mn ms eee anne ennemis NOUVELLE SERIE ‘ # ju nee penses = — te a L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 30 AOÛT 1910 natntnmmmentg 18 ANNÉE a] Le = UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS UNE PAROISSE C'EST UNE MIS: SION PERPETUELLE. LÉON XII FoNDÉ# EN 1893 PUBLIÉ LÉ MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Poùr LE CANADA Un Aesovovescesseces ee °° P1:00 Six MOÏS...soccc..00000e 50 Pour LES ETATS-UNIS Un Al cscscoscseoceceee BI. 50 Six MOIS ...scoss.cc000000 0075 Pour L'EUROPE Dn AMovcosssossscesooee. PI. 50 Six mois... .-.utesesee ...... 1.00 nn Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- val, I! faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonnement et payer tous les arré- rages. _ Ceux qui changent d’adresse devront nous donner l’ancienne aus- £: bien que la nouvelle. Adsséez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L'IMPFARTIAI, Tiguish, Mardi, 30 Aout 1910 L'EGLISE VA BIENTOT LA PROCLAMER BIENAEUREUSE Au lendemain du Congrès Eu- charistique, Son Eminence le car- dinal Vanuntellt présidera à la re- connaissance des ossements de la Vénérable Mère Marguerite Bour- geois, fondatrice de la Congréga- tion de Notre-Dame. On sait que la cause de cette vé- nérable a été introduite à Rome de- puis plusieurs mois par M. l'abbé Hertzog, procureur de St Sulpice à Rome. Le procès de béatifica- tion est achevé, on n'attend plus que les miracles pour placer la Mè- re Bourgeois au rang des bienheu- reuses. La reconnaissance des ossements est aussi une formalité— la dernière de toute à remplir—a- vant cette proclamation. Le corps de la fondatrice des Soeurs de la Congrégation repose dans la crypte dela chapelle de Notre-Dame de Pitié depuis le 12 janvier 1700, date de son décès. Il y a trente-six ans environ qu’on a onvert le tombeau de la Mère Bourgeois. , La Medisance Vous avez eu peut-être la triste satisfaction de mettre votre pro- chain en morceaux, vous en avez fait une sorte de hachis, accommodé à la sauce piquante, mais la pre- vision la plus amère du poivre, du sel et du vinaigre est demeurée dans la profondeur de votre coeur ; puis, s’il vous reste un peu de reli gion, vous devez nécessairement é- prouver des remords. Je vous le dis : que gaguez-vous à ce triste jeu. Auparavant vous respiriez avec difficulté maintenant vous é- touffez, voilà votre salaire. âu point de vue de la raison le silence est encore la meilleure manière de guérir ou de calmer les plaies du coeur ; le grand air les enflamme la parole les irrite et en décupie la souffrance. Le coeur est la sour- ce, les lèvres sont le canalet l’eau coule selon qu’elle vient de la sour- ce. Vous avez été imprudents peut-être, vous avez dit des choses que vous aurez-dû retenir, vous é- tiez irrités et, dans un moment d'ai- greur vous avez prononcé de ces paroles malheureuses que le coeur souvent ne pense ‘pas mais que la bonche laisse échapper quand le coeur est froissé. Cette parole si elle avait rencontré un coeur ami, y serait tombée comme dans un puit perdu, et là elle aurait expi- ré sans écho. Malheureusement pour vous elle a été gardée comme uue arme suspendue à votre inten- tion et quelques années après, ce glaive se dresse contre vous pour vous transpercer et jeter l’amertu- me sur votre vie. L’arme dont se sert le médisant est la langue. C’est | là le glaive à deux tranchants dont nous nous frappons les uns les au tres dans ce que l'homme a de plus cher, son honneur, sa réputation. Et admirez notre inconséquence. De combien d'autres elle a abrégé les jours par une mort plus cruelle que celle qui se donne par le fer. Concluous donc, que de plus grands dévelloppements ne. sont pas nécessaires pour vous en ins- pirer une juste horreur. L'Assomption € La Sainte Vierge était atrivée à l’âge de 72 ans, lorsqu'elle sentit sa fin prochaine, Inspirés par Dieu, les Apôtres'se réunirent à Jérusalem pour y voir encore celle qui avait donné naissance à l Homme-Dieu. Jésus descendit du ciel pour venir chercher cette Mère qui l’avait tant aimé, À son invitation, Marie ré- pond par ces paroles ; ‘‘Que votre volonté soit faite ! Il y a si long. temps, mou Fils et mon Dieu, que je soupire après vous et rien ne peut m'être plus agréable que de vous suivre et d’être où vous êtes pour toute l'éternité.’ Etles mains jointes, le regard fixé sur son Fils bien-aimé, elle lui rendit son âme et passa au séjour du bonheur éter- vel. ‘“‘O très sacrée et très heureuse Dame, s’écrie saint François de Sa- les, qui êtes au plus haut du Paradis de félicité, ayez pitié de nous qui sommes au désert de misère ; vous êtes en l'abondance des délices et nous sommes en l’abîme des déso- lations ; ebtenez-nous la force de bien porter teutes afflictions. Vier- ge glorieuse, priez pour l'Eglise de votre Fils, assistez de vos faveurs le Saint-Père, les évêques, tous les f- dèles. Vous êtes l’Etoile de la mer, soyez favorable au navire de l'Eglise, afin qu’il puisse arriver au port de la gloire pour y louer le Père, le Fils et le Saint Esprit dans les siècles des siècles. Amen’’. C’est la plus belle fête de Marie. C'est aussi la plus populaire et la plus chère à la piété chrétienne, Elle nous rappelle trois mystères glorieux et consolants. 1 Marie meurt, car, créature, elle est soumise à la loi commune. Mais sa mort est douce ; c’est dans un acte d'amour qu’elle expire, sans agonie, sans souffrance, sans an- goisse. O douce Vierge, obtenez nous la grace d’une sainte et paisible mort. 2 Elle ressuscite quelques heu- res après son trépas. Les Apôtres qui ont ouvert son tombeau pour contempler une dernière fois ses traits, n’y ont trouvé que des fleurs, roses et lis. O douce vierge, obtenez nous la grace de ressusciter avec un corps glorifié. 3 Elle est couronnée danse le ciel, car elle est reine désormais. Reine du Paradis et de la terre ; Reine puissante ; Reine clémente. O douce Vierge, puissions nous, un jour, être couronnés avec vous daus l’éternité. rs | al À (È > MORUE NOTRE ECOLE NAVALE Le ministère de la marine de guerre a, ces jours-ci, publié les a- vis d'examens que devront subir les futurs élèves de l’école navale du Canada. Ces examens seront sous le contrôle de la commission du service civil et à peu près les mêmes que pour l'admission à la 3ème classe de ce service avec, ce- pendant, un programme de mathé matiques plus étendu. Ils auront lieu tous les six mois : 15 futurs aspirants seront alors reçus à l’éco- le. On sera particulièrement sévè- re sur les qualités physiques des candidats, qui devront avoir de 14 à 16 ans. La durée des cours sera de deux ans, les frais par élève de f700, que les parents devront payer et les jeunes gens devront s engager à servir dans la marine de guerre, Le Congres Euchar ——- 0 Le Comité Général du Congrès vient de reviser le programme off- ciel des fêtes du mois de septembre et voici le programme qu'il a défi- nitivement adopté : SAMEDI, 3 SEPTEMBRE 3.30 heures du soir —Réception solenneïle de Son Eminence le Car- dinal Légat au quai de la rue Mc- Gill. Adresse de Son Honneur le maire de Montréal. Réponse de Son Eminence. MARDI, 6 SEPTEMBRE 8 heures du soir.—Ouverture of- ficielle du Congrès à la Cathédrale. MERCREDI, 7 SEPTEMBRE 1 heure, p. m.—Déjeuner offert à S. E. le Cardinal I,égat à l’hôtel Windsor, par le premier ministre et les merabres du Conseil Exécutif de la province de Québec. 11 heures, p. m.—A Notre-Da- me, heure d’adoration suivie de la mfesse pontificale à minuit avec com- munion générale pour les hommes. JEUDI, 8 SEPTEMBRE 8 heures —Messe pontificale à la Cathédrale pour les communautés religieuses. 10 heures.—Réunion des sections générales. Section française : Université Laval, (185 rue St Denis), et Mo- nument National, (296 Boulevard St-Laurent). Section anglaise : Salles Stanley, (90 rue Stanley), et Windsor, (car- ré Dominion). 2,30 heures.—Réunion spéciale des prêtres à l’église du Très-Saint Sacrement, (368 avenue Mont-Ro- ya) Est, section française), Couvent du Sacré-Coeur, rue St-Alexandre, pour section anglaise, 2,30 heures—Réunion spéciale des dames à l'Université Laval, (185 rue St Denis, section françai- se), salle Stanley, section anglaise. 8 à 11 heures du soir —Grande réception civique donnée en l’hon- uenr du Cardinal Légat à l'hôtel de ville. VENDREDI, 9 SEPTEMBRE 8,30 heures, a. m.— Messe ponti- ficale au Parc de la Montagne. Al- locution française et ang'aise. 11,30 heures—Réunion des sec- tions générales comme la veille. 2,30 heures—Séance des prêtres à l’église du Très-Saint-Sacrement; exercice spécial d’adoration. Sec- tion anglaise, couvent du Sacré- Coeur, rue St-Alexandre. 2,30 heures —Procession des en- fants du Carré Dominion à l’ég'ise Notre-Dame. 2,30 heures—Réunion des dames de langue anglaise, salle Stanley. 8 heures, p. m.—Séance générale a l’église Notre-Dame. SAMEDI, 10 SEPTEMBRE 8,30 heures—Messe pontificale à St-Patrice. De 10 à 12 heures—Réunion des sections générales. 10 heures—Dernière réunion sa- cerdotale française à l’église du Très-Saint-Sacrement. 2,30 heures, p. m. -Réurion spé- ciale des jeunes gens, à l’ Arena. Réunion spéciale des hommes au Monument National. 8 heures, p. m.—Séance générale à Notre-Dame, istique de Montreal Tous les jours—Dans toutes les églises et chapelles de la ville, mes- se du Congrés, le matin, à 8 heures, salut du Très-Saint-Sacrement à 5,30 heures, p. m. L'exposition du Très-Saint Sacrement aura lieu à l'église des Pères du T. S. Sa- crement, 368 Aveuue Mont-Royal Est. DIMANCHE, 11 SEPTEMBRE 9 heures—Messe pontifisale à la Cathédrale par S. KE. le Cardinal Légat. 2 heures—Procession solennelle | du Très-Saint-Sacrement, PARCOURS DE LA PRO- CESSION Rues Notre-Dame, Gosford, Champ de-Mars, Bonsecours, Craig, St-Hubert, Cherrier, carré St- Louis, Avenue Laval, Rachel, Re- posoir à la Place Mance, au Parc de la Montagne. Déposition du Très- Saint-Sacrement dans la chapelle de l’Hôtel-Dieu. Le soir—Illumination de toute la ville. VOITURES POUR LES EVEQUES Le comité de réception ‘désire mettre uue voiture à la disposition de chacun des évêques qui vien- dront an congrèa. Déjà il a rete. nu les services d'un grand nombre de cochers et tous les jours il re- çoit de nouveaux engagements. Pour assurer cette organfsation d’une manière plus complète on a suggéré de faire appel aux citoyens qui possèdent des voitures ou des automobiles. Ceux qui voudraient venir ainsi en aide au comité pour- raient s’adresser au chanoine Ermi- le Roy, à l’archevêché. Même dans ce dernier cas le comité se chargerait des frais encourus. LOGEMENTS POUR LES CON- GRESSITES Le chanoine Roy, qui a été char- gé par le comité de réception de trouver des logements pour Nos Seigneurs les Evêques, a déjà écrit à chacun d’eux pour leur assigner l'endroit ou ils sont invités à des- cendre avec leur secrétaire. Tout aussi a été arrangé , pour qu'ils puissent y dire la messe. Un très grand nombre de prêtres ont retenu des -chambres dans les différentes communautés de la vil- le, etc., mais il reste encore beau- coup de places dont le comité peut disposer. Le comité de réception vient de publier une seconde liste de famil- les qui ont des chambres à louer ; une troisième est en vuie de prépa- ration et une quatrième sera pu- bliée, s’il y a lieu ; ce qui met le comité en état d’assurer le loge- ment aux congressistes en général. Ces listes même que celles qui ont été préparées pour les membres du clergé sont expédiées aux diffé- rents comités du Canada et de l’é- tranger et à tous ceux quien font la demande. (On peut se les pro- curer à l’archevêché et chez les Pè- res du Saint-Sacrement, 368 Ave- nue Mont-Royal, et à partir du 1er septembre au bureau offciei des renseigrements qui sera établi à l'Ecole St-Jacques, angle des rues Ste-Catherine et St-Denis. Le comité de réception continue son travail pour être en état d'’as- surer le logement à tous les con- gressistes. C’est le Rév. M. S. J. Doucet, curé de Grande Anse, N. B., qui a prononcé le sermon de circons- tance au grand pique-nique organi- sé au profit de la Statue Lefebvre Memramcook, le 16 du mois. Voici quelques-unes des pensées exprimées dans le cours du ser- mon : ‘Deux choses dans le mystère de l’Incarnation qui étonnent, qui confoneent l'esprit humain, que Dieu se soit fait homme sans cesser d’être Dieu—que Marie ait pu être élevée à la dignité de Mère de Dieu, sans devenir Dieu.—Il sem- ble même que Marie ait dû être é- levée audessus'de Dieu en devenant Le Pique-Nique au Profit de. la Statue Lelebvre oO Extrait du sermon prononce par le Reverend M. S. J. Doucet, cure de Grande Anse, N. B. a ()— e Mère, comme l’est une mère or- dinaire par rapport à sonfils, Elle l’'eût certainement été si Dieu n’é* tait pas Dieu. Au moins elle se- rait devenue égale à lui-—oui, si Dieu pouvait avoir un égal—Ma- rie non plus n’a pas d’égal. O Vierge sans pareille, s’écrie saint Anselme, il n’y a rien qui puisse vous égaler, car tout ce qui existe est au-dessus ou au-dessous de vous. Dieu seul vous est supé- rieur ; toutes les créatures vous sont inférieures. ‘Tout ce qui touche la Mère de Dieu touche Dieu lui-même. L'honneur de Marie n’est pas plus —_—— ee | séparable de la gloire de Jésus, que | | ne l'est le fruit de ses entrailles de l’amour de son coeur. ‘Est-ce que le Dieu de gloire, le grand Dien du ciel pût permettre que le démon ait pu lui dire : Votre mère, O Dieu, m’a appartenu avant qu'elle ait été à vous, car j'ai eu droit sur elle au premier instant de sa vie? Celle qui fut ma servante, mon esclave, vous l’avez établie rei- ue de votre royaume ; celle qui fut ma fille, vous l'avez faite votre mère ? La vie de Marie a été comme la" continuation, le rayonnement de son immaculée conception. Marie fut l’Immaculée Conception en ac- tion. Elle fut l’Immaculée Con- ception personuifiée. Elle en fut plus que la personnification. De la grotte de Massabielle, à la sei- zième des dix-huit apparitions dont elle daigna favoriser la petite ber- gère de Lourdes, à Bernadette qui lui demandait son nom, aves un seurire divin elle répondit : je suis l’Immaculée Conception. Assomption ‘Celui qui préserva l’Âme de sa mère de la tache originelle parce que c'était l’Âme de sa mère saura bien préserver son corps de la cor- ruption du tombeau parce que c'est le corps de sa mère. ‘Jésus-Christ, monté au ciel, at- tendra-t il jusqu’à la résurrection générale pour contempler sa mère sous la forme chérie sous laquelle elle se présentait à ses regards et à son affection rendant qu'ils étaient tous deux sur la terre ? Les anges n’ont-ils pas hâte de voir leur Reine en corps et en âme au ciel pour la contempler, l’aimer et la louer das la plénitude de son être et de sa beauté ? ‘Dans notre dévotion au Sacré- Coeur de Marie, n’aurions-nous pour objet de notre dévotion qu’un coeur sans vie, un coeur desséché, un coeur réduit en poussière, un coeur n’existant plus que dans no- tre imagination ? Est ce que c’est pour honorer un tel coeur que l’E- glise a institué la fète du Très-Saint Coeur de Marie ? ‘Marie est montée au ciel en corps et en âme....Les anges ac- clament leur souveraine....Marie répète son cantique de reconnais- sance—son Magnificat.—Elle glo- rifiera le Seigneur éternellement, et ces louanges lui seront plus a- gréables que toutes celles des anges et des saints ensemble, parce que ce sont les louanges de sa mère,’ Paroraison Exhortation à la fidélité envers notre auguste patronne....Bon nombre de ceux qui ont abondonné Jésus-Christ ont commencé par 2- bandonner sa Mère. Dieu est tou- jours disposé à éconter ses prières, parcelque ce sout les prières de sa mère. ‘“Puissions-nous nous monter au ciel paur glorifier le Seigneur avec elle, pour lui chanter notre ‘‘Ave Maris Stella” de concert avec les anges dans la jouissance du bon- heur éternel.” SR Rapport du Departement des Assurances Le département des assurances du Ministère des Finances du (Ca- nant le chiffre des affaires faites au Canada, pendant l'année 1909, par cinquante compagnies d'assurances sur ia vie. Vingt-trois de ces der- nières sont des Compagnies cana- diennes, quato:ze, des compagnies anglaises et seize ont leur siège so- cial aux Exats-Unis. Voici les totaux des primes au- nuelles reçues par chacun de ces trois groupes. Compagnies canadiennes, $17,440,900 Compagnies anglaises 1,589,991 Compagnies américaines 7,476,859 Total $26,507,750 Le total des primes reçués en 1go8 était de $24,697,939. Il y a donc une augmentation de $1,809," 811. Le total des assurances en cours au 31 décembre 1909 était : Compagnies canadiennes $515,415,437 Compagnies anglaises 46,998,444 Compagnies américaines 217,956,351 Total $780,370,232 nada, publie des statistiques don:; Le Congres des instituteurs Acadiens Comme nos lecteurs peuvent le constater en parcourant nos colonnes, aujourd'hui, la prochaine convention des Ins- x tituteurs acadiens de cette province aura lieu jeudi et ven- dredi, les 1 et 2 septembre prochain, à Tignish. Quoique ie programme ne soit pas aus:i long que ceux des années passées, il ne le cède en rien, cependant, à ses pré- décesseurs, et comprend des sujets d’une importance vitale quine manqueront pas d'éveiller le plus vif intérêt chez uotre population acadienne. Il »'y a pas de doute que tous les français de la paroisse h ple. par notre présence que nous descendants de nos aieux. de ces grandes occasions. de nom, mais en réalité. de Tignish se feront un devoir d'assister au congrès dont le but principal est d'encourager l'éducation parmi notre peu- Jeunes et vieux, ne manquez pas d'assister aux séances de la convention ; venez tous amis de l'éducation. Nous aimons tous à nous proclamer françsis ; nous som- mes fiers de notre nom, et avec bon droit. sions où il nous est donné de prouver plus particulicrement _Il y a des occa- sommes réellement les dignes Les 1 et 2 septembre offrent une Donc, montrons que nous som- mes véritablement des Acadaiens-Français, non seulement, Compagnies canadiennes $5,642,483 Compagnies anglaises 1,319,849 Compagnies américaines 3,168,807 Total $10,131,133 Soit $302,912 de plus qu’en 1908. Au 31 décembre, il restait à rè- gler sur ces pertes, des polices au montant de $1,035,943 pertes ac- ceptées et de $47,952 contestées. Voici le montant des nouvelles polices souscrites pendant l’année 1909 : Compagnies canadiennes $78,815,297 Compagnies anglaises 3,930,242 Compagnie américaines 48,686,871 Total $131,432,410 Les compagnies canadiennes, comme on le voit, font les deux tiers des affaires d'assurances sur la vie au Canada. Dire tout le bien que l’assurance sur la vie, a produit, jusqu'ici, se- rait trop long. Nous ne nous con- tenterons de mentionner ici, en pas- sant, que les cas de ia veuve et de l’orphelin. Une famille, à la mort de son chef retrouve bien, les quelques centaines de dollars d’assurances qu'il Ini a laissé. Quand il s’agit des paiements, on mangrée quel- quefois, mais si on avait été à mê- me de constater le bien. qu= l’ Assu- rance produit, on se tairait et cela le plus vite possible. L'Assurance, pour une personne qui ne peut, vuses besoins, faire des épargnes, est une sauvegarde dans les moments de nécessité. La Providence Deux hommes étaient voisins, et chacun d'eux avait une femme et plusienrs enfants et son seul tra- vail pour iles faire vivre. Et l’un de ces deux hommes s’in- quiétait en lui-même, disant : Si je meurs, Ou que je tombe malade, que deviendront ma femme et mes en- fants ? Et cette pensée ne le quittait point, et elle rongeait son coeur comme un ver ronge le fruit où il lest caché. =. Or, bien que la même pensée fût venue également à l'autre père, il |ne s’y était point arrêté ; car, di- sait-il, Dieu qui connaît toutes ses créatures et qui veille sur elles, veillera aussi sur moi, et sur ma femme, et sur mes enfants. Et celui-ci vivait tranquille, tan- dis que le premier ne goûtait pas un instant de repos ni de joie inté- rieurement. Un jour qu'il travaillait aux champs, triste et abatt: à cause de Sa crainte, il vit quelques oiseaux entrer dans un buisson, en sortir et puis bientôt y revenir encore. Et s’étant approché, il vit deux nids posés côte à côte, et dans cha- cun plusieurs petits nouvellement éclos et encore sans plumes. Et quand il fut retourné à son travail, de temps en temps il levait les yeux et regardait ces oiseaux qui allaient et venaient portañt la nourriture à leurs petits. Or, voilà qu’au moment ou l’une des mères rentraient avec sa bec- quée, un vautour la saisit, l'enlève, et la pauvre mère, se débattant vainement sous sa serre, jetait des cris perçants. À cette vue, l’homme qui tra- vaillait sentit son Âme plus trou- Soit $60,854,218 de plus qu’au 31 décembre 1908. Les assurances échues par décès blée qu'auparavant ; car, pensait- | il, la mort de la mère, c’est la mort des enfants. Les miens n’ont que moi non plus ; que deviendront:ils, ou autrement ont été : si je leur manque ? Et tout le jour, il fut sombre et Le lendemain, de retour aux champs, il se dit: ‘‘Je veux voir [les petits de cette pauvre mère ; plusieurs, sans doute, ont déjà pé- si.’ Etil s’achemina vers le buis- son. En regardant, il vit les petits bien portants : pas un ne semblait avoir pâti. no ee Et ceci l'ayant étonné, il se ca- cha pour observer ce quise passe- rait. Et après un peu de temps, il en- tendit un léger cri, et il aperçut la seconde mère rapportant en hâte la et elle distribua à tous les petits indistinctement, et il y en eut pour tous, {et les orphelins ne furent point délaissés dans leur misère. Et le père qui s'était défié de la Providence raconta le soir à l’autre père ce qu'il avait vu. Et celui-ci lui dit : ‘‘Pourquoi s'inquiéter ? Jamais Dieu n’abandonne les siens. Son amour a des décrets que nous ae connaissons point. Croyons, espérons, aimons et poursuivons uotre route en paix. “SI je meurs avant vous, vous serez le père de mes enfants ; si vous mourez avant moi, je serai le père des vôtres. ‘Et si l’un et l’autre nous mou- rons avant qu'ils soient en Âge de pourvoir eux-mêmes à leurs né- cessités, ils auront pour père, le Père qui est dans les cieux.”’ ! Lamennais, MIEUX VAUT UN FRANC ENNEMI “Il est douloureux, lorsqu'on veut le bien, d'avoir à subir l'opposition déclarée des méchauts, mais il est plus douloureux encore de rencon- trer les contradictions de gens de bien, et ceux qui devraient être avec nous jet pour nous, qui de- vraient nous soutenir de leurs en-. Couragements, ou du moins de leur prudence et de leur discrétion: ‘et qui tendent, au contraire, à nous décourager en parlant, sinon mé- chamment, du moins à la légère... Il est affligeant d'entendre que cette oeuvre ne vivra pas, qu'elle est inapportune ou mal entreprise etne peut réussir ; qu’il y à des chances contre elle ; qu’elle man- quera par les subsides, ou par l’in- différence publique, ou par un coup de l’autorité, et ainsi on attriste, on décourage ou on jette le bien en proie à ceux qui ne veulent pas qu'il se fasse. Ce sont eux que l’on eppuie, et l’on ouvre la porte à toutes les influences contraires. ”’ Lacordaire, nn Couvent de N D... “iscouche, I. P. E, L a Couvent de Miscouche aura lieu le 5 Seprembre prochain. Cet établis- sement vient de subir de grandes réparations et offre maintenant tout le comfort désiré. Les Religieuses de cette institu- tion s’attendent à un plus grand nombre d'élèves, lesquelles rece- vront comme par ie passé la plus grande attention. Pour plus d'inforruations adres- sez-vous à la Révérende Soeur Su- périeure de ce Couvent. uourriture qu'elle avait recueillie, - triste, et la nuit il ne dormit point. . l y L'entrée des pensionnaires au Fr 2 TE vom gnr rame, à! Île à oi me RME ii …