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NOVYV., 1906 10c. copy $1.00 year Facsimile Cover Page (reduced in size) cew Mo mthly Magazine of The National Sanitar- ium Association. Full size of page 10Xx 7. No Father, Worse Than a Prisoner GARFIE ONT..: find t vou w ls t { not hat my ». BRACEY, BERLIN and examination papers. in your Sanatorium. worse an a prisoner., it Of my diseas ler n osition, and give me a ium, V T'etur per. convenienc of th 0e Who have not time to write, the following blank may be used : No Mother, No Home Enciosed please mstances is a hard one ; no father, no Nobody wants Hoping you will have the FORWARD STEP IN THE INTERESTS OF Consumptives The National Sanitarium Association of Canada has undertaken to publish a monthly magazine devoted to the Outdoor Treatment of Tuber- culosis, and the inculcation ul Hygienic Methods of Living for the people generally. The first number was issued in November, 1906. All profits from this magazine — from subscriptions and advertising—will go to the maintenance of patients at the Muskoka Free Ho::::: lives. 4 for Consump- Any one contributing one dollar a year, or more, to the funds of the Hospital will become a subscriber to CANADIAN OurT-Door Lire for one year, An Orphan, without Home or Means Dr. À. E. HANNA, PERTH: I have à patient here, a young fellow in whom I am greatly interested, He has tuberculosis. He is a poor young fellow, an orphan, out of home, without any means. take him in and do the best you can for him? I know how difficult it is to accommodate all who require treatment, but this is a special case. Hope You will position contribute. For the , peurs TICNS MAY BE HON. SIR W. R. MEREDITH, Toronto, or W. J. # É . VE RIits t doct rtif te . £ ice 1na Circ ( mother, no home ti me on aCcot È l . Charity and consi at once in vour Sanato Itis always ercouraging to have a letter from friends who kind! Chief Justice, Vice-President Nat. San. Association, GAGE, Le Chairman Executive Committee, Toronto. “DO IT NOW” SUBSCRIPTION BLANK. à Is a business motto of ........0..e rte enese . 7Q0. ... this strenuous age that Dear Sir, applies with tremendous 7 have pleasure in enclosing the sum of..... soosssossse force when it is a good ie” Ê act you should do. bodrras ..{S.........), as à contribution to the maintenance of the MUSKOKA FREE HOSPITAL FOR CONSUMPTIVES. “A child's kiss set on thy sighing lips shall make thee glad. “A sick man helped by thee shall make thee strong. “Thou shalt be served thyself in every sense of service which thou renderest." SENT TO #r AI Subsc ri] Anyone subse ibi ng © for one year. tions received will be acknowledged in the Toronto ‘‘Globe” and “News.” ne dollar or more becomes a subscriber to the Canadian Outdoor Life “DO IT NOW” “I WAS SPECIALLY PLEASED WITH THE ATTENTION PAID TO CONDUCT THE INSTITUTION CARE- FULLY AND ECONOMICALLY.”-Dr, R. W. Bruce-Smith, Government Inspector Hospitals and Charities. IF we sent him up would you | è ‘ t TS L'ACCIDENT. I On causait, entre chasseurs, dans le compa:timent clos où se mêlait à l’arôme des cigares l'odeur animale des chiens allongés sous les banquet- tes ; soudain, cemuwe le train faisait mine de ralentir sa marche queique l'on fût en plaine et à plusieurs kilo- mètres encore de la station la plus rapprochée, quelqu'un après avoir regardé à la vitie, dit par manière d'explication : —Ah ! c’est à cause du déraille- ment de l’autre jour, parbleu !... On répare la voie. Cela conduisit à parler accidents de chemins de fer. Chacun avait eu le sien, ou failli l'avoir. C'était en telle année, sur telle ligne. Et l’en évoquait les circonstances, et l’on dramatisait de son ruieux les détails. Puis, aux récits succédèrent les considérations générales, les doléan ces théoriques, où les Compagnies ne laissèrent pas d’être fort maltrai- tées. Seul, Blanchard, l’ingémieur des poudres, s'était tu, pelotouné, à l’an gle du wagon, dans son ample four- rure en peau de blaireau, les yeux fermés à demi. Un des pérereurs, qui venait de conclure en préconisant le rachat de tout le réseau ferré par l'Etat, jugea bon d’en appeler au témoignage d'un homme ‘‘compétent.’’ — Voyons, vous, un ‘‘polytechni- cien'’, n'est-ce pas votre avis, Blan- chard ? Arraché par cette question à sa frileuse somnolence, l'ingénieur eut une moue légére et, le regard tou- jours en dedans, répondit d'un ton évasif : — Oui, c'est possible... Et il ajouta, nonchalant, un peu énigmatique : — Mais les accidents de chemins de fer ont aussi parfois leur bon à |côté ! Ces paroles soulevèrent une répro- bation qui fit dresser les chiens sur leurs pattes ; une voix cria : —Comme on voit bie:1, mon cher, que vous ne savez pas ce que c’est!.. Blanchard repartiit avec calme : C'est ce qui vous trompe... J'ai aussi ma petite histoire d’écrabeuil- lement, comme tout 1: monde. ..A- vec ceci de particulier, toutefois, qu’elle ne m'a laissé que d'agréables souvenirs. —Une ïidylle, quoi! ricana un farceur. —Précisément...vous avez dit le mot ! Toutes les bouches hurlèrent à l'unisson : — Allez y donc, Blauchard !. lez y ! Un de nous qfi avait des ‘‘let- tres’’, commença : —C'était pendant l'horreur... II — Non, fit l'ingénieur en cares ..al- 7 |sant le museau d’un grand épagueul L' |accroupi entre ses jambes, la nuit £ [tombait à peine, et c'était bien le | plus délicieux crépuscule de juin : [que vous puissiez concevoir | J'avais : | pris à Rennes le train de Saint Ma- lo dans l'intention de passer quel- : |ques jours à Paramé, rhez des amis de ma famille, installés là pour la | saison lesquels se preposaient, entre : | parenthèse, de me faire rencontrer y | sous leur toit avec une jeune per- : |fection destinée, affirmaient-ils, à : |fairele bonheur du célibataire en ; |mal de mariage que j'étais encore À cette époque. Il y avait affluence de voyageurs dans les voitures de première classe, hormis dans le compartiment des fu- meurs, Où je m'étais teut de suite embarqué et dont je pus croire, jus- qu’à la dernière minute que je res- terais le seul occupant. Confortablement installé sur les coussins, j'allais avoir toute faculté de rêver en paix à la belle inconnue qui m'attendait là bas, au bord de la route, devant la mer, et, déja, les yeux au plafond, je m'essayais à|r me former d’elle une image antici- pée, quand soudain, comme finissait de retentir le coup de sifflet du chef de gare, je perçus des pas précipi- tés, puis un court débat, aussitôt {tranché par un impérieux : —Tant pis !...Vous n'avez pas le choix !...Montez, vous dis je, montez vite ! Au même instant ma portière s’ou, vrit, et une jeune fille enjamba le marchepied, suivie d’une vieille da- me qu’un employé hissait à poings tendus et le train s’ébranla. —Que c’est donc ennuyeux ? mur- | mura en anglais la vieille dame, æ* près avoir reniflé deux ou trois fois, d’un air maussade, et eu coulant de mon côté un regard peu bienveillant Je fus sur le point de lui répondre par une impertinence, mais ume ré- plique de la jeune fille me prévint et me désarma. — Pardon, tit elle observer à sa grincheuse compagne, vous oubliez que ce voyageur est ici chez lui et que c’est nous qui n'y devrions pas être, miss Gurney. —Bien envoyé | pensai-je. hôte, je lançai dehors la cigarette dont je venais à peine de tirer quel- ques bouffées, Ce geste me valut une grimace presque aimable de la vieille ‘‘miss'’. Le jeune fille, en revanche, protesta. —Au moins, que nous ne vous empêchions pas de fumer, monsieur, je vous eu pris ! Cela fut articulé d’un ton un peu timide, mais dans le français le plus pur, sans le plus léger accent. La voix était jolie, et lorsqu2: je me tournais vers mon interlocutrice pour la remercier, j'eus tôt fait de constater que la personne était aus- s1 jolie, que la voix. C'est, du res- te, tout ce que je vous en dirai ; il ne m'appartient pas de vous ia dé- crire plus amplement. Et. cependant, nous filicns à tou- et vitesse ; dans Ja nuit de saphir pâle, la lune s’était levée, éclairant les grands terroirs feuillus du pays de Combourg- Tout à coup, et sans cause appa rente, notre wagon, comme pris de révolte subite, cessa d: rouler, se cabra dans uu bond de bête, puis retoæba de toute sa masse, avec des grincements de fer, des craquements de bois, un cliquetis de vitres bri- sées. J'eus l’impression que le sol s’ouvrait, que nous nous engloutis- sions dns je ne sais quel abîme., J'avais la tête vide, mais les sens extraordinairement aiguisés et les nerfs tendus à se rompre. Je guet- tais j'écoutais ce qui allait venir. Ce fut une seconde vraiment tragique. Il régnait un silence effayant, inexprimable un silence de stupeur et de cauchemar ; puis instanitané- ment, une clameur éclata, grandit, se propagea, faite d'appels, de gé- missements, de râles, de rires même, de ces aff eux rirés de démence qu’ou n'entend d'habitude qu’aux abords des hospices d'aliénés. Une voix qui me sembla très join- taine soupira presque À mon oreille : —D: grâce, monsieur... sauvez vous ! Alors seulement l’instin:t de ma propre conservation me rendit à moi même. Je sautai sur la portiére. La poignée en était faussée, mais j'au- rais, je crois, tordu des barres d'a- cier en un pareil momeut Je la se- couai d’une telle fureur qu’elle céda. Comme je m'élançais dehors, deux bras noueux ei secs co'nme des sarments s’abattirent sur mes épaules. C'était la vieille Anglaise. N'a- yaut pas la force de hurler, elle gloussait de terreur. Je Ja déposai assez rud:ment sur le sol où elle s'affaissa. Nous franchîsme quatre on cinq . talus, pour dévaler, hors d’ haleine, au creux d’un chemin rural. Elle était à bout d'émotion, à bout d'an- goisse. J'avais recouvré un peu de sang froid : je voulus 12 calmer, lui persuader qu'elle n'avait pius rien à craindre. Mais les cris; les appels désespérés, le bruit de soufflet cre vé que faisait la machine arrivaient toujours jnsqu’à nous. Elle hocha la tête, reprise par l’épouvante : —Oh ! plus Join, s'i! vous plaît !... encore plus loin! C'était elle maintenant qui me ti- . Elie marchait d’une allure ps automate, comme nue hallucinée. Elle avait la fièvre ; ses dents cla- quaient. L’instant d’après, je Ja seutis chanceler ; j’avançai le bras juste à temps pour, la retenir et je - La Et pour montrer que j’éiais bon|. 7 ner ge te à | — [ne l'eus pas plus tôt assise sur le rebord de la dotrve qu'elle s’éva- nouit. Vous jugez de mon embarras! Par bonne heure, le fracas de la ca- tastrophe et le tumulte qui s’en 6« tait suivi avaient réveillé les gens des fermes environmautes. Des paye” sans d'eux et Jui demandai de m'aider à accouraient. Je hélai lus transporter !a jeune fille à la mai- la plus proche. #“VYèrel”’ dit-il, la mienne m'est qu'à douze enjambées ! Nous rouchâme notre fardeau, La malade eut un soupir d’aise ; ses couleurs lui revinrent, et daus le regard qu’elle leva sur moi, je pus lire, À la clarté de la lune, use ex- presston de confiance douce et d'in- quiétude infinie... III Ù ._ Ace point de son récit, de à co s- teur s'arrêta. -— Aprés ? après ?. .… réclama Îa bande. —Après !... Eh lbien ! mes- sieurs, je continuais tout bonnement de veiiler à son chevet, jusqu'à l'er>. rivée du trains de secours... L'An- . glaise qui gloussait quand nous le perdîmest jappa de tendresse eu nous retrouvaut...A Paramé, mon premier soin fut d'avertir les amis de ma famille que j'avais d’autres vues matrimoniales ; il était dit que la belle inconnue qu'ils me desti. naient demeurait pour moi l'éter- nelle inconnue... Telest, messieurs, l'histoire de mon ‘‘accident’’...Æt — jusqu’à présent du moins—ni ma femme, ni moi, nous n’y repensons jamais sans plaisir ! ANATOLE LK BRAz. GAGNEZ DE L'ARGEN EN VOS MONENTS DE LOISIR. - Si vous pou ne Au » commerce 29 qu) ajonterait upe quine vous en res PAPE TN le feriez- rar ue LS a sy rare qu'après la Recoite 1906. L'élevage de volailles pais, + Ceux qui vous 2 qu'i n « pas argent dansl'élevage de poulets ont dû _ yer faire de Pots comme ce fi auraient pu Lo ani bien casa er de e déco: or dans 0 aux choux. L La mimion de Line d'or dans « est de re 06 est l'affaire Ga. 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