… Le Cri du Same (suite de la 1re page) | | a’assurer si cette Calypso a vrai- #ment des intentions telles que vous | ft # + h >» L s1eux. le dites.’ “Monsieur le vicomte de Mornas! balbutia-t-elle. —Qui, inadame la marquise ; et ljai des droits au souvenir des da- mes de Norville comme ancien coiti- mensal. —Monsieur de Mornas ! dit Amé- | lie à son tour, en se soulevant, l'a- : $ »» XI s’avançait à reculons vers la |! de. porté, afin de s’esquiver à l'impro- viste. tion. “Vous n'irez pas seul, dit-il im- pétueusement, moi aussi je veux protéger la malheureuse Eucharis ! —Mais songez-y donc, Jupiter, répliqua Mornas, en cherchant pour l’apaiser à flatter la manie de l'in- sensé, puisque vous n'avez ni é- clairs ni tonnerre. —]Je ne laisserai pas à Minerve seule la gioire de cette action ! s’é- cria Malevieux avec une exaltation inexprimable ; je suis le roi des deux et je le montrerai.’’ Il écarta le vicomte d’un mouve-, ment vigoure corridor voisin. Cette fuite avait été si que Mornas n'avait pu s'y opposer; mais il en sentit aussitôt les consé- qu2uces. ‘J'ai fait là une » . , ! belle équipée ! L <S ie: dit-il ;: donner la liberté à ce fou, qui m'a ! rieux ! Qui diable m'aurait dit... Mais voyons, il faut se hâter de le rattraper et de le réintégrer dans sa prison, ou 1} arrivera quelque mma!- heur.”” Tout en parlant, ou plutôt tout en pensant ainsi, Mornas n'’ét: :s reste fet s'était mis à 1! poursuite de Malevieux. I1 fut bientôt rassuré sur un point : sensé vait pas pris le chemin de l'escalier, et sans doute son t it pas de quit la 1 C e il traversait un long equel il e OYageurs \ en cri de frayeur 1l " par t] ue È 1 doui ; { t une OTLE 1 t: x i€ | Îr € cards ll se trouvait chez les dames de Norville. Des malles et des pa- quets encombraient le plancher. Thérèse était en train de plier et d'emballer des robes, sous la sur- veillance de la marquise, tandis que le docteur Moirot rédigeait quelques notes sur le coin d’une table. Amé- lie, en toilette de voyage et con-| chée sur une bergère, attendait le moment du départ. Ses mouve- ments languissants, sa blancheur de cire trahissaient les ravages de la maladie ; on eût dit que l'âme allait s'échapper à travers ses lèvres décolorées. Sa main diaphane, qu’elle laissait prendre le long de son corps souple, semblait déjà pri- vée dE chaleur et de vie. Mornas fut vivement frappé du changement opéré en quelque se- maines dans cette jeune fille, qu’il avait connue si fraîche et si mante. le temps de compléter ses observa- tions. Malevienx s'était réfugié dans la chambre, et, debout près d'Amélie, il prononçait des paroles incohérentes d’un ton animé. Mme de Norville se retranchait, avec une terreur d'enfant au milieu des siè- ges et des paquets. ‘Qui l’a laissé sortir ? s'écria-t- elle : comment est-il venu ici ?... Pour Dieu ! Thérèse, monsieur le docteur, renvoyez-le au plus vite. . me-tuerait ; c'est à moi qu'il en veut !”? Mais cet ordre était plus facile à donner qu’à exécuter ; Moirot et son aide de camp en jupons ne se souciaient pas de se commettre avec Maälevieux, robuste encore et dont la folie doublait les forces. Aussi, quand Mornas parut, la marquise courut-elle à lui avec empressement, sans le reconnaître. “Protégez-nous, monsieur ! s’é- cria-t-elle ; ce fou, qui s’est échap- j pé de sa chambre, est très-dange- L'autre jour, il a voulu pré- icipiter dans l'étang son propre ne- weu, M. Adrien de Laroyère... De rÂce, ne nous quittez pas ; nous & sommes ici que des femmes, et Pn’y a pas à compter sur le doc- aur Moirot. Je suis d'autant plus disposé à protéger, madame, répliqua le éomte, qui s’inclina poliment, que jai été l’auteur de tout le mal en Ædant, par ignorance, la liberté YpPrisonnier. J'ose croire, cepen- @t, qu'il n’y a rien à craindre de bmalyré le dérangement de sa 9, je ne le crois pas méchant." sure qu'il parlait, la mar- Saminait avec plus d’at- ax et s'élança dans le: s Anis souaaine | ‘air disposé à devenir fu-\' char- | Mais on n2 lui laissa pas Elle n'acheva pas et une nuance Le fou devina son inten-|"osce apparut sur sa figure pâle. À la suit. de cette reconnaissance, il y eut une minnte de silence em- barrassé. ‘Te craindrais d'être indiscret en restant ici plus longtemps au milieu des apprêts d’un départ, reprit en- fin le vicomte, et je me retire... Allons ! monsieur Malevieux, a- jouta-t-il en s'adressant au fou, qui s'était calmé peu à peu et était re- tombé dans sa taciturnité mélanco- lique, votre présence n’est pas a- gréable à ces dames, et vous êtes tron : nt rour | sèr vo tre con a € — Qu, oui, emtmenez-le s'e lcria Mme de Norville :.. Mornas.: al! fale vieux : Ar x MAI dans l'intention évicente pr téger. ‘Monsieur le vicouite, Ji mère, dit-elle d’t ! 1 ! D ti: qui i 1 d Da ï S t : æ 11 i jl i 1 iriC it t 1e ©? rts to n | de & { v ui 1 Diet 1’! Pp9 u\ it € { le v:coimnte n etii P | n- dre ; il resta imimoble c1 ttantif Malevieux <" l jeune malade, et la regardait d’un air de profonde douleur en mur- murant. | “‘Eucharis ! pauvre Eucharis ! | —Je ne m'appelle pas Eucharis, vilain homme, dit Amélie en don- | nant un léger coup sur les doigts | de l'insensé ; c’est encore là un de } | ces noms de mythologie que vous | allez chercher on ne sait où... Je suis Amélie de Norville, et j’au- | rais quelque chose à vous dire ; | mais êtes-vous en état de me com- ‘prendre ?’’ Le fou ne répondit pas, seule- ment l'expression de son visage té- moignait que l'accès était fini. ‘‘Ecoutez, reprit Melle de Nor- ville ; je vais à Montpellier chez mon oncle, parce que l'air de ce pays marécageux m'est contraire ; peut-être n’y reviendrai-je plus ! Cependant, ma mère reviendra, elle ; les eaux de Balaruc lui sont extrèmemens favorables, et dans deux jours sans doute elle sera ici. J'espère qu'à son retour vous ne ferez plus cette mine sombre et ces gros yeux qui l'épouvantent. Pour- quoi ne l’aimez-vous pas? Elle est bonne, allez !... Elle m'a per- mis de quitter ce pays, qui m'est devenu odieux ; elle consent à s’ab- senter dans un moment où elle pourrait trouver ici tant de distrac- tions et de “plaisirs... Allons, mon ami, emporter votre promesse qu'en mon absence vous entourez ma inère d’égards et respects comme autrefois.’ Malevieux poussa une interjec- tion ambiguë ‘Que n’importe la haine ou l'af- fection de centaines gens ? dit la marquise avec aigreur ; en vérité, chère petite, tu prends trop de soin... Imaginez-vous, monsieur le vicomte, ajouta-t-elle plus bas en s’adressant à Mornas, qu’elle a par moment de délire. —Cela ne doit pas vous surpren- dre, dit le docteur Moirot d’un ton sentencieux ; la maladie de Melle de Norville est ce que nous appe- ! laissez-moi de lons une fièvre nerveuse, à défaut nom. Or, ces fièvres nerveuses sont accompagnées souvent de lé- gers transports au cerveau. '° Mornas ne quittait pas des yeux Amelie, qui continuait de parler bas avec Nalevieux. ‘‘Madame la r'arquise, dit-il d’un ton poli mais plein de fermeté, ‘il ne me conviendrait pas sans doute L. L'IMPARTIAL, JEUDI LE 7 MAI, 1908 : de Mile de Norville que sa tendre mère, ou plus prudent qu'un sa- vant praticicn tel que le docteur |Moirot. Cependant, permettez loi d’acquitter un deoir de cons- ébace cn vous exprimant une opi- yage ; il faut décidément le retar- cer de quelques jours. —Non, non, chère marnan, jé vous en prie, ne restouis pas ui HiC- rent de plus dans cette maison... j'y mourrais.”’ < Le docteur avait saisi la main de Mlle. de Nurville, et cousuitait son pouls avec inqniétude. ‘‘Je suis obligé, dit-il. de m'op- poser formellement à ce départ... Il y aurait danger sérieux à se met- tre en route maintenant. —Eh bien, ce danger, je veux le le braver ! s’écria la malade. nion qu'un seul momeut passé ici a pour rendre inébranlable ; Fun Amélie est tout à fait hors d'état de se mettre en route, et ce [sosage pourrait avoir les résultats su fh les plus funcstes pour sa sauté. | —En effet, repartit le docteur avec empressement, je n’ai pas ca- iché à madame la marquise qu’il ‘était à craindre...Mademoiselle est d’une si grande faiblesse ! —Que dites vous donc, docteur ? reprit Mme de Norville avec hu- meur ; est-ce moi qui désire voir partir ma fille #*>Ne l'ai-je pas suppliée à mains jointes de rester ! voulu entendre, vous-même, écoutez la voix de la raison ! dit Mornas d’un ton sup- pliant ; ne résistez pas aux instan- ces de votre mère, de vcs amis... Quel intérêt si pressaut vous oblige donc à partir ? —Qu'importe ! Mais elle n'a rien Je ne veux plus aît lui faire légarément ; ce supplice doit avoir ‘une fin... Tenez, je suis: forte ; ne malade, reprit le | je marcherai seule jusqu'à la voi- ut, n'est pas tou- iture... Adieu donc tous... Par- eilleur tons, maman, partons.’ : | . dd“ , nd ‘tux qui l’aiment| Elle était parvenue à se dégager, tr À P sCUuT -e ta à À ( autorité sur elle doivent et s’avançait vers la porte en chan-; persuader... /celant. . . . o . . . . LA i, je ne puis croire qu'il! ‘Voici M. Adrien, s'écria Thé- béaticoup : rèse qui s'était tnise à la fenêtre ; rMilet( ville à res- "nn ja :1 EU = el À il accourt en toute hâte, taire ses adieux À ces dames la « 1 br dans un mortel emibarras. poui loutx — Adrien | répéta Î T Q i cût iti- La'tour, d'un air de satisfaction: lit le vicomte à son } — Adrien !« être. poutra-t-5l empèêcier HI cette : : 2115 ‘14 “ Le” rY9%% o 111 nts, hetiréli etfant d'aAcCOMDHT un) f ÉfItabl dérnence ob] s Êt LES iCiour 16e tort 3h “ta 234 LU LILR Lan tisse É dt ess ds rt. JU inurmurait-cue 1e veux L ! egex -pasrle , voir....je 0: route:i€, i! DéT-Oune, «..Partons À- jinon Dieu ! pourquoi ne partons- nous pas ?’? {ile sa : As forces tral oyst A4 eu ianis S (Cet incident avait achevé de bou- | |leverser les idées de Mornas. ‘Quoi donc ! pensait-il, de l’hor- reur pour ‘‘Iur’’ maintenant ? c'est à eu perdre la tête !’’ En ce moment Adrien entra dans la chambre. pure VOUS IC. ACSiTEZ, Hi ESL-CE. pas : XIII LE SECRET mes —C'est le plus chei de vœux .”? Adrien était en costume de céré- La marquise adressa un sourire | monie, tout vêtu de noir, afin de ne de triomphe à Mornas, qui ne parut | pas offenser la susceptibilité fort ir pas s’en apercevoir. | ritable des bonnes gens dont il de- ‘De grâce, mademoiselle, conti- |vait présider la fête. Quoique la nua-t-il du même ton, ne prenez chambre fût pleine de monde; il ne pas en mauvaise part mon interven- | vit d’abord que la marquise, et, s’é- tion dans des intérêts si délicats ; lançant vers elle : mais la situation où je vons vois ‘‘Excusez-moi, madame, dit-il m'affige et m'’épouvante ; il est à | d’une voix haletante, de veus avoir craindre que la force ne vous man- | quitéée dans un pareil moment ; que pour .upporter les fatigues de | mais vous savez qu’il m'était im- la route ; et si quelque accident se | possible de refuser l'invitation de la déclarait pendant le voyage, son-| famille Poncet sans lui faire une géz quels dangerr vous pourriez mortelle injure. Enfin, j'ai pu courir:. ...: |m'échapper. is —Je suis prête à tout, réplique | —Monsieur Adrien, dit la mar- Amélie avec un Sourire amer ; je | quise avec embarras, merci de vo- me résignera* à tout, pourvu que je tre empressement, mais nous ne parte ! 'partirons pas... du moins de sitôt. — Nous me permettez de m’é-| L'état de ma fille le défend. tonner de votre aversion aussi su-, Mlle. de Norville serait-elle si bite qu’extraordinaire pour ce beau | mal ? demanna Larayère avec é- pays, et «1 j’osais vous en demander motion en s’approchant de la ber- [le motif... | gère où Amélie était couchée. —Le motif en est hien simple,| Ainélie ferma les yeux, sans pa- monsieur ; ce pays que vous trou- | raître avoir entendu cette question, vez si beau ne convient pas à ma! ‘‘Thérèse, reprit la marquise, santé ; l'air qu’on y respire est sans vous allez renvoyer la voiture et doute le principe de cette fièvre qui remonter les paqu:ts..Monsieur le me dévore....Mais, pardon, mon- | docteur, messieurs, je vous remer- sieur, poursuivit Amélie avec un | cie de vos services et de votre bon peu d’impatience, ma bonne mère vouloir, ils ne nous sont plus né- vous ayant donné déjà ces explica- cessaires.”? tions, il est inutile de les répéter.’ C'était un congé en forme ; mais Et elle tourna le des au vicomte. le docteur et Thérèse parurent ‘‘Je n’y comprends plus rien !” seuls s’en apercevoir et sortirent ; murmura Mornas découragé. cette fois encore, Mornas et Male- En ce moment un vacarme as- vieux ne bougèrent pas. sourdissant de cris, de coups fusil, ‘‘Madame, dit le vicomte, je ne de sons de tambours, se fit enten- puis trop vous féliciter de la réso- dre au dehors ; c'était le cortège lution que vous venez de prendre, des mariés qui revenait de l'église. let certainement ce cher Laroyère A ce bruit, Amélie tressaillit. sera de mon avis.’” : ‘La noce ! dit-elle avec une sorts | Ajors seulement Adrien le recon- de colère, encore cette noce mau- nut. dite ! Ils me torturent avec leur ‘Mornas ! s’écria-t il en courant gaiété sauvage ct leurs cris force- | à lui les bras ouvers ; ah ! c’est le nés....Kh bien donc, maman, si! ciel qui vous ramène. ’? tout est prêt, hâtons-nous de par- Ils s’embrassèrent tir ; il est temps....Adieu, mon | ment. cher Malevieux ; n’oubliez pas | mes recommandatians : affectueuse- La marquise parut observer avec inquiétude cette cordialité mu- tuelle. ‘‘Mon brave Adrien, reprit Mor- nas, il n’a pas tenu à moi de vous rejoindre plus tôt ; mais des devoirs auxquels il m'était impossible de adieu, mes- ma pauvre | sieurs : adieu aussi, |'Thérèse !”’ Tout en parlant, elle s'était levée avec une assurance factice, l'œil brillant, les joues rouges ; la mar- me soustraire. …. Enfin, nous cau- |quise courut à elle. serons plus tard de bien des détails | ‘Amélie, ma chère enfant, dit- qui ne pourraient avoir aucun inté- | une tendresse vraiment rêt pour ces dames. maternelle, ton courage t’abuse, tu | elle avec | | | | | —Mademoiselle, par pitié pour: avez reconnu vous-même | vivre ainsi, poursuivit Amélie avec ! sans doute marquise | peut- | ne | ‘+0 Ve | essaya encore - d'avancer, : : re it sa volonté; | —Ne vous gênez pas, dit Mme. de me montrer plus craintif au sujet | n’es pas en état d2 supporter çe vo- fée Norville en pinçant ses lèvres ; , | } —— eo — actually blocked out. La ES TO ADVANCE FROM THREE DOLLARS TO FIVE DOLLARS. SSSR SES M4 RVELLOUS DISCOVERY OF GOLD, SILVER AND COPPER ORE MADE ON PROPERTY OF THE EASTERN NATIONAL COPPER COMPANY, Ltd.,AT CHETICAMP, CAPE BRETON : PORN ORG-BEARINCG SCHISTS From 75 Feet to 100 Feet Wide, AND TRACED FOR 5000 FEET ON THE LENGTH ; DEPTH OF 85 FEXT ALREADY PROVED MR. M. V. GRANDIN, engineer in charge of the development work, reports the dis- covery of an immense body of gold, silver, and -copper beariugore froni seventy-five to one hun- dred feet wide on thé property of the Eastern National Copper Company, Limited, at Cheti- camp, C:pe Breton. This is probably the first known instance in Eastern Canada of the L anearthing of a large deposit of metalliferous ore such as made the mining industry of British Î Columbia, the Western States and Mexico of great magnitude. The discovery in Cape Breton tends to confirm the opinion of mining experts that Cheticamp is one of the most important | mining districts in Nova Scotia, The Eastern National Copper Company, Limited, owns some of the finest sections of this district and is now THOUSANDS OF TONS OF ORE ALREADY IN SIGHT,. Every Day Addstothe Proved Value of the Mine. THERE Îs no safer form of mining investment than gocd gold-copper deposits, as they occur in immense veins and carry regular values Many of the private fortunes of the United States owe their origin to a lusky investment in a golde copper proposition, The property of the Eastern National Copper Company, Limited, is undoubts edly one of the most valuable in the country, Besides its extensive mining claims the mining company eontrols timber for mining and building purposes and will also have natural water-power. A LIMITED AMOUNT OF STOCK ISOFFERED AT ‘300 ‘ PER SHARE (30 CENTSON THE DOLLAR) PAR 810.00. The stcok was started at $1 per share, and has advanced steadily to $3, likely be to £5, and we expecct that it will be quoted at par—$10—in the Spring, base: on Org Less than 1000 shares will be sold at the present figure of three dollars. Applications for Stock Should be Address 0 Alfred Bennett & Co., Fiscal 16 PRINCE STREET, HALIFAX,’ N.S. Agents Wanted in Each Locality. FE rés 6, @ mt CD+00+ 00076-00400 004 00+-10+10+1+ : engaged in blocking out a body of ore | estimated to contain 160,000 tons, worth $10.00 per ton or higher. The development work is well «dvanoed and is proceeding night and day. All the surface buiidings havo baan complated and ‘ the main slope is now down eighty-five fest, ail inore, and the calculations of the prospectus as to the thickness of the ore body and assay value per ton haye been exceeded fifty per cont Another gang of men will short:y attack the deposit from another point, Itis estimated that every dollar spent underground opons up two ; hundred dollars worth of ore, The value of the big new deposit has not yet been determined, as it has not been fally explored. Dre-H5-e{Kre-re--e-Ntre-ni-e-{50-e-{+e{re- {re _ 82-02-22 0 2-5 © THE extension of the MacKenzie & Mann Rail« way from Broad Cove to Cheticamp in the spring will give this great mining enterprise rail as will : j as water communication with all points. . The unda2rtaking of this Company is a sound home enterprise, organized by prominent Halifax business men, without the heavy over.sapitaliz. ation, watered. stock, promoters rake-off, directors perquisities, &c, which characterize many foreign companies. The conpany is capitalized at the moderate figure of #500,000, and one-half the entire capital stock has been placed in the treasury in reserve. 10,000 æhares: of the other half are being sold for development. Next advance will M PTS uv Agents, Write for Prospectus, | fs pa * you will find them very interesting. There is no argument half so convincing as the evidence of your own eyes. you to inspect our stock of Winter Dry Goods. SOME SPECIAL 1 .VALUES 1 de For that reason weSwant We will be most pleased to exhibit our stock and values ss ele ns ee ce DRESS GOODS All the newest Blacks and Colors, Rough Tweeds, Freizes, Plain and Striped Zibilines, Cheviots, Serges Etc., also a snap in 50 inch suitings, good value at 50 per yd and not an off-shade in the line, now WRAPPERETTES Besides the usual range of English and American patterns we have a line of Canadian. colors, good values at 15c now for.......,..,... Blankets and Comforts In this departinent you will find a stock of these & essential cold wcather Home Furuisbings for you te on choose from, that will make it easy for you to find Re just what you want ; we promise you the best value ever offered by us, see our ALE W( BLANKETS fosse connue «ee DO U FLANNELS In addition to our usual stock of Blues and Grays, : we are :howing some very extra 20 25 25c , values in Kerseys 35c Fast 10c Odd lines Corsets, Prices from 50 cents to $1.00 NOW HALF PRICE 50 PAIRS R. I. HOLMA' après une séparation si longue, deux amis doivent avoir sans doute beau- coup de choses à se dire !”? Adrien comprit l’irotie. ‘‘Madame, s’écria-t-il, vous sa- | vez bien...” Il s’arrêta court et rougit en vo- yant l’œil de Mornas attaché sur lui. Maïs, si peu signiñcatif qu'’- eût été ce mouvement, le vicomte avait déjà entrevu la vérité. & (à suivre) 0 pr ur ess siére / + À Æ TREESI AP TREES1 TREES1 That's our business, We want men to sell TREES of all varieties, fruit and orna- mental. We are looking for a few hustlers. Are you one? If s0, get our terms, CHASE BROTHERS COMPANY COLEORNE, . ONT,