TN PRE L'IMPARTIAL JEUDI j _—— OR dé TA De on SEP TER SP EE RARE LE 5 MARS 1903 CE : L'Église et l'instructicn primaire en France) Avant la I A notre époque, où l’on ne jure plus que par le progrès, la science, |” l'instruction ; à notre époque, où les idées antichrétiennes et révo- lutionnaires, après avoir boulever- séet ruiné la France, semblent être parties pour faire leur ‘‘tour du monde”, il n’est pas sans inté- rêt de jeter un regard en arrière. Aujourd’hui, que l'Eglise subit en France la plus hypocrite des persécutions, il n’est pas sans in- térêt de se demander quel fut le rôle de l'Eglise, en France, avant la Révolution, au point de vue de l’instruction du peuple. Tous les hisioriens inspirés par l'association internationale, la Franc-maçonnerie, fille aînée de la Juiverie (J. Bertrand-Sa Franc- maçonnerie secte juive), se sont ligués pour accuser l'Eglise ca- tholique d’avoir fait cause com- mune avec la royauté pour tenir le peuple dans l'ignorance la plus entière. La presse maçonnique continue scrupuleusement à pro: pager ces idées et àles répandre dans le peuple. Ne serait-il donc pas utile qu’à notre tour, nous jetions sur ce passé un regard scrutateur et que nous cherchions à nous rendre compte de l’état de l’Instruction primaire, en Erance, avant 1789 ? Selon mon habitude, dans cette petite série d’études, je ne ferai le plus souvent que des citations, car je crois qu’elles ont plus de force que ne pourraient en avoir toutes les considérations person- nelles auxquelles je pourrais me livrer. Je pourrais donner dès mainte- nant et province par province le nombre d’écoles que chacune pos- sédait, mais cette nomenclature serait trop longue. Pour aujour- d’hui, je me contenterai d’appor- ter quelques citations d’un carac- tère plus général. Le reste vien- dra à son tour. ‘Nos derniers rois, écrivait au XVIIIe siècle, Rousseau de la Combe (curieuse coincidence de la réunion de deux noms) juris- consulte autorisé, ont réuni dans leurs ordonnances les dispositions de leurs prédécesseurs et celle des Conciles et, trouvant des écoles établies presque partout, ils ont Revolution OX0—— veillé à en maintenir la discipline et à es rendre fréquentées.’” Renauldot, dans son Diciion- naîre des Fiefs (1778), dit : ‘‘quan- tités de Seigneurs sont entrés dans les vues de Sa Majesté en fondant dans les campagnes des écoles pu- bliques, En 1749, l'abbé Terrisse, vicaire général dé Rouen, soutenait, dans un mémoire lu à l’Académie de cette ville, qu’il est d’une bonne po- litique de procurer aux paysans le moyen de s’instruire et donnait, | comme preuve à l’appui de son as- sertion, l’état florissant des parois- ses de Normandie, ‘‘ou fout le monde l élait instruit’? Statistiques en Normandie. —Dé- partement de la Seine-/nférieure, M. de Beaurepaire a constaté, en 1710- 1717, dans 1159 paroisses du diocè- se de Rouen, 1161 écoles, dont 306 écoles de filles—Manche (enquête de 1791-92), des écoles presque par- tout : sur 69 paroisses du district Cherbourg, 62 en étaient pour- vues—. La proportion des hommes signant leur acte de mariage est de 89,99010 ; celle des femmes, 65,50 0j0. La Calvados est presque aussi avancée : (82,50010 et 63,12). “Il est avéré, dit M. Baudrillart, que presque toutes les provinces qui forment aujourd’hui le dépar- tement de l'Æure avaient, avant 1759, de petites écoles. Que les temps sont changés ! si l’on considère qu'après quinze ans d'instruction laïque, gratuite et o- bligatoire, sous la république ma- çonnique et après tous les efforts de la Ligue de l’ Enseignement, fille aînée de la maçonnerie, selon les paroles de son fondateur, les sta- tistiques nous prouvent qu’en 1893, sur 343,000 conscrits, 22,000 ne sa- vaient ni lire ni écrire ; 55,000 sa- vaient à peine signer leur nom et que l’instruction de 12,000 autres u’a pu être vérifiée. O Ligue de l’ Enseignement, que tu as fait de bien à la France ! Nous ferons, dans un prochain article, une confrontation entre les opinions des sectaires d’aujourd’hui, et celles de leurs frères d’avant la Nous verrons les té- aînés des Combes et des Waldeck-Rousseau. Révolution. moignages des frères HENRI BERNARD Yarmouthville, Me. [De notre Correspondant Spécial] Naissance—Le 25 février, Mme. Pierre A. Chiasson, un fils. M. Michael Fitzpatrick et Mlle. Turning down the Doctors The marvelous cures of Catarrh- ozone are being much talked a- bout. Thousands are daïly recog- nizing the exceptional merit of this simple inhaler treatment, and ins- tead of running to the doctor with their winter ills they protect them- selves by Catarrhozone ; it kills Maggie McRea de Rumford Falls |colds in the head in ten minutes, sont en visite ici. Nous jouissons d’une agréable température à présent. disparait vite. M. et Mme. Fidèle O. Poirier | sont allés à Bath dimanche. M. Jacques Pitre est allé à pal lin Falls hier, par affaires. 26 Fev. .03. Roma annee saer ns RE SRE A RE Montreal Le constable Narbonne à ramassé dans la rue Berclay, l’autre jour, Joseph Mann, âgé de 10 ans. Le petit était à demi gelé et il a déc'a- ré au constable qu'il n'avait pi: maugé depuis deux jours. mère m’a abandonné, ’” a-t-il ajou- té, en pleurant. La police a dé- La neige | dies have failed. | very pleasant, safe and convenient | | | | ‘Ma: quickly relieves Catarrh, Bronchi- tis, Arthma, Lung Troubles, and cures even though all other reme- Catarrhozone is to use. Its best recommendation is its enormous sale ; try it to-day. Price $t.00, small size 25c., at Druggists. td banquet des Pauvres a Rome Un grand diuer a eu lieu en cette | ville Jundi passé pour les pauvres, | d1 jubilé de Léon | XIII. Environ un millier de pau- | vres y assistaient. |taient servis par des religieuses, les eu l'honneur rarsies st Les convives é-| 15-08 en brillants uniformes |! EN FRANCE \ 1 y a eu la semaine dernière une réédition des troubles religieux qui lotit masqué, l’été dernier, la ferme- .edes écoles congréganistes en Bretagne, Fes Sœurs ayant réouvert leur école à St-Méen, près de Lesneven, où se sout produites les manifesta- tions les ;;:l15 sérieuses l’année der- nière, un conimissaire de police, ac- compag': ‘l'une brigade de gen- darme:, s’est rendu au village pour remettre l'ordre de clôture de l’é- cole. Quand il est arrivé, l’église a sonné le tocsin et 300 paysans se sont réunis devant l’école, criant : ‘Mort au commissaire ! A bas Combes ! Vivent les Sœurs !"’ Une grêle de pierres a accueilli le commissaire et les gendarmes qui se sont d’ailleurs frayé un chemin à travers la foule et sont entrés dans l’école. Le commissaire a lu l’or- dre de clôture à la sœur supérieure, qui, après avoir parlementé quelque temps, promit de s’en aller avant uné semaine. Le commissaire a de nouveau été hué quand il est parti escorté par les gendarmes. L’instituteur de l’école laique et les journalistes pré- sents ont également été hués et sif- flés et ont failli être fort malmenés. Aucune arrestation n’a été opérée. an St. Paul de Kent, N. B. [De notre Correspondant Spécial] MM. George Michaud et An- thony MceNairn sont ici cette se- maine dans l'intérêt de leur com- merce de bois. MM. Anselme et Joseph Gi- rouard de Ste. Marie nous hono- raient de leur visite lundi. M. O. C. Goguen orfèvre à Bouctouche est l’hôte de M. Wil- liam Devarennes, marchand. M. Edmond J. Cormier institu- teur, vient d'ouvrir un magasin de marchandises générales qu’il dé- taille à des prix très-satisfaisants. Patronnage respectueusement sol- licité. Les élections provinciales sont les occupations et les disputes du jour. Le parti oppositionniste gémit de ce que trois hommes capables et com- pétents comme nous en possédons dans notre beau comté de Kent n'aient pas formé de billet pour opposer l'administration Tweedie. Les autres, partisans du gouverne- ment, font la guerre civile pour éli- re trois candidats les plus éclairés parmi les cinq actuellement sur les rangs. Lundi soir nous assistions à une assemblee politique devant laquelle M. Pascal Hébert, candi- dat, fit un discours apprécié et ap- plaudi. Ont aussi pris la parole, M. Edouard L. Girouard et M. Ferdinand Damboise. L'apparence de la température est très rassurante pour demain, jour de la votation. 27 Fev. .03. Ste. Anne de Kent, N. B. AGKES BANQUE D’AVOINE La Banque d'avoine de Ste. An- ne de Kent, N. B., sera ouverte, | pour les anciennes pratiques ou au- tres, le 10 mars et les jours sui- vants. LAZARE N. RICHARD Ste. Anne de Kent, N. B. Gérant 2 Mars 1903 ient au maintien de l’ordre. | - bat juet a été marqué par beau- ‘19 d'erthousiasme. | sait cv répéter : ‘‘Vive Léon XIII !”’ |Le Saiit Père désirait bien aller On ne ces-! We have not advanced the price of our tobacco, tobacco, Bobs, Currency and Fair . diabetes, rheumatism, nervous troubles Amber smoking | because they contain acids, but! Putnam’s Painless Corn and Wart | | Extractor is entirely vegetable in composition. Refuse a substitute for ‘‘Putnam’s’’ ; it’s the only sure, safe and painless cure for corns and warts. Immense Opportunity For Getting a Beautiful Watch and Chain Free.—No Money Re-|! quired.—Every Man, Woman, Boy, or Girl has the same Op- portunity under our System. 1n order to have Dr. Arnold,s En- glish Toxin Pills placed inthe hands ot all persons suffering from bad health we make the following mast liberal offer :— It you will send us your name and address and agree to sell for us twelve boxes of Dr. Arnold s English Toxin Pills at 25c. per box, we will give you abaolutely Free a beautiful Watch and Chain in either Ladies er Gents size, or your choice of twenty other premiums such as fine sets of Jewelry, Rings, Vio- lins, Mandolins, Tea Sets, Sateen Skirts Cameras, etc., Remember we don't Want any money until after you sell the Pills and you dont have 1o sell any more than 12 boxes to get the premiums. This is a bona fide offer from a reliable corcern that has given thousands ot dollars worth of premiums to agents all over the country. Remember also that Dr. Arnold’s English Toxin Pills are a well known remedy for all diseases of the kidney and bladder, Bright’s disease and temale complaints, and are for sale by all first class druggists and dealers in medicines in all parts ofthe werld. You have only to show them to sell them You are not offering something thac the people don’t &now. Our watches are the reguiar Standard size for Ladies or Gentlemen in Nickel er Gun Metal Cases with handsome ïilluminated dials and reliable time-keepers, watches such as no lady or gentleman need be a- shamed to carry, and they will be sent absolutely Free to all who sell only twelve boxes ot those wonderful Toxin Pills Write at once and be the first in your locality to earn one of those beau tiful watches and chain. As soon as we receive your letter or post card we will send you post paid twelve boxes, to- gether with our lilustrated Catalogue and beautifu]ly colored card with your name and address on as our authorized agent. Bear in mind that you will not be asked to sell any more than the 12 boxes and we don't want any money untii after you have sold them. We bear al! the expense and are only mak- ing this liberal offer as a method of ad- vertising Dr. Arnold’s English Toxin Pills. Don't delay, write at once and earn a beautiful present for yourself for Cliristmas. Address ARNOLD MEDICINE CO. Dept. A 1 50 Adelaide St. East, Toronto, Ont. MEART NERVF BILLS Have Restored Thousands of Canadian Women to Health and Strength. There is no need for so many women to suffer pain and weakness, nervousness, gleeplessness, anæmia, faint and "ex gpells and the numerous troubles whic render the life of woman a round of sick- pess and suffering. Young girls budding into womanhood, who sutfer with pains and headaches, and whose face is pale and the blood watery, will find Milburn's Heart and Nerve Pilis help them greatly during this period. Women at the change of life, who are rdinary Corn Cure are Dangerous | Are gone by. ns te + | 20 ” re Le En er the Xmas and New Vear holilays are passed everything re- lapse- ‘nto quiet again, even trade becomes at a standstilll However we 1: _ not forget that lots of purchases which ere contemplated du- ring ! : holiday and busy season could not be accomplished owing to the ve: bad condition of our winter roads. Now in accordance with the ol saying ‘‘It is never too late to do good’ We wish to say to our custon:crs in particular and the public in general : that we will expect them to come and fulfill their wishes. We do not boast, but we can show you as good an assortment of general merchandise as you will find in any country store in Prince County. Not only can we show the goods, but we can sell them at prices which will suit both the purchaser and ourselves. We will begin Stock taking this season on the 2nd. day of January, and during this Stoek taking time which will last about three weeks, we will have an immense lot of Summer and Fall goods which we want to clear out at a sacrifice. These goods will be shown by themselves and are bound to be sold irrespective of price. It is not necessary here to innumerate the different lines of goods we carry, but suffce it to say : that we always carry a full line of gene- ral merchandise found in our best stores of P. E,. Island. As usual we will be glad to take in exchange for our goods Oats, Wheat, Barley, Buckwheat, Flour, Corn, Island Beans, Flax Seed, Timothy & Clover Seed, Cheese, Butter, Pork, Beef, Poultry, of all kinds, Hides, Lumber &c in fact everything a farmer has to sell excepting the farm. We are sole agent on P. E. Island for the celebrated New Empire sewing machine. Prices and terms sent on application. J. O. Arsenauit, Son & CO. 1imitea WELLINGTON GOING SOUTH FOR WINITER If you are contemplating going South during: the winter of 1902 and 1903 you can get valuable information fre of charge by writing John T, Pa. tri: , Pinebluff, N. C. He can save yo: money in hotel rates ; can direct yo which is the best railroad route to travel , can direct you where to rent net: y furnished cottages or singe roous. WRITE HIM. nervous, subject to hot flushes, feeling of pins and needles, palpitation of the heart, | etc, are tided over the trying time of |! remedy. It has a wonderful effect on a woman’s | brings color to the pale cheek and sparkle to the eye. | vitality, improve the appetite, make rich, | listless, no-ambition feeling. 50c. PER B90X, OR 3 FOR 81.26 ALL DEALERS. The T.Miourn Co., Limited, Toronto, Ont, Immigrants Anglais | Des gens d'Angleterre, au nom- bre de 1,850 se proposent de venir lau Canada ce printemps pour y iprendre des terres et s’y établir [comme agriculteurs. } | q—— Yarmouth, N, E. their life by the use of this wonderful É system, makes pains and aches vanish, | Ë They build up the system, renew lost |} red blood and dispel that weak, tired, | be couvert que l’enfant abandonné est | donner personnellement sa bénédic- le fils de Elzéar Mann qui a été tion aux pauvres réunis en cette condamné au pénitencier pour la/circonstance, mais bien qu’il fut en vie pour le meurtre de sa belle- mè- | excellent état de santé, ses méde- re. L'enfant a été envoyé à l’école }cins ne lui ont pas permis cette dé- ée réforme et sa!mère sera appelée | marche, afin qu’il puisse conserver à expliquer sa conduite en cour de | ses forces pour les autres cérémo- police. unies. Play chewing tobaccos are the! ‘same size and price to the! …….s i | Consumer as formerly. We have! Dimanche au soir, Eneas Came- also extended the time for the/ron. principal de l'académie de redemption of Snowshoe tags to Yarmouth, a été trouvé mort dans January 1ist., 1904. {la bibliothèque de cette institution \ THE EMPIRE TOBACCO CO., où il avait travaillé toute la jour- Limited Maux de Gorge - . - . BAUME RHUMAL “Lot the GOLD DUST twins do your work.” à # Le, RER COR Re GOLD DUST * is a woman’s best friend when wash day comes around. It makes the clothes sweet and clean. f& Takes only half the time and half the labor of soap. Just follow directions on package. 2 Made only by THE N. K. FAIRBANX COMPANY, es Chicago, New York, Bostor, St Louis Montreal. z: Æ | : After the Xmas & New Year Holidays PES ST ss RE. 4 Ma” +”