ET : . l LA GRACECE DIEU (Suite de la 1ère. page) Les choses en étaient an poin &uwe Godefroi et la jeune fille se rencontraient tous les jours sous le portail de l'église de Sainte- Walburge, et ne mauqauaient jamais, en se quittant. de se ju- rer un éternel amour. 1ls s'a- bandonnaient sans arrière pen- sée à ce pur sentiment. 1l est | vrai que mainte fois Ludwina, | seule dans sa chambre, avait pleuré en songeant que Godefroi m'avait ni arbre gènéalegique, mi le droit de porter des armoi- ries. Elle savait positivement que son père n'eüt pas voulu du jeune homme pour gendre; pour rien au monde il n'aurait consenti à unir un rejeton de sa noble et antique raoe à une famille bourgeoise. Ludwina, dans ia crainte d’attrister Gode:- froi, gardait le silence sur eet obstacle. De son oëté, le jeune homme n'ignorait pas qu'à moins d‘un miraole, ilne possé- derait jamais Ludwina; pour tant il voyait aveo bonheur que la jeune fille fermât les yeux là dessus, et il était naturel que lui ne touchAt jamais à ce peint si périlleux- C'était, comme nous l'avons dit, le jour de Saint-Paulin. Gredetroi se trouva de grand matin sous le portail de l'église de Sainte-Waiburge. Il désirait si vivement la venue de sa bien aimée, que son cœur battait tu- multueusemeut et sans mesure chaque fois qu'un capuchon de soie frôlait la porte de l'égiise. Huit longs Jours s'étaient passés depuis qu'il avait su Ludwina pour la dernière fois. À toutes les messes du matin, il avait attendu sa bien-aimée avec une inquiète impatience,et chaque fois, pendant huit jours il avait quitté l’église, les yeux baignés de larmes. Maintenant aussi, le prêtre était déjà à l’au- te]: 1l n’entrait plus à l’église, que quelques personnes attar- dées. Godefroi désespérait. De sinisttes pensées lui passaient par latête. Sa Ludwivua était-elle aussi une femme ordinaire? Elle aussi, pouvait-elle caresser des lèvres et trahir du cœur ? Peut- être était-elle malade ? Pent- ètre avait-elle, pour l'amour de lui, encouru le biâme et les re- prockes de son père !...Pent- être. Et à toutes ces suppositiens Godefroi répondait en lui-même tantôt eui, tanrôt non. [ne idée chassait l’antre de son imagina- tion: ik entassait fantôme sur fantôme, et ces miile eon jectures, de nature diverse, aecroissaient sa deuleur en y ajoutant l'incertitude. Enfin, au moment où il faisait le signe de la croix au tinte ment de la sonnette, une robe de satin frôla le mur et une dou- ce voix Murmura. — Godefro1…. — Ah! Ludwiva! mon ange!… — Plus bas, Godefrei, plus bas. Elle s’agenovuilla sur !e bano av près de son bien aimé. Celui- ei était tellement joyeux de voir une fois encore sa Ludwina et de pouvoir lire son bonhenr dans les yeux bleus et humides d'émotion de la jeune fille, qu'- il en avait pour ainsi dire perdu le sentiment. Ses bras s'étaient affaissés; 11 respireii à peine: les paroles se refusaient à ses lèvres ; il renfermaint tous ses senti- ments en Îui-même, afin que son cœur savourêt pleinement | mer L’IMPFAR quaient au capuchon de soie de | sa bien-aimée. —Qu'est-ce ?...Que dis-tu? chère Ludwina? parle je t'en prie….parle, je m'entends pas bien ta douce voix. re est vieux et a des cheveux blancs ; s'il venait à apprendre la cause de ma désobeissanve, il en monrrait de honte...Je ne veux pas qu'il en soit ainsi. (A Suivre) —Je viens te dire, devant Dieu, un éternel adieu. Godefrei arrêta sur elle un regard ardent et fixe. — Comme tu dis cela froide- ment ! dit-1] avec une amère ja lousie. Deux larmes briilantes s’é- chappèrent des yeux de la jeu- ue fille, et elles laissèrent sur ses joues deux si:lons de eristal, — Cher Godefroi, dit-elle, à toi le bonheur ; à moi Le péché! — Sur mon âme, dit Godefroi avec désespoir, je ne te com- prends pas, Ludwina, parle ! tes paroles pèsent 81 douloureuse. | ment sur mon cœur...cesse de! me torturer avec ce doute...par- le, à mon ange ! parle, pour l'a-| mour de Dieu, car je me meurs. | —Plus bas, Godefroi plus bas ! Galme-toi et écoute ; rap-| proche-toi encore...tout près de moë, et tais toi si tu ne veux im-| primer sur ma vie un éterne} déshonneur.… A près avoir essuyé ses larmes, elle soupira,et sa voix, douce comme une brise de printemps, parla ainsi: —Godefroi, nous nous som- mes beroés longtemps de rêves. d'amour. Enfants, nous avons! joué avce le feu qui devait nous consumer, et nous savions Ce— pendant tous les deux que nous ne pouvions être unis l’un et l’autre. Le Créateur nous a faits égaux, mais le monde superbe n’a pas trouvé l’œuvre de Dieu, et l'a refaite à sa manière ! Mal- heur à moi ! mon sang est plus noble que le tien, Godefroi, —et cependant ton cœur bat plus é- nergiquement que le mien. Le jeune homme entendit ces paroles aveo peine. 1l fut blessé T4 æ . Milburn's Heart and Nerve Pills are just what every weak, nervous, run-down woman needs to make her strong and well. They cure those feelings of smothering and sinking that come on at times, make the heart beat strong and regular, give sweet, refreshing sleep and banish head- aches and nervousness. They infuse new life and energy into dispirited, health-shat. tered women, who have come to think there is no cure for them. : Read the words of encouragement in this letter from Mrs. Thos. Sommars, Clif- ton, New London, P.E.I. ‘4 Last fall I was in a very serious con- dition suffering from nervousress and weakness, I got so bad at last that I could + hardiy move «round, and despair:d of ever etting well. Seeing Milburn's Heart and Nerve Pills highly recommended for such conditions I purchased à box. ‘4 Before 1 had taken half of it I could notice an improvement in my conclition and when I had used two boxes I was com- pletely cured. ‘it was wonderful how these pills took away that dreadtul feeling of nervousness and gave me strength. “I recommended them to r1y neigh- bor who was troubled with nervousness, andthey cured her, too. We alltrink there is nothing equal to Milburn's Heart and Nerve Pills.' TO THE PUBLIC As 1 have had severil years practical experience in Boston in de oe que Ludwina lui reproehät sa naissance. —Noble demoiselle, dit-ilavec mites votre amour et éveillâtes en moi des illusioaus qui brisent mon cœur en s’évanouissant, vous ne me parliez pas comme on parle à un valet! Alors de nobles lèvres ne dédaignèrent pas de me donner un baiser, à moi, misérable bourgeois ! —Godefroi, poursuivit Lud- wina sans répondre à l’interrup- tion, je vous aime encore com- me je vous aimais, et e’est là ma faute. Avez-vous jamais sougé que mon père peuyaitme marier ? Elle attendit la réponse de (Godefroi, mais eeluici me fit que soupires, amertume, lorsque vons me pro-| Watch Making and Repairing | And as 1 have decided to open a watchmaking, re- pairing and jewelry shop here, 1 therefore soiioite the pa- trouage of the publie. 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J’encourrais la peine des adultères.….l'enfer ! étodefrei se tourna vers la jeune fille, et, Ini pressant for- tement la main, ik dit d'un ton abattu : —Ludwina, me fautil done vous quitter pour toujours !| Chaque parole d'affection est-el-| le donc déjà dans votre bouche ‘une violation de Ja foi conju- |gale ? Vous ! vous qui m'avez sauvé de la mort! Me faudra-t- 1] enfermer dans men cœur mon ‘amour et ma reconnaissance ? Tignish. À 5ct. plug of ‘PatriotTwist' chewing tobacco is 20 per cen larger than formerly. Des Candidats Choisis DANS CETTE PROVINCE POUR LES ELECTIONS FEDERALES | Tous les candidats des deux par- tis, dans cette province, sont choi- sis et prêts à entrer en lice au mo-| ment donné. PRINCE-OUEST. Ed. Hackett Cons. B. D. McLellan Lib. PRINCE-Est. A. À. Lefurgey Cons J. H. Bell Queens-Ouest. W. S. Stewart Sir L. H. Davies Lib. TIAL, JEUDI LE 4 OCT, 1900. colère et de! | | | Cons. | | | | | { | { } | | | | | | | | | | | dies, we propose this season to combine a display of CHRISTY's LONDON HATS and a une fèlieité si longtemps atten- | Mon Dieu, que ma shoes | Queens-Est due . se | | dono ? A. Martin —Godefroi, dit la jeune fille! —Le désespoir, répondit la! D. H. McKinnon Lib. en soupirant, ta me vois pour ||°U2® fille, ou la prière. Vois, | lu drift P ee cemme jesuis devenue Kings. eu me . …, |Pâle ct klême, et ceia parce que A. C. Mcdonald . Le Hjeune homme s'éveilla | j'ai lutté peudaat huit jours,en E 1 Hughes pare brusquement de son extase. ns gravement, devint pâle comme le linge qui oeignit les flanes de Jésus ra- |d'hui pourtant, °'en est fait en- oifié. 11 tremblait tellement,que | re mous : Bi jo t'aime tant cen- ses Mouvements $se communi- contre la volonté de æœon père. Aujour- core ! Tentes mes pensées sont, amour pour toi ; mais mom pè-|° | for acceptable ideas. | State if patented. THE PATENT RECORD, Baltimore, Md. price of ;* per anni «uples frec, 7 PATENT Recorp #1.00 | | | ! | sr à NN NN condition. Dr, A. A. Moro, Montréal. ‘* dans les côtés et aussi à La téte. ‘‘ maux disparurent. ‘Je demeure, Monsieur, NU NL SU UNIL NU VILLES UTILE Ê - | ee pm Re a present Ne | | r— _ Messieurs, si vous avez des étourdissements, si votre travail vous fatigue, si votre estomac se refuse à digérer les vivres que vous mangez, si le matin votre bouche est mauvaise, que votre langue est chargée et blanchâtre, si après vos repas, vous sentez une pesanteur au creux de l’esto- mac et que vous êtes porté à dormir, c’est que votre foie et votre estomac sont dans une mauvaise La bonne digestion est essentielle au bien être général de la santé. santé possible sans le bon fonctionnement de l’estomac. la médecine avec laquelle j'ai guéri tant d'hommes malades et dyspeptiques, et qui aussi vous gué- rira, si vous la prenez avec soin et patience. 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J'étais ‘“porlé à dormir et j'élais aussi constipé. ‘* Les Pilules du Dr Foro 11e guérirent de la dyspepsie bien vite, et en guérissant cette maladie, mes autres Aujourd'hui je puis mangé et boire ce qe je veux sans trouble. “Je recommande l:5 Pilules du Dr Moro à tous Les hommes qui souffrent de leur estomus. Je répondrai avec plaisir à toutes les lettres qui me seront adressées. seils à tout homme qui m'en demandera, et pour faciliter les hommes malades qui voudraient me consulter, un blanc de questions leur sera envoyé gratuitement, sur demande. Mes consultations sont absolument gratuites. Les Pilules du Dr Moro se vendent soc. la boîte ou six boîtes pour $2.50. les tient pas, elles vous seront expédiées par la malle sur réception du prix. Adressez vos lettres comme suit : Dr A. A. Moro, Boite 782, Montréal, Canada. \ Il n’y a pas de bonne Soyez sur vos gardes ct prenez en temps Ales inieslins élatent irréguliers et je souffrais beaucoup de douleurs “! 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