Ses haîÿhies Durant les îangues goirêes d'hîvar, à moins d'aller ä une assemblée, mon père passait le temps à quelque chose â'utile. A quoi s'occupaitail? A cinquantewsix mêtîera! Pas une minute perdue: filets ä remailler, souliers et caoutchoucs ä réparer, (et de ceumeI, il y en avait toujoursî), muntres et vieiîles horloges à régler pour lui—même ou pour des voisins, harnais ä tanner, bas et anus—vêtemenïs de ïaine ä "brocher" à la machine, etc...= Une chose que 133 enfants de la ville ignorent probablement, c'est que che2*nous il y avait tenta l'histoire de "la laine des moutons" comme dit la chanson. "Ce n‘eäï Jas une petite corvée que celle de tondre les brebis et de laver 1a laine aa bord du ruigse3u. Et la corvée que nous, nous aimiona encore moins, c’était ûûlîü de “l’êcharpir”: la nettoyer à la main avant de î'envayer aa mouïîn gaur La faire Garder. Quand les "ëcardes" Seyeux arrivent du mœul 11 raate â îes fiîer au rouet, ce que maman faisait en fraäûnaanï î airs da 18 masse: Gîorîa, Crèdo, Patër.,.. C'est ainsi quæ îes bambînes 1&3 apÿïanaienà avant même â‘ëtre allées ä l‘êglîse. in; Q S; Une autræ chose qua îeg citadins ne savenï pautuêtre pas encore, c‘est que mon père faisait deg patits "miÿâcles"5 Moi, je les ai vus de mes depx yeux quané j'étais jeune“ C'était gïâce ä la machine â tricoter. Avec ses lune {ES aur îe bout du nez, (lunettes achetées du Rawley Man), Papa instaîlg.t avec bæaucoup dg patienae toute une série d’aiguilles compîiquêes au "miïaü’ {milieu} d’un gïrs ayîinäre; il y faisait passer la laine juste au bon endrcît, puîa, en un tour de main magique, le mirâcîe commençait: 1&3 verges et les vergæs 69 tricot nous arrivaient par enchantementî For— midäble ä voir qaand on est jeune. Ïî n‘est pag jusqu'à la cuisine qui ne Vit les prouæsses de mon père. A certains jours où maman se sentait plus fatiguée (et il y avait de quoi), Papa endosaait le tablier de boulanger. ïî fallait cuire le pain,_1es bcuîangers de la vîîle demeurant trop 101m. Du han pain de campagne, fait avec de îa farine äe mes blés, Et pétri avec toute l'énergie des grosses mains de Papaÿ ça y Jægne en souÿïesse et en saveur! Quelle saveur resasrt d’un si bel acte de charité de la part de cet homme; il rentre au foyer, harrassê, par une lourde journée de labeurs, mais il trouve mûÿen de venir en aide ä son épouse, fatiguéefi elle aussi d'avoir "trépignê“ (piétinê) toute la journée dans sa cuisine pour nourrir la deuzaîne de ventres affamés qui s’attabîent trais ou quatre fois ÿar jour‘ À î‘occasinn de la Saint Catherine (25 novembre), autant pour se dis— ïïaîïe que pouï ëgayer leg enfants, Page se mettait parfois ä faire du “taify” (da la tire}. C‘était tant à fait charmant de le voir 31 amusé et si condescændanâî Cela faisait contraste avec cet homme habituellement