L 24 un on | Bt: 0 és me déve €. ee us Sr É! : CPU Le aan etat “hits re , ee, — par M. le cure Ph. L. Belliveau, de Grand’ Digue Discours prononce M. le président, chers compatriotes, À la vue de la sunerbe campagne qui se déroule sous nos regards, à la vue de cette foule animée preuant ses ébats sur cette plage rav ssante de Caraquet, à la vue de cette mul- titude de compatriotes débordants de joie et de bonheur, réflétant sur les 4 boîtes seulement, j'ai recouvré Suivant moi, il n’y a pas * rues. L'IMFARTIAL 1905 5 M. CAMILLE LAMERE | | avec les PILULES MORO pour les Hommes “ J'ai fait usage des PILULES MORO et j'en ai retiré un grand profit, car avec quelques : net Pi mes forces, et mes palpitations de cœur sont complètement dispa- de meilleur tonique que les PILULES MORO.” « CAMILLE LAMERE, Ste-Anne-des-Plaines, Que, ar) ré A es PP TE | dé le ua ter SSP ê ET jet. Il resterait bien l'industrie, la manufacture, si nous en possé- dions en nombre sufhisant, Car avec des conditions à peu près égales les nôtres préféreraient rester au Pays natal. Il y a déjà eu une diminu- tion notable d'émigration depuis quelques années, au moins dans la du passé et la sanglante Céportation de uos pères, réjouissons nous aussi à la vue de ce rayon du soleil pers: çent la nue et illuminant l'avenir ; si nous sommes fidèles à notre de: voir. N'allons pas nous perdre dans ce gouffre américain où nous ne seront partie sud du Nouveau-Brunswick ‘et de la Nouvelle-Ecesse. Sydney, Ambherst et Moncton, pour n? par- ler que de ces trois villes, emploi- ent aujourd'hui une foule de jeunes Acadiens et Acadien- jamais qu'un atome dans l’espace, où nous ne compterons jamais pour rien, mais travaillons tous ici, avec uu cœur et une âme, à l'édifice na- tional, Gardons notre foi, notre langue, nos coutumes et nos tradi- | ! traits de leurs visages les sentiments ; ETS ves qui sans cela auraient émi- | tions, et sous le regard de Dieu et 4 u: les animeut en ce jour glorieux | M. Lamère est un de ces hommes qui ne se laissent pas gré aux Etats-Unis Dans tous la protection de Marie, notre patron- Ÿ 2 : PS st 10 daus ses | abattre et qui souffrent les mille incommodités de la vie sans se les cas, sous le rapport de l’encou- | ne, uous grandirons'et prospérerons. 4 7 | i » voyait faiblir, il avait de violentes palpitations : SR ge: L. fibres les plus intimes. Je m2 sens| | plaindre I! PER ” ns Là ce traiter | r#8ement donné à le rapport de la co 4 a joie de vivre et de pouvoir con- | et une foule d'autres malaises cependant 1l n'a songe à $e lonisation et à l'industrie, je déclare ss 4 L 2 à »! £ FSI N'ES AE t qu'il était dange- : 8 : $ Fi s ‘ de. que lorsqu'il fut à bout de forces, comprenan ue je suis un peu ; 4 OP EEE mea reux de retarder plus longtemps. Il s’est adressé aux Médecins dre ME ne Rs 7 €: A SUCCESSFUI. HORSEMAN À oubliable. Si j'avais ma hiberié Mes- de | comme l’Irla , ‘ n ms e ue C3 de la Compagnie Médicale Moro et a pris les Pilules Moro. Ce d avé: caf Never allows his hoise ro suffer à dames et Messieurs je voudra:s ac- CARE eus enquel. lé°uvernements de mon Pays, on d au muvcissement des remède si bon lui a fait du bien tout de suite et a réussi, en q Des Qu ne fait tout son devoir son$ pain. He always uses Nerviline è er wma lyre y LS Led : : à car rs l u de sur vos | ques semaines, à faire de lui un tout autre homme. Il jouit ces deux rapports Vous cownais- wh’ch 1s noted for curing stiffness, 4 vagues qui déferlent là-ba | à : r: n î k à 3 L q EDS LE mali maintenant d'une santé parfaite, et le témoignage qu'il nous der ‘tôhs! dette anecdote, respects- rheumatism, swellings and strains. 4 alaises enc ses, Far LU EME Ke" Li 1 ; ins altiers, au gazouil e donne fait bien voir qu'il est très content de l'effet du remède. Lie ur von antiquité, de l’Irlandais Nerviline is just as good inside 2s : de vos pins lers, a J C s à : 4 mt De x dérobant seus Aussi le sont tous les hommes qui prennent les Pilules débarquant tout frais de l’Irlande outside. For cramps, colie, and 4 : Rte: snise ints de sie, de faiblesses de ù ‘ in it’ 474 e la ramture—— aux écho: surtout de, Moro. Qu iis soient atteints de Ter e a sur le quai de New-Yerk. I! de- internal per itsa perfect marvel. “4 ce patriotisme qui flotte ici partout | toutes sortes, de mai de rognons, de rhumatismes, ou de toutes manda au premier homme qu’il a- | In the racing stables Nervilime is 4 È e N , { É k . #4 . Rs : dans l'air ambiant, qui anime toutes | PR autres maladies qui leur sont propres. les Pilules Moro vont borda : Isb there a gouvernement always used,—because it makes 4 les poitrines, que pou s respirons à | 7 RES toujours à la racine du mal, soulagent promptement et guéris- in this country? Ves there is, Jui | better horses and smaller veterinary À pleine soucces et me laissant ba- > 2: 57" sent infailliblement. Les malades n’ont qu’à bien suivre les fut-il répondu” Weil then, be | bilis. Twenty-five cents buys a “A à js n | . i . : a a ù » + lancer sur ce flet harmonieux je| | M CAMILLE LAMERE conseils donnés sur la cireulsire qui-entoure chaque boite ” jabers, l’m agin it. large bottle of Nerviline ; try it. h : i ù sÉV , . e Ru, < voudrais à son unisson, vous chan-| | Ste-Anne-des-Plaines, Que. Pilules, et à être persévérants Avec une protection suffisante à M enoes 2 x e CIOONE $ ter la ‘‘Patrie”? dans ses malheurs Certains commerçants et médecins peu NS vos industries elle se muitiplie-| : dl î P Davi x à 5 Mai ici | de Pilules Moro n'hésitent pas, lorsqu'on leur demande les PILULES raient naturellement et, peu À peu Painkiller use since Perry Davis #1 et dans ses g o'res. ais, VOoici,| | Fac-Simile exact d'une boite . Moro pour les Hommes, à recommander, dans un but ” , | made the first Billions of stomach S je n'ai pas ma liberté, grâce aux| ; intéressé, une substitution, un remède quelconque qui, les conditiens du travail et du ” h 4 machinations de notre digne prési disent-ils, guérit tout aussi bien que les Pan Pie taire deviondentihee: los wlsses de”: aches and cured ; What a reco 4 Een: bonees malades, AT OR in 60 years. Have a bottle alw 4 dent. Malgré la beauté de cette vent se méfier, car il y va de leur santé, et ainsi rs au delà de la ligne 45e et nos jeunes | : L 3 2 PER i se verus, ils doivent exiger les PILULES MORO Sr ens resteraient au pays Mais |handy—you will not regret it. «À nature, malgré cette loue qui : Hommes, qui sont contenues dans des boîtes de bois, 8 . . % presse auiour de cette tribune, sa- enveloppées d'une étiquette imprimée PAR pardessous tout, Mesdames et! La Toux de ‘ . € Medicale , . . / té vez vous, Mesdames et Messieurs, ce EU LS A CSAOUBLES NERVEUX, oise o AE — Messieurs, si nos gouvernements se a u L di . DES ROGNONS ET TOUS L . te ° d j is Ur à | U qu'a fait le com'ié d'or gauisation de AU HOMMES SEULEMENT, IL RE ne atout, Si les Ne ne gg Le teen A décidaient une bonne fois de faire —— 4 d w L'. ME DE LA FORCE AUX HOMMES FAIBL localité, nous les prions de nous | ne . é é où . h. | notre Congrè: Acadien ?—Il m'a in- Sn ut en mme ge depcren(oir Nous les ieur enverrons sur réception du prix: des lois de colonisat.on acceptables La plus tenace est apaisée vd $ vité à prêcher daus le désert. Je | enpa se CALE MoRO 4 ut 50 cts pour une boîte, $2.50 pour six gr tué: d si l’accés aux terre: était ren lu | ement avec quelqu: doses de BAUME- L Lis | NN Venez nous voir où écrivez-Tous San. nte, L : ne dois parler d'émigraiion— avec la | vous ble ut des conseils sur votre maladie, no$ : plus facile, si le colon de bonne foi REUMAL. to certitude eue ceux à qui je m'a | L'Etiquette est de papier blanc imprimé en bleu. consultations sont tout à fait gratuites. avait la liberté d'acquérir son lot L'action de ses principes sédatifs dresse ne soat pas ici pour m'enten- H COMPAGNIE MEDICALE MORO, 1724, rue Ste-Catherine, Montréal. : avant qu'il ait été pillé et ruiné! et balsamiques modifie les sécrét- dre. Une seule cousolation me} par l’exploiteur de bois, si on iuilions irritantes des bonches ; le reste. En comparant le sublime au | d’avouer que les Français du Domi- [Il était parti avec l'intention de re-|nage, s’ennuient et veulent s’amu |ouvrait des routes à travers la fo-j calme qu’it procure est réellement ridicule je me rappelle que S. Jean |nion, tant Canadiens qq'Acadiens, | venir et il n’en a jamais été capable. ;ser. Elles étaient habituées à se|rêt, en un mot si on l’aidait, au be-| réparateur. Baptiste a lui aussi, prêché dans |ont été à peu près les seuls à aug- J'en ai vu pleurer à chaudes larmes | promener dans le reflet de la lumi- | soin, d’une partie de ces miiliers de SS i le désert, et il n'est pas encore a-|menter en nombre entre 1891 et}en me disant : J'aurais si bien vou |êre électrique et veulent à tout}dollars qu'en dépense tous les QUITTEZ LA CUISINE À à a” vêré que sa mission ait été tout-a- fait inutile. Mais il était prophète et je ne le suis guère, il était saint et je le suis moins encore, il était couvert d’une peau de brebis, je n’- en ai pasà ma disposition, et se nour rissait de miel sauvage et je trouve cette friaudise difficile à procurer aux tables de rafraîchissements. Allons y, quand méme, de notre bonne volenté et tâchons de dire de 1901. Ce compliment nous réjouit, mais il ne faut pas nous endormir dans une fausse sécurité, et sachons que sans l’émigration nous aurions dû augmenter deux ou trois fois plus. Les Anglais, eux, ont beau se croi- ser les bras, ils restent teujours la majerité, grâce à l'immigration é- trangère, qu'ils dirigent dans leur intérêt d’abord et dans celui du Ca- lu recourner m'’établir au pays de|prix continuer de se promener au bre pères, mais à quoi bon y sou-|clair de la lune, quoiqu'une d'elles ger ? Ily a 10, 12, 20 ans que je; | suis ici et je ne suis pas plus | cé. Jamais je n’aurai l'argent né- | cessaire pour m'acheter une terre la | bas. Sont-:ls plus français et plus | catholiques ? Si où ils sont grou-| pés ensemble, où ils eut une égl'se, une école et des associations fran-, çaises il y a de l'espoir et pour la se soit permise un soir de parler d’elle avec mépris et l'ait traité de planète ridicu'e comparée à la lune de Boston. On a perdu aussi le sentiment patriotique. Ce n'est plus l’As- somption qu’on désire célébrer, c'est le 4 juillet, Ja fête de l’indé- peudance américaine. Dans un en- ans à ramasser les balayeurs du vieux monde, il se trouverait encore des jeunes gens au sang généreux qui, à l’exemple de nos pères, s’en- fenceraient dans la forêt, hache et la pieche à la main, pour se tailler un domaine. Ces lois devenant généra- les d’un bout à l'autre du pays le Carada:tout entier se peuplerait peu à peu d'éléments sains et loyaux, préférables sous tous les rapports Quand vous pariez en vacannces quittez la cuisine. Les viandes en couerves de Clark vous donneront une foule de plats succulents, vour- issants et prêts à servir. * VER RS "Te l'émigratios, dans le temps qui nous | nada ensuite. Maisles minorités, | langue et pour la foi, mais, mes-|droit, que je ne nommerai pas, |àcette immigraton douteuse dont Ÿ est alloué, tout le mal que nous en|qui n’attendent auçun secours du |dames et messieurs, quel est le sort |toutes les jeunes gens des Etats en|une partie, sommairement vêtue, + à pensons. dehers, ont non seulement le droit |de ceux qui n’ont pas les mêmes vacances au pays natal avaient l’ha- {est en quête du Messie sur les plai- ‘ D'abord en principe, et pour cou- | mais l'obligation d'augmenter leur |avantages ? Il ne faut pas imaginer bitude ce jour-là, d’avoir un bal en | nes du Nord Ouest. 3 } per au plus court, je coudamue l’é- nombre si elles veulent garder leur | que tous nos Acadiens sont à New plein air sur une plate forme érigée Oui, Mesdames et Messieurs, que l | migration. place au soleil, et le seul moyen Bedford, à Fitchburg, à Lyunet à}pour la circonstance dans un petit | nos geuvernements fassent des sa- 1 Un peuple, nombreux, n'ayant a sa [connu c'est de rester au pays. Le Waltham. Il y en a un grand bocage des environs.. Je les sur-|crifices pour garder sur le sol qui dispostiion qu'un territoire restreint | reste nous viendra par surcrôit. | nombre de perdus dans ce vaste| pris un jour mais n’osai trog: m'ap-|les a vus naître les citoyens de ce peut quelquefois laisser émigrer un C'est, à mon sens, la seule guerre Pays, au milieu de cette immense procher car ils s'étaient mun:s d’un pays, et qu’ils obliges de s’expatrier. DMARSREA, Soon | bon nombre de ses sujets saus affai- | légitime de nos jours. Il est défen- population, et quand je dis perdus | maître de bal portant à l'épaule un | A notre tour faisons aussi «es sa- CRAMPS, PAIN IN THR STOM- ! blir notablement son organisation |du d'y tuer, et les plus belles victei-|je veux dire isolés d’abord, mais: formidable mousquet, leur dernier | crifices pour rester où Dieu nous a SUS, CHR. MR AE pationale, comme un peuple pros- |res s'y gagnent sans poudre ni ca-|souvent aussi perdus en réalité à la traité d’histoire leur ayant appris | plaeés et travaillons tous ensemble SEA SICKNESS, and al SUM. | : père peut envoyer à l'étranger le[non, sans éclat et sans carnage. langue française, perdus anx prati- [qu'il y avait encore au Canada des | à la grandeur et à la prospérité de ne A é surplus de sa richesse sans dom- C'est l'invasion pacifique d’un pays, | ques religieuses, perdus aux lois de | Hurons et des Iroquois prêts à | notre commune patrie. N'émigrons Its effects are marvellous, È mage appréciable, mais pour nons, | qui tombe absolument en dehors de | la morale et de l'honneur, et dans | fondre sur les ‘‘Americains.”’ Le |que dans un cas d'absolue nécessité RD per er ; Acadiens qui ne faisons que relever | ia juridictiou du tribunal d‘arbitra- certains cas, surtout dans le cas de teint de ces jeunes filles a perdu sa [et je suis certaim qu'avec de la action. ê la tête après 150 ans de percécution | ge de ‘La Haye.’ Pr un re protestants, perdus à | fraicheur, il est vrai, dans ces usi- prévoyance, de l’économie et du RENSDS FOR Dee ee É et d’oubli, l'émigration des nôtres| Ah ! mes chèrs compatriotes, si la foi catholique, eux et leurs fa-|nes malsaines, mais leurs toilettes|travail, dans les condition uouvel- TEARs k est une plaie qui ronge les parties vitales de notre organisation, qui ralentit notre marche vers le pro- grès et qui, si elle n’est diminuée fiuirait par faire évanouir teus nos rêves de grandeur etde prospérité. Je ne tiens pas à passer pour uu pessimiste, car je donne plutôt dans le défaut contraire, mais je crains que la population française des pro- vinces maritimes n'augimente pas sensiblement tant que les nôtres gar- deront la malheureuse habitude d’ailer habiter la Répub'ique voisi- ne. ÂÀu dern'er recensement nous étions 139,000 ; au recensement pré- cédent, s’il eût été mieux fait, sous aurions été près de 139,000, au pro- chain recensement je craius que nous soyons encore dans les environs de 140,000, Pourque: ce phénomè- ne ? Nous accusons pourtaut, tous les aus, une augméutation naturelle qui fait le plus grand honmeur à la moralité de notre peuple, mais, voi- tons, sans conteste, la plus belle! to keep in stock articles in whose là, notre excédant de raissances SUT | veant uw labeur continu de 7 hrs.|gens, accoutumés à la vie de l’usi-|ficiles où elle languit, grâce à nos|partie de ce Canada, cette terre | Worth confidence can be placed les décès est supprimé, anéanti, par du matin jusqu’à 6 hrs du soir, ap-|ne, dédaignent les travaux des|gouvernants, et l’état d’esprit ac- | choisie entre toutes par nos pères, P à le départ d’um nowbre à peu près égal des nôtres pour les Etats-Unis, et nous restons stationnaires. Les nationalités qui nous en- tourent euvient pourtant notre légè- re augmentation et sont obligées vous soudiez la grande douleur de la Patrie lorsqu'elle voit s'éloigner ses enfants ! Ce sont ses défenseu1s qui s’en vont, ses défricheurs, ses ouvriers, les artisans de sa grandeur et de sa prospérité qui vout donner à l'étranger la force de leurs bras, la somme de leur intelligence, et, le dirai-je, jusqu’au sang de leur coeur, car beaucoup y laissent leur santé et jeur vie. Jusqu'ici j'ai parlé de l'émigra- tion au point de vue des intérêts de la patrie qui en souffrent —disons- en maintenant un mot au point de vueindividuel. Sont ils plus riches eu plus heureux ces chèrs émigrés ? J'ai parcouru, à plusieurs reprises, les centres de la Nouvelle Angieter- re où les Acadiens sout surtout groupés, et l'impression que j'en ai rapportée, c'est que ce travail coustaut et ardu douné à ces gran- des cerporations, qui sont des choses saus enrrailles et sans âmes, exi- porte le pain quotidien et rien de plus. À part quelques rares excep- tions il n’apporte ni la richesse ni le vrai bonheur. L'Acadien se sou- vient—et teus les jours il pense à sa milles. sance de cause. exemples en ce moment à la mémci- res de ces pauvres jeunes gens pour. premier piège tendu à leur simpli- voie de la perditiox. Ce n’est pas un sermon que je prétends faire ici, mais je me per- mettrai quand même de crier, de toute la force de mes poumons, à tous les péres et mères de famille de l’Acadie ce que je répète sans cesse à mes propres paroissiens : gardez vos jeunes filles chez vous. Comme je le disais il y a un ins- effet, dans certains cas assez rares, Mais, en géneral, quel triste re- tour ! Le père rachète le vieux domaine familial, où s'établit sur une autre ferme. Mais les jeunes champs et préfèrent se promener et continuer ces habitudes d’intempé- rance ou autres contractées là bas, luxe et aux distractions de la ville, | chère Acadie qu’il voudrait revoir ; ont perdu le goût des soins du mé- > Je parle ici avec counais- J'en ai de tristes tant bien élevés, de ces jeunes filles candides qui sont tombés dans le cité et qui sont aujourd’hui dans la tant, on se berce toujour de l'es-; poir du retour, et il s'effectue, eu Les jeunes filles, qui ont goûté au voyautes captivent assez souvent l'attention de nos braves garçons de la campagne. Si l’un d'eux me consulte sur. son choix je lui con- seille:ai en général de marier une bonne jeune fille qui n’a jamais vu les Etats-Unis, et dont la manufac- ture n’a pas miné Ja constitution. J'aile plus grand respect pour la jeunne fille restée au pays, qui a conservé sa santé et sa fraîcheur tout en se perfectionnant dans les | soins du inénage, et je suis convain- cu, qu’en général, elle fera une femme plus forte, plus robuste, et partout, une meilleure mère de fa- mille. Que nos ‘‘Américaines’' en fassent ieur deuil. Quel serait maintenant le moyen de garder au pays la fleur de notre jeunesse ? Le premier moyen se- rait la colonisation, le second la co- louisation, le troisième serait enco- re la celonisaition. Serait il effica-/ ce, étant donné les conditions dif- les qui s’annoncent si belles pour notres pays les motifs d'émigration deviendront de plus en plus rares. N'oublions pas que le Canada est le plus beau pays du monde, et qu'il n’y en a pas uu sur la surface du Globe où l’on trouve moins de vrai pauvreté. Son elimat incom- parable, ses ressources inépuisables ses grands lacs, ses fleuves majestu- eux, ses terre fécondes, ses pouvoirs d’eau supérieurs à tout autre au monde, ses forêts vierges attirent sur lui les regards de l'univers, et tous s’accordent a dire que c’est le pays du 20e siècle, le pays de l’ave- nir. Nulle constituion n’est com- parable à la constitution qui nous régit. Nous jouissons de Ja liberté civile et religieuse, et le dra- pean britannique qui abrite ces li- bertés nous garantit la paix et le bonheur. Pour nous, Acadien, qui habi tuel de notre population ? Pour ma part j'en doute, mais je ne veux pas empiéter sur ce sujet, vu que mon ami Mgr Richard, dont la compétence en la matière est recon- sise sur les bord du brumeux Atlan- tique, chantée et immortalisée par le poête, attachons-nous de plus en plus a cette terre d'Evangéline. Que si la grande voix de l'Océan PRICE 39 CENTS. SURTITUTES TER DANGEROUR Food for Thought “It is not so much how much YOU pay, but what you get for what You pay.” Doesn’t this ex- press In a nutshell, the whole sum and substance of wise buyiag ? And it is especially and peculiarly applicable to such a line as ours Cheap, flimsy trumpery _ jwelery seldom or never gives permanent satisfaction, Money expended on it is money poorly invested, If you are going to buy anything in jewelry—brooch, pin, ring, locket or anything else, it is wise to ay out enough to get good genuine va- lue. The E, W. Taylor Store has always held to this belief and tries Whatever you buy here you will get the value your money calls for, We have a Gne line of watches, Spectacles and rings in stock. E. W. Taylor nue de tous, vient d'épuiser le su. nous rappelle encore les ndifssss | SOUTH SIDE QUEEN S0k. CHARLOTTETOWN PES