i t ÿ ii # 4 “ , mnt x L MR 0 ue Que me se ane Ad cata um el ne né ds D 4 +1 EL Ces pe US TT Tr mm MR À ä à LaPoule Noire ———— 000 —— Germain Brochard, fils de pau- vres vignerons qui, pour toute for- tune, Ini avaient légué une misé- rable hutte, gagnait péniblement son pain. Employé comme jour- ualier, par des gens peu fortunés eux-mêmes, un maigre salaire ré- tribuait son travail ; jamais, cepen- dant, il ne s'était plaint de son sort ; au contraire, toujours chan- tant, toujours prêt à rire, c'était le meilleur garçon qu’on pôt voir ; a- vec cela scrupuleusement honnête ; aussi bien, dans le bourg, tout le monde l’aimait ; pas une fête où il’ ne parût aux baptêmes, aux mari- ages, on l’invitait partout. Cependant, il advint qu’un jour l'estime et l'affection que Brochard s'était conquis par sa probité et sa bonne humeur, se changèrent en défiancessée On aïla même jusqu’à chuchoter qu’il avait la ‘‘poule noire’”’. En Périgord, avoir la ‘‘ponle noire’. signifie : posséder une for- tune de provenance mystérieuse. Subitement, Brochard était de- venu riche...riche si l’on peut qua- lifier ainsi le propriétaire d'un pe- tit bien qui permet de vivre sans qu’il soit besoin d'aller travailler chez les autres comme le jeune homme l'avait fait jusqu'alors. Où avait-il pris l'argent pour faire construire À maisonnette, à deux étages, s'il vous plaît, qui é- clipsait par sa blancheur toutes celles du bourg ? Oui, où avait-il pris l'argent ? Sans nul doute le diable y était pour quelque chose ; et la preuve, c'est qu'il refusait d’expliquer comment lui, qui ne possédait rien, avait subitement fait fortune. Cela n’«mpêcha pas qu'il épou- sât une jolie fille n'ayant pour dot que deux beaux yeux et une santé pleine de promesses. —À moi, tu peux le dire, com- ment tu es devenu riche ? —Les femmes sont trop bavardes, tu l'irais conter à tout le bourg ! répondait l’homme d’un air mysté- rieux. —{C'est donc vrai que tu as la ‘‘poule noire’? Je ne veux plus demeurer avec toi, si tu ne parles ! Et le mari, vaincu par cette me- nace, ptomit qu'il parlerait le jour de Noël, à minuit, quand les clo- ches commenceraient de chanter. Avec quelle impatience la Bro- charde attendit cette fête, voilà ce que les cerveaux féminins conce- vront à merveille. Eafn, il arriva ce jour, ou plutôt ce soir tant désiré !... il était temps! La pauvre femme com- mençait à perdre ses belles couleurs pomme d'api! L'inquiétude et la curiosité la minaient. Auxieuse et palpitante la veille de Noël, assise au soin de l’âtre où brûlait une bûche énorme, elle attendait que minuit sonnât. Et quand la cloche fêlée du bourg annonça de sa voix criarde que l'Enfant-Divin était né, Brochard fut éveillé en sursaut : —Il est minuit !...lui dit sa femme d’une voix quasi solennelle, l'histoire ! —Ah ! oui, l’histoire !... balbu- tia l’homme en se frottant les yeux, c'est drôle, juste nent j'y rêvais !.. Et Brochard, fidèle à sa pro- messe, raconta c©: qui suit : ‘‘Il y a juste un an ce soir, je me rendais chez François, le meunier, lui et sa femme n'ayant invité pour le réveillou, lorsque sur la route j'aperçus un ho ume étendu ; c'é- tait un étranger fort bien mis. Comme je m'avisai de le regarder d'assez près, je m'apercus qu'il ouvrait les yeux à demi ct ses lè- vres murmuraient des paroles que je ne compris pas.. Je vis qu’il n’était nullement ivre comme je l’a- pitalité ait un toit convenable pour le reste de ses jours ; tu feras donc ; écrouler cette misérable hutte où le vent passe de toute part et, à la place, tu feras élever une riaute maisonnette ; de plis tu achèteras quelques hectares de terrain que tu cultiveras toi-même. Comme je me défendais d’une telle libéralité pour un acte aussi simple, il me dit : —ÆEcoute, tu «s devant toi un grand misérable... les quinze mille francs que je veux te donner, je les ai volés. Je poussai un cri d’indignation : —En ce cas, gardez-les !...: —Laissez-moi terminer : je les ai volés il y a six mois, à un homme qui m’aimait comme si j'avais été son fils ; il a compris que j'étais l’auteur de ce larcin, mais il n’a pas voulu poiter plainte. Il est mort sans laisser d'héritier ; je ne puis âonc restituer à sa famille cet argent qui me brûle les doigts. Cependant, hier encore, j'étais bien disposé à en jouir sans scrupule..…. Depuis longtemps j'éprouvais un désir très vif de revoir ce village où je suis né... Comme je me dirigeais vers certaine ferme pour y deman- der l'hospitalité, les cloches qui, tout à coup se sont mises à chanter, m'ont rappelé mon enfance, les le- çons de ma mère, une honnête fem- me s’il en fut jamais, et je me jugeai plus coupable que je ne l'avais fait L'IMPARTIAL, jusqu'alors. J’eus honte de moi- voir se dresser devant moi le vieil- lard que j'ai si odieusement dé- pouillé. La fatigue se mêtant à. l'émotion, je suis tombé presque évanoui. Alors, il m'a semblé en- tendre une voix qui disait : ‘‘A ce- lui qui te ramassera sur ie chemin, donne l’or que tu as volé !’’ Je n’ai que peu d'argent sur moi, dans quelques jours du recevras la somme de quinze mille francs. Je crus avoir affaire avec un far- ceur et j'avais pr:sque oublié mon aventure lorsque trois semaines plus tard, il vint m’apporer la som- me avec laquelle j'ai fait construire a maisonnette où je te raconte cette histoire. —Ca se pourrait bien, tout de même que cet homme fut diable— dit la Brocharde avec inquiétude. — Es-tu bête !... Quelques instants de silence sui- vit ce compliment. Avec je ne sais quelle défiance, la femme regardait son wiari. J'ai peur, fit-elle tout à coup ; oui, vraiment, ça devait être le diable ! —Æt si je te disais le nom de cet même...Est-ce 1n effet de remords 1! ... Dans une hallucination, je crus : Madame NARCISSE GUY. “J'étais faible et les Pilules Rouges m'ont donné des forces ; je soufirais et elles m'ont guérie de mes douleurs, Quoique âgée de trente ans seulement, je suis mère de sept enfants, et les s ins de cette petite famille avaient beaucoup affaibli ma constitution. J’ai trouvé dans les Pilules Rouges juste ce qu'il me fallait pour me remettre, et je puis les recommander comme un très bon fortifiant anx femmes faibles.” Madame NARCISSE GUY, Si les Pilules Rouges ont guéri Madame Guy et Madame Vaillancourt, elles sont aussi capables de vous guérir, si vous souflrez, car ces deux dumes étaient aussi malades que vous pouvez l'être et comme vous, elles s'étaient adresetes, sans résultat, à plusieurs médecins, Prenez donc les Pilules Rouges sans crainte, elles sont le remède par excellence pour les femmes malales, et en en faisant usage vous ne pouvez pas vous tromper, Elles guérissent à coup sûr le beau mal, les troubles du retour de l'âge, les irrégularités, les pertes anormules, le inal de reins, les douleurs dans le bas-ventre et dans les côtés, les palpitations de cgur, les tiraillements d’estomae, les étourdisseinents, la perte de sommeil et la perte d'appétit, le mal de tête et les cnflures des jointures, la froideur des pleds et des mains et enfin tous ces symptômes provenant de l'anémie, du beau mal, du retour de l’âge et de toutes ces maladies particulières aux femmes et aux jeunes filles. Lorsque vous allez chez votre marchand où chez votre pharmacien et que vous lui demandez des Pilules £ouges, s'il est honnête il vons donnera celles de la Cie Chimique Franco-Américeaine qui sont toujours vendues en boîte contenant cinquante Filules Rouges, Ce sont là les homme, croirais-tu encore qu’il fût un mauvais esprit ? J'aurais vou- lu te le cacher, ce nom, tant pis pour toi ;il s'appelait Julien Va- cher, La Brochard devint fort pâle : —Mon frère !… d'une voix étranglée. —Qui, ton frère, ce mauvais garnement qui, tout jeune, quitta la maison de sou père et dont vous n’a- vez pas entendu parler depuis dix ans. Dans une grande ville il s’é- tait placé comme employé chez mn vieil épicier qui l’avait pris en ami- tié ; c'est à lui qu’ilavait derobé de l'argent. Es-tu contente ?.. —O mon homme, tu savais cela quand tu me demandas en maria- ge ? — Pardi ! c’est lui qui me con- seilla de te prendre pour femme : Tu asl’air bon garçon, me dit-il, je suis sûr que tu rendras heure- use ma jolie sœurette. Quand à moi, je vais m’embarquer pour l’A- mérique. ’? — Alors, c’est parce qu’il te l’a vais soupçonné tout d'abord; il avait l'air malade ; je l’emportai à ma cabane. Un doigt de cidre, une bonne flambée le ranimèrent. | —Merci, me dit-il alors, ta bonne action aura sa récompense, j’en- tends que celui qui m’a offert l’hos- | dit, que tu m'as épousée ?—deman- da la Brocharde d’un air contraint. Et aussi parce que je t’aimais depuis longtemps—répondit le bra- ve homme qui, attirant à lui sa femme, mit deux retentissants! baisers sur ses joues toutes rouges. JEAN DE DAYES THE CAUSE OF PILES Is iuvariably constipation which | is quickly remedied by Dr. Ha- | milton’s Pills of Mandrake and Butternut. £ure relief, and no griping pains. For a remedy that never fails use Dr, Hamilton’s Pills. Price 25c. sm té mt murura-t-elle | seules véritables Pilules Rouges, ce sont les nôtres, celles qui ont opéré des milliers de guérisons toutes plus merveilleuses les une que les autres. Les Pilules Rouges que les pharmaciens malhonnêtes vous vendent au 100 ou à 25 cts. la boîte ne sont ja les nôtres; ce sont celles ns un à aus de ie vs " Fe : - : Te ; k FR ; * ÿ JEUDI, LE OLYOKE = FALL RIV: LES DEUX PLUS GRANDS CENTRES CANADIENS DES ETATS-UNIS. ES PILULES ROUGES Y SONT EN TRES CRANDE VOGUE ET KOS CORRESPONDANTES Y SONT TRES NOMBREUSES. | | Publication de deux lettres dernièrement reçues de Madame Guy, d’Holyoke, et de | Madame Vaiilancourt, de Faïl River, disant le grand bien qu'’e'les ont obtenu de l’usage des Pilules Rouges. 12 rue Surgent, Holyoke, Mass. _ ue les femmes prennent sans résultat. $50.60 de récompense à quiconque nous fournira des preuves capables de faire mettre en prison ces hnposteurs, No: Médecins Spécialistes ne passent jamais de maison en maison, Soyez sur vos gardes, Afesdames, et nie Vous laissez pas tromper. Tous les jours, jusqu’à huit heures du soir, excepté le dimanche, nos Médecins Spécialistes sont entièrement à vutre disposition. Aliez l. voir ou écrivez-leur si vous ne pouvez aller les voir, Vous v’aurez rien à payer en les consultant personnellement où eu leur écrivant, Nous payons nos Médecins Spécialistes dans le seul but de vous douuer tous les conseils dont vous pouvez & soir besoin pour hîter votre n.crison et cela absolument gratuitement, l'ersistez donc à aller les voir 19 ° ‘ - SRE Rapyelez-vous bien que ce que nos Médecins Spécialistes ont fait pour des milliers de femmes, ils peuvent le faire pour vors, c’est-à-dire 1 À ous fuërir, ls Pilules Romges se vendent chez tous les marchands de remèdes. Elles sont anssi enveyées par la malle, dans toutes les parties du audi et des Enns-Unis, sur réception du prix, 50 cts. la bîte ou six boîtes pour $2.50. CIE CHIMIQUE FRANCC-AMERICAINE 214, RUE ST-DEN Adressez vos lettres : ou leur écrire, Jr ME HE 10 MARS. grand bien que les Pilules Rouges m'ont fait. Ma dernière maladie a été ausei heureuse que vous me l'aviez prédit, J'ai été à peine quelques minutes malade: mon enfant est venu au monde gras, gros et beau- coup plus fort que mes autres. Mes voisines sont toutes surprises ct émerveillées ; eïles croient à un miracle. KElles pensaient toutes que j'étais pour mourir, car c'était mon quinzième enfant et j'avais Cté si malade à tons mes prégidents. Tout ce bonheur, je le dois à vous et à vos b.nnes Pilules Rouges que je rec-:mmande à toutes les femmes, âges comme jeunes, qui se trouvent dans une position intéressante, Je crois que les Pilules Rouges leur sont indispensables.” IS, MONTREAL. (904 <N Madame J. A. VAILLANCOURT, Chers Messieurs, —# Je veux vous remercier et vous féliciter du é Madame J, A. VAILLANCOURT, 34, rue Concord, Fall River, Mass. matrt M xD à Entre Marseillais. Figurez-vous, mon bon, que j'ai une bonne, qu’elle est d’une dis- traction sans pareilles. Pour vous en donner une icée, je l'envoie ce matin porter une lettre à la poste. Arrivée devant le bureau, qu’est ce qu'elle fait? Au lieu de mettre ma lettre daus le trou, elle ia £ose sur le trottoir et se jette dans la boîte. Té...mon bon, ça ne m'étonne pas, car moi, j'ai vu plus fort que ça. Dimanche dernier, j'envoie une de mes bottes [à resemeller, en fai- sant dire que j'étais très pressé. Le savetier, qui était en train de déjeuner, veut se dépêcher telle: ment, qu’il coud son bifteck après | ma chaussure et qu’il mange ma se- | melle. re La maman de Dédé chzrche à lui expliquer la différence qui existe entre l'accent aigu et l'accent: grave. —Alors, s'écrie Dédé, quand grand-papa se piaint de rhuma- tismes aigus, c'est pas grave. 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