F Fe rt, nn, ‘À fendre les vitres, des gestes d’ad- ‘4 \ Le Cri du Sang a (suite de la 1re page) —Celui du malheureux Lucien Vidal ; oui, madame, et je suis heureux de voir qu'après tant d’an- nées, ce noi n'est pas encore effa cé de votre mémoire. —Ainsi donc, monsieur, vous re serez pas surpris que je vous de- mande des nouvelles d’un homme qui... que... —Sans doute, madame, il n’est pas nécessaire, par un ménagerment mal entendu, de vous dissimuler la vérité... Lucien Vidal est mort trois ans après votre mariage avec le marquis de Norville. —Mort ! répéta la mort si jeune !"’ Et il sembla, malgré sa tristesse apparente, que sa poitrine fût déli- vrée d’un grand poids. Elle se redressa peu à peu ; sa voix reprit son timbre ordinaire. ‘Vous comprendrez, monsieur, continua-t-elle en essuyant ses yeux, que je n'ai pu rester indiffé- rente au malkeur d’un pauvre jeu- ne homme qui s'était pris pour moi d’une passion exagérée. Bien que cette passion me semble aujour- d’hui un ridicule enfantillage, j'v pense encore quelquefois avec un véritable serrement de cœur, et le nom que vous avez prononcé suffit pour me troubler cruellement... Mais je dois vou: demander, mon- sieur le vicomte, ce qu'il y a de commun entre le souvenir que vous invoquez et mes devoirs actuels de famille et d’affcction ?’’ Cette dernière question était faite d’un ton hautain, comme si la mar- quise fût dejà revenue de ses alar- mes ; Mornas haussa les épaules. “Vous vous croyez bie1 forte parce que Lucien Vidal est mort, dit-il ; vous ne songez pas qu'il peut avoir laissé son secret à quel- cu’'un de moins accessible que lui à la pitié... Dieu m'en est témoin, madame, je voulais vous ménager ; mais votre détestable hypocrisie me dispense de toute mesure !”’ La marquise recommença à trem- bler : ‘Plus bas, mos-ie#r; plus bas, je vous en supplie l’’ murmuva-t-elle. Mornas reprit d'un ton plus doux, où perçait pourtant l’irouie : ‘Soit’ je n'aime pas le scandale inutile. Mais vous ne vous trési- gnerez jamais à faire ce que j'at- tends de vous, si vous ne savez pas exactement jusqu'où peut s’étendie Je vais donc, avec marquise ; mon pouvoir. votre permission, madame la mar- quise, vous conter une petite his- toire, qui vous est parfaitement con- nue, sans doute, mais qui ne laisse- ra pas cependant que de vous inté- resser, je l'espère. ——Je... je ne sais où vous voulez en venir, dit Mme. de Norville a- vec angoisse ; cependant, parlez, monsieur, je vous écoute. —C'est une faveur dont je comp- te ne pas abuser, et je commence... J1 y avait vers l'an 1810, à Nimes, une charmante jeune fille de seize ans, dont la beauté, l'esprit, les | nombreux talents, faisaient grand | bruit parmi les habitants de l’an- ciennne colonie romaine, Fille d'un riche négociant en soieries, elle passait pour avoir de hautes prétenti-ns quand à l’heureux mor-| tel qui devait obtenir sa main : on assurait même qu'elle avait déjà refusé des partis d’importance. | Cette nersonne, si belle, si a lulée, si fière, se nommait Zoé Monteil.… | .—Mon nom de famille ! Mon Dieu, monsieur, à quoi bon rappe- jer...... __ Patience ! madame, patience !; Jene dis pas un mot qui ne soit rigoureusement nécessaire. . . - Vous l,... En face de la maison | allez voir qu’habitait la séduisante Zoé Mon- teil, se trouvait une étude de no- taire où cinqou six jeunes gens remplissaient les fonctions de clercs. Naturellement, ces étourdis devin- rent tous plus ou moins éperdû- ment amoureux de leur voisine. La fenêtre de l'étude donnait sur la rue : Mlle Monteil ne pouvait! entrer chez elle ou en sortir Sans | que des yeux ardents fussent bra- qués sur elle ; c’étaient des soupirs miration que rien ne pouvait conte- nir. Mais la belle enfant passait, les veux baissés ; les fervents admi- rateurs n'obtenaient pas d’elle un signe d'attention, et l’on pouvait croire qu'elle était complètement indifférente à ces hommages. 11 m'en était rien cependant. Le 2 , +: …. nes il s’en trou- RS sl ri 1 a! AR “ > L JL 22 Fe | tel. . ppeL ER) x y ? x | vous les ayez volées ! l'est violemment recueillir les Lucien Vidal : c'était un beau gar- | çon brun, d'un extérieur doux, |! presque mélancolique, mais d'u @ ime ardente et mille, peu fortunée, n'était moins fort honorable et très-estimée À Nimes : enfin, il eût pu être un parti convenable pour Zoé Monteil, | si certaines femmes savaient inmettre | passionnée ; sa fa-| pas des born:s aux aspiration de leur orgueil. Lucien ne se livrait pas. comme | ses compagnons de l'étude, transports exagérés d’admiration, chaque fois que passait la gracieuse voisine ; caché derrière les autres, il se contentait de la saluer à la dé- Ce- | à fac ! a «es robée d’un air respectueux. peudant il la suivait partout, daus les promenades, à l'église, et le bruit se répandit parmi ses camara- des qu'il était parvenu à se faire aimer. On n'osait l'interroger, | mais on acquit bientôt la certitude | qu'une correspondance s'était éta- | blie entre lui et Zoé Monteil, qu'ils | se voyaient souvent en secret, et... | —Cela est faux, monsieur, inter- rompit la marquise avec véhémen- | ce ; comment osez-vous ainsi ac-| cuser saus preuves une femme innocente ? Vidal était trop délicat, trop loyal pou pu se vanter à qui Lucien que ce füt.. Morna: sourit encore avec ni pris. ‘Que niez-vous donc, madaiie ? demanda-t-il, les lettres ou les ren- dez-vous ? —Lettres d'abord, puis.... —Les lettres, en tirant des poche une liasse «le pa iers, les voiti, madame....: m'en suis muni dans Ja prévision qu’elles pourraieut être utiles à! mon pauvre ami Adrien de Laro-| yère. Oh ! regardlez-les, madame, | elles y sont toutes, depuis le billet laconique et timide que vous écri- vites en claration de Vidal, jusqu'à la lettre d'adieu que vous lui peu avant de devenir marquise de Norville ; oui, reprit le vicouite réponse à la brûlante dé- adressâtes ur elles y sont toutes, et si vous vouliez prendre la peine de les parcourir avec moi, trouveriez que plusieurs vous elles sont passablement significa- | tives.”? Eu même temps ilétalait aux yeux de la marquise des lettres déjà anciennes, de dates et conservées Mme de Norville, d'abord anéantie par cette preuve accablante, les ex- aminait machinalement ; écartaut de la main d’un que : ‘‘Il se peut, reprit-elle, eu en effet une correspondance avec J'étais si enfant, mais classées par ordre avec soit puis, les que j'aie ce jeune homme. si frivole !....d’ailleurs longtemps Mais certainement, Lucien n’a pas confié ces lettres à un homme ca- | je l'avais pabie d'en faire un pareil usage :| et pour qu'elles se trouvent entre vos mains, monsieur, il faut que pr Le vicomte nul! s'émouvoir de cet outrage. ‘Non, madame, je ne les ai pas volées, et Lucien ne les eût volon- tairement confiées à personne. Sans doute lui-même a eu plus d’une ue parut | fois la pensée de les détruire ; vous avez pu remarquer que le papier froissé, déchiré eu plusieurs endroits ; mais le courage lui aura manqué. Ilaimait à relire ces lettres, comme Qqn peut en juger aux nombreuses traces de Jarmes qu'elles portent encore ; elles €- taient les gages d'une passion qui a rempli sa vie, etquia fini par le tuer....Plus tard, je retrouvai à Paris mon ancien camarade, Vidal ; | nous étions compatriotes ; pauvres, isolés tous deux dans cette viile immense, nous nous liâmes d’une amitié plus étroite que jamais’ Je le soignai avec une affection frater- nelle dans sa dernière maladie, après sa mort, je fus chargé de modestes effets qu'il En fouillant dans et, avait laissés. ses papiers, je trouvai ces lettres que je ne jugeai pas de nature à être rendues à sa famille ; je devais | les brûler ; je ne sais quel vague pressentiment, justifié aujourd’hui, m'empêcha de prendre ce parti. Voilà comment, madame, ces let- tres se trouvent entre mes mains.” Un mot dans ces explications avait particulièrement frappé Mme de Norville. «Vous avez été l'ami de Lucien ? reprit-elle en regaidant Mornas avec attention, et les détails que vous me donnez sur la maison du notaire . Ionfrède......Attendez, % De fe # de NE EE oui, oui, je, vous mconnais mainte. |tendit avec inquiétude les nouvelles | peine observa-t-on les délais rigou-| 1 +. VOUS. étiez ce jeune clercs si CORRE - Z £L . spièmte et sihardi, dont les regards ES RE. Frtatés me faisaient peur quand L'IMPARTIAL, JEUDI LE 14 MAI, 19083. _— S Les Pilules Rouges, lorsqu'elles sont prises avec soin, guérissent toujours les troubles du retour de l’age, comme elles ont guéri Madame Odile Lanous. ‘ Lorsque j'ai commencé à prendre les Pilules Rouges, il y avait 11 aus que j'étais afiligée d’un mal terrible de l’esto- inac; j'étais bien quelques jours sans souffrir, mais lorsque les douleurs reprenaient j'eu avais pour deux ou trois mois à cndurer des tortures sans nom. Trois médecins m’avaient traitée sans pouvoir me guérir ; il u’y en a qu’un qui avait pu me soulager pour quelquetemps, mais le m .lavait ensuite repris avec tant d'intensité que tout mon corps en avait été affecté, J'étais très faible, mes membres deveuaient engour- dis et j'étais tellement découragée que je suis même allée jisqu'à désirer la mort. J'avais plusieurs fois entendu parler de l'efficacité des Pilules Rouges, j'avais aussi lu plusieurs bons témoignages en faveur de cette médecine, mais je tenais peu à l’employer, car je croyais qu’il n’y avait pour moi aucun espoir de salut. Mon mari pensait tout autre- ment, il voulait ma guérison et ne reculait devant rien pour l'obtenir. I1me recommanda donc, il me força même à essayer les Pilules Rouges et me fit écrire aux Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco-Américaine. Après quelques jours je reçus d’eux six boîtes de Pilules Rouges que mon mari avait ordonnées, puis une foule d'avis qui devaient m'aider dans mon traitement. Au bout de trois semaines il s'était fait beaucoup de changement dans ma constitution, cela m'encouragea et je continuai de me soigner comme on me l’avait indiqué. Maintenant, je n’ai plus aucune douleur, je suis grasse, forte et je fais tout mon ouvrage. Je n’oublierai jamais à qui je dois la santé, je recommanderai toujours les Pilules Rouges comme un remède sûr, et dans ma famille je les emploierai de préférence à toute autre médecine. MADATIE ODILE LANOUS, Tilbury, Ont. Madame Thomas Trudeau, guérie par les Pilules Rouges, d'une maladie qui lui durait depuis cinq ans. ‘Je crois réellement que les Pilules Rouges sont le meilleur remède dont les femmes puissent se ser- vir, puisqu'elles m'ont guérie lorsque quatre méde- cins n'avaient pu rien faire pour me soulager ; j'étais malade depuis cinq ans, j'avais pris beaucoup de re- mècles ct je me préparais à mourir, lorsque sur un journal j'ai lu un bon témoignage en faveur des Pi- lules Rouges. Aussitôt le courage m'est revenu, j'ai écrit aux Médecins Spécialistes de la Cie Chimi- que Franco-Américaine, j'ai pris leurs Pilules Rouges ct au bout de six mois j'étais bien. C'était du froid qui avait été la cause de mes souffrances ; j'étais devenue très faible, je mangeais peu, je digérais mal, j'avais des étouffements, j'étais constipée et j'avais beaucoup d’autres troubles. Maintenant tout cela est disparu, je jouis d’une santé parfaite. J'employai cn même temps que les Pilules Rou- ges, les Tablettes Purgatives de la Cie Chimique Franco-Américaine.’” MADAME THOMAS TRUDEAU, Indian River, llich. 472 / A (> LA * 11] 11/1} 74 / HACO {HE | y, lé ALES F} [AR O7: CU 3 A, IR Î/, M FE) MIN { dd ; Les Pilules Rouges ne sont que pour les Femmes. Les Pilules Rouges ne sont que pour les femmes ; étant spécialement adaptées à la constitution des personnes du sexe, cles ne manquent jamais de guérir les maux dont elles souffrent, conime le ‘beau mal,'’ les syriptômes du retour de l’âge, les dérange- ments, les irrégularités, les hémorrasie:, J:s troulles de la gestation ; elles soulagent aussi les douleurs de l'enfantement ct donnent atx mères la force de bien nourrir leurs Si vous souffrez d'un ‘effort’ prenez les Pilules Mo: , les rétablierort vos forces et feront disparaitre tes douleurs | Ex à que vous ressentez. ‘Je me suis fait traiter par trois médecins, mais le mal d'estomac ct les douleurs dans le dos que j’en- durais depuis longtemps ne diminuaient pas. j'en étais rendu à un point qu'aucun aliment ne pouvait L s , ‘ digérer ; j'avais des vomissements quand, pour me soutenir, j’essayais de prendre quelques aliments. un hiver sans travailler tant j'étais: J'ai passé tout malade et faible, mais je n'eus pas aussitôt pris les Pilules Moro que j'ai constaté du soulagement ; j'ai pris plusieursboîtes de cette médecine, l'amélioration de ma santé s’accentua de plus en plus, puis vint ensuite ma guérison parfaite. Dès le commencement du traitement, je m'étais adressé aux Médecins de la Compagnie Médicale Moro et les renseignements que j’en ai reçus m'ont beaucoup aidé. J'ai donc à les remer- pilules.”? te ‘€ J'ai pris les Pilules Moro pour le mal de tête, l’impureté du sang et la mauvaise digestion ; elles m'ont remis sur pied dans l’espace de six semaines. Du chaud et du froid que j'avais pris en travaillant avaient été la cause des troubles dont je souffrais. Avant d'employer les Pilules Moro j'étais plus sou- vent couché que debout, je souffrais aussi des reins, aujourd’hui je suis en parfaite santé et je travaille fort comme jamais.” NAPOLEON GAUDREAU, St-Jérôme, Lac St-Jean Qué. K cier de l'intérêt qu’ils ont porté à mon cas et j'ai de grandes louanges à faire de leurs ,/” ch, JOSEPH CARRIER, Coaticook, Que, Les Pilules Moro ne sont que pour les Hommes. Les Pilules Moro s'adressent à toutes les affections qui sont l'apanage de l’hon et leur triomphe est surtout dans les maladies rebelles à tout traitement. ÆElles sont! réparateur du sang, un restaurateur de l’estomac et de la nutrition, et leur emploi pl être indifféremment continué sans aucun danger et avec le plus grand succès, par, hommes faibles ou souffrants. EÆlles s’assimilent aisément, sont tolérées par les d'entre | air brus-! il yasi! o:blié...! 1 apmatit | etmentr l En guéris-ant ain eufants. de côtés et de reins et enfin toutes les autres souffrances qui sont la séquence naturelle de ces maladies, manufacturé:s par la Compsgn Les consultations données au No. 274 rue St-Denis, Montréal, par les Médecins Spécialistes de la Cie Chimique Franco Américaine, sont absolument gratuites, messieurs donnent aus-i des consultitions gratuites, par lettres, aux femmes malades bureaux, veulent biex leur écrire et leur dire ce qui qui, ne pouvant se rentre à leurs les inquiète. Les Pilules Rouges ne sont jamais vendues de porte en porte, ct les Médecins de la Compagnie Chimique Iranco-Américaine ne d nnent jamais de consultations en ‘ chors As JUERIT MAERVEUSES ET COMPLISULES RECONSTITUE LE Pour Lout es L Peux | COMPAGNIE CH'MIQ RER ET ET EU ENT Fac-similce éc la boite i les difffrentes maladies de matrice auxquelles les femmes sont exposées, elles soulagert conséquemment les maux de tête et d'estomac, les douleurs Les femmes qui souffrent de constipation devront prendre, en même temps que les Pilules Rouges, les Tablettes Purgatives qui sont, comme les premières, ic Chimique Franco-Américaine. de de ä 5 TY'izles Rouges. NE Pr ’ UD ON us." . < ap St els NN, ; RE D DRE NE 05 . < tance, imprimé en rouge. Les Pilules Rorges, d: plus, portent tou- jours le nom de la Compagnie Chimi- que Franco-Améri- caine sur l'étiquette rouge qui les eu- toure. Si votre marchand ne tient pas les véri- tab! ges, nous vous les enverrons sur té- ception du prix, 50c la boite ou six boites pour $2.50. = AMMCRICAINE, 274 St-Denis, Montréal. LE LPC LD OR EAP 2 Ces souffrants. leurs bureaux. es Pilules Rou- pour $2.50. tion du prix. Adressez : Adressez : difficiles, et sous leur influence on voit le rapide développement des forces, 1h disparition des maladies et l’accroissement de la santé générale. Les Pilules Moro guérissent à coup sur les “efforts.” le mal de rognons, les maux de tête, les affections de la vessie, la gravelle, le rhumatisme et les névral= A gies, les scrofules, le manque d’appétit, la mauvaise digestion, la dyspepsie, la constipation et toutes les autres maladies si fréquentes chez les hommes. ; Elles sont aussi un spécifique de l'atonie et de la faiblesse des organes sexuels, les tonifient lorsqu'ils sont prémathrément frappés d'impuissance et les mettent em état de remplir les fonctions si importakhtes de la procréation. agréable et sous un petit volume tous les agents capables de restaufér les # uerfs débilités et inactifs retrouvent en elies toute la puissance énergique dela je Innocuité absolue, résultats curatifs, prompts et complets, que faut-il de assurer le succès durable d’une merveilleuse médication qui a guéri tamt Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro donnent, à leurs bureaux, au No: 1724 rue Ste-Catherine, Montréal, des consultations gratuites sur toutes LS maladiesé dont les hommes peuvent souffrir. Ils donnent aussi des consultations pars®ttres, e les hommes malades qui de- Le meurent au loin peuvent écrire et faire une description des symptômes qu'ils endurent pour recevoir par le retour de la malle des conseils et des avis qui les conduiront à la santé. Les Pilules Moro se ven- dent 5oc la boite ou six boites Si votre mar- chand ne les tient pas nous vous les enverrons sur récep- COMPAGNIE MEDICALE MORO 1724 rue Ste-Catherine Montréal. k pit - 4% # ” à ER “ha # * Elles groupent soi pe Fac-simile de la boite des Pilules Moro. POUMON EUX, ee EREMEDE GUERIT LES MALADIES DE COEUR, DE DU FOIE. DES ROGNONS ET TOUS LE 5 TROUCLES NE AINSI QUE CES MALADIES COMPLIQUÉES ET PARTICULIÈRES AUX HOMMES SEULEMENT. 1L RECONSTITUE LE SYSTEME MNE DE LA FORCE AUX MOMMES lAIBLES,ET CONSERVE Poor fortes Ne Inforirafion SRE M oteire Pix got LA ROirTe 1x pm L'ESS RAS IN ANNE TCR EE." Le papier de l'enveloppe est blanc, imprimé en bleu. il passait près de moi. que à cette heure l'embarras que j'éprouvii 1 jour où vous me fûtes salon de l’hôtel ; ie - , prèsente aans jene pouvais alo:s me souvenir quand et dans quelles circonstances je vous avais rencontré......Mais si je ne me trompe, motisieur, au [temps où vous étiez clerc de notai- |re, vou: ne portiez ni le nom ni le Ititre que vous portez à présent ; [vous vous appeliez Auguste Mo- |rand, je crois, marchand des +1! [etait bien conna dans la ville. et votre père, petit du cours Arènes, D'où | vient donc la vous vous affublez Ne sciemment le monde |cratique dont [aujourd'hui ? | pas vivez, en vous présentant à Int avec | une usurpée ? Si p'avez avez du moins volé un nom !”’ qualité vous pas volé ces lettres. vous Mornas souriait toujours. dénomination aristo-, trompez-vOus ; où vous | | SÉ ; d’ailleurs, à tout prendre, sa famille égalait la vôtre en considé- \ration ; s’il était pauvre, la position qu'il devait immanquablement ac- quérir par son intelligence et son activité eût compensé vos avanti- ges de fortune. Un mariage entre vous et lui n’avait douc rien de trop disproportionné, et nous, les amis de Vidal, nous considérions {déjà cette union ‘comme probable. | Lucien, sans nous rien dire jamais, /semblait radieux, plein d’espéran- ce ; J'ai su depuis par lui-même qu'il se croyait sûr à cette époque d’aplanir les obstacles qui le sépa- | raient Néanmoins un bruit singulier se répandit tout à' coup dans le voisinage et dans ja | ville. Parmi vos prétendants, se | trouvait un homme jeune encore, | | mais laid, maladif, maliugre, pres- | que idiot. Un pareil soupirant de- de vous. Je m'expli- Lucien était profond et désintéres- { d'un semblable fait, il était déjà ac- compli. Cette étrange précipita- tion fut alors le sujet de bien des | bavardages à Nimes, quoique per- sonne n’en soupçonnât les motifs secrets. Aussitôt après. |1 noce, lvous partites pour Montpellier avec votre mari, et peu à peu l'opinion publique cessa de s'occuper de vous. Ainsi on ignora toujours, €t moi- même je n'ai appris que plus tard, combien ce marquis de Norville a- vait été stupide ou infâme, combien il avait été indignement trompé ou combien 11 avait été lâche en accep- tant une abominable transaction...”? La marquise se leva debout, les mains tendues, comme pour fermer la bouche à Mornas. Elle vzulait parler, mais elle put seulement bal- butier d’une manière inintelligi- ble : ‘ Monsieur... monsieur... la ca- lomnie !... M. de Norville était | ‘Vous voulez m'échanper, reprit- |vait avoir bien peu de chances pour | incapable... il tranquillement, vous n’y réussi- rez pas. Si vous sa7iez À qui vous vous attaquez et combien celui qui vous parle est indifférent pour de pareilles accusations !... Mais ce n’est pas de moi qu'il s’agit ; c’est ide vous, madame, ne l’oublions pas. Aussi bien, je ne suis pas à bout de mes révélations, et, comme (les bons conteurs, j'ai réservé 12 plus intéressant pour la fin.” | _ La marquise baissa la tête et at- révélations dont on la menaçait. | “Vous ne pouviez ignorer, conti- qua Mornas, Conte l'amour de j ; obtenir votre préférence ; mais il! jouissait d’une fortune suffisante, Let il était marquis ; vous, de votre côté, vous rêviez un titre et un | rang dans le monde ; le marquis de, | Norville fut accepté. D'abord, nous ne voulions pas | croire à la réalité de cette nouvel- le ; l'air morne et consterné de Lu- cien ne tarda pas à nous la confir- mer. Du reste, ce mariage fut ime- né avec une promptitude ing:iie ; à |reusement exigés par la loi : {pen dant que beaucoup de pérsonk doutaient encore de la po ——Ah ! vous niez encore ? En vé- rité, madame, vous disputez brave ment votre terrain, et il est bon de ne pas se commettre avec vous sans preuves... Par bonheur, je puis m’appuyer cette fois sur des pièces authentiques, sur des actes de l’é- tat civil. Votre mariage a été cé- lébré le 16 décembre 1810 ; je le sais bien, mi qui fut chargé de. dresser votre œæntrat, en l'absence de Luéien, mala enfant, de désespoir ; et | | ‘ —Mon Dieu ! fitla mar quise, dé- | mée, madame ! | Avec quelle cha-/* faillante, pourquoi me rappeler ce leur il me arlait quelquefois, sans stigmate flétrissant ? Vous voulez la-tiuuier, d'une.wignonne petite donc ma mort !”? ‘fille, dont 1 image ang®Tique + à A —Non, madame, c'est la fille de lui sourire jusque sur son lit de mou ami de cœur, votre propre fille mort ! Pauvre père ! j'ai été té- que je veux sauver... moin de ses mystérieuses douleuts, —De grâce, monsieu”, épargnez- j'ai entendu ses derniers voeux moi le souvenir de ces cuisants re- pour le bonheur de cette enfant, | Û sp mords. Tr qu'il ne devrit jamais embrasser LR Mais, c'en était trop pour la mar- Et qu'eût-il dit s’il avait pu devi- 7 de D quise.…. | ner que cette fille adorée aurait un" Cette dernière révélation fut pour |jour sa propre mère pour mortelle Mme, de Norville comme un coup | ennemie ?’? de massue ; elle se renversa en ar- | rière en poussant un gémissement. | songeait plus à lutter ; cependant, Cette beauté éclatante, dont naguè- | ces derniers 110ts de Mornas parti 4 re encore elle se montrait si vaine, | rent la ranimer : s'était éclipsée tout à coup ; ses ‘Non, non, dit-elle ave: égare: traits décomposés avaient pris une ment, vous vous trompez, mg ne - teinte verdâtre, La tête pench ‘e leur ; Si coupable que vous me sur sa poitrine, les bras pendants, | posiez, je ne suis pas l’ennemie elle semblait écrasée sous le poids ma fille ! de la honte et de la terreur, s —Le croyez-vous w* ‘Voyez pourtant ce que c'est | dame ? Le désir qu'un simple rapprochement de dates ! poursuivit Mornas ; mais rassurez-vous, madatue, ce rappro- chement, personne ne l’a fait, parce que personne n'avait intérêt à le faire, La loi, dans un but d'ordre La marquise était vaineue et ne” té, les pires ir vous ont-1!” vous 1l! don: Q Li et de morale, couvre assez volonti- ers de pareils compromis que 1+ monde ignoresouvent. Cepend + un autre que moi a Su tous ces des,