à # ; e x Le Premier Mai En Europe 0®@xX00 Nombreuses Scenes de Violence Les Grevistes ne Peuvent Fermenter la Revolution —0X0-— Les hopitaux regorgent de blesses —1— La jeurnée si impatiemment at- tendue et qui devait amener ne ré- volutien, comme on n’en aurait ja- inais vu, est arrivée, et elle s’est passée un peu corume om s’y atten- dait. Les hôpitaux dass les environs des scènes des émeutes dans la ville de Paris sont bondés de blessés, mais biem peu sont dans use situa- tion grave, du moins d'après ce que l'on a pu apprendre jusqu'ici. Les quartiers ouvriers, que des milliers de troupes eurent de la peine à temir dans l’ordre, et même dans les parties centrales de Paris, out pris l'apparence d’'us siège, avec des régiments d'infanterie et de cavalerie campés dans les envi- rens' de l'Arc de Triomphe, de la Bourse, de la bsuque de France et des grandes gares, et des sentinelles placées devant les banques et les é- tablissements privés. Les rues principales daus le quar- tier des résidences de Paris sont tranquilles. Dans la partie occi- dentale dela ville. très éioignée des scèmes de l'émeute, les habi- tants étaient disposés à traiter les événements dans les quartiers ou- vriers comme une effervescense inofiensive. Ils ont été cependant plus sérieux que cela. Pendant teut l'après-midi, les dragons, les gardes républicains et les cuirassiers ont chargé les foules de turbulents, balayant la Place de la SRépablique et le grand boule- vard de Magenta. Vers le soir, la cavalerie a chargé au sabre et grand nombre de personnes ent été meutiers dans le distiict ouviier et ne pas leur permettre de se rendre dans le quarrier commercial et le quartier des résidences. Le seir le trafic par véhicules é- tait complètement suspendu. Les fiacres, les omnibus et les tram- ways n® circulaient pas, ce qui dou- ue aux boulevards ordinairement auimés un aspect de désert. Les ouvriers montrent des dispo- sitions menaçamtes. Ils préten- dent que la policé agagi brutale. ment et citent plusieurs cas où des personnes innocentes ont été bat- tues et arrêtées. Ils déclarent que la journée n’est que le commence- ment du mouvement. L1 nuit a été gémérelement trau- quille. Plusieurs bombes ont été décou- vertes par la police, mais aucune u’a fait explosion. Les bombes ont été transportées au laboratoire municipal pour y être examinées. Une bombe a été trouvée au pont\ d’Autterlitz, ume au viaduc métre- politain dans le voisinage de l’opé- ra, une à St-Germain, une à Ber- cy, une à Vincennes et uuelautre à Notre-Dame de Lorette. Uue deuxième tentative a été faite pour faire déraillergle train se rendant à Dieppe. Sur le chemin de ter de l'Ouest, uu lourd rail fut placé sur le voie près de Rouen, mais l'obstacle à été lancé hors de la voie par,le chasse-pierres de la locomotive et le déraillemeut évité. Pendant toute la journée, un dé- tachement de police a gardé l'am- bassade américaine. blessées des deux côtés. Les manifestants ont renversé les omnibus et ont élevé des barri- cades. À aucuu moment la dérmonstra- tion n'a atteint l'ampleur d'une ré- t Les rapports vemant des provin- ces montrent qu'il y fa eu de vio- lentes démomstrations à Marseille, Brest, Bordeaux, St-Etienne, Lyon et Rouen. A Marseille, des cortèges de ma- volte, mais semblait plutôt un tu- mifestants portant des drapeaux multe sans Chef dans lequel l’élé- ment éuvrier sérieux, combattant jour um principe, était confondu sans espoir davus les rangs des agi- tateurs violents, anarchistes, révo- lutionnaires, mécréants et us grand aombre de curieux. Les ouvriers n'ont jamais réussi à former un cortège ni même à ré- uair leurs bandes dispersées. Leur plus grande assemblée fut une réu- nion de plusieurs milliers d’ou- vriers à la bourse du travail, au cours de laguelle il fut voté de ne pas reprendre le travail tant que la journée de huit heures n’aura pas- été accordée. Les pires heures de la journée fureut celles qui se passèrent à par- tir de 5'heures du soir, lorsque la police perdit pratiquement le con- trôle de la situation et fut forcée de compter sur l’aide des troupes à cheval. La cavalerie, avançant sur plu- sieurs rangs, balaya les environs de la Place de la République, re- feulant les bandes d'émeutiers dans les rues envireunantes, La plus grande partie des manifestants chercha un refuge sur le boule- vard de Magenta et au quai de Val- my qui devinrent des centres de désordres. Là, les clairons donnè rent à plusieurs?reprises l’ordre de se disperser et la cavalarie se lança au galep dans la foule, renversant et blessaut ua grand nombre de personnes. rouges et causant de-graves Sdésor- dre sont venus en contact avec les troupes et de nembreuses personnes ont été blessées. A Lyon, une bande de manifes- tants a attaqué les tramways, bri- | sant les vitres. Les dragons out "’" L'IMPARTIAL 15068 La-carrière de Sans-Souci. \ Comme nous avions le plaisir de vous le raconter l’autre jour, chers lecteurs, Sans-Souci, décidé de changer ea profes- sion, vendit son moulin et se mit à "Le premier qui tra était un 6 er qu’il rencon t un épi cier de la Es Il vendait toutes sortes de farine—de la bonne et de la mauvaise. —Sans-Souci l'aborde avec ces mots : ‘Savez-vous où je pourrais avoir la meil- leure farine du pays ? —L'épicier lui ea nomma deux ou trois sortes, toutes fort chères. | —“N avez-vous pas de la farine “Royal' Household” ? —“Non, répondit le commerçant, je n’en ai jamais entendu parler”. —“Alors, comment pouvez-vous dire que vous vendez la meilleure farine” ? —La meilleure farine est la farine “Royal Household”. C’est la seule qui soit parfaitement purifié e. —Purifiée à l’électricité. —Par des pre spéciaux. . Au mot d'électricité, l’épicier se mit à rire, il ne comprenait pas. -Souci lui expliqua le procédé, comme nous vous l’avous expliqué à x vous-mêmes et ajouta : “Vendez un baril de cette farine”— voas saurez m'en dire des nouvelles. L’épicier en acheta trois barils et quel- ques semaines après, Sans-Souci reçut une lettre de l’épicier. La lettre disait : “Envoyez-moi vingt barils de la farine “Royal Household”. Les gens à qui j'en ai vendu ne veulent pasen acheter d'autre, Ils me disent tous qu'ils ne savaient ce que c'était que de manger du bon pain avant que d’avoir connu cette farine”. Vous pouvez croire combien Sans-Souci était satisfait de ce premier résultat. {1 alla voir l’épicier avant de lui livrer la commañde. —Celui-ci lui donne des détails. —Ma femme elle-même a voulu essayer de la farine nouvelle et elle me dit qu’elle n’en a jamais vu de plus légère et de plus facile à boulauger. gâteaux que nous à la maison depuis qu’elle a employé la farine “Royal Household” sont aussi différents de ceux que nous ions avant, e jour et rc rm he pain est plus et meilleur. Denys —Une foule de ménagères ont écrit à la Compagnie Ogilvie pour avoir les recettes ue cette compagnie doune gratuitement tous ceux qui les demandent. —Ces recettes vous indiquent comment faire du bon pain et de bonnes pâtisseries. Elles sont certaines. Demandez-les tout de suite. A —Pas demain, aujourd’hui même. Ecrivez à ‘The Ogilrie Flour Mills Co., 2 — BANS-SOUCI. chargé les émeutiers et un grand |aombre ont été biessés. Il s’est importance dans plusieurs endroits. A Toulon, 14000 grévistes, por- tant des drapeaux rouges, ont par- couru les rues de la ville, mais il n’y a pas eu d’émeutes. Trois policemen ont été tués dans les rues de Varsovie, Pologne russe pendant la muit, mais les é- meutes promises pour le rer mai n’ont pas eu lieu. Varsevie <sem- ble une ville morte. Les ateliers et les restaurants sont fermés. Iln’y a ni fiacres, ni tramways dans les rues et pas un journal n’est vendu. Les troupes patrouillent les rues, mais une pluie violeute force les habitants à rester chez eux. Les ouvriers ont paradé à Ma- drid dans un ordre parfait, Les démonstrations ouvrières dans les provinces n’ont pas eu un caractère violent. Huit mille hommes et femmes eut pris part aux démonstrations ouvrières à Hyde Park Londres dans l'après-midi. L'ordre le plus parfait règuait. Cinq mille socialistes ont fait une démoustration a Budapest, Hon grie. Il n’y a pas eu de troubles. A Rome la journée s'est passée Un détachement de gardes à | tranquillement. pled fut cermé par les manifestants, et ce ne fut qu'avec dificulté que la cavalerie parvint à le délivrer. Dans l'engagement us nembre cousidérable de persounes furent biessées. Vers 6 heures le calme était réta- tH comparativement et la plupart des troupes retournèrent dans leurs casernes. | Au ceurs des désordres, Jes au-| torités parvinrent à exécutez leur a Hotel Victoria CENTRAL STREET. SUMMERSIDE, P. E. IsLaND ThisJHotel, formerly known as HOTEL RUSS, has been theroughly renovatded is up to date in every respect having the latest improved sanitary system with hot and coid water baths.,and is within two minutes walk of Post Of ice Good Tables. Careful Attention prodnit des troubles de moindre | Moderate Charges pen oripinsl de main (ERIT ie $ EF, C, LEBLANC, PROPRIETOS “es ECTS WAITING FOR DEATH, BUT NOT WITHOUT HOPE @ @ LOST TWO DAUGHTERS “There is a poor woman in this parish apparently just waiting for death to come through consumption. She has not the means to go to a Saratorium, or she would probably be at one before this. She is still comparatively strong, walks about quite a lot—drives sometimes, too — but every day, of course, is growing worse. Would there be any possi- bility of her being taken into your Home for Consumptives? It would be a merey if she could be permitted toenterit. I would much appreciate an early reply, as every day means so much.”’—REv. HAROLD SUTTON, Incumbent, Belmont, Ont. could get my wife admitted to Con- sumptive Hospital at Gravenhurst, tracted the disease from our eldest one, who died ten months ago. I pay a high rate, but still anxious to do what I can.”—A. CAMPBELL, London, Ont. “TI am advised by Dr. J. D. Wilson À to write you concerning how soon I À also please send me pamphlet re terms while there. I have been told k that it is free, so please let me hear from you soon as possible. I have lost two daughters, and my wife con- £ am a working man and not ableto À € The above are typical of scores, indeed hundreds, of appeals constantly coming before the trustees of the à for Consumptives Q No effort is being spared to meet every call. . ; Not a single applicant has ever been refused admission to the Free Hospital because of his or her poverty, NEW PATIENTS ON WAY TO HOSPITAL and the anxiety of the trustees to keep none waiting is shown in the decision reached a few weeks ago to increase the accommodation by twenty-five beds. This increase in patients will add heavily to the burden of maintenance and can only be covered by increased generosity on the part of friends in all parts of Canada. Patients have been admitted from every Province in the Dominion, and it is with confidence in the response to our appeals, that the trustees believe will come from Canadians everywhere, that these ad- ditional burdens have been assumed., G Where a cause more urgent? Where a greater call to help suffering Canadians? Where will your money do more good ? |Muskoka Free Hospital! {Contributions may be sent to Sim Wu. R, Mereprrx, Kt,, Chief Justice, Osgoode Hall, Toronto, ar W, J, Gacr, Esa,, 64 Front Bt, W, CRETE PE A PT FRET Dr - 3 e de ma ANR = , ” Ré, Frs PE TRE A ARTE a D +, dei 22020. AUOT ONELIRESES Nothing to Adjust, Nothing to Learn. Simply Lather Well and Shave. Fr 12 Blades, 24 Sharp Edges. EVERY BLADE as THIN as paper, 25 HARD as flint, as TOUGH and FLEXI- BLE as whalebone, WILL GIVE FROM 20 to 40 VELVET SHAVES. à The ‘“GILLETTE”’ is the razor of the Twentieth Century. 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