ee I'IMPARTIATL, JEUDI LE - LA MECHE D'OR - 0000000XKX0000000 BEUXIÈME PARTIE 11 [suite ] —1] était.....il était... —Tun sais donc. où il était ? s'écria le notaire. —Mon père! Tu me faits peur —Mon Dieu ! M. Fourmont prit sa fille par les mains, et, la secouant avec viaienee : —On a arrêté Serge! Et,en ce moment, on arrête sans doute sa complice ; car elle a pu fuir, elle! Elleetsonfrère! On l'a vue qui courait en sortant de la maison de la rue de Rome ! On n’a pas vu son frère ; mais je suis bien certain qu'il devait y être.....D'ailleurs, on l'arrêiera lui aussi et on lui demandera ce qu'il faisait à l'heure du crime... Le notaire aurait continué d’apostropher sa fille, si Ju lienne, poussant un soupir la- mentable, ne s'était évanouie. Son père, épouvanté, la Jächa ; et elle tomba lourdement sur le parquet. M. Fonrmont se tourna vers Angélina qui demeurait sur sa chaise, toujours blême, im- mobile, ne disant pas une parole, semblant ne pas s'iutéresser à ce qni se passait devant elle. —Lui auraisje fait mal ? murmura t 4]. Augélina eut l’ar de sortir d’un rêve. — Hein? Quedites-vous ?.… Où est donc Julienne ? —Elle s'est èvanouie....… Je lui ai appris tout cela trop brus- quement..…..J'étais si indigné Aidez-moi ! Elle vint auprès de lui et l’aida à placer Julienne sur un fauteuil ; elle défit son corsage,! tandis que le notaire appelait un domestique. Et voyant An. gélina soigner sa fille, il lui dit : — Vous êtes toujours la même, vous, bonne, dévouée..…… Vous | vovs oubliez pour songer aux autres...Ah! j'enrage, quand | je pense que ma fille ne vous aime pas ! —(Calmezvous ! Calmer. | vous, je vous en prie, mon ami, 11 faut d’abord porter Julienne dans sa chambre. Quaelqnes instants après, la jeune fille, étendue dans son lit, revenait peu à peu à elle, et vo yait Angélina et son père à son chevet. Le notaire demanda avec inquiétude : —Eh bien, petite, comment cela va-t-1l ? — Mieux, père. — Ma chère enfant ! murmura | | } Î } ? Angélina d'une voix douce- reuse. Julienne la regarda dure- ment ; puis elle demanda : —On ne arrêté, lui. n'est-ce pas, mon père ? —Quai donc ? — Claude! Il n'était pas là! je vous le jure !...... Sur :a mé- moire de ma mère, je jure que Claude est innocent ! 111 CELESTIN BRIGARD l'a pas La jeune fille eut à peine pro- noncé ces mots qu'une vire rot- Au- gélina était ei tronublée qu'el'e geur empourpra ses joues. avoir là dessous quelque erreur épouvantable, qui s’expliqnersa plus tard. Cene sera pas'a première fois que la justice se sera trompée. — Et, cette fois, je suis bien certaine qu’elle se trompe, bal butia la jeune fille, au milieu de ses sanglots. —Non,non! s'écria le no taire, tout cela n’est que trop clair! Et je vous avoue que je ne suis pas fàché d'être débar- rassé pour toujours de cette fa. mille Garancier ! —Oh! mou père ! murmura Julienne. Mais, en voyant la figure con- tractée du notaire. la jeune file u'osa rien ajouter Son pere comprit ce senti nent : — Oui, continua til, tu as rai- son detetaire! Tune pourrais dire que quelque sottise ! Com- ment te sens tu, maintenant ? —Un pen mieux, mon père ; cette horrible nouvelle m'a bou leversée.....Je n'ai plus besoin que de repos.....Ma femmo de chambre restera auprèe de moi. —O'est cela, dit Angélina. Laissons cette chère enfant se reposer. Elle l'embrassa avec effusion et ne sembla nullement étounée que Julienne ne Jui rendit pas sa caresse. Le notaire embrassa aussi sa fille, et suivit Angélhna, quise dirigeait vers la salle à manger. Il regarda la table, les plats, les bouteilles, les pe- hits verres; cette vue ranena un peu de calme dans son être égoiste et gourmand ; 1l pensa que la mort detors les com- mandants de la terre ne pouvait empêcher de diner un honnête officier ministériel comme Jui. Et il dina copieusement. An gélina le regardait avec uu sou- rire méprisant ; mais elle le poussait à manger. 11 donna enfin l'ordre d'atteler son coupé et fit demander la femme de chambre de sa fille. Juiienne avait renvoyé sa servante, en disant qu'elle allait dormir. —Je l'avais bin pensé, s'6 cria le notaire, ayeo un soupir de satisfaction. Chagrin de jeune fille....1l n'y paraîtra plus demain. Ah! les enfants? Quel tracas cel vous donne ! Versonz: henres et demie, son coupé s'arrêtait devant une belle maison de l'avenue de Villiers Il entra dans la maison en même temps qu'Angélina. ls traversèrent la cour, puis un jardin, et arrivèrent au petit pa villon, où demenrait l’aventu rière. Si le no‘aire avait eu la moi tié de la perspicacité dont il se vantait, ilse serait demand, depuis longlemns, eom nent, avec les trois mills rente qu'il lui servait, Augélina pouvait payer un loy:r de quain ze cents francs et vivr: raffinem'uts d: l'élégance plus recherche Son habita tion se composait de deux éta ges : au rez de chanssée étaient livres de ses deux pieces de réception, le salon et la salle à manger, meu- blés sévèrement d'une façon un peu sombre, et séparés par une | | mois, i! | rable fiile. , avec 08) la | { | } | ne le re aarqua pas. Et comme splendide portière orientale. le notaire demandait $ veie- Le notaire sarat que lu meut : [chambre et le boudeir de j'a —Qui t'a dit que Ciaude n'é.| venturière, situés au premer, | tait pas ià ? Tu sais douc où j |étaient denx merveillkks de ute|! était, à l'heure du crime ? et de goût ; mais il n'avait ja-| Elle ne pas ; elie cacha son visage dans ses mains rénondit et se mit à sangloter. Angélina la caressait ; et, malgré la haine, qu'elle éprouvait pour elle, eile| u'osait pas la repousser. | — Voyons, mon enfant, disait | l'aventurière, de son ton protec. | teur, il ne fant pas se laisser! abattr' r&r le chagrin : il doit y! 2 mais obtenu pénétrer. | —Maintenant quejs suis ar irivée chez moi, dit l’aventurière en entrant dans son salon, vous le plaisir, lez me faire mon ami, de vous retirer. ia permiesiou dy} | | | ! ! | —Quoi ! Pas même un petit, bout de conversation ? | — Non. Partez! Je le veux. — Vous êt's plus belle que! jamais ! dit il. —À quoi cela me sert-il puis- qu'on ne m'aime pas ? s'écriat. elle, en lançant au bou homme un regard en dessous. Le notaire répliqua avec fougue : —Moi! Ne pes vous aimtr' C'est à moi que vousditcs cela? moi qui vous adore !.. — Ah! Trêve de déclarations, mon ami! Les paroles ue mè- uent à rien. Vous me jurez tous les jours que vous m'ado rez, et Vous ne savez même pas me faire respecter par votre fille ! —N'avez-vous pas vu comme je l’ai traitée ce soir ? —N'avez vous donc pas com- pris qu'elle ne voulait être seule, que pour ne plus m'avoir au- près d'elle ? —Aussi je relève la tête à la fin! Ilme fallait une oecasio»: je l'ai mainteuant. Et je suis disposé à braver toutes les co lèris de Julienne. Demain.elle saura que je suis le maître chez moi! Et, daus un mois, vous serez ma temime, mon adorée | 1ls’empara de la mais d'An- gélina et la couvrit de baisers. Elle le jaissa faire, puis dit avec uue petite moue : —Allons ! Partez ! Si je dois ê're votre femme un jour, il faut que personne n'ait je droit d'attaquer ma réputation. Adieu ! —J'aurais (té si heureux de rester plus lengtenips avec vous, m& chère enfant, balbutia en tremblant le vieil amoureux. Et il était si troublé qu'il ne son,eait plus à cet héritage, qui mettait uue fortune consi dérable entre les mains de i’a- venturière. ll s’en alla sans jui en avoir reparlé, tout bogle- versé à la pensée, que, dans un | 8 ! posséderait cette at mi-| Daus son coupé, il! ouvrit son portefeuilie et prit une photographie d'Angélina en toilette de bal. — Désormais, je n'aurai plus ce Ciaude pour contrecarrer tous mes projets. Celestin Brigard m'est tout dévoué....}Et, s'il surgissait de nouvelles dificul- tés, il se chargera de ]es déjouer. Cet homuwe, qui, au fond, n'é- tait pas méchant, se réjouissait des incidents épouvantab'es qui ailaient lui permettre de réali- ser ses désirs amoureux Etil se croyait aimé | Quelie épouvantable désillu- sio pour jui, s’il avait entendu le ton dédaigneux avee ilequel Ang.lina avair dit après son dé- par: : —imbécile ! Et aussitôt laventurière ne songea plus a lui. Elle se rap- pela ce crime, cette mort. Pla cée devant la grande glace de snsaou,eile se vit si pâ'e qu'elle remonta bien vite dan: sa chambre et se mit vn pen de rouge. Au frappait un coup diseret à la même instant, on çorte du parii on ; et lx bovce . es Rs Martihe, intraduisit vnindividu| 1 On qui, sans ri: demandir, tait au premier étage. + 25 rt 118 +: PF AAA AJAR TR % At DRASS 2 ETES-YQOUS SOURD ?? Tous les cas de SURDITE ou d'ORFILLE DURE se guérissent maintenant par notre nouvelle inven- tion. Les sourds-muets de naissance seuls sont incurables. Les bourdonnements d'oreille cessent immé- diatement. Décrivez votre cas. Examerr et conseil gratis Vous pouvez vous guérir chez vons À un coût relativement bas. 9 5% Dr, Dalton’s Aural Institute, CIE ARD RE g eui 6 à la 3me page. ur 15c Pour Nous enverrons 5 pks. bien remplis de GRAINES CHOISIES :-—Betterave. : Carotte, Concombre. ‘I Catalogue e.-gTal t plantes, com ment élever votre CAF r i E . . . 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