nr éd AN FRET me pit LÉO. Le 3 a He its tite te Sie Pr PASSES sa es EE ARR L 4 nl : AL) rc pt EUR € LA CITE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. ——…— J —— F. J. BUOTE, GÉRANT Ed 8 ANNEE. G. BUOTE, RÉDACTEUR. . NO, 9. ne TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 28 MARS 1901. - LA MECHE D'OR - 000QP00XXX0000000 2 — temps, elle ouvrit. Quandeile|J, FT. Myriek & Co! Dr Murphy vitces trois hommes aux visa- ges sévères, avec les gardiens de la paix massés en arrière, elle crut deviner. Elle poussa unl| cri terrible, un cri de mère : DRY GOODS —Moeu fils... Claude ! PHYSIOIAN AND SURCE9IN First Prize Graduate New York Uriversity FIGNISH, ..... .. P.E. E Importers aad liealers in PREMIERE PARTIE être elle le verrait dans la rue 6. de Rome où il devait passer [suite.] peur rentrer chez lui. Elle ne eo dame rs ——— ee Ma PPT CO n 1lne s'imaginait pas qu'elle pût travailler ; etil ne l'aurait pas cru, s’il ne l'avait pas vue, dui même, dirigeant ses ouvriè res, allant livrer son ouvrage. Ses préventiens étaient tombées en partie ; mais ül la trouvait toujeurs trop fine, trop délicate, trop soignée, Devant cette si- tuation nouvelle, l'amour de Serge au contraire avait grandi ; et maintenant il s'y mêlait un peu d'’admiration. Et, entre Claude et lui, o'était depuis longtemps une affaire enten- due. —Quand ion père voudra nous serons frères pour de bon! Serge secouait la tête ; @ar o'é: tait Justement là la ehose diff: cile à obtenir : l’antorisation du commandant Meorain, dont ils respectaient tous la volonté. Thérèse avait vingt uns ; et, dans les quatre années qui s’e- taient écounlées depuis la mort de son père, elle était parvenue à donner une réelle importance à la maison de lingerie qu’elle avait fondée. Elle travaillait avec une ardenr inouie, soute- nue par l'amour, car elle aussi aimait Serge profondément ; et elle économisait sur ses pauvres bénéfices, essayant de s'amasser une dot pour vaincre les hésita- tions du commandant. Le jour fatal où commence notre récit avait commencé plein d'espoir pour Thérèse, c'était le jour où le mariage devait se décider, Serge lui avait dit la veille : —$i les nouvslles sont bon- nes, et elles seront bonnes, mon pèra et moi irons vous faire une visite dans la soirée. Le matin elle avait rangé avec envere plus de soin que de cou tume leur petit logement ; elle savait que le commandant con- sidérait l’ordre comme la pre- mière qualité d’une femme. Vers cinq heures, ayant ter- miné un ouvrage très pressé qu'elle devait livrer le soir mê me, elle embrassa sa mère et descendit, alerte, légère, coiffée d'une petite capote, et portant sur le bras son fichu de laine noire pour s’en envelepper s'il faisait froid quand eile revien-| drait Elle termina prompte- ment ses affaires, reçut son ar- gent et reprit son chemin pour retourner chez elle. Tout d’un eoup elle pensa que si elle pas- sait devant la maison où Serge était employéelle pourrait peut- étre le voir et connaître plus tôt la bienheurevse nouvelle. Animée d'un mouvement de coquetterie bien naturel elle voulut s'acheter une paire de gants, en passant devant Je “Printemps,” elle s'arrêta, cou- rant vite au rayon de gants et choisit une paire à six boutons, d'une teinte plus claire que celle. qu'elle portait d'habitude. Elle les fit ouvriret s'en alla en les mettant Elle ne vit point Ser- Elie pensa alurs que peut ge. € æ & lui dirait qu'un mot bien vite. Et elle courrait pour revenir chez elle ; sa mère devait être inquiète... Poussée par cet espoir, elle s’engagea dans la rue de Rome, marchant très vite. Devant la maison de Serge, ell- pressa en- core le pas, comme si eile avait eu peur.....#Æ£t un peu avant sept heures, elle arrivait rue des Bames, tout émue, troublée. Sa mège s'écria : —Mais qu'as tu donc, Thé. rèse ? —kRien, mère, rien, je t’assu- re | Elle posa sa capote et son fichu de laine sur une chaiss et, sans dire un mot, mit le couvert. —Claude n’est pas encore (rentré, dit madame Garaneier, Claude avait déieuné rapide- ment le matin ; puis ilétait par ti en disant qu'il allait profiter de ce beau jour pour faire une partie de canot. —Du côté d’Asnières ? avait demandé Thérèse en souriant. —Oui, petite malicieuse, avait répondu Claude. Aussi Thérèse répondit elle à madame Garaneier : — Ma mère, nous n'avons pas besoin d'attendre Claude: —$Soit. Si tu as faim ! Madame (arancier servit le diner ; mais Thérèse ne mangea pas. Sa mère, en l’embrassant, sentit qu'elle avait Ja fièvre. Les instants s’éooulaient, et Ser- ge ne paraissait pas. ‘Thérèse allait at venait dans la pièce qui leur servait de salle à man- ger et de salon......Elle s’asse- yait, se relevait, se promenait éNCOTE...... Elle caloulait : Ser- ge était rentré depuis long temps... 1l avait fini sou re- Da. Alors, pourquoi ne ve- nait il pas ? Pourquoi ce re- tard ? Sa mère, qui devinait son anxiété, l'embrassait de temp: en temps, sans rien dire, puis se remettait à coudre à la machine, pressentant un mal- heur. Soudain, Thérèse s’écria: — Mais qu'’est-il done arrivé, mon Dieu ?...……. Au même instant, les deux femmes entendirent un violent coup de sonnette. VI FILLE DE SOLDAT Elles se levèrent en trem- blant ; car cette façon de sonner n’était ni celle de Caade ni celle de Serge. —Tu as entendu ? dit ma- dame (Grarancier. (C'est chez nous. — Qui... oui, balbutia Thé. rèse; mais J2ne sais pas pour: |quoi, j'ai peur... Je n'ose pas aller ouvrir. bien reur qui l’étreignait eomme sa fille, se dirigea vers la porte, en murmurant? —Nous somme folles ! avons-1ous à craindre ? | ciseusement monté. nant il allai er à son in- La veuve, secouant cette ter-|°* l'a lait procéder à son in |terrogatoire, avec | prudence que de résolution. Qu” Et sans hésiter plus long | Le chef de la sûreté s’imagina que c'était un cri d'alarme pour prévenir le jeune homme ;etil dit froidement : —Toute tentative de fuite se- rait inutile, Madame. J'ai des hommes devant toutes les issues. Thérèse, toujours debout, dans la salle à manger, écoutait et regardait ce qui se passait dans l'entrée. Elle ne eompre- nait pas. Madame (Grarancier, blanche comms3 un linge, essa- yait encore de deviner: On lui parlait de tentative de fuite. Son fils avait peut-être été mêlé à une querelle, un duel... Elle le savait violent... Pendant ces quelques secon- des, le chef de la sûreté, secrétaire et le police se gement. — Mais enfin, qui êtes vons, Messieurs ? —Madame, je suis le chef de la sûreté. Et, quelque pénible qu'il soit, je viens accomplir ici mon devoir. En femme d'officier, madame Garancier avait le respect inné de tous ceux qui représentent la loi. — Entrez, Messieurs, dit-elle. Oe n’°st pas ici que js puis vous recevoir. Et elle les précéda dans ja salle à manger: —Thérèse, retire toi ! — Au contraire, Madame, je désire très vivement que made. moiselie assiste à cet entretien. Et le chef de la sèreté salua respectueusement la jeune fille. Le magistrat était un peu effra- yé par la démarche audacieuse qu'il tentait. 1ln'avait contre Thérèse Garancier que de bien faibles présomptions : et il avait longtemps hésité avant de 5se rendre rue des Dames. Aprés avoir longuement réfléchi, :l s'était arrêté au parti le plus sage. . 1l était venu rue son des Dames avec l'intention de son- ner chez madame Garancier : 81 on Jui ouvrait, il aurait le droit d'entrer, de poser quelques questions ; et, en quelques wmi- nutes, il saurait sises soupçons étaient fondés onu non. Sil réunissait les preuves de la cul- pabilité de Thérèse, il n'hésite- rait pas à la mettre en état d'ar- restation sans attendre le man- dat d'amener du provureur de la République ; si, au contraire, il la croyait innoceate, il s’ex- cuserait et sd retirerait. il avait donc piacé des agents dans les deux cours et dans les escaliers ; puis. après s'être reu- seigné, auprès du concierge, sur les allées et venues de mademni- selle Garancier, il était auda- Et mainte- autant de — Vous êtes bien madame G2- rancier, Madame ? — Quai, Mon:isur. (suite à la 8me page) enrie Se HARDWARE BOOTS & SHOEBS commissaire de | glissaient dans le lo-| Que voulez vons ? ! FINE | GROCEIES And Eÿ sang ‘'u,.plies AT TIGNISH and A LBERTON Z pd ne c, à 2 ns be : 5 @ © mogvos ÂSNQ JOUJOU 61094 ‘MOU 9198 PUB [[U9 07 OOGI AOF SOULVOP HO} poryos J9Â JOU DA OUM SIWUOSNO 4dAnO JO osoy} Jsonboi o M Carte Professionnelle 'Arsenault & McKenzie AVOCATS, &c. (Récemment chez Charles Russell et Cie., Londres) BUREAUX : Summerside et Charlottetown Aubin E. Arsenault, S’Side. H. R. Mackenzie, Ch‘Town. ee —— ARGEKT A PRETER A. A. Mclean, Q. C. Attorney at Law Brow n's BLocx, CH'TOWN Money to loan at low rates. CARD Dr. H. L. DICKEY, Late Clinical Assistant at Royal London Ophthalmie Hospital, Moorfields, and Central London Throat & Ear Hospital SPECIALIST—EYE, EAR, NOSEAND THKOAT Ofice- Camr:ron Block. Res ideuce— Richmond St. West Office LHours— 9 80 a. m. to 1 p. m., to 4 p. m . Evenings by appointment. 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