er pm CRC PNR ef à 2 “ : } i 4 1 | ges à û ne Re 12 er TNA , M des me CR NT 1.1 Ste hr nn é # . ‘ ns + Re Tee nt k —————— A ——————— ee mnt Le pe mdugmrgéie. $-vopp Are hotline ZA CIE. DE PUB. DE L' ZM: PARTIAL, PROPRIÉTAIRE. te, tr AXEL [LUNOSS fai la Forces RU te ) Tr Moscler "A tr de "+ & G. BUOTE, RÉDACTEUR. mm F. ]. BUOTE, GÉRANT _VOL. 3. NO. 38 TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE ! 2 NOV. 1908. Il ANNEE À $ ANTHONY OÙ LE CRUCIFIX D’ARGENT. RIÉSARSERISRIS VS I LE CHAPELAIN | Le soleil disparaissait dans une | vapeur d'or derrière les montagnes | bornant au nord et à l’ouest les | plaines de Dingwall, en Ecosse ; | ses derniers rayons irisaient de lé- | gers nuages voltigeant en flocons | au-dessus de l'horizon ; la nature | était calme, sereine, et les bruits de, la campagne s’éteignaient peu à peu. En ce moment deux étrangers à | cheval s’arrêtaient devant une des | premières maisons du bourg d’Ela- nelly, et demandaient à un paysan, le chemin conduisant à la demeure | de lady Ashley. A ce nom, qu’il révérait sans doute, le paysan s’inclina, et il in-| diqua un sentier qui s’enfonçait cn, serpentant dans la montagne. | ‘*Milords, ajouta-t-il, cette route | |me bénir avant tout : vos-svves HDERSRIRS en rougissant. Cependant M. Weelford, par- venu anprès dela maîtresse de Green-Rood, lui dit : ‘‘Milady, daignez nous excuser d'arriver si tard. Mais les sentiers sont à peine tracés dans les monta- gnes. En outre, vous le savez, mon caractère de prêtre catholique m'oblige à user d'extrêmes pré- cautions. . —$Soyez le bienvenu, monsieur Weelford, répliqua lady Jane d’une voix harmonieuse. Je remercie ar- demment le Ciel, qui me permet de vous recevoir dans ma maison ; il y a si longtemps que je n’ai vu de tmi- aistre de la foi romaine ! Veuillez deux années se soft écoulées depuis que j’ai ob- tenu cette faveur.” Et lady Ashley-se prosterna pieu- sement sur la pierre. M. Weelfcrd enveloppa de son, FRIS-DE RH RIS WE RISES RSA SAS SE SR SALESASES ALIAS SAUSES A FEUILLETON DE L'IMPARTIAL |Green-Rood, M. Hedgley, mort dans l'habitation de la marquise d’Ashley deux auparavant. | Prêtre catholique, M. Hedgley avait beaucoup souffert sous le pro- tectorat de Cromwell. Recueilli | par lady Jane vers la fin de la cru- elle persécution, il était demeuré à ce foyer hospitalier eu qualité d’au- mônier. La marquise “vait joui pendant plusieurs années du bon- heur, fort rare alors, de posséder dans sa maison un ministre de la religion romaine. En mourant M. Hedgley avait indiqué à la noble dame Thomas | Weelford, son meilleur ami, en ex- | primant l’espoir que ce saint prêtre succéder. Lady consentirait à Jui | Ashley s’empressa de se mettre en rapport avec M. Weelford ; mais celui-ci, retenu à Edimbourg, sa | résidence, ne put se rendre qu’au é ? bout de deux ans au vœu du cha- vous mènera jusqu'à la porte de | | regard ému cette femme agenouil-| pelain expirant et aux instances réi- Green-Rood, l'habitation de lady | |lée. Elle était jeune encore ; sa | |térées dela maîtresse de Green- Jane ; vous y serez avant une demi- | | figure, douce et grave, respirait la | Rood. heure.”? | Les deux voyageurs remerciè-| rent le montagnard, et, éperonnant | comme leurs montures, ils s’engagèrent davs l’étroit chemin. Quelques instants plus tard ils atteiguaient la grille d’une élégante maison bâtie eu pierres blanches et en briques rouges, dont les rangs, alternés avec art, formaient de gra- cieuses lignes architecturales. L’é-| difice se détachait ai milieu des, jardins et des bosquets, qui l’en- touraient d’une large et verte ceinture. | Les cavaliees inirent pied à terre. | Le plus âgé, respectable vieillard | d'une soixantaine d'années, et dont une longue barbe blanche ornait le menton, s'avança vers la porte, ct fit tinter la cloche. Un serviteur accourut pour ou- A la vue des étrangers, il! Î vrir. demanda : “Qui annoncerai-je ? —M. Weelford,’’ vieillard. Le domestique, à ces paroles, prit une attitude respectueuse, et salua profondément. “Yeuillez entrer, Votre Hon- neur, fit-il avec une grande défé- rence ; je vais vous conduire à Mi- lady. —Elle m'attend ? —Depuis ce matin.” Alors M. Weelford, prenant pat la main son compagnon, un tout jeune homme, suivit le valet, qui les guida par une longue avenue vers le manoir de Green- Rood, dont on découvrait la façade. Un palefrenier vint, prit les che vaux, et les conduisit aux écuries. Comme les deux voyageurs arri- vaient au pied du perron, dans la cour d'honneur, une femme de taille élevée et majestueuse, entièrement vêtue de noir, parut sous le péri- ’ répondit le style forme olonnes d'orir dorique, et fit un rêve ue à ss visiteurs nmurmuT.i le vieil “Lady Ashley, lard à l'oreille du jeune honime ; alle est bien telle qu. moi pauvr: Hedgiey mé } 4va ds auC ment ses grands ÿei regard de ln mobile daiue, la salu LE ! mélancolie ; le chagrin avait creusé | des rides sur son front l’albâtre : toutefois sa| | | beauté restait intacte. | Le prêtre leva les mains et les yeux au ciel, et appela sur la tête | le la noble dame les bénédictions | livines. La marquise d’'Ashley se releva, le visage rayonnant de bonheur ; la; joie de son âme se reflétait davs | son regard, dans le sourire épanoui | sur ses lèvres finement sculptèes, et | prêtait une grâce nouvelle à tout: | sa personne, Elle invita ses hôtes à entrer. ‘‘Permettez auparavant, Milady que je vous compagnon,” présente dit M. Weelford en renant la main du jeune homme. La maîtresse de Green-Rood fit un geste d’assentiment. ‘“Voici, reprit le prêtre, l'enfant dont je vous ai parlé dans mes let- tres, et que M. Hedgley a dû aus- si vous faire connaitre. Il s’appel- le Anthony. J'ai cru bien faire en l’auenant ici.’’ le et doux du jeune expressifs paru- bienveillance de la Le visage pa homme, rent captiver la ses yeux marquise. Kile passa la main sur la chevelure noire d’ Anthony, et re- pee ‘‘J'eusse vivement regretté de ne pas le voir. jé 2 vous sais gré de l'avoir gardé avec vous. — D'ailleurs, ajouta le veillard, m'eût été difficile d'agir autre- ment : 1] n’a plus que moi au mon- de qui s'intéresse à Iui.”’ Lady Ashley fit passer les voya- geurs au salon, où elle exigea qu’- Anthony s’assit à ses côtés. Ell ne pouvait se lasser de le regarder, en le con- et son intérêt croissait templant. Elle demanda son âge. La nuit commençait à épaissir ‘Il n'a pas encore seize ans, ré- ses ombres lorsque M. Weelford et pondit M. Wee.ford. Anthony pénétrèrent dans leur ha Mon fils s-ruit comme l“is’il bitation.. Leur souper était servi vécu ! murmura lady Jane à Lans la sall: à manger. Ilsne tou -mi-voix ; mêuneâge, même b’au- chèrent à rien. et se contentèr:nt té, même douceur : un ange sans de faire monter dans leurs cham- jute, comme comme cet enfant l’’ bres un peu d: bouillon et deux me ten» elle fixait su verres d’eau rougie. ré. eu S étant nes l'unet l'autre d'u: ambeau rendirent à la cha- pelle, où üs prièrent longuement r le sui la couversation. Après q'oi ils se ditigéerent vets li paria du dernier ehapelain de! CLIC E blanc | ques instants, quand lady Ashley | er que vous avez besoin de repos. | s ñ | mon ami a sanctifiés par sa pré- mon jeune | L'entretien durait depuis quel- se leva. “Il est tard, dit-elle, et le plaisir que j'ai de vous voir me fait oubli- | J'ai pensé vous être agréable en | faisant préparer votre appartement et celui de votre compagnon dans ie pavillon que M. Hedgley préfé- |rait. Je vais ordonner qu’on vous Bi conduise. —]Je vous remercie, Milady, d’une si délicate attention, répon- dit M. Weelford. Certes, je serai heureux d’habiter les lieux que sence ; j'y recueillerai son souvenir |et celui de ses vertus.”? La marquise sonna, et le domes- tique qui avait introduit les deux |vcyageurs se présenta. Le prêtre pris congé de lady Jane ex lui pro- mettant de se trouver le lendemain à la chapelle du manoir pour y cé- brer la sainte messe, Le serviteur le mena avec An- thony au logis qui leur était ré- servé. C'était un pavillon carré, enfoui au milieu d’un bouquet d’arbres, dans Ia partie la plus solitaire des jardins ; on y arrivait par une lon- que allée sablée et bordée de eu- pliers d'Italie. L'édifice renfer- inait la chapelle, le logement du prêtre destiné à la desservir, plu- chambres d'amis, deux ca- binets pour les domestiques ; en outre, une bibliothèque parfaite- ment composée. La marquise d’Ashley avait fait construire ce pavillon en même temps que Green-Rood, c'est-à- dire à l’époque où elle s’êtait éta- blie à Elanelly, il y avait six ans. sieurs FOR DIARRHOEA, DYSENTERY, COLIC, CRAMPS, PAIN IN THE STOMACH, AND ALL SUMMER COMPLAINTS,. ITS EPFROTS ARE MARVELLOUS, IT ACTS LIKE A CHARM, RELIER ALMOST INSTANTANEOUS, Pleasant, Rapid, Rellable, Effectual. EVERY HOUSE SHOULD HAVE !T. AGK YOUR DRUGUIST FOR IT. TAKE NO OTHER. PRICE, - 36c. Anthony montra une joie d’en- fant à la vue de la gracieuse cham- bre qu’on lui avait préparée. Le parquet était en chêne ciré ; les meubles étaient en rapport avec la décoration de la pièce, dont les murs disparaissaient sous une ten- ture de damas à gais ramages. Des rideaux, également de damas, | ornaïent les fenêtres et fermaient l’alcôve, au fond de laquelle se dres- sait un lit confortable. Le jeune homme, tr ès-fatjgué du voyage, ne tarda pas à faire trêve à sa naîve admiration. Ilse hâta de se déshabiller, se coucha, et s'en- dormit aussitôt. Il éteit, grand jour quand il s’é- veilla. Le soleil d’août inondait sa chambre de flots de lumière. A peine debout, il courut à sa f2nê- tre, l’ouvrit précipitamment, et ne put retenir un cri d'enthousiasme devant le splendide panorama qui se déroulait à ses yeux éblouis. D'un côté s’allongeait une vallée tapissée de verdure et parsemée d'arbres à la chevelure touffne ; de l’autre se développait une chaîne de montagnes prolongeant sur un même alignement ses sommets es- carpés, dont les masses, d’abord sombies et heurtées, s’envelop- paient de vapeurs légères qui en adoucissaient graduellement les formes et les couleurs. Rien de saisissant conme ce pays de montagnes, d’un aspect si sau- vage, habité par des homes dont les mœurs, empreintes d'un cachet antique, inspirèrent jadis la puis- sante imagination des bardes et les chants poétiques d'Ossiar. Dans ces contrées, où l’on re parvient des autres provinces que par des passages impraticables la plus gran- de partie de l’année, les principales rivières de l’ Écosse cachent leur s sources anx regards indiscrets de l'étranger, taudis que le Highlan- der y mène paîtiechaque jour ses troupeaux. Il y a là de sombres vallées cou- pées par des lacs, ravagées par des torrents, et qui sont pendant plusi- eurs mois privées des rayons de l'astre du jour. L'œil d’Anthony se promenait 2.168 avec ravissement sur ces fasses : J. H. Myrick & Importers aad Lealers DRY GOODS HARDWARE FINE GROCERIES And Fishing Supplies We complete stock nic We invite we can meet competitors, save to them trouble ana Co in BOOTS & SHOE+# AT TIGNISH: and A LBERTON have just opened à tull ano oi NEW GOODS. 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