ddr RSS PT TL Fer A Le SAS M GA à AGE. GR eme tre En _ fENTE DU BLE SUR UNE FERME. _ fribue er CEE FABRICATION DU) BEURRE ET and FN a _ cultivateur vend pour une valeur de cent piastres ‘en heurre fabriqué «ur sa ferme, 4 UT 8 = il ne nuit en rien à le fertilité dn sol qu'ileultive, et il ne con- à appauvrir chaque aunée la fertilité de sa terre, Mais, a contraire, si le cultiva- teur vend pour cent piastres de blé, il enlève au sol une valeur les frais de culture, outre les engrais qu'il donne au sol, ce- Jnisei perd encore beaucoup de sa fertilité ; il n'est done pas <- tonnant que le cultivateur ait à se plaindre que l’agriculture ne paie pas. * il n’en serait pas ainsi si le blé, même lorsqu'il est vendu à une piastre le minot sur le mar- “h5, mation intérieure de la ferme, et tout partieulièren en° pour les vaches laitières. Comme valeur nutritive, le blé vaut dix fois PlBs que le blé-d'inde moulu ou écrasss, Le blé est riche en matières minérales. 1lest ce- pendant nécessaire de l'utiliser en mélange avec le blé d'Inde et des pois moulus, par repas alternatifs. Huit livres de bis sufhraigà une seule vache par jour, ce qui ferait une consom- mation d'un minot de blé par semaine, et ainsi nourries, 1l se- rait facile d'obtenir de chaque -“ache du troupeau la moyenne de sept livres de beurre par se- mo Dans cette condition, la culturé du blé serait payante. sans puiser outre mesure la fertilité du sol: ce qui est d'une grande importance. FABRICATION DU BEURRE EN HIVER. Un cultivateur qui a prolong: la fabrication du beurre jus- qu'à une date assez avancée de l'hiver dernier, donnait par jour à chacune de ses vaches Ia ra- tion suivante, pesèe avec la plus grande régularité: Quarante livres d'ensilage, un mélange de trois livres de graines de lin et de coton -noulues, sept livres de son et cing-livres de foin. Par ce traitement d’une valeur de 12 centins par ration de cha- que jour, il a obtenu en moyen- ne unæ&livre de beurre par jour de chacune de ses vaches. Ce beurre, de première qualité, a été vendu 25 cts la livre. L'ESPRIT D‘'AUTREFOIS Mme de Sévig 6, étant en villégi.- ture à Grignan, reçiit la visite d‘un des notatles de l'endroit, qui arriva chez clle tout ému, at:endu, racontait il, qu'il avait vu, la veille un reve- nant. —Ou donc était-il ? demàada la marquise. —Le long de la muraille de l’églize devant laquelle je passais, et comme il faisait ua bsau c'air de lune, j‘ai pu le voir tré; distinctement. —Bon ! E: quell: forme avait-il? —Ah ! Madame, la forme d'un àne | énorme. —Je vois c: qu'il en est, mon ami, c'est votre ombre, saus aucun doïite, qui vous aura effrayé. FAUX BILLETS. On mande de Chicago,que depuis quatre semaines, les compagnies de chemins de fer Baltimore & Ohio, Erié, Pittsburg, & Western, etc, ont reçu et accepté pour plus de $100,000 de faux billets de voyageurs. Ces billets sont admirablement bien con- trefaits. La fraude a 66 découverte par le fait que deux billets portant le même numéro sont tombés entre les mains d'un vérificateur. Ce dernier Dr — contenta d‘abord de blamer l‘im- primeur ; mais, le lendemaio, il con- stata qu'il avait reçu en double s2ix- ante-sept billets. Le jour suivant il en trouvait 300, Des experts furent ab- pelés immédiatement et, à l’aide d'un microscope, Ils virent les imperfec- tions dans la forme- d‘une lettre. Le lendemain, des conducteurs sai- sirent 900 billets faux qui avaient été achetés chez uu agent de cette ville. Aujourd'hui, les cimpagnies ont en | DRISATEST AND BEST main pour $200,000 de ees faux billets. STANDARD FASHION CATALOG for Fall and Winter of 1502 / Lescrtr 1,00 cegsnt illustrations. Dow de STAND | FUN OU 848 Wet Ich Street, New Tor, de vingt-cinq piastres ; dans ces. conditions, lorsque le blé se vend à un prix payant à peine. stat utilisé à la consom- l L'IMPARTIAL. UNE VIEILLE SOR- ayaien contracté une sorte de CIERE. Vicksbarre, Pa. 2—John Moore ot sa femme tiennent une auberge dans le village minier de Malthy. Ils ont une petite fille ages de 8 ans. Mary, qui est afligée d’épilepsie. Il y a cuviron une semaine, une sale et vicille Arabe alla | à l'auberge offriren vento ses | marchandises de colportage. Elle dit qu’elle pouvait guérir l'enfant, Cette femme fit impression sur les parents, ei ils s'en- gagèrent à lui payer $300 si elle guérissait l'enfant, La femme dit que ja petite fille était possédée du démon et qu’elle pouvait l'en délivrer | par des moyens bien connus | dans son yays, Elle rasa d'abord toute la chevelure de l'enfant, puis prenant un morceau de fer rougi, elle Fappliqua sur le crane nu de l'enfant en dos- sinant une croix. La petite victime jetait des cris de dou- leur. Le jour suivant, la sorcière chauffa de nouveau son ins- trument de torture avec lo- quel elle fit des incisions pro- fondes partout sur les bras de la petite fille, affectant la forme de croia, depuis les coudes Jusqu'aux poignets, Le troisème jour, c'était Jeudi dernier, lherrible sor- cière fit une conpure dans le poignet de l'enfant, faissant couler tant de sang que la petite victime tomba ct de meura évanouie durant plu- sieurs heures. — Dans la soirée, elle cut uñe autre atta que d'épilepsio. La sorcière dit alors que le diable était fort, mais qu’elle essayeralt encore, et vendredi elle obligea l'enfant à sortir sa langue et eile la coupa de Pextiémité à la racine en trois endroits. La pauvre enfant, après tant de souffrance, tom in- erte. et alors son pére et sa mère, craignant qu'elle pour- rait mourir, appelèrent le Rvd Dr Gibhons, de l'église presbytérienne.- Il réalisa la situation et en- voya chercher un médecin. Le Dr Hayes arriva et trouva la petite martyre dans une condition bien précaire et il la prit sous ses soins, mais il est doutéux qu'elle | puisse en réchapper. | Les parents, enfin alarmés, | décidèrent de faire arréter la | sorcière, mais elle était dis- | parue et on ne peut la trou- ver. Les Indiens au Mex que, Un régociant de P:lormas. vi:l: du | Mexique située à «nviror, quatre milie de la frontié e des Eitzïs-Uni:, vent d'ariiver à Deming (Nouveau-M xi- que). Il rapporte que cinqante Indiens Temaces, l:s derniers dé ris des ban- des indiennes que lis 1rcupeg mexi caines ont poursuivi:s et dispersées au mci: de mai derai.r, ont esv.h: Palomas «t ont mis 1: ville au pillage L's ont attaqné d’abord le poste de l1 douane ou se trouvaient treize dou..- niers; ils en cnt tué un, mis les autres en fuite et ont dévali:é le poste de li douane ou i's ont pris vingt'cir q cara- bines et pistolets, 800 car cuches $300 en argent Dans les di és m gasins de l1 vilie, ils se sant approvisionnés de vivres, de couvertures, e!c. Puis ils se sont trarquillement installés au coeur même de Palomas et ont di- tribué des circuiar2s dans les rues, ciiant à haute voix : “ À bas Diaz Vive la république ! ‘“1l5 sont enf:: partis emportart un des leurs qui avait é é tué pendant l2 combat av:c ls douaniers. Des faits ont 6 6 connus le gouvernement mexicain a lancé des | troupes à la pcursuite des Indiens- en: Issucd Monthly. Illustrates in splendidly executed Large Fashion En . ue aviugs the very latest and newest ‘ designs in Ladies. Misses’ and Chifldren’s Garments, d the } t information on Fabrics, What to Wear. Hiner = Househo]d Furnishläg LEE À. est DRE n €, on . Sam ce: Send Morey Onder 07 k Draft to pe: dard Fashion Co., 842 W. 14th St. New York, rimmings. FEUILLETON. | UN JOYEUX NOEL. een. se: rs me —Joyeux Noel, en vérité! veut dire ce non-sens, — cette absurdité, —Jamais Noel fut-1il joyeux? — De la neige, des mu- siciens ambulants, facteurs, des mendiants à n’en plus finir ! Je | ne vois rien de si joyeux dans tout cela.=Je déteste Noel, et je crois que chacun est ou de- yrait être de mon avis, sinon une nuée d'enfants stupides qui sortent de leurs ‘pensions pour aller en famille se bourrer de plum-pudding jusqu'à s'en rendre malades. Que j'ai bien fait de ne pas me marier ! C’est alors que je me serais vu, à chaque congé, entouré d’un tas de marmots qui n'auraient pas manqué de mettre là maison sens dessus dessous, Et l'auteur de ce monologue promena rapidement son regard autour de sa chambre triste et froide. En ce moment le tic-tac d'une montre de mode ancienne et fort grande, posée sur la table dans une boîte, Jui sembla plus bruyant que d'habitude, et lui rappela des années qui n'étaient plus! —des années ou, Ini aus- si, revenait pour les vacances à la maison paternelle: car cette montre lui avait été donnée par son srand-père pour ses étren- nes, | —('ette année, au moins, n'a- vait-elle pas eu pour lui un joy- eux Nogl? — Oui certes, aussi jeyeux que peut le rendre le cœur léger et innocent de l’en- fant entouré de camarades anssi contents que lui. Mais qui pour- rait reconnaitre dans cet homme aux traits endureis l’enfant en- joué d'autrefois 4 Les soucis du monde, les fautes ou il nous en- traine, ont flétri avant le temps les fleurs de la jeunesse et de l'innocence, Les rêves dorés de cet âge ont été remplacés par une réalité sévère et imflexible: —les visions d’'an avenir bril- lant se sont transformées en un triste présent, et un amour ar- dent et dévoué a été comprimé par les froides maximes d'une prudence toute mondaine, Est- il donc surprenant que de telles années aient effacs du cœur désséché du vieux Pringle tout sentiment joyeux ?, Oui, poursuvit-il en ré- pondant à ses propres pensées, tout cela est très-vrai; — mais jai beaucoup appris depuis cette époque — ou, où, beau- COUP. — Au diable ces gens! des jardiniers sans : ouvrage ? -je parierais qu'ils ne sont pas seulement jardiniers. - Tenez prenez cela, et allez plus loin avec votre bruit. Ouf! -Rien qu'à ouvrir la fenêtre 1l v a de quoi se glacer le sang. Pourquoi l'ai-je ouvert aussi ?-Je n'en sais rien, en verité, N'il est une chose que j'abhorre, £e sont les cris des rues ; ce garçon avec ses ga- lettes me donne la fièvre, -im- possible de deviner ce qu'il dit ; et quand je lui demande pour- quoi il crie de la sorte, il me ré- pond que c’est parce que sa mè- re est malade-comme si de tels cris pouvaient œuérirsa mère !- Deux shillings par semaine, ce n'est pas de trop, vraiment, pour me débarasser d'un pareil en- nui,-et je crois aussi qu'ils se- ront plus salutaires à sa mère. —Avez-vous donné à ce gar- eon ? demanda notre héros en sé tournant vers une femme âgée qui entrait doucement dans la chambre. tre, Monsieur. —Quel garçon # mais le war- con aux galettes, répéta Peter Pringle d'un ton de mauvaise humeur en prenant la lettre. —-Ou bien !-ne pouvais pas le deviner, Certainement je l'ai payé ;-et la vieille femme se re. tira du passent dont elle était entrée, Pauvre vieille Marthe! De- puis soixante ans elle suit la fortune de Peter Pringle. Dans son enfance, cile à partagé ses Jeux quand elle venait voir sa mère, cuisinière chez Mme Prin- gle ; dans sa jeunesse, quand installée comme bonne d'enfant dans la maison, elle allait le chercher à la pension ; dans son âge mür lorsqu'il l’a chargée du soin de son appartement. - Et maintenant, parvenue à la veil- lesse, elle remplit chez lui les fonctinns de femme de charge et de bonne à tout faire. Durant -Je voudrais bien savoir ce que. —-Quel garçon ? Voici une let- qne aussi longue intimité, ils! ressemblance, ils avaient pris les mêmes manires de penser, de parler, de regayder ;-ils avai- ent l’un pour l'antre du respct, ils s'aimeicnt même autant qu'ils étiiont l'un et l'autre cà- pables d'un sentimen: aussiten- dre; ils s’appelaient ‘Petite Marthe” et “Monsieur Peter” comme ils n'avaient cessé de le faire depuis un temps immémo- rial, La maison de Peter Pringle, quoique encombrée de meubles, et possédant tout le cenfortable qu'on peut se procurer avec de l’argent.-car Pringle n’était pas avare 1orsqu'il s'agissait de ses aises,-avait, malgré ce luxe, un aspect triste et solitaire. J’ou- vait-il en être attrement, et le maitre de ces lieux ne devait-il pas s'ennuyer? Jamais un ami ne venait s'asseoir sur ses chai- _$es si bien rembourrées-person- ne ne le visitait, sinon un vieux chent-encore une ou deux fois seuloment dans l'année et en c£- rémonie, par habitude plutôt qu'autrement, et pour Je plasir de déguster un verre de vin de Porto.—Demain on fêtait Noel, et pourtant personne ne devait ve- nir diner avec le vieux Pringle. Aucune joyeuse réunion ne de- vait avoir lieu dans cette triste maison. Il avait donné à Mar- the la permission d'inviter quel- ques amies ; mais elle lui avait répondu ; —Je vous remercie, ‘je suis commg vous, je n'ai pas d'a- mies. Pringle s'était done com- mantd5 un diner excellent dont Marthe, après lui, devrait pren- dre sa part.-Il avait fait de son mieux pour se mettre en gaiet?, sans réussir toutefois, car 1l n'y a pas de bonheur pour les esprits mécontents. 1 parait l'impot du pauvre, donnmt aux institutions charitables, après quoi 1l disait avoir rempli son devoir, et ne voulait plus entendre narler de détresse et de misère. —Oh'!-qu'y a-t1l de nou- veau ? dit-il en regardant la let- tre et en l’'ouvrany Sans doute, c'est pour me demender quelque chose. Miséricorde !-qu'ils pren nent tout mon argent et qu'ils me laissent tranquille !-m'en al- - ler faire cinquante milles dans la neigs, et cela pourquoi ?- Pour qu'on me souhaite un joy- eux Noel!-En vérité pour al- ler voir les gens rire, manger, s'amuser et cela dans la maison d'un pasteur ? Joie et pasteur n6 sont pas synonymes ; je d£- taste les membres du ciergé! et 1ejetant la lettre sur la table, il se mit à maycher dans sa chambre, Il alla à sa fenêtre; le jour cominençait à baisser. Des fèux étincelants jetaient de rouge- âtres lueurs sur les plafonds des maisons vis-à-vis. Les gens se pressaient dans la rue, chargés de paquets présents zour le len- demain ; les omnibus passaient remplis d'employés qui, dèli- vrés enfin de leurs bureaux, rentraient chez eux gais, con- tents et rappartant le gibier a- cheté au marché de Hunger- ford. Puis c'était le garçon aux ga- lettes ; aujourd'hui il précipite son pas, il lui tarde de rentrer pour montrer à ses parents la petite pièce blanche qu’on vient de lui donner, et qui lui permet d'entrevoir une vague perspec- tive d’alé et de pain rôti. L'al- Iumeur de réverbères passa en- suite, il semblait avoir fait lo pari d'allumer en un clin d'œil toutes les lantarnes du voisi- nage, ce qui ne l’empêchait pas de semer sur son chemin force calembourgs non très nouveaux peut-être, mais qui faisaient é- chater de rire un gamin, admi- rateur de l'allumeur à cause de son agilité merveilleuse qu'il brulait d'imiter. Peu à peu la nuit avait en- veloppé la ville. Un fiacre s’ar- rôête devant la maison qui fait face à celle de Pringle ; la porte s'ouvre à l'instant, preuve argé: able qu'on est impatiemment attendu. Aussitot se précipitent hors de la voiture quatre ou cinq enfants en robes roses, sui vis de leurs parents comme eux en toilettes de fête. Au pied de l'escalier on s’embrasse, des pe- tits bras entrelacent d’autres petits bras ; on monte, la porte se referme, et les ombres sur les stores du selon montrent que tous ces cœurs joyeyx sont là réunis, et Pringle s'éloigne de la fenêtre avec un mouvement d'impatience, - Oh! que la chambre lui parait | ner dans le gestibule, on la re- froide et triste! 1l y fait nuit plusque dans la rue le feu ne brille plus. et le réverbire jette sur le plancher une lueur bla- farde. J'irai demuin, dit-il avec un lg, r L'isson. Ce n’est donc pas la lettre présente et affectueuse qui l'a décidé. Ces mots ‘venez, cher oncle. nous ferons notre passible pour vous rendre heureux,” ne l'ont pas ému. Non, aueun sen- timent affectueux ne l'entraine à accepter cette inviation, mais seulement la pensée qu'il sera mieux là quechez Ii, I] somme Marthe, J'irai chez les Austin, lui dit- il comme elle rentrait de son pas lent et habituel, Et pourquoi ? Quand ? Pourquoi? parce que cela me plait. Quand ? Demain ; ainsi mettez dans mon sac de nuit du linge et tout ce dont je pourrai avoir besoin. ne Fort hien, et moi je resterai toute seule. C’est agréable! et Marthe se retira. Ces paroles sembleront peu aimables, et pourtant telle n’é- tait pas l'intention de Marthe, c'était sa façon d'être, Et puis elle avait pour son maitre une aifection qui lui persuadait que personne qu'elle, ne pouvait bien le soigner; et chaque fais qu'il parlait de s’absenter, éve- nement fort rare, elle faisait tout son possible pour l’en dissuader. Elle remit donc au lendemain le soin de faire son sac de voy- age, dans l'espoir que la nuit porterait conseilet changerait sa résolution. Il n’en fut rien, et dès le lendemain matin, à huit heures, Pringle avait déjà fait uelques milles sur le chemin de fer du Great-Western. Devançons-le au lieu vers le- quel il se dirige, par une splen- dide matinée de Noel. Le soleil, qui a pris une teinte rouge, se reflète sur la neige suspendue en formes gracieuses aux branches des arbres, et prète aux objets les plus gros- sièrs, ui vieux tonneau, une planche, un aspect pittoresque. Le presbytère de M. Austin est une charmante habitation au milieu d'un beau jardin planté de pins qui forment masstifs, et au-dessus desquels apparait: le clocher de l'église. La douce Marie Lester, nièce de Pringle, était aussi sa pupille. La mère de cette jeune fille avait choisi son époux contre le gré de son frère, de sorte que, à l’époque ou la petite Marie devint or- pheline par la mort prématurée de ses parents, il refusa de la prendre chez lui, quoiqu’elle ne possédat rien, et ne voulut même pas la voir, Il consentit pourtant à lui faire une pension, 6t à lui donner une dot le jour de son mariage, pourvu toute- fois qu'elle se mariât selon son gré, à la condition que M. Aus- tin prendrait soin de son édu- cation, et le déchargerait à ja- mais de tous soucis à son en- droit. M. et Mme Austin avai- ent souvent invité le vieillard à venir les visiter, et toujour: il avait refusé ; cependant, com- me ils regrettaient de le savoir seul durant les fêtes de Noel, il: réitéraient chaque année leur invitation, et cette fois, sans qu'on pût dire pourquoi, Prin- gle accepta. Le jour de Noel, tout le presbytère était en mou- vement ; les uns occupés à dis- tribuer aux pauvres des étren- nes ; les autres à se préparer pour se rendre à l’église, ou ils allaient remercier Dieu de leur avoir accordé la grâce de fêter nn nouveau jour de Noel, sans qu'aucun vide se fût fait parmi eux. Les Austin n’ayaient qu'un enfant, une fille de seize ans, amie inséparable de Marie Leis- ter, Ces deux jeunes filles n'avaient aucun secret l’une pour l’autre ; il eut été impos- sible de leur persuader que leur affection naturelle püt jamais s’amoindrir, Et qui aurait vou- lu le tenter ? qui se serait char- gé d'apprendre à ces Cours 81 confiants qu'un jour viendrait, peut-être, ou le contact du “monde les éloignerait l’une de’ l'autre ou de nouvelles liaisons se placeraient entr'elles ou elles pourraient dire: “Combien nous nous aimions quand nous étions jeunes !” C'était ue charmante petite créature que la gentille Agnès Austin, aux yeux vifs et aux cheveux hlonds. Elle voltigeait dans la maison comme un fen follet, et semblait être partout à la fois, Presque au moment ou l'on entendait son rire réson- ! l ! trouvait devant soi. Marcher lui était impossible, en vain sa mère jui assurait-elle sans c'sse que rien ne pressait, elle ne pou- vait parvenir à faire une chose aussi commune que de traver- ser tranquillement une cham- bre. La gaïeté de son caractère, la légèreté de sa démarche, la teinte blonde de sa chevelure Jui avaient valu le surnom de Fée par lequel on la désignait habituellement... a Continuer. ON DEMANDE DES CHATS Ou demande des chats pour industrie électrique. Un industriel aussi origi- nal qu'ingénieux vient d’ap- pliquer l'électricité animale au fonctionnement d'une fa- brique qu’il possède dags une ville d'Angleterre. Tout le monde sait que les chats emmagasinent en leur corps une certaine quantité d'électricité. Or, la ville en question était infestée de chats, et pour la faible somme de dix penny, on pou- vait se procurer une douzaine de bêtes superbes, Notre An- glais en acheta aussitôt une douzaine, pour commencer, et voici quel système 1l a imaginé : Ti se sert d'un tube à spi- rale d‘une longueur d'un mille environ ct garni de crins. formant balai. Piaçant à l'extremité de la spirale de verre un mécanisme intérieur, il lance à sa poursuite un de ses chats. Le faux rongeur, vrai dés raté qu'il est, franehit alors le mille du tube cn deux mi- nutes, avec une vitesse verti= gieuse que le matou, si agile qu'il soit, n'atteiut jamais. Dans sa course ce dernier abondonne contre ses crins l'électricité de son corp. Ests ce assez simple? Avec un ceccumalateur et en envoyant toutes les cinq minutes un nouveau chat sur la piste, lindustriel obtient assez d'éléctricité pour faire marcher toute sa fabriqne et même l’éclairer. Détail curieux: un éhat utilisé peut, parait-il, reservir une semaine après son travail et sournir autant d'électricité qu'une bête nouvelle. Eulin la ville est si bien débarrassé des hotes qui l‘infestaient naguère que le fabricant à du dernièrement insérer dans les journaux une coffre d'acheter des chats. FIRST PRIZE ! My Wellington Boots touk took FIRST PA&IZE at the P. COUNTY Exhibition, AN sut we pe MU,» Na Our Goods are UNEXCELLED. Harnesses, Boots and Shoes, at CUT PRICES _ J. Albert BRENNAN, ._. Tignish, P. E. Island, FÜR FUR. HIGHEST CASH PRICE paid for Mink, Fox, Otter, Wild Cat and Muskrat Skins. C. H. Dazrox, TP RP, UE LT F7 fi sn? | #2 PR