problèmes étaient nombreux et d'envergure. D‘abord, il y avait un manque d'enseignants compétents en français pour desservir les écoles acadiennes qui étaient, pour la plupart, des petites écoles rurales dans lesquelles ou enseignait de la l0re jusqu'à la il)Ü année. Les écoliers dans les classes avancées étaient très rares et ceux qui dôsiraient poursuivre leurs études en llO et l2C années devaient Frêquenter les couvents ou les collèges. Cependant, ils étaient rares ces parents acadiens qui avaient les moyens de payer ces années d'études à leurs enfants; seulement les quelques—uns qui réussissaient à obtenir des bourses ou qui pouvaient emprunter de lïl S.S.'F.A. se lïnidaisnit pliis loir] que lll l0C :ninee. En gênera], la grande majorité des écoliers mettaient fin à leurs études vers la 8C année. Il y avait cependant, dans l‘Ile, des couvents dans quelques paroisses acadiennes (Miscouche, Tignish et Rustico) où l’on offrait des cours avances de qualitô. Mais ces couvents, qui accueillaient autant, si non plus d'élèves anglophones que d'élèves acadiensvfrancais, étaient plutôt des écoles anglaises: la place faire au français était mince. (les institutions ne contribuaient donc pas connue on aurait voulu â la conservation de la langue française et a la promo» tion de la culture acadienne. D'autre part, c'étaient surtout les Filles qui poursuivaient les études après la 80 annez; il y avait donc une grave pénurie de jeunes hommes qui embrassaient les carrières profes‘ sionnelles, plutôt réservées aux hommes, a l’époque. ‘ Face a cette situation lamentable, les conseillers de la S.S.T.A. discutêrent a plusieurs reprises la possibilité de Fonder une école centrale acadienne— l‘rançaise pour desservir toute la population francophone de l‘île. (ln songeait :l une ôCole dirigée par une congrégation religieuse museau line afin d'attirer les jeunes garçons a poursuivre leurs études. Un lüSS, le Conseil gêneral de la S.S.T.A. decidait qu'il etait grand temps de faire un pas de l‘avant afin de réaliser leur rêve, Vu la nature du projet, lequel impliquait directement l‘eglise catholique— car on songeait û amener sur l'lle une nouvelle congrégation religieuse- on devait naturellement se munir de 'approhation et de l'appui des autorités religieuses. C’est pourquoi on dôeida d’en discuter d'abord avec Hirchevôque acadien, Mgr Norhert Robichaud de Moncton,