ne rente « - F LE L L A ra LE PETIT POLTRON nous et pour les autres si nous) nous appliquons assidüment comme nous nous le devons à nous-même, comme la société nous en fait une loi, à nous en Lorsqu'un enfant répète à tout propos :—Je suis très cou- rageux ! Je n'ai peur de rien '- on peut être sûr qu'il est au/|corriger. 11 y a là tout un contraire foncièrement poltron. champ de perfectionnement où Le petit Charles était ainsi : {notre activité se dépensera à —Bast, disait-il d’un ton ar-/son honneur : si nous naissions rogant, ce n'est pas moi qui|Parfaits, cette activité qui est craindrais les voleurs ! s'ils ve. l'essence même de la vie, ne naient la nuit dans ma cham-|pourrait s'exercer que dans le bre, je les tuerais avec le revol-| sens contraire et n'aboutirait, ver de papa... par conséquent, qu'à nous dé- “Et les lonps donc‘! je ne|grader. Donc tu es poitron, et les redoute pas davantage ?)comme c'est dans l’ordre, il n'y a aucune honte à en concevor. près de moi et je lui casserai Tu te trompes seulement, un les reins à coups de bâton.” cher enfant, en mettant le ridi- Cependant, une nuit que cule où il n’est pas...et soit dit Charles était souché seul dans|en passant, la crainte du ridi- sa chambrette dont 1l avait |cule, sentiment inné elle aussi, est un des grands moyens de perfectionnement dont nous arme Ja nature ; car nous lui devons cette justice de recon- chevreau qui s'étaitéchappé de |naitre qu'elle nous inculque à l’'étable, entra, fit quelques! mesure pres-qu'égale et les tours dans la chambre, puis!principes du mal et les moyens sauta sur le lit. d'action contre iui. Mais, ces La petite bête gambadait in-| moyens d'action, il faut user nosemment : Charles se mit à/de discernement pour ne pas pousser des cris horribles et les appliquer à faux ; et comme l'on vint à son secours ; n‘a- | c’est l'expérience qui donne le vait-il pas eru qu'un lutin |discernement, c’est aux parents quelconque venait le tonrmen- | qui la possèdent, à la dévelop- ter ! per chez leurs enfants. Ainsi On le délivra du chevreau, |fais-je aujourd’hui et l’occasion mais on vconçut dès lors des!est bonne, car te voilà bi:n pé- doutes sur sa bravoure. nétré que le naturel si on con- Un autre jour, traversant un | sacre ses eflorts à je dissimuler petit bcis taillis très épais, dont | piutôt qu’à le combattre, finit un des seutiers conduisait au|toujJours par percer, quoiqu'on village voisin. Charles entendit | fasse. Tu n'avais certainement marcher derrière lui ; ilse re-|pas saisi que la fable de “l’Ane tourna. revêtu de le peau du Lion” et 11 vit un homme complète-|la légende du “Capitan Fra- ment noir, la tête couverte d’un |casse” ou de “lillustre Mata- immense chapeau et le corps! more” ne voulaient pas dire enveloppé dans les plis d’une jautre chose. Je conclus donc : large souquenille. emploie ton énergie à t'aguer- Charles marcha plus vite….il|rir loin de user en efforts, lui parut que cet homme accé- | d'ailleurs stériles, pour donner lérait en même temps le pas ;|le change à autrui. Car qui alors le petit garçon s'enfuit a | donc penses-tu avoir abusé : les toutes jambes, tellement épou. | gens clairvoyants ? Non cartes: vanté qu’en arrrivant à la porte | {ls savent que le réel courage qu'il en vienue seulement un laissé par mégarde la porte ou- verte (car il présentait cette contradiction d'être à ,a fois poltron et imprudenti, un petit de la maison de sa grand'mère,|ne se manifeste que par des dame Powell, eta voulu se actes. Tes bravades seules te|porter à des voies de faits. Mais} 4 MESAVENIURE D'UN. il eut à peine la force de s’é- crier : “Oh ! grand’mère, un bri. gaud m'a poursuivi dans le rendaient ridicule à leurs bois...je pense qu'il voulait me tuer !” 6 ] 7] | ’ 4 # ? Le prétendu brigand survint tement avoué. Ceux-là écartés, quelques minutes aprés : C'é-|;,4:} tinhe » £ à iueiq P |je ‘abandonne les imbéciles et|courus et se sont emparés de trop copieunsement du saumon tait tout bonneraent le char- |les naïifs : pauvre satisfaction, bonnier qui apportait la provi-| en vérité, et qu'ils vous font sion de la bonne dame et qui | encore largement expier le jour se mit à rire de tont son cœur | où l'on s’est révèlé, car ils sont en apprenant l’émoi qu'il avait d'autant plus portés à vous ba- bien involontairement causé. | foaer qu’ils se sentent plus hon Enfin, il arriva à petit Char-| teux d’avoir été vos dupes.” les ane aventure fort plaisante | —— qui acheva sa réputation. | INFIRME PENDANT UN AN Un soir, sa maman s'aperçut | qu'elle avait oublié son ou-| Courbé à cause du rhumatis- | me et de la sciatique vrage sur un banc du jardin | “Toi qui est courageux, lui! re dit-elle, vas me le chercher !”’| Du Post de Sackrville, N. B. Charles n'osa pas refuser, il! Des récits comme celui qui obéit donc ; mais, en chemin, |Suit ne manquent jamais de sa blouse s'accrocha à une forte! Convaincre, et dans un sens pra- branche de pommier. tique on pourrait dire que ce Se croyant appréhendé par! siècle est un siècle de miracles.— un malfaiteur, sans même oser | M. Edward Downey, de Maccan, se retourner, 1l se mit à pousser | N. B., dit :— des huriements de terrenr. “Je demeure dans le “Au secours ! criait-il : on |de Cumberland depuis me tient. on va me tuer! à moi! | ques années. J'ai beaucoup ici au secours !” | souffert de sciatique rhumatis- Ses parents accoururent avec | male pendant dix ans J'ai en- des flambeanx, et s'empressè- | duré les douleurs ies plus a- rent de rendre la liberté aultroces qu'un homme puisse malhenreux enfant. ‘endurer. Je suis devenu telle- Comme 1l demeurait tout b'?, | ment infirme par suite de ces naud : | douleurs que je ne pouvais pas — Ecoute, lui dit son père, il! marcher. Je devins si faible et n'est pas extraordinaire qu'on ‘mon système devint si miné soit poltron lorsqu'on est tout | que j'avais perdu tout espoir petit comme toi : autant il se-| d'obtenir une guérison. rait ridicule que tu le fusses! Mon cas était presque déses | encore devenu homme, autant péré, j'abandonnai l'ouvrage et il est naturel que tu le sois à je fus presqu'infirme pondant présent. Si la nature a voniu au delà d'un an. J'entendis par- que nous vinssions au monde ler des Pilules Roses du Dr avec toutun baggage de dé.! Williams eton me persuada lauts et de mauvais penchants enfin de les essayer. Peu de bien loin de l'en blämer, il faut temps après avoir commencé à en louer sa sagesse : car il est faire usege de ce remède, je rtaiu que nons remplirons commençai à devenir mieux, comté quei- L'IMPARTIAL rt durais au dos et aux membres| : “Rien aujourd’hi ne démon-| disparurent, et je pouvais sor-)tre plus l'énergie du caractère tir. Je n’en avais pas encore /et la vigueur de l'âme des Ca- pris une demi-douzaine de boi-|nadiens-français du Connecti- tes, que j'étais entièrement bien {cut que ces seuls mots : dou- et pouvais faire une bonne/zième convention. Comme journée d'ouvrage. T'avais bon |cette période glorieuse qui a appétit, je commençai à pren-|commencé avec notre première dre de l’embonpoint et à me|réunion nationale en 1885, s’as sentir un tout autre homme. Je /simile avec l’histoire de notre n'ai plus ni maladie, ni dou-|race ! Comme elle rappeile leurs et cela grâce aux Pilules |sous bien des rapports les dan* Roses du Dr Williams.” Le re- |gers de Jacques-Cartier, les pé- porter fut convaincu que le cas |rils de Champlain, les sacri de M. Downey était en Re de Marquette, les luttes de naire, car sa figure rayonne {1825 à 1837 ! Toujours et par- maintenant de santé; il est|tout, quelle immuable persevé- aussi droit et actif dans ses|rance, quel pénible travail, mouvements qu’un jeune hom-|quelle merveillense patien:e me de vingt ans. dans Ja longue attente de jours -— | meilleurs pour la nationalité. L'ELEMENT FRANCAIS “Nous avons certes bien rai- id cn bli son d’être fiers de nos assises Le World de Toronto publie annuelles, au même titre que une dépêche serge SUT nous sommes orgucilleux de mouvement canadien Français |,$ sociétés et &e nos paroisses dans la province d'Ontario. canadiennes. Celles-ci, par leur “Ne vous occupez vous PAS, | Datriotisme ardent, leur aide dit notre confrère aux Anglais, eflectif, leurs délégations intel- des Canadiens-Français qui ligentes, ont heureusement ci- vout dresser leur tente sur les né l'onien ‘dois (ur: ie boards de la Saskatchewan, fluence féconde, ee établi | mais regardez donc ceux quikcette vérité : que les Cana- LES BANDITS DE NEW-YORK New-York, 11—Deux voleurs se sont introduits en passant par une fenêtre dans l'hôtel Hardy, à Clayville, Newt York, ‘ont fait sauter le coffrefort et se sont emparés de $300 en ar- gent eten timbres-boste avec lesquels ïls sont partis tran- quillement sans être inquiétés. M. Hardy, propriètaire de l’ho- tel, est en même temps direc- teur de la poste, ce qui explique comment il gardait dans la cais- se de l'hôte], «es timbres desti- nès au service du bureau de poste. Réveillé par le bruit de l'explosion, il est decendu au rez-de-chaussée, est s°rti de l’h6- tel par une latérale et s’est a- vancé jusque sur la façade pour voir ce qui se passait Un grand gaillard se tenait sur le perron en fumant un cigare ; il a été bientôt rejoint par un au- tre individu qui est sorti de l'hôte] par ia fenêtre, et les deux compères se sont éloignés. M. Hardy n'avait pas d'armes sur lui et il a dû se borner à appe- ler au secours ; plusieurs voi- rent vont s'établir à vos portes. Au diens-français ne sont pas de nord d'Ontario, d'Ottawa à Car | ooux qui passeront jamais sous | tier, sur le C. P.R, il y a au-|jee Fourches Caudines de l’as- jourd hui 100,000 familles fran-| à ilation à outrance, et de l’a- caises représentant 50,000 âmes. néantissement des qualités par- 11 y a 15 ans, il n'y avait pas/{iulisres à leur nationalité. un seul Canadien-français dans | pion plus, nos congrès ont cette région et, dans 15 ans, 1ls prouvé que nous aimons trop seront 300,000. notre partie actuelle, pour. per- “En y pue la grande co-| ttre que l'élément canado-a- lome du Témiscamingue, Al Y}inéricain devienne la fondation, aurait de quoi former là-bas}. quelque sorte, d’une cité la- une nouvelle province de Qué- bsc, ajoute la dépêche du|Custre, au-dessus de laquelle World”. les promotenrs du pansaxon- nisine et de l'intolérance pour- ront voguer nonchalamment, sans apercevoir le vaste et bril- DEUX EXECUTIONS Quitman, Géorgie, 11—En |lant horizon de la véritable | Géorgie, il y a eu deux exécu- grandeur de l’Union améri- tions sommaires. Un jeune caine. nègre da nom de Mason, do- “Toujours nous demeurerons mestique chez le docteur Po-| Français et catholiques, parce well, à Quitman, s'est introduit | Que sans ces qualités nous se- ie soir, dans la chambre de Ma- rons invariablement de médi- ocres citoyens améric ins.” le médecin est arrivé sur ces AMBASSADEUR | yeux, alors que bien au con-|entretaites, a délivré sa femme | traire ils {’auraient estimé, en|et, non sans peine, a maintenu raison des efforts qu’ils t'au-|le nègre pendant qu'on aliait| 899 Québec ent la visite del s _— , € raient vu faire pour arriver à chercher du secours. Une cin-|}, | pe 3 _ : l'ambassadeur d'Angleterre aux | dominer un sentiment honné-|qnantaine de voisins, armés de Etats-Unis. Son Excellence, peu ” ; Au commencemsnt de l'été, Î | fusils et de revolvers, sont ac- après son arrivée, ayant mangé | Mason qu'ils ont emmené sur\{ris et des patates nouvelles, | la route pour ie pendre. Mais | {ut rise d’une indigestion as- on n'avait oublié qu’une chose, |$e, sérieuse. Le doctenr Henry, c'etait d’emporter une corde ; chirurgien de la garnison, man- alors les vigilants ont décidé |44 en toute hâte, prescrivit la de passer le nègre par les armes | diète absolue. | et, le plaçant devant un tas de| Sir Cet lady Ogle, de Hali- pierres, ils l'ont fusillé. Le co-|fax étaient en ce moment à roner à réuni un jury qui, a-| Québec et iis étaient, de même près avoir examiné le cadavre, que le diplomate anglais, les a rendu un verdict déclarant hôtes de sir James Kempt au que Mason avait été mis à château Saint-Louis. mort par des personnes incen- nues. C'est la formule ordi-| ,;hnde pour le soir du même naire. jour en l'honneur de ces hôtes À Edna, un petit village si- distingués. 11 érait tiop tard tué à une douzaine de milles pour le contremauder. L'am- d'Albany, un nègre ncmmé |hassadeur fut donc forcé de Benjamin Mayfeld, a été arré- garder Ja chambre. té pour un attentat sur la per-! On était au dessert Tous les sonne de Mme James, la fem-|couvives prétaient en ce mo- me d'un conducteur de che-| ent Ja plus grande attention rain de fer. Il n'est pas resté | à sir James Kempt qui racon- longtemps entre les mains del {sit un épisode de sa vie mili- 1e la justice ; une bande de vi-|{aire, lorsque tout à coup un gilants s’en est emparée, l’a en-|indiridu, coiffé d'un bonnet de trainé dans les bois, et comme | puit, d'une main ténant une elle est revenue qnelque temps | chandelle et de l’autre retenant après sans Mayfield, il est cer-|son pantaion, se précipita dans tain que le negre a été exécuté |]a salle à manger. sommairement ; mais On j-| La surprise fat d'abord très gnore quel genre de suppiice il grande, mais lorsqu'on recon- a subi. nut le personnage uu immense LES CANADIENS DES éclat de rire s'éleva dans toute ETATS-UNIS la salle. C'était notre diplomate 'qui-entore peu au fait des êtres Qu château s'était égaré dans 9.— Nos 7 Meriden, (Conan, Sa : : isesS pérégrinations nocturnes. compatriotes du Connectient|**° P°T87* ” : à | ect s’imaginer qu'il nef: auront leur douzième conyen-| 0" Pet s'imaginer qu'il ne fut tion nationale à Meriden, les 1. P°*° lent à sortir. et 2 septembre prochain. A. 1 cette occasion le comité exécu-| Ripans Tabules cure flatulence. ‘ F . | Ripans Tabules cure indigestion. tif lance uue proclamation dont} Sipans Tabules cure headache, nous publions cette première! Ripans Tabules cure dyspepsia. otre vie utilement et pour ies douleurs atroces que j'en- us Ripans Tabules cure torpid liver. parue :— Ripaps Tabules cure liver troubles. | | Un grand diner était com-! PF. G.R.] sins sont arrivés, qui ont cher- ché partout les voleurs mais saus les retrouver, On a consta- té plus tard que, tont en se pré- parant à faire sauter le coffre. fort, les voleurs avaient fumé de nombreux cigares et bu beaucoup de whiskey aux frais du propriétaire de l'hôtel. ALBERTON HEADQUARTERS SPRING 1897. . ge ER > Ready to please CLOTHING —. 5 di Li # os / nan" We hare imported an ele- gant line of clothing for the spring and Summer trade. Never have Styles been so pret- ty. Never have the goods been s0 well made. Never were the parterns as good — besi of all- NEVER have the prices been so low. Suits at $4.00 Suits ‘“ 5.00 Suits ‘“ 6.00 Suits ‘ 8.00 Suits ‘ 9.00 Suits ‘“ 10. and upwards. Children Suits 1.00 each Mens Pants 1.00 each up. Mens Coats 3.00 ‘ ” rs: rie sn à, HSE ) LD Ne: EVERYHING IN CLOTHING | du _ ‘lue largest stock Li the Town. TT HE) Call and see our Clothine:, Benj. 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