par les Anglais au cours de la der- nière semaine a été la capture de 60 wagons traînés par des ânes 160 hommes ce troupes. A un point situé à 30 milles de Beaufort, ouest de la Co- lonie du Cap, l'ennemi se précipite sur ke convoi et s'en empara avant que :‘escorte pt recevoir de l'aide. Les Boers ne purent emmener que 12 wagons, et ils brûlèrent le Dans cet engagement les Anglais ont eu deux officiers et 11 hommes tués et un officier et 47 hommes blessés. suit, on n'a jamais pensé à vous faire iut.rvenir, M. Arsenault. | Toutes nos sympathies vous sont | acquises pour l'acte inique quia! été perpetré contre vons en vous | chassant de l'inspectorat des éco- E les françaises. En vous affichant comme vous le faites dans les colonnes du ‘‘Pa- |triot” faites preuve d’une] fierté déplacée qui n'a pas sa rai-| , VOUS son d’être, venir à croire ce qu'ont dit de vous Iceux qui ont été les instrumezts| | tholiques, qui ont dans le chant directs à vous faire perdre une po- | grégorien la plus belle mélodie re- Sition dont les Acadiens étaient! VOUS :— Rire Oct not the backbone tous fiers pour Arsenaull has qui €. | Ë e dernier bond que vous venez de vérité, | qu'il ya quelque chose dans cel faire, porte à croire, en in effet cela. Fa d’aller se prosterner aux pieds de| subir ce traitement. | énote bien peu de ‘ que Il faudra, peut-être malgré nous, | | Les Boers ont aussi attaqué un 'détachenset de 100 hommes com- |mandé par le colonel Doran pen- dant la nuit du 3 février, alors que les Anglais eurent trois officiers et 7 hommes tués et 17 hommes bles- sés. | Von Donop a supris le laager de |Potgieter, près de Wolsmaranstad, |Transvaal, le 7 février, tuant trois | Boers et en capturant 36 ainsi que 125 wagons et du bétail. LA SITUATION EN IRLANDE Une dépêche de Dublin à la Pall Mall Gazette déclare que, ‘‘dans etes cercles influents, on croit fer- : mement que la United Irish League ne vise à rien moins que la révolu- tion, et que les partisans des mé- ithodes constitutionnelles cèdent . . | / é La musique religieuse doit éle- qu'ont dit ceux qui vous Ont fait jentement mais sûrement à la sec- le | tion de la force physique.”’ D'après le correspondant, le dis- | cours fait pe lord Salisbury, mer- à l'Union Constitutional sions, elle inspire des sentiments pièd, sans compter que c'est uno, 1b, fait espérer au public que le célestes, sereine, paisible et grave, et c'est de la musique théâtrale. Aussi une grande erreur d'avoi que " airs profanes et passionnés des Madame de Sé- euten- fêtes mondaines. vigné rapporte que Lulli, dant à l'église un air qu'il av ait écrit pour la scène, s'‘écria : ‘‘Se gneur, je vous demande pardon, je ne l'avais pas fait pour vous !”? Le plain-chant doit rester, pour son caractère lithurgique et sa beauté antique, l'âme de nos céré- monies et la mélodie ordinaire de. nos offices. ‘Es CN." La Propagation DE LA LANGUR FRANCAISE patés a voté, par 312 cont-e 205. le chapitre da budget ds af | faires étrangèr-s concernant les subventions aux missions ca- trême-Orient dout M, Dejeante duire de 100,000 francs M Dalcasse, ministre des af faires étrangères, défendart Chapitre, s'est adressé au demandé d'émettre un vote po litique national. 1la ajout “Ce que no7s poursnirons en Orient et en Extrême Orient, c'est la propagat;on de ja langue française. Noubiions pas que les autres nations font des'sa-| clifices énormes pour porter at- teinte à notre iufluence. Ces! efforts n'ont pas diminué cette influence. fants fréquentant es françaises à augmenté. Cha- que élève nous coute 8 francs l'en- ligieux. Pour laisser 2 La chambre française des dé. tholiques en Orient et en Ex . . | demandsit lasuppression etque la commission proposait de ré- } le. pa- | . à | triotisme de la chambre et lui a. Le rombre des en-| écoles | grâce aux établissements re-/notre langue quil parlait avec | Se croire le seul Acadien qui sa- | ce qui la différencie essentiellement che quelque chose des rouages pe | du bureau d'éducation. UN ACADIEN. h. town 1992. Ce 17 Fév. «Mort de Lord Duiferin ad Doff-rin, an- gouverneur général du | Le marquis de |cien |Eanada, et quia iempl' plas'ears! ‘hautes fonctions daus ie service diplomatique ang'ais, est mort |mereredi matin, | à earésidence | e ’ de Clandeboye, comté de Dawn, | lr'ande. Lord Dofferin était malade depuis jongtemps. 11 s'est éteint doucement, après uue nuit d'agonie: Frederick Temple Hamilton |Blackwood, premier comte de Dafferin. naquit en 7826. 11 a été tonr à tour “lord in wait- ling”’ de la Reine. sons secré- taire des Ind:s, chancelier du daché de Lancaster, gouvar peur général du Caïada.ambas- à St-Petersboug ct am- |bissadeur à Constantinople en 11881 envoyé spéoial en Egypte en 1882 et vice-roi d:s Indes en 1884 C'était un libéral en politique |. 20 Lord Daofferin cansera un deuil piofond daus l'Empire et plus particuliere- sadeur 8 b mort de iment an Canada, où son nom est resté cher. Le nom | de lord Dafferin ra; pel- ile le pins distingué, le plus symysthique, le plus populaire peut être, avec lord EÉlciv, de nos gouverneurs généraux. Nous saurions oublier, vous, Canadieus français, l'in térêt vif quil à notre histoire, à notre à ne très portail race, un pur accent parisien. rt | Elle est bienfaisante et acte d'amour-propre outré que de! gouvernement est enfin convaincu [qu'on re peut détruire le Home | par de bons procédés et qu’il | sait quels ravages la ligue a fait en Irlande. Le correspondant ajoute : ‘‘Les Irlandais qui sont revenus dernièrement des Etats-Unis affir- ment qu'aucun appui ne sera donné à la cause de déloyauté à moins que les discussions et les seènes en | parlement ne fassent place à quel- que chose de plus animé ea Irlande | même. La partie américaine de Ja campagne est dirigée par des hom- mes qui sont tous du même cearac- tère que Finerty. La méthode de douceur a fait croire aux paysans que le règne des Anglais touche à sa fin et en vérité, les statuts an- ghuis sont déjà suspendus, et la cour de la ligue est suprême.’’ NN K\ \ \ NES. Fa \ Nr HS AS qu RUES à l'heure du diner, | | \\ \ LE (à n ‘importe quelle“ : . heure, il est bon de se servir des D N Li \ ii rune) t Lt Elles donnent une lumière / ample et claire. Pas / #) d'odeur. Plusieurs sortes. En vente A -veis LA K di PTT f1 Card —— Mr. Aubin E. Arsenault, Bar- rister— at Law, Summerside, will be in Tignish every Saturday, un- til further notice, between the hours of 1.30 and 3.30 p. m. Any person having legal buéi- niss to transact, may ‘find him in his Office, in the L'IMPARTIAL building. | rm en me SN ne SL ES ER SOME OF THE Bargains éme L'F re E. W. Taylors SALE One 18.00 French Clock, real marble case 13.50 One 5 light silver candleabra very handsome for 12.00. 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