D K . TPM PE TT NT PET l r- “ H . x” , 17 / Ad AL Union Jait Ve eee \ Æ la forces fr IN & # Moscler æ me _ _— LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIÉTAIRE. © VOL. 3. NO. 5 Dr. Murphy PHYSICIAN AND SURGEON OR... SERRE LE JE. WYATT, SUCCESSEUR DE HODGSON & WYAT’I ÆAVOCAT, NOTAIRE, etc. Solli «citeur pour les Nova Scotia et ‘Summerside Banks — ARGENT À PRÊTER — Bureau : Au dessous de Clifton House SUMMERSIDE, RE: + MeQuarrie & Arsenault AVOCATS, NOTAIRES, &C. Summerside, P. E. I. (Bureau au dessus du Royal Bank of Canada) ARGENT A PRETER Neil McQuarrie, K. C. Aubin E. Arsenault. HOTEL RIVERSIDE DUKE ST. MONCTON, N. B Cet hotel est à une minute de marche du Dépot de l’Intercolonial en face du Bureau de Poste et près ‘de la Rivière. La proximité de l'hotel de la ri- vière, permet de voir, en plein, le spectacle grandiose du BOXE à chaque marée. Termes raisonnables. Une étable de première classe pour la commodité des voyageurs. FRED. 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Luis se TIGNISH, ILE du PRINCE E —— — $ G. BUOTE, RÉDACTEUR. DOUARD, JEUDI LE 5 MARS 1908. F. J. BUOTE, GÉRANT — — 10 ANNEE. en. <CC WF ’ 7e (suite) de porter le malheureux Adrien jusqu’à la maison. Pendant que la curiosité se con- centrait ainsi sur Adrien, Melle de écartée avec la mère Poncet. Elle gagna furtivement la maison du pêcheur, revêtit le costume préparé pour elle et reparut bientôt, comme si elle fû venne de faire une pro- menade sentimentale sur la plage. A la vérité, un observateur attentif eût aisément remarqué, malgré son grand châle, sa robe imbibée d’eau salée, ses souliers tachés de vase et de limon ; mais les habitants de Balaruc n’y regardaient pas de si près, et Amélie put rentrer à la maison de bains, sans que personne en apparence se fût douté de sa périlleuse excursion sur l’étang de Thau. V—CRI DU SANG La marquise de Norville était fille d’un riche négociant de Nîmes. Fort jeune encore, elle avait épousé M. de Norville, gentilhomme de fortune modeste, mais d’une famille estimée dans la province. Un a- mour réciproque avait été, disait- on, le mobile de ce mariage ; ce- pendant, l'intérêt d’une part, de l’autre le désir d'échanger un nom roturier contre un titre nobiliaire, en avaient été peut-être les motifs réels. M. de Norville, dépourvu d'avantages personnels, était de faible santé et d’un esprit borné ; sa nouvelle épouse, au contraire, vive, sémillante, étourdie, poussait la coquetterie aussi loin que le per- mettait le soin desa réputation. Aussi, cette union n'avait-elle ja- mais passé pour fort heureuse ; le marquis, obligé de céder aux exi- gences de sa femme, s'était résigné bientôt à la laisser à peu près maîi- tresse de ses actions ; quand il mou- rut, quelques années seulement après son mariage, Mme de Nor- ville se trouvait déjà tout habituée aux allures indépendantes d’une veuve riche, belle et adulée. Une femme dece caractère et dans cette situation ne pouvait man- quer, selon l’opinion du monde, de se remarier bientôt ; iln’en fut | Suit que la jolie veuve, au Lieu de se donner un maître, eût préfé:e jouer le rèle du soleil, qui est admiré de tous sans être à per- sonne, soit qu'elle n'eût pas trouvé de ses soupirants un de son choix, elle avait partis avantageux qui .«tuient présentés. Elle avait jus- tic ce relus par le désir de se con- sacrer exclusivement à l’éducation de sa fille unique, et devant une prétention si respectable, les pour- suivants les plus opiniâtres avaient bie 1 été forcés de se retirer. Amélie, en effet, pendant ses pre- mières années, était l’idole de sa rien. dans 1: fouie Prian digne NnoUil is ses grâces naives, sa gentillesse, son intelligence précoce. elle-même, la marquise avait joué sa poupée. . Sa préoccupation cons- Et tous les deux s’empressèrent Norville débarquait daus une anse mère, qui ne pouvait assez admirer Jeune avec sa fille, qu'on nous passe le mot, comme un enfant joue avec di 00000000 ÿ IV— UN JEUNE HOMME PERDU RIRIRERERIERIRIRIEIRIREESRE RAR tante, à cette époque, était d'in-! venter des ajustements nouveaux | pour la parer, de répéter ses mots | charmants, de l’'élever: au-dessus des autres petites filles de son âge. | Plus tard, elle prit plaisir à voir] les rapides progrès de la jeune é-| colière dans toutes les branches del connaissance, dans tous iles arts | d'agrément qu’on lui enseignait. Aussi, tant qu’ Amélie avait pu pas- | ser pour une enfant, Mme de Nor- ville avait-elle été la plus fière, la! plus heureuse des mères ; nulle n'avait éprouvé pour sa fille une, affection plus tendre et plus dé-| vouée. | Mais, deux ans environ avant| l’époque où commence cette his- toire, il s'était opéré un change-| ment étrange. Au lieu de cette mignonne créature, de cette pen-| sionnaire studieuse d'autrefois, la | 1 Jimites les plus rigoureuses de la soumission, et justifiait à ses yeux, jusqu’à un certain p.int, cette ré- voltante tyrannie. Qu'on juge donc de l’effroi qu’- elle ressentit en entrant dans sa chambre, au retour de sa pénible excursion sur l'étang de Thau, quand elle se trouva tout à coup en présence de Mme de Norville ! A cette heure peu avancée, la mar- quise d'ordinaire n’était pas levée ; Amélie avait donc pu raisonnable- ment espérer de pouvoir rentrer sans être aperçue. Mais sa mère lui apparut sur le seuil de la porte de commucication des deux cham- bres, drapée dans un peignoir de mousseline, et lui demanda d’un ton sévère : ‘“D'où venez-vous, mir Amélie avait préparé une fable mademoi- marquise vit tout à conp à son cô-|en réponse à cette question ; mais té une grande demoiselle, belle, ins- | truite, pleine de sens. Elle, habi- | tuée jusque-là aux adulations sans partage, remarqua bientôt qu’en | entrant dans un salon, elle n’atti-| rait plus exclusivement l'attention ; | sa fille interceptait au passage re-| gards et sourires admiratifs. On | ne formait plus cercle autour d’elle. | Si quelques hommes faits, quelques | fashionables mûrs comme Male-| vieux, paraissaient parfois prendre plaisir à écouter son babil spirituel, | les jeunes élégants et Iles hommes à la mode se pressaient autour d'A-} mélie à l’envi les uns des autres. A partir de ce moment, l’affec- tion de la marquise pour sa fille en. changea en froideur d’abord, puis en quelque chose qui ressemblait à l'hostilité. La coquetterie aigrie est le plus méchant levain que puis- se contenir le coeur d’une femme. Mme de Norville voyait dans A- mélie une rivale qui la surpassait en jeunesse et en beauté ; de plus, elle avait consience que la jeune fille devinait la basse et honteuse jalousie de sa mère. Aussi, mé- contente des autres et d’elle-même, la marquise était-elle toujours dans un état d’irritation contenue qui la rendait sévère, injuste, souvernt cruelle. C'était particulièrement depuis l’arrivée des dames de Norville aux eaux de Balaruc que cet éloigne-| ment de la marquise pour Amélie avait pris une force nouvelle. Elle eût voulu la tenir constamment en- fermée dans sa chambre, pendant qu’elle-même descendait au salon ou allait à la promenade avec Les) autres pensionnaires de la maison. Il ne se passait pas de journée, pas d'heure où elle n’adressât à sa fille quelque reproche amer sur sa te- nue, sur sa mise, sur ses actions et sur ses paroles. La malheureuse! enfant supportait avec une résigna- tion muette ces mi.le piqûres dé pingle, qui se succédaient avec une constance désespérante. Malgré la fierté, la hardiesse même de son! caractère, elle devenait humble de- — mt vant sa mère, qui l'avait tant ai- mée et qui semblait prendre plaisir | à la torturer. Le sentiment du de- voir la maintenait toujours dans les! } la conscience de ses torts ne lui per- mit pas de la débiter. Elle bal- butia, se troubla, et, tombant aux genoux de son juge, elle fondit en larmes sans pouvoir prononcer au- tre chose que ces mots : ‘Ma mère ! ma bonne mère, par- donnez-moi ! — Allons, mademoiselle, relevez- vous ! je n’aime pas les scènes. ... seulement je veux savoir ce qui s'est passé ; je veux tout savoir, entendez-vous ?”? Amélie obéit et raconta d’une voix entrecoupée comiment, avec l’aide de la fille de service, elle était sortie de l'hôtel avant le jour, com- ment elle avait décidé les Poncet à } mettre leur barque à l’eau, malgré l’imminence du danger ; comment Adrien de Laroyère avait été trou- vé expirant sur le Roquairol, com- ment enfin eïle avait eu le bonheur de rentrer sans êtée reconnue. ‘Ma mère, ajouta-t-elle en ter- minant, j'ai eu tort sans doute de consulter, cette démarche inconsidérée, mais son- gez à la funeste position de ce jeune homme, abandonné de tous, même de son plus proche parent, et vous trouverez, j'en suis sûre, dans la bonté de votre cœur, une excuse à ma faute.’? La marquise, assise dans un fau- teuil, avait écouté froidement ce récit franc et sincère. ‘A merveille, mademoiselle, dit- elle enfin avec ironie, rien ne vous manque pour être une parfaite hé- roine de roman ! Ce déguisement, cette barque ballottée par les flots, dans une tempête, ce naufragé à qui vous sauvez la vie, c'est magni- fique cela !....Cependant, il me vient un doute ; était-ce seulement à un sentiment d'humanité que vous cédiez en courant ainsi les aventures, au risque de votre exis- tence et de votre bonne renommée ? N'y avait-il, entre ce jeune homme faire, sans vous Let vous, d’autres rapports que ceux de la simple politesse ? Ne vous aurait-il jamais, par exemple, a- dressé de ces galanteries frivoles qui tournent la tête aux petites fil- les comme vous ? —Maman, dit Amélie toute rou- ge, en baissant les yeux, M. À- È : drien, en effet, m'a montré en di- CDS d ET EX SÈ SSSR GUIDES EESQUSX Re circonstances de l’empresse- FEUILLETON DE L'IMPARTIAL LE CRI DU SANG ment, de l’intérêt....Mais je vous jure que jusqu’à ce jour...... —Ah ! aujourd’hui, sans doute, ilaété plus clair ? reprit la mar- quise, dont le front se plissa. —Songez donc à l’état effreux où nous l'avons trouvé ; c'était à peine s’il lui restait un souffle de vie, et il n’a pu m'adresser qu’une parole de reconnaissance. Cependant, s’il faut l'avouer, cette parole était si profondément sentie, accompagnée d'un regard si éloquent, elle partait si bien du cœur, que j’ai cru devi- M... —Deviner qnoi ? interrompit la marquise d’une voix brève ; vou- driez-vous me faire entendre que M. Adrien aurait pour vous une.. préférence ?’? Amélie baissa la tête en silence. ‘Cela n’est pas, cela est faux ! dit Mme de Norville avec une cha- leur extraordinaire , lui, un Pari- sien, un homme du meilleur monde, s'’amouracher d’une petite fille, d’une écolière insignifiante, telle que vous ? Cela n’est pas, vous dis-je ; vous êtes une folle et vani- teuse enfant ; vous interprétez dans le sens de votre coquetterie une parole sans portée......Ilne peut vous aimer ; je vous défends de dire, de penser qu’ Adrien de Laro- yère vous aime !”? Et des larmes jaillirent de ses yeux, malgré ses efforts pour les retenir. Amélie l’examinait avec un éton- nement mêlé de frayeur. Trop naîve pour comprendre la cause de cette agitation, elle craignit d’avoir laissé échapper à son insu quelques paroles blessantes. “Au nom du ciel, maman, re- prit-elle, comment ai-je pu vous affiger à ce point ? Je vous en sup- plie, faites-moi connaître ma faute. —JLaissez-moi, interrompit Ja marquise avec dureté. Mais je ne sais pas encore, ajouta-t-elle, tout ce qu'il est nécessaire que je sache. Vous, mademoiselle, qui avez l'art de lire dans les regards ce qu’on ne vous dit pas, ce qu’on ne songe pas à vous dire, répondez aver franchise : aimez-vous ce jeune homme, ‘‘vous ?”? Amélie se cacha le visige dans ses mains : ‘Ma mère, de grâce, excusez- MOL. ..... —Allons, pas de grimaces....Il faut que je sache la vérité, je veux la savair......l'aimez-vous ? —Eh bien, ma mère......je l’i- guore. —Vous l’ignorez, effrontée ! dit la marquise en éclatant eten re- poussant avec force la jeune fille mais, au fait, ajouta-t-elle aussitôt d'un air de réflexion en s’efforçant de se calmer, j'ai au sérieux de pareils enfantillages. Iln'yaque puérile vanité d’un côté ; politesse, vaine galanterie de l’autre....N’'importe, n'importe, je veillerai !”? Melle de Norville cherchait tou- jours vainement à comprendre le motif de cette grande colère. “Que me reprochez-vous ? re- prit-elle avec candeur ; maman, si vous pouvez être indulgente pour ma téméraire démarche d’hui, de quoi donc suis-je coupable à vos yeux ? —Coupable ! coupable ! allez- vous discuter avec moi ?’’ Et pour- quoi serais-je indulgente pour une faute dont toute votre vie peut-être vous porterez la peine ? —TJaissez-moi espèrer que je ne serai pas si cruellement punie de tort de prendre aujour- (guite à la 8me page) E. R. O. (HUILE RHUMATISMALE PIENNE) ETHID« Guerit le Rhuma- tisme, le Mal de Gorge, le Pieds En- fles, Entorses, Lum- bago, Rhumes. Demandez là à votre Pharm:. cien. S'il ne l’a pas en mains, î! se fera un plaisir de l'obtenir potit vous. Vendue de Halifax à Vancouver. Better than ever Fall is setting in. New goods arriving weekly. Country pro- duce taken in exch- ange for goods a: highest market value. Not necessary to go out of the village for Bargains. 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