LE nn msi LE L’'IMPARTIAL, JEUDI LE 24 AOÛT, 1898. Le Pique Nique > — SUR L'ILE A COURTAIN. a — L'autre jour, pendant que j'é- tais oocupé à faire dn bruit a veo mn instrument de musique on vient m'inviter à prendre part À une de ees exenrsions que font chaque année eertaines gens de notre village. On devait se rendre à l'ile À Oeur- tain, ce qui nécessite en vo- yage ds six ou sept milles sur le belle baie de Richmond. De mélancolique et soncieux que J'étais, je me trouvai transformé en garçon joyeux et risible, d’au- tant plus que je remarquais sur la liste des convives des noms qui promettaient que je serais en bonne compagnia. Je jouis- sais d'avance du plaisir da len- demain. L'état nerveux de mon être se changea en une donce rêverie de bonheur, si bien que eontraire à mes habitudes mati- nales, je me levai si tard le lan- demain que je dus enfourcher mon bicyele sans avoir le temps de prendre une bouchée. ‘‘Mais qu'importe” me disais je. “Je n'en aurai que meilleur appétit ot je sais qus j'aurai nne bonne part de quelque panier de pro- visions.” On n'avait pas encore foit embarquer toute la partie quand j'arrivai sur la côte, su- ant et hors d'haleiue. Ce ne fut que l'affaire d'un mement de faire voler mes souliers et me préeipiter à l'eau en véritable enfant qui se plait à mouiller sa eulotte pour la faire sécher plus tard Etant maintenant hors de danger d'être oublié sur la rive, je resp'rai à l'aise en m'infor- mant de tont ee que je voulais conmaître var on doit connaitre ses entourages avant que l'en en | puisse jouir. Je connaissais tout le monde à l'excaption d'une charmante jeune personne, ve- nue tout dernièrement de la république américaine. Mais, me dis-je, on me présentera plus tard. On lève l'ancre, le vent rem- plit les voiles et la chalonpe se Jance avec un air gent | sar les eaux stintillantes Uu b'au ciel bleu, une charmante brise d'é. té, un soleil aux ardeurs tempé- rées, une mer à la surface pen mouvementée, tout cela donne aa Cœur une joie purs mais jiA- dicible. Tonus les cœurs hondis- sent de plaisir, la eonversation s'auime, et la partie n'est plus qu'une grande famille. Mais je n'ai jamais eonau de jolis sans amertume. Personne ne veut me présenter à j’améri. suis désolé. J'ai beau eauter d'un bont du na- vire à l’autrs, me faufiler dans les groupes, on s'occupe de frap- per mes pieds nus aveo des atti- rails de pêche mais on ne dit pas mon nom à l'américaine, Jo preuds la résolntion d'exprimer mes désirs de me fair: cennai- tre. Je me crois trop hardi mais elle me salue +i gracicuse- ment que je ne regrette pas ma hardicsse. Je suis maintenantau comble de Ja joie. Où ehante des chansons populaires, tewmt je monde fait chorns, même les goelands semblent vouloir join- dre leurs cris perçants à nos airs plus harmonieux. On ar- rive au débareadèie ehoisi de- puis plusieurs années, Quoique j'aie lien de croire qu'il y aitun endroit plus favorable am dé- barquerment sur la oôte nord de l'ile. L'i'e est située au milieu de la Baie Richmond et est, à peu de chose près, circulaire. El'e est de 300 arpents de terre boi- sée. Le végétation est forte et indique une bonne terrs, mais les propriétaires ne la défrichent pas à cause de la valeur de sou bois. Ur M. Stewart tient 100 arpents de ceite terre, et le reste caine et jen est divisé en lot de 20 arpesis Collegs St À. appartenant à des fermiers de: Malpèque. Les rochers d: s5° côtes sont charmants et pitto- resques surto ts:r la côte nord. Les pierres sont schistenses et on trouve sur le s-ble queiqnes blocs de granit. C'est un Len i déal pour aller en piqne niju- À peine avions nors mis ji «! sar {terre que notre bon “uré. qui nous accompagnait, veu. fait poser sur un rouher saillant | da rivage pour nous photogr: Phier. J'ai eoin d'étaler mes pieds nus et l'on m'assnre que c'est leur blancheur qui frappe l'œil à la première vue de la phetographie. Eusnite en pré para le festin. En peu de temp« on s’asseyait sur l'herbe et les provisions disparuissaient rapi dement devant l'appétit des grands et petits mais surtout devant l: mien ; j'avais faim et ça vent dire quelque chose. A | près le diner, chasun s'amusa à son gré. Les coques, ou moules, les palourdes et autres molles ques 59 trouvèrent enveloppés dans des coquilles où s'opère la digestion dans le cours de cette après midi. Quelques unes des dames trouvèrent assez de gro- seilles pour nous servir de con fitures ehaudes pour le souper. Je n'oublierai jamais ces confi- iares oar elles me furent servies par l'américaine. L'ean olaire et Pure d'une source sortant d'un rocher servait à désalterer an besoin. On entendait de temps en temps un individs orier d'un voix plaiatire : Oh ! How dry 1 am ! et même après avoir bu à longs traits, continuant de sa même voix : Oh!. How dry 1] was! criait-il. C'est la seule plainte que j'ai entendue, à l’ex- ceptien du cri quis'échapps de ma poitrine quand mes pieds se heurtèrent contre une pointe de terre et je me breyai deux del |mes plus belles orteilles. Vers six hemres nous nous embarquâmes peur revenir chez nous. Le curé nens photegra- phia de nonveau à bord da bateau et réussit complètement. Je ne montrsi pas mes pieds cette fois : deux de mes orteil- les étaient noires. Kncore des chansons et des chorus. Un dame de Montrés] nons fit le Plaisir de nons chanter mn air patriotique et canadien On, avait épuisé le répertoire, amsionl quand le b:tean)| tomcha le fond sur notre côte. Onse dispersa, enehantés de la beile excursion à l'ile à) Covrtain, nous promettant bien | de nous rémeir plus tard. ANDREAS. Hard-working Farmers. à Longhoursof hard, never- D ending work makes Kidney Trouble a common com- pe” on the farm. Pain- ul, weak or lame backs| À and Urinary Disorders are | too frequent. DOANS KIDNEY PILLS help a farmer to work and keep his health —take the ache and pain out of his back and give him strength and vigor. Mr. Isaiah Willmot, a retired farmer living at 138 Elizabeth St,, Barrie, Ont., said : ‘ T have been a sufferer with kidney trouble and pain in the small of mæ back, and in both sides. I also had a great deal of neuralgia pain in my temples, and was subject to dizzy spells. | ‘I felt tired and wornout mostofthetime. | “Since DES Doan's Kidney Pills, I have | had no pain either in my back or sides. 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Nous avons d’abord la vue Un lait à teiute rougeàtre peut indiquer la présenee du sang dne à une maladie du pis de Ia vache on proveuir du fourrage dont l'animal a été nourri. La coaleur blene indique que le lait est malade [microbe], soit additionné d'eau où écrémé 11 suffit de transvaser le lait pour bien roir s'il a cette teinte. La couleur janne est encore plus instruetive, car si le lait est plus ou moins jaune, c'est qu'il peut être altéré ou contenir du colestrum de la vache. L'aspect du lait pourra don: ner d'autres indications. Un lait visqueux est malade, un lait renfermant des caillots aussi. Les grameaux de orème laissent soupçonner l'écrémage ou le mélange des deux traites. Nous avons ensuite le goût qui nous renseigaera, la déçus- tation uons fournira de précieux |indices. Le lait pent être amer, salé ou avide. Ces goûts proviennent ou d'ane maiadie de l'animal, on de son alimentation où de la fa- çon défectuense dont le lait a été recuealli. Enfin, l'odorat peut complé- ter tous ces indices, car toute © dear devra nous faire saspecter la pret: du liquide. MOYEN DE RESONNAITRE LA BONTE DU SOL —— — La bonté du sol pent #e re- connaitre à la croissance vigou- reuse des arbres, à la netteté de de sur écorce. Les terres noires on tirant sur le noir, +t qui donnent cette ’on leur à l'eau qui a séjourné quel- que temps à leur surficr, sont de bonne qualité. Le cultivateur peut faire u moyen suivant pour reconnaitre une bonne terre : pratiquer dans le sol nne ouver ture qui doit être bouchée en suite avec la terre enlevée pour faire cette onverture. Si cette terre ne peut pas toute rentrer dans le trou, ie terrain est bon ; si elle le comble le sol est médi- laisse Ju vide, le terrain est néces- sairemen: mauvais la terre n’est pas de bonne qualité. La qualité du sol pent être aussi indiquée par la présence de certaines plantes qni pous- sent sans culture. Dans les terres calcaires, on rencontre les ronces l'avoine à chapelet, dans les terres argileuses ; la moutarde de l'ortie, accusent une terre substantielle et pro- fonde. Lorsque la charrue produit des tranches ou des mottes d'un as- pect luisant, qui restent quel- que temps, le terraiu est eal- caire on marneux. Un terrain qui, labouré à l'état humide ne donne pas de tranches luisantes, est un terrain léger ou sablon- | | neux. WORMS CAN'T STAY When Dr. Low'’s Pleasant Worm Sy- rup is used. This remedy is death to the worms, does not harm the child and is nice to take. Contains its own cathartic. Price 25e. | Bernard Bros | NEW GOODS NEW GOODS We hare just imported a ge | neral stock of some of the finest goods ever shown in Tignish, consi-ting of Boots and Shoes | | Hats & Caps Re1dy Made Clothing ‘for men and boys” Cotton, Prints, Dress Goods, Fan:y Goods, Cotton Warps etc. Also an extra fine stock of Groceries. The Best Tea in the County we retail! tor 23 cents cash. 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