ME dr, A7 Si GT AE D ANRT GC ahes Tnih GATE sh te LE om arr en mnt z SSP TE T PREUETRE ti - I'IMPARTIAT, JEUDI LE 27 JUIN 1901. La meche D'or. (suite de la 1re page) veau par la jalousie. Furienx contre lui-même, il essaya de dominer ee sentiment :” — Je deviendrais fon ! s'écria-/ til. J'aime mieux lacroire. | Et, pour éloigner la préeceu- pation qui le faisait tant souffrir, ilse mit à relire les journaux laissés par Angélina sur la petite table du boudoir. Le matin, il n'avait pas eu la force de les lire attentiversent ; sans cela il aurait remarqué un détail qui le frappa aussitôt : “L'individu, qui a aidé Claude Garancier, est sans doute un aucien soldat. C'est Jui, qui, probablement a déjà participé à l'évasion de sa sœur Thérèse...” Ce fut un trait de lumière pour Brigard. Machinalement, il prononça un nom : —Zéphirin ! Et il se rappela tont, comme en une vision soudaine : Et il fut si satisfait de ses dé- ductions qu'il rentra chez lui tranquillisé. Le lendemain, lorsqu'il se ren- dit à son bureau, Zéphirin était déjà orrivé. Il l’examina lon- guement, pendant que le vieux soldat préparait le cabinet du patron. Bi c'est réellement lui, pensa- t-il, il fant qu'il ait un rude tou- pet pour oser se représenter ici. Zéphirin semblait, d'ailleurs, fort calme ; mais, en le regar-| daut pius attentivement, Bri- gard trouva sur son visage des traces de fatigue : les yeux é- taient battus, rougis, les traits tirés. Pais, si Zéphirin faisait parler sérieusement Puis elle se laissa aller à sa nouvelle préoccupation. Où était Serge eu ce moment ? Ei Brigard le décenvrirait il …Prigard avait patiewm: ut attendu la fin de la jouruée, surveillant les moindres actes de Zephuin, et il n'avait vin surpris d'anormal. nuit arriva, le clerc du uotaire partit le premier, pour ue pas éveiller l'attention äu vi’ux soldat. 1] suivit Zéphirin jusqu'à sn domicile et fut tont jJoyenx de le voir ressortir aussitôt et se diriger vers la gare Eatré à la gare, Zphirin ailait demander son bitiet ponr Asnières quand se retournant, ii aperçut Brigard qui le quittait. —Aurait ii l'andace de me filer ? se dit le vieux soldat. Eu tout cas, soyons prudent. Tu re connais pas le vi-ux Zéphirin, mon bonhomme ! Et, bien haut, il cria : — Seconde... Viile d'Avray! Brigard se prit à cette ruse grossière. 1l attendit que Zé- hirin eût quitté la salle des Pas- Perdus, puis il gagna, à son tour, le guichet et demanda triomphalement : — Première...Ville d'Avray ! 11 s'installa, tout joyeux, dans son wagon et ne bougea plus jusqu’à la station de Ville d,A- vray. Il descendit alors le pre mier sur le quai, pour guetter Zephirin; à sa sortie du com- partiment, où il l'avait vu mon- ter. Pour cela, il se dissimulu Lorsque la derrière un des piliers du petit! point de bois, dévisageant tous phirin ;et cependant son wagon toujours eonsciencieusement sonlétait ouvert. Et le train reparit métèer, il n'avait plus sa belle allure d'autrefois, son air gai. Brigard pensa qu'il pourrait le faire bavarder ; —Dites-moi, Zéphirin, vous n'êtes plus le même...Vous 32- vez done quelque chagrin? ‘* Le vieux soldat se passa la moin sur les yeux et répondit naivement : —Oui, Monsieur, je vous l’a- voue : c’est le chagrin de peu- ser que le fils de mon anoieu maître a si mal tourné ! Et lui même tourna le dos à Brigard, pour continuer sa be- sogne. Le premier clerc renonçe à lui poser de nouvelles ques- tions : —Je me contenterai de le surveiller, pensat il. —La journée se passa sans in- cident, Le notaire arriva assez tard à son bureau. La veilie, il était rentré à Asnières pour diner avec sa fille : mais Ju- lienne, voulant retarder l’expli cation qu'eile devinait sur les lèvres de son père, n'était pas descendae à la salle à manger, prétextant qu'elle avait une migraine épouvantable. La migraine avait persisté dans Ja matinée. Et, le soir, Me Four mont elia diner chez Augélina, se disant que la maladie de sa fille, car il transformait la mi- graiue de sa fille en maladie, était une exvuse suffisante pour retarder tout proiet important : —Angélina est une personne trop raisonnable pour ne pas le | comprendre ! | Elle le comprit si bien qu’-| elle n’adressa pas un reproche au notaire ; elle ne Ini montra | méme pas la lettre qu’elle avait | regue la veille de Julienne. Ce n'était plus à cela qu'elle son. geait, mais à Serge. Elle se. contenta de dire, lorsque le no-| taire voulut lui expliquer Ja maladie de sa fille : | —C'est une maladie complai- | sante, mon cher, et qui durera aussi longtemps que votre fille voudra vous empêcher de lai | sans que Zéphirin eût reparu. Brigard, tout abasourdi, sortit de la station, s’imaginant qu'il allait retrouver lie garçon de bureau sur ia ronte. Mais bin- tôt une nouvelle hésitation le prit : quelle route fallait il suivre ? — Serais je joué ? murmura- t-il. Cela l'humiïliait : joué par un individu qu'il avait toujours considéré eomme un imbécile et qu'il traitait régulièrement de ‘vieille bête de soldat”! Il entra dans une auberge et dina en maugréant ; mais, à la fin de son repas. 1l se frappa le front : —Je parierais que Zephiriu est descendu à Asnières !...Si je retournais à Asnières ? Je ne perdrai peut être pas mon temps à espionner ce qui se passe au tour de la maison du patron. Une heure après, il arrivait à Asnières et gagnait ‘immédiate ment la Seine, pensant avec raison que les canotiers devaient aimer le voisinage de l’eau. 11 mareha assez longtemps au ha- sard, regardant les rares pas- sants qui jlongeaient le chemin de halage. Vers onze heures du soir, quoique la lune fut superbe, il n'avait rien décou- vert. D:jà il se disposait à re-| prendre le chemin de la gare quand ilse trouva en face du pont des piétons qui est en. amont du pont du chemin de fer. Ce fat presque machinale-| ment qu'ils’y engagea, pour regarder la Seine, qui s'étendait, avec une merveilleuse clarté au-dessous de lui. lis’acconda sur le parapet du pont et resta là,assez longtemps ; il alluma même un cigare. 1l rêvait à sonenfa nee, qui s'était écoulée | si paisible ; puis 1l songeait à la! terrible et cruelle vie qu'il me- uaït. — 1leut tout à conp un geste brusque, et son bras détacha une petite pierre qui tomba 1l n'entendit pas de clapote- ment, mais un bruit mat. Et aussitôt une voix cria en des KOUS : Fe —Hé ! Làähant vons ve |porrriez pas faire atteniton ? Bigerd {ui bonieversé par le [son de cette voix. 1i regarda lattoptir.ment au dessous de llaiet d ctingaa un‘ birque, dans Jaguelle nn homme pê } L'homme était) OùfF: d'un large chapr-au. 1æ- | possible de voir son visage, — Je saurai bien quitues ! dit Brigard rageusemen!. Et il laissa tomber sou cigare, qui était bien allumé, juste au. chait à ilgne, dessus du ehaperu. La voix huria avec colère : —Àh çà, tonnerre! Prenez- vous mon chapeaa pour un cen- drier ? Prigard ne répondit rien. 1] saccronpit contre le paravet. | LA VOIx continuait au dessous : —On ne peut plus prendre sa petite friture, tranquille, maintenant ? Brigard n'hésita plus 11 prononça. —Claude Garancier. [à continuer] Beach’s STOMACH and LIvER PILLS ja seule véritabie Pilui TONIQUE pour la Constipatio et l’Indigestion. L'usage de Pilules de Beach ne vous rene pas malade ni ne vous cause au cune douleur. 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Tous les organes se ntent de ce dérangement et l’homme qui souffre de dyspepsie et d’indiges- tion devient bientôt épuisé dans tout son être. Quelques boîtes de Pilules Moro prises à temps feront : toujours un grand bien, ramène- ront l'appétit, donneront une bonne digestion, et en ce faisant ramèneront à la santé les hommes | affaiblis par le mauvais fohnction- nement de leur estomac. Les Pilules Moro guérissent aussi le mal de rognons, les batte- ments de cœur, les douleurs de rhumatisme, le scrofule, les étour- | dissements, les langueuts, les troubles nerveux et toutes ces maladies si communes cliez les hommes qui ont abusé T leur santé, soit par excès de tra mauvaise conduite. 7, à [T1 VS: NA SS SS M. JOSEPH CHARTIER. Témoignage de M. Joseph Chartier, ‘{ J'ai fait usage des Pilules Moro pour ‘* des étourdissements que j'avais fré- ‘‘ quemment et douleurs dans le dos ‘’ entre les épaules dont je souffrais de- ‘puis longtemps. Le peu ze je man- ‘‘ geais me fatiguait et ma digestion se ‘* faisait mal. ‘Tout me restait sur l’es- ‘* fomac. Je me levais le matin, la langue ‘‘ épaisse et mauvaise bouche, et j'étais ‘aussi fatigué et plus brisé que quand ‘# je m'étais couché la veille. ‘{ Mais depuis que j'ai pris les Pilules ‘ Moro, mes étourdissements sont dis-' *‘ parus, je n'ai plus de fatigue entre les ‘ Épaules, je travaille tous les jours et ‘‘ je suis en parfaite santé. Je conseille ‘‘ aux hommes qui souffrent des mêmes ‘! maux que moi, de prendre les Pilules ‘* Moro, car pour moi, je certifie qu'elles ‘‘ in’out guéri.” JOSEPH CHARTIER, Hudson, Mass, Les Médecins de la Compagnie Médicale Moro prient tous les hommes malades de leur écrire, de leur donner une description complète de leur maladie, en ayant bien soin de mentionner tous les Ils leur ré- pondront avec plaisir et tout-à-fait gratuitement, leur donnant une foule de bons conseils et d’instruc- tions qui leur seront d’un grand secours et les guériront de leurs PIX. lis feront aussi l'envoi gratuit d'un petit livret rempli de bons conseils à tous les hommes qui en f ront la demande. Les Pilules Moro se vendent roc. la boîte ou six boîtes pour £:.50 Si votre marchand ne les ‘nt pas, elles vous seront expé- dices sur réception du prix. 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