L'IMPARTIAI,, TIGNISH, I. P. E., MARDI 19 AVRIL 1910 NOUVELLE SERIE QE UN JOURNAL CATHOLIQUE DANS ONE PAROISSE C'EST UNE MIS- SIOR PERPETUELLE. LÉON XII eo Fonpk EN 1893 PUBLIÉ LK MARDI DE CHAQUE SEMAINE ABONNEMENT Pour LKk CANADA Un NES Six MOIS. ......ss.eseess ee 50 Four Lxs Erars-UNIS Un'an..sooccccoccsecc.$1.50 Six MOÏS.. core ctccceeccccc 75 Pour L'EUROPE Ur M sic ds es té Six MOIS... 1.00 Les abonnemeuts sont payable d'avance. Pour cesser de recevoir le jour- na!, i! faut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bornement et payer tous les arré- rages. Ceux qui caaugent d'adresse devront nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adnaéez toutes lettres, corres- pondances, etc., à L'IMPARTIAL Tignish, Ile du Prince Edouard L‘'IMPFARTIAL Tignish, Mardi, 12 Avril 1910 AUX MODERNISTES Certains catholiques modernistes qui n’ont pas le courage de dénon- cer le mal et de flageller le vice, nous assurent qu’il n’y a pas de danger dans la danse et que le fait d’y aller n’a rien de repréhensible. Assister à un bal, à la danse, mais n’est-ce pas une occasion pro- chaine de péché ? Et ne faut-il pas fuir les occa- sious ? C’est pourtant la doctrine que nous enseignent les prédica- teurs vraiment catholiques. C'est ce que nous disait le Rév. Père Prod'’homme, CO. M. I., à ia dernière mission du Précieux-Sang : ‘‘Aussi longtemps que vous ne vous exposerez pas, il n’y à rien à craindre ; mais dès que vous ne craiadrez plus le péril vous tomberez. Car vous n’êtes pas plus sages que Salomon ni plus saints que David. “Que diriez-vous d’un homme qui, étant monté en un endroit pé- rilleux, pris par le vertige, en se- rait tombé, puis y remonterait et retomberait jusqu’à ce qu'il se cas- sât le cou? La réponse que vous feriez, la voici : ‘‘Cet komme s’est tué et c’est sa faute.” Et bien cet homme qui dit qu'il n’y a pas de danger en s’exposant aux occasions est un fou, il s’aveugle lui-mé- me.” Avis à ceux qui s’aveuglent au point de ne pas voir de danger dans la danse.—De L'Union de Woon- socket. EE Le Roi Edouard VIT Parle Francais La communication suivante, a- dressée au journal, ‘‘L'Union des Cantons de l'Est’, mérite de la méditation de la part de ceux, chez- nous, qui ne parlent que l’anglais (et quel Anglais ! ! ) croyant en écorchant la langue de l’Angle- terre, qu'ils se distinguent. Pau- vres genss : Monsieur le rédacteur, Pour faire suite à ‘‘Pie X parle le français’, que vous n'avez fait l'honneur de publier le 15 courant: j'ajoute ce petit souvenir que j'ai! Etats-Unis, écrivait ces lignes que cueilii dans mon journal de voyage. C'était le 5 mai 1878, M. EF. x. Perrault commissaire à l'Exposition Universelle, pour le gouvernement du Canada, m'avait invité à être présent au département cana dien, comme sujet britannique, lors du passage des souverains qui fai- sait ce jour là l’ouverture solonnel- le de l’exposition. Sa majesté E- douard VII, alors le prince de Gal- les, représentait la Reine Victoria à cette occasion, M. Perrault me pré- senta en ces termes : ‘‘Altess, allow me to present you M. Hébert, bri- tish subject, a french canadian’’. Son altesse me dit, présentant sa main : “Alors, vous parlez le fran- çais, (en très bon français), j'en coup parier le français':. je vous remercie beaucoup pour mes compatriotes, mais vous-même par- lez très bien notre langue. ‘Où ! dit-il, tout le monde devrait parier cette belle langue. Moi, je l'aime beaucoup. Puisse, ce petit exem- ple servir à des geris moins haut — suis fort aise, car j'aime beau-{envahies par une multitude confuse Altesse { de toutes sortes de nations euro- péennes, qui, sur le sol d’Améri- que, vivent à bien meilleur marché que les Américains, et peuvent, par conséquent se louer à plus bas prix; ce qui engage les grands manufac- turiers américains à remplacer les placés que notre bon roi, Edouard VII. Encore une fois, merci, M. le rédacteur. | Geo. Hebeit 5 JE SUIS HONNETE HOMME ! | compenser. Oh ! c’est un honnête homme !.… Il n’a pas déclaré la guerre à la re ligion, il n’a jamais apostarié for- mellement, il n’est ni protestant, ni spirite, ni franc-maçon, mais il n’observe aucune pratique religieu- se ; il va parfois à la messe, mais il ne suit pas les conseiis de son curé, encore moins les commandements de Dieu et de l’ Eglise ; il se cache tout simplement derrière un mas- que trompeur. Il ne fait plus sentir sa bonne in- fluence ni dans sa maison ni au de- hors. Il ne donne pas le bon ex- emple à ses enfants ; s’il est déten- teur de l'autorité, il ne se sert pas des lois pour faire respecter la reli- gion, s’il occupe une situation im- portante, il ne l’appuie pas de son prestige ; il ne prend pas sa défense quand il l'entend attaquer et villi- pender.. Un honnête homme comme celui- là est un impie.. Quiconque ne vit pas de la vie pratique de ia religion. Car l’impiété est simplement l’ab- sence de la piété. Gladstone l’a dit : L’intempéran- ce ou l’abus des boissons fortes fait plus de victimes que la peste, la guerre et la famine. Même l'usage modéré mais continu exerce des ra- vages terribles sur l'organisme. Sur ce point la science est d'accord! Combien de foi on entend dire les hommes de l’art: Un tel ou un tel aurait pu résister à la pneumo- unie, s’il n'avait pas bu trop de whisky dans son jeune temps. La boisson abrutit le buveur et u’en fait pas un homme gai ni heu- reux : loin de là, elle le fait descen- dre au-dessous de la brute. Le dé- mon du blasphème et de l’impureté s'empare du malheureux, il devient singe par les gambades qu'il fait, il se fait paon par les démonstrations sottes et orgueiilleuses qu’il affiche et finalement il tombe dans l’ordure comme les pourceaux. Loin de nous cet idéal ! RE Pas Toujours Rose (De L, Union des Cantons de l’Est) Un trop grani nombre de famil- les canadiennes prennent, malheu- reusement, chaque année, la route des Etats-Unis. Dans l'esprit de trop de nos gens, la république voi- sine est la dernière planche de sa- lut, dans les cas de nécessité. Aussitôt qu’un canadien ne fait plus son affaire dans son village, sa première pensée est pour le pays voisin, comme sile pays finissait aux bornes de son village. Nous avons eu l’occasion de par- ler bien souvent de cette grave question avec des canadiens des Etats-Unis. Tous ont été unani- mes à nous dire : ‘‘Si les canadiens travaillaient autant au Canada qu'’- ils travaillent une fois rendus aux Etats, le Canada les garderait. La vie ici n’est pas toujours rose. Aux ? Etats-Unis comme au Cauada, il faut travailler pour vivre’’. Dernièrement encore, M. l’abbé J. Caron, missionnaire colonisa- teur ; revenant d’un voyage aux [tous les canadiens devront méäi- ter : | ‘‘J'ai constaté que partout on conservait l’amour, le souvenir du Canada et qu'un grani nombre de |nos compatriotes, surtout dans la Iclasse ouvrière, désiraient revenir au Canada, pout s'y établir et mou- rir en paix. C'est que la vie aux Etats-Unis devieut de plus en plus dure pour l’ouvrier des manufactures, et cela tient à plusieurs causes : la princi- pale c’est la diminution constante des salaires dans les manufactures. Autrefois, il n’y avait pour ainsi que les Canadiens employes dans les manufactures de coton ; au- jourd'hui, ces manufactures sont | * CRT par des Grecs, des Turcs, des: Polonais, etc., etc. | Une autre raison, c'est l'augmen- tation extraordinaire du prix des tion que les salaires ne peuvent Aussi, je ne crains pas de le dire à mes compatriotes de la province de Québec, le père de famille qui, aujourd'hui quitte le Canada avec une famille en âge, pour s’en aller travailler dans les manufactures des Etats-Unis, s’ex- pose nécessairement à la misère. ) Etant seul à travailler, il ne gagne- ra pas assez pour faire vivre sa fa- mille. La vie n’est Gonc pas aussi belle aux Etats-Unis que sembient le croire certains de nos bons Cana- diens qui-s'en vont joyeux, ne son- geant pas ‘aux déceptions amères qui les attendent là-bas. Si nous pouvions leur faire comprendre qu'ils goûteraient des joies bien plus douces, si, au lieu de se diriger vers les Etats-Unis, ils s’en allaient s'établir dans une de nos belles ré- gions de colonisation de la province de Québec, le Témiscamingue, le Lac Saint-Jean, la vallée de ## Ma- tapédia ; là, au moins, ils jouiraient d’une libérté qu'ils ne connaitront plus aux Etats-Unis. Ils pour- raient établir leurs grands garçons, marier leurs filles sans crainte de les voir ruiner leur santé dans les Re manufactures et se perdre peu à peu L'ALCOOL : GRANDE au contact de cette vie américaine CALAMITE |si matérielle”. mans es Pie IX, Leon XII et Pie X Mgr de Cabrières vient d’adres- ser, au clergé et aux fidèles de son diocèse une lettre pastorale qu’il consacre aux ‘‘Derniers papes’’. Nous en détachons les passa ges les plus sailants, relatifs aux trois derniers Souveraias Pontifes. Monseigneur, après avoir élo- quemment rappelés les luttes du glorieux Pontificat de Pie IX, 64 crit : Au mois de juin 1867, ilfit re- tentir un appel auquel répondit des échos qui depuis la clôture du Con- cile de Tiente, depuis trois siècles étaient demeurés silencieux ! Un concile général, un concile à Ro- me ! N'était-ce pas le comble de la té- mérité ? M. de Mailstre avait raison, quand, en 1820, quelques jours a- vant sa mort, il s'écriait, en par- lant au Conseil des ministres, à Tu- rin : ‘‘ La terre tremble et vous voulez bâtir !’’ Pie IX savait Pbien que la terre tremblait au dessous de son trône, mais il savait aussi que ‘“Dieu soutient la terre de son doigt’”, et que cet appui suffit à la rendre stable. Et le Concile du Vatican a déf- ni l,infaillibilité — oul'inerrance-- du Poutife Romain. quand il exer- ce sa mission de Docteur universel. C'était, pour ainsi dire, le legs du Pape mourant aux siècles à ve- unir, le Concile du Vatican il n’est qu’interrompu, il reprendra ses sé- ances quand la Providence et le Pa- pe le voudront. Mais, dès mainte- aant, ce qu’il a décidé demeure à jamais ; un anneau de plusa été rivé à cette chaine d’enseignements immnables qui sont, au milieu des changements et des variations d’i- ci-bas, le privilège et l'honneur de l'Eglise Romaine. Etudiant ensuite le pontificat de Léon XIII, Mgr de Cabrières poursuit : Tout d’abord, il condamna les erreurs philosophiques, qui sont le commanda le retour aux études scolastiques et aux doctrines de saint Thomas. Puis le Pape rappela aux socia- listes les grands principes chrétiens sur la légitimité de l'autorité civile et sus la nécessité de l’obéissance envers ceux quil'exercent. L'iné. galité des conditions, la puissance paisible des biens, acquis par héri- tage ou par le travail, l'obligation enfin pour les riches de venir au secours des pauvres, selon la mesu- re de leur superflu, le danger qu'ils courraient devant Dieu, si leurs coeurs, se fermaient à la pitié et leurs mains à la charité toutes ces nobles maximes, qui sont à la base de la civilisation chrétienne, Léon XIII les a réitérées avec autant de force que de majesté. vivres aux Etats-Unis‘; augmenta- des chiffr2s qui sont plus éloquents BE : Ê germe de toutes les autres et il re- |! 4TChitecte qui ——— Le Danemark est un des pays du monde où l'on peut peut voir s'é- panouir d’une façon satisfaisante tous les bienfaits que la coopéra- tion confère à cette grande et noble industrie de l'agriculture. Voici et plus convaincants qne tous les phrases les mieux tournées et les plus vigoureuses. Le Danemark est untont petit pays ; sa superficie est’ de 9, 749, 000 acres, ce qui représente à peu près la superficie de quatre ou cinq de nos grands comtés dela provin- ce. Sa population, agricole pour les trois quarts, est de 2, 583, 915 habitants. Or, ce tout petit pays a un commerce international qui at- teint 300 millions de piastres. Son agriculture a exporté en 1906 : 29, 421 chevaux : 122, 696 tête de gros bétail ; 158, 800, 000 livres de beurre ; 221, 000, 000 de livres de viande de boucherie et de porc. Ce qui est bien extraordinaire, mê- me à côté de tous ces chiffres, c'est l'exportation des ceufs. Elle a at- teint une moyenne d’un million d'oeufs par jour. A quoi donc le Danemark, avec une population guère plus considé- rabie, après tout, que celle de notre province, doit-il des résultats aussi magnifiques ? Tous les auteurs com- \me tous ceux qui ont visité ce pays s'accordent à dire que si l'agricul- ture danoise a atteint un si haut degré de prospérité, sielle peut nourrir un peuple de deux millions six cent mille habitants et, en plus, Cooperation et Agriculture (De l'Action Sociale) ——— | 17 ANNÉE population, c’est que les Danois, peuple intelligent et progressif, ont su comprendre et appliquer les principes si féconds de la coopéra- tion. ” Aussi, le Daremark compte-t:il plus de deux mille sept cents socié- tés coopératives de tout genre, dont le plus grand rombre limite leurs activités à l’agriculture. Là, le cultivateur n’est pas un être isolé, vivant dans son coin, sans relations économiques avec ses voisins, plein de méfiance pour les autres et crai- gnant l’association. Bien au con- traire ‘il comprend quelle puissance donue l’organisation, et il a su s'or- ganiser vigoureusement et énergi- quement. Ila même réussi à é- craser les combines qui, comme nous en avons tant au Canada, s'é- taient organisées pour l'exploiter. Le cultivateur, grâce à la coopéra- tion, a su non seulement résister aux attaques des trustards, mais leur a fait mordre la poussière en les ruinant de fonds en comble, et en les forçant à déguerpir ! Quelle belle leçon pratique les cultivateurs du Danemark ne don- nent-ils pas à leurs confrères du monde entier. Quand donc les cul- tivateurs canadiens se décideront ils à les imiter ? Quand donc cesse- ront-ils d'être des isolés, ne juuis sant que de peu d’influénce malgré qu'ils soient le nombre? La coo- pération serait leur salut. Et les exploiteurs le comprennent, eux qui s’agissent tant, pour empécher vendre à l'étranger une quantité de produits énorme, eu égard à la l’adoption d’une loi qui mettrait ce remède à la portée de tous. Et de même, à propos du divor- ce, du mariage, des sociétés secrè- tes, du duel, de la ‘‘crémation”’ des cadavres les Lettres Pontificales sont pleines des enseignements à la fois les plus fermes et les plus é- levés. Ses Encycliques sur le Principant politique, sur la Constitution civile des Etats, sur la Démocratie chré- tienne n'ont rien innové par rap- port à ce qu’avaient dit, de tout temps, ses prédécesseurs, mais il l’a dit avec plus d’insistance, et dans un temps où les circonstance, donnaient à sa parole un plus long retentissement, Ce qu'il y a cependant de plus frappant dans le Pontificat de Lé- on XIII, c'est la conception qu'il s’est faite, et qu’il a tenté jusqu’au bout de réaliser, du rôle ‘actuel de la Papauté, dans a politique. Par la force de son génie et par celle de sa volonté, il a conquis peu à peu, dans les relation internationales, une autorité morale et exercé une influence, auxquelles le monde n’é- tait plus accoutumé depuis les cé- lèbres Pontifes du moyen-âge. Enfin, abordant le règne de Pie X, Monseigneur écrit : Et maintenant, le respect nous commande presque de ne pas louer le Pape vivant, dont le règne s’est annoncé sous de si merveillieux auspices ! Rappelons seulement la devise qn’a choisie Pie X pour exprimer à la fois ses désire et ses espérances : ‘‘Instaurare omnia in Christo’”’ (Relever tout dans le Christ ! ) Ce re sont pas de ruines désespé- rées que découvrait son oeil, en s’ouvraut, pour la première fois, au souci de la solicitude universelle ! non, non, ce n’est point un champ ouvert de fragments brisés, impos- sibles à rassembler et à rejoindre ! C’est un chantier, où des ouvriers nombreux et actifs, ignorants du plan général du travail anquel ils concourent, ont, confiance dans est au milteu d'eux ! Illes dirige, leur trace à chacun le détail qu’ils ont à crec- ser dans la pierre ou à en faire jail- lir : et lui, sûr de lui-même voit dé- jà se dresser dans sa majesté l’édi- fice dont il a conçu la magnifique ordonnance ! Instaurate omnia in Clhisto !— Honneur, lounge et gloi- re à Pis gX, digne successeur, à l’entrée du vingtième siècle, des Papes vénérés et bons dont les ver- tus ont embaumé toutes les années dix-neuvième ! L'Allen Lung Balsam est le re- mède modèle contre la toux et les froids aux Etats et an Canada, ns LANCEMENT DU ‘‘COLOSSUS"” Le ‘‘Colussus’’, neuvième cui- rassé anglais du type ‘‘Dread- nought’’, d’un déplacement de 22,- 060 tonnes, a été lancé ces jours uerniers à Clydebank, Ecosse. La quille avait été posée il y a neuf mois. “Le ‘“Colossus’”’ est le premier na- vire anglais construit suivant les principes améiicains, avec des tou- relles surélévées, de façon que les canons placés à l'arrière puissent tirer pardessus les autres. Les dix pièces de douzes pouces seront disposées de telle sorte que six d’entre elles pourront être poin- tées de l'avant, huit vers l'arrière et les dix ensemble vers l’un on l’autre bord. EEE à UNE PETITE HISTOIRE Une jeune femme marié seule. ment depuis quelques mois, eût un beau matin une vive altercation a- vec sa cuisinière. Celle-ci, dans sa colère, détache son tablier, laisse la son déjeuner et prend la porte. La jeuue femme resta fort embar- rassée ; mais son mari de lui dire : ue te troubles pas pour si pen, fais- moi cuire un steak et donne moi une tasse de café, cela me suffira pour déjeuner. Or la jeune femme dut avouer à sa grande coufusion qu’elle ne savait comment s’y pren- dre. ‘‘Ah ! tu ne sais pas cuire un steak ni préparer une tasse de café, reprit le mari...... Kh bien ! ma petite femme, il u'y a qu’une chose à faire......Retourne chez ta mère et demande lui de t’apprendre ces choses 1à..En attendant je me met trai en pension et, quand tu sauras faire la cuisine, nous reprendrons la vie commune’. Qui fut dit, fut fait. La jeune femme revint chez sa mère, Elle avait plusieurs soeurs en Âge de prendre mari. Dès qu’elles appri- rent l’aventure de leur soeur aînée, aussitôt les voilà de se retrousser les manches et de se mettre à cuisi- ner du matin au soir... Avis aux mères qui ne voudraient pas avoir la même contrariété, et surtout avis aux jeunes files qui ne voudraient pas ressembler à ce modèle, peu recommandable aux jeuues prétendants. NOTRE PULPE A L'ETRANGER New York, 13.— Le président du Comité de la Papeterie de .l’ As- sociation des Editeurs de Journaux Américains a déclaré hier en par- lant de la situation crée dans le commerce de papier par la déclara- tion du Premiei Ministre de Qué- bec, qu'elle est très sérieuse et tend à embarrasser plusieurs moulins qui ont des provisions de bois de pulpe coupé qui ne sont pas reudues aux Etats-Unis. Washington, 13.—Les officiers des Départements d'Etat et du Tré- ne ARTE Te = sor ont refusé hier soir de commen- ter la déclaration du Premier Mi- nistre Gouin devant la Législature de Québec que l’exportortation de la pulpe de cette province aux E- tats-Unis serait bientôt prohibée. L'après la loi tarifaire Payne-Al- drich, le Président des Etats-Unis pourrait imposer des droits de re- pressailles à la Province de Québec. Le ministère des Travaux publics recevra jusqu’à 5.00 p. 11., MErCre- di, 11 mai, 1910, des soumissions pour la livraison et le posage de la pierre pour les réparations à faire au brise-lames, à Souris, comté de King, I. P. E., lesquelles soumis- sions devront être cachetées, adres sées au soussigné, et porter sur leur enveloppe, en sus de l'adresse, les mots: ‘‘Séumission pour réparations du brise-lames, Souris, I. P.-E.”" On peut consulter le devis, les formules de contrat et se procurer des formules de soumission au bu- reau de M. J. B. Hegan, ingénieur de district, Charlottetown, I. P. E., ainsi qu’au ministère des Tra- vaux publics, à Ottawa. On ne tiendra compte que des soumissions faites sur les formules fournies par le ministère, et con- formément aux conditions mention- nées dans les dites formules. Un chèque de la valeur de deux cent cinquante dollars ($250.00), à l’ordre de l'honorable ministre [des Travaux publics et accepté par u- ne banque à charte devra accompa- gner chaque sonmission. Par ordee, NAPOHEON TESSIER, Secrétaire. Ministère des Travaux publics, Ottawa, 11 avril 1910. pes Dépérissez vons ? Voici un constructeur. L’'émuision D.& L. vous soulage et vous recoustruit. Elle restore la digestion et ramène à la santé. Les “faut pas” de l'Industrie Laitiere Faut pas permettre à vos vaches laitiéres de manger des navets. Faut pas permettre à vos vaches laitières de boire une eau impure. Faut pas les priver de sel. Faut pas les laisser manger les poumes ni les résidue de la fabri- cation du cidre. ni de seigle. Faut pas les laisser maltraitrer, frapper à coups de fouet, poursui- vre par les chiens. Faut pas les laisser traire par des mains sales. . Faut pas les traire dans une é- curie malprcpre. Faut pas laisser le lait séjourner * | dans l'écurie. Faut pas laisser le lait séjourner dans une atmosphère impure. Faut pas traire les vaches dans un seau en bois. Faut pas laisser le lait exposé à l’ardeur du soleil. Faut pas mélanger ie lait chaud au lait froid, si vous pouvez l'évi- ter. Faut pas laisser transporter vos bidons de lait dans une voiture malpropre,. Faut pas rapporter le petit-lait à la maison dans vos bidons à lait, Faut pas de porcherie dans le voisinage immédiat de votre laitière. LAMINAGEDE RAILS POUR L'I C. R. Toat près de quatre à cinq mille tonnes d'acier provenant de vieilles rails seront passés au laminoir par la ‘Provincial Steel Co’’, à Cobour Ont., pour le chemin de fer de l’In- tercolonial. Actuellement de 50 à 100 tonnes sont fabriquées chaque jour. Ces vieilles rails ont été achetées de la ‘““Ship Railway’, entre le Fort Laurence et Baie Verte. Ils ont été en usage sur I. C. KR. quelques temps ou aujourd'hui ils sont à Co- bourg pour être refaites. Elles se- rout réduites de volumes pour les rendre uniformes. C'est une nou- velie industrie que ‘‘Provincial Steel Company'' vient d'entrepren- dre. Les vieilles rails sont chauf- fées à un degré de chaleur voulu et laminées de nouveau d'aprés le pro cédé McKenna. Les rails sont comme neuves et réduites en poids et en longuer. Ce procédé a été suivi avec succès aux Des usines de ce genre se trouvent de Joliette, Ill. Faut pas leur donner de navette Etats-Unis. | A J:H Mryrick & Co. IMPORTE S AND DEALERS DRY GOODS HARDWARE BOOTS & SHOES FINE GROCERIES And Fishing Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have ju:t opened a full and complete stock of NEW GUUDS We are prepared fo the farmer fish- eiman and mecha- nic We invite ine tendirnge purchasers to give us a ca! and they will find we can meet ali competiters, and save them the trouble and UXpene se of going to Summerside or Charlottetown. 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Nouveau prochaine publication intéressant Tombe'’ tel ressant feui de vous Ab Le feuilleto de l’aborne un père, vocation de sorcière. Celle-ci ré uue chambr pomme et Si, déclara ve l'enfant eu faire un la pomme, téresse à l Au bout pénétra dat était assis s dans sa poc imaugée. _—-Faites cière, un h toutes les q mépris de ! gent, haine sortes de £g quart du Î< drez exami religion, vd ne qu'on n solide et q tent ne le s’assujettir ainsi ils ve que pour De bonne