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QUEBEC Abonnez-Vous a L'Impartial NOUVEAU FEUILLETON DE L'IMPARTIAI, Tous DROITS RESERVES #4 PLACIDE, 4 + MYSTERIEUX. + 4 M RO Ici, Placide entra subitement dans le salon. Son déguisement était parfait, et d’une voix claire et pré- compris la ruse de l’homme, et cise il adressa le bandit qui faisait la terreur des femmes. Je répondrai pour ces dames, monsieur. Le bandit pâlit lors- qu'il vit Placide qu'il crut être un des habitués de Ja maison; car Placide, dans son déguisement, n'a- vait pas oublié de se mettre en cos- tume de gentilhomme. Les fem- mes Étaient’äussi surprises. La si- tuatiôh Était excitante. Qui étes-vrus? demanda le bandit à Placide. Par quel droit vous met!ez-vous à la défense de ces dames ? J'exerce le droit, répondit Pla- cide, d’être le gardien d'aucunes femmes, lorsqu'elles sont insultées par des coquins comme vous. Avant que mousieur parle avec tant de violence, dit l'homme, il fe- rait mieux de demander à ces da- mes qui est celui à qui il adresse la parole. L'homme en parlant ainsi cro- yait qu'il agissait avec beaucoup de diplomatie. 11 croyait que le: dames diraient à' Placide queïcet homme était un ambassadeur de Quavillon et qu'alors Placide au- it la terreur dans le cœur lors- | sûreté. 2 — L'HOMME & qu’il entendrait le nom de Quawvil- lon. Placide cependant ent vite s’approchant des dames, leur dit en français: Ne craignez rien. Je comprends la situation. Iln'y a aucun danger. Cet homme est à ma merci. Je suis venu ici précau- tionné. Il ment ; le comte est en Se tournant vers le messager de Quavillon, Placide dit : Ces dames me disent qu'elles ne vons connais- sent pas ; que vous êtes un intrus. Donc je conclus que vous êtes un voleur. Il n’est pas convenable d'appeler la police à cette heure. Alors, coquin, vous pouvez sortir. Le voleur dit: Est-ce que je comprends par vos paroles, que c'est ie désir de ces dames que je sois congédié par vous ? Vous dev:z comprendre, reprit Placide, que ces dames ne vous re- connaissent pas. Je vous donne la réponse, et je vous permets de vous retirer. Vous me permettez de me reti- rer ? Oui, je vous le permets, répondit Placide. Est ce que je puis vous deman- er qui vous êtes ? Est-ce que je puis vous deman-, der par quel droit vous représen- tez ces dames ? Je vous l'ai déjà dit. Et ce sont toutes les informa- tions que vous me donnez ? Oui. quin, en s’approchant de Placice. Il y avait un éclair dans ses yeux. Soudaiu, il fit un tour de passe, et un couteau à la main, Aussitôt, Flacide alla trouver! | Grégoire qu’il : vait laissé à la porte | comme garde et lui demanda: Kst-| il parti ? | Oui, répondit Grégoire. | A-t-il manqué ses hommes ? | | } Oui, mais je suppose qu'il a con- | Je suis un peu sourd, dit le co-/clu qu'ils s'étaient retirés dans la. m'attend rue. Qu'21 t'il dit ? | Je ne pourrais jamais interpréter | toujours calme, vigilant et habile, | [I ressemblait à un vrai tigre. lui envoya un formidable coup de! poinget notre coquin roula par/cide, nous avons f2it une décou-! méchant pour Quavillon. verte | Quavillon qui met la terreur dans nement et celui qui était ici est un 2 cœurs de tous est le chef de! terre, le couteau volant de l'autre côté de la chambre. Alors Placide se tournant vers les dames, leur dit : Vons pouvez vous retirer. assassin à fait voir ractère. et Placide addressant l'assassin, lui dit : Grégoire, mon gurçon, dit Pla- “xXtraordinaire. Me Pierre: cette bande de voleurs et de pas- | Cet | seurs de billèts de barque contre- ‘me d’une intelligence remarquable, son ca-|faits qui terrorisent la ville de | dit la dame. | New-York | Les dames se retirèrent du salon, ‘sommes sur leurs pistes, mais nous | rrit Placide. [avons encore, | pour amener Quavillon à la jus- dit la femme. aujourd'hui. Nous| beaucoup à faire! Va, aisassin, je te laisse partir |tice: Cependaut nous l’aurons a-| cette fois ci, maissi jamais je te rencontre, je te livrerai à la police. Dis à ton maître Pierre Quavillon, qne je l’attends et qu'avant long- temps j'aurai la satisfaction de les voir incarceré dans la prison de la ville. Va, hors de ma vue. vant longtemps. Reste ici, en! garde, moi je vais interrozer les | dames pour un instant. | Placide remonta au salon où a-| vait eu lieu la scèue que nous ve-| nons de raconter, et un moment a-| près, il était ‘en couversation avec! l’uve de: dames. | \ Non. L'assassin regardait Placide avec Elle était pâle et | stupeur. Il ne pouvait comprendre |excitée, attendant que Placide ou- | comment un homme comme Piacide | yrit la couversations. poivait résister à la terreur que le qe Pierre Quavillon. Non, ce n’est point Quavillon, | dit Placide. | À « Alors vous conuaissez lon ? | Qu NES | Non, je ne l'ai jamaia vu de ma , vie. Le plaisir de le rencontrer. Le plaisir, dit la daime. | Oui. | Pourquoi ne crojez-vous pas que re Les langage dont il se servait lors-|l’homme que vous avez rencontré lança sur Placide. Mais Placide | qu'il sortit, dit Grégoire en riant. ne soit pas Quavillon ? | { Je ne le crois pas, car l'homme! qui était ici west pas suffisamment ! Quavil- | lon est un monstre selon le discer- poitron. Vous êtes certainement un hom- Ne faites aucun compliment, re- Je ne parle que de vos actions, ivous a conduit ici. — Untitre dont je suis aussi fier qu'aucun homme qui vive. Ayez la bonté de me dire votre Quavil- ! titre. À une condition, dit Placide. Eh bien ?: Vous. me direz qui vous êtes. Dites-imoi, êtes-vous Antilla ? Nou. Une autre question. contre Anutilla ? Oui. Quand et où Elle est ma sœur. mes £œurs jumelles. Ai-je rew Nous som- C'est elle qui Maintenant dites moi votre titre, Vous ne le aivulguvrez point, dit Placide ? Non. Placide parlait d’une manière grave qui impressionnait vivement la dame. Il s’pprocha d'elle et lui dit: Je suis un Acadien. Je n'ai fait que de chasser un | leur de votre présence ; ce n’est rien. Le moment d’excitation ar rivera ‘orsque je rencontrerai Qua- villon face à face. | Et vous avez dessein de le ren- contrer ? | Oui. | Pour quelle raison ? Il estide mon devoir de mettre un tel monstre en sûreté derrière les Placide dit : j'ai maintenant rai- verrous d’une bonne prison, d'où il | nom même de Quavillon imposait à son de croire que vous appréciez ne pourra faire aucun mal. tous ceux qui l’entendent. En se votre danger. retournant, il dit à Placide : Vous entendiez parler de nous dans un|courage et votre habileté, répondit prochain avenir. la dame. | Sortez, dit Placide | Avez-vous reconnu l’homme qui | L'homme descendit lentement les! était ici, ? demanda Placide. escaliers et sortit. | Non, ma's je crois que c'est | Vous êtes un héros, dit ia femme. J'apprécie beaucoup plus votre! Oh! si vous étiez titré ! Placide répondit : Je suis pos- |sesseur d’un titre qui est noble. Vraiment ? Oui. Quel est votre titre ? (A suivre) Wanted À man to represent ‘“‘Canada’s Greatest Nurseries,”” in the town of SUMMERSIDE and surrounding country, and take orders for lin Fruit Trees, Smaii Fruits, Or- Datnentals, Shrubs, Roses, Vines Seed Potatnes, &e. Stock true to name, and free from San Jos Scale. A Perma- nent position for the right man. Liberal terms, outfit fiee, pay weekly. STONE & WELLINGTON, Fonthill Nurseries, F ; Over 800 acres, TORONTO - - ONTARIO (OUR HARDY SPEÉCIALTIES | 1 F + Me A CRT US