ne gg ns . (suite de Ja 1ère Page) D me mettre à la porte de mon auberge. ques Hervey, voilà un drôle qui me prend peur un sot ! Et, s'adressant à Gendron- neau, 1} lai dit : | Monsieur Gendronneau, je ne suis point ennemi d'une how- nête gaieté, et j'aime les plai santeries spirituelles, un peu gauloises même ; mais la vôtre passe toutes les proportions. Ap- prenez une chose, et tâches sur- tout de ne pas l'oublier, c'est que je sais lire aussi Couram- ment sur la figure d'un hommes comme vous que dans un li- vre ; or, votre figure me dit que vous mentez audacieusement. En voilà assez. Retournez vers ceux qui vous envoient, et dites leur bien que le moyen est usé et qu'il faut autre chose pour gagaer ma confiance et s'intro- duire dans ma maison. Buvez frais, monsieur l'aubergiste, mais ne jouez pasla eomédie, uous n'y avez aucune vocation Diable d'homme ! muraura Gendronneau en regagnant tout : penaud son log's, il n'y a pas moyen de le mettre dedans ! 1rrité de ces insnecès, Mali- ñ corLe, mis au Conrant de cette $ conversation par l'aubergiste, à prit le parti d'agir sur Suzanne, la servante, l’utile auxiliaire de Jasques Hervey. — Toutes ces filles sont intéres- sées, se dit 1}, et j’en aurai raisen avec de l'argent. : 1 . ll se trompait encore cette | fois. Suzanne était très attachée à 7 son maitre, et ponr rien au monde n'eût voulu le quitter Chaque fois qu'elle passait de- vaat la porte de l’aubergiste, Gendronneau lui faisait des compliments, et Suzanne, qui n’était point fâchée d'entendre dire qu'elle était avenante et belle, souriait et montrait ses dents blanches. f nn UNE HAINE DE VILLAE peut-être vous le Le en même. — Une autre personne ? —Oh ! très comme il faut, et |s'était tracée. chez laqueile il y aurait moins encore à travailler. ter M. Hervey ? — Oui. Suzanne prit son panier. —Merci, madame Gendron- neau. dit-elle, je ne suis point intéressée ; j aime mieux gagner deux cent quarante francs chez M. Hervey que trois cent soi- xante chez M. Malicorne. Bien le bonjour. Et elle se saura. —Et votre crême, ma petite ! cria madame Gendronneau. Mais Suzanne était déjà join. Jusqu'alors le docteur Hervey était resté sans clientèle. Un fait, en apparence insignifiant, vint changer cette situation. En descendant la rivière de l'Yonne, et à un kilomètre de Château Bernard, il existait une tres beile maison bourgeoise, entourée d'un immense. jardin elos de murs. Plusieurs fois, se promenant sur les bords de la ri- vière, Jacques Herrey avait re- marqué cette délicieuse habita- tion. Un jour même, des eris jo- yeux l'avaient involontairenent attiré vers la grille, et, à travers des massifs d’arbustes et des caisses de fleurs, 1l avait apereu se roulant et jouant sur le ga- zon. deux petits enfants et une charmante jenne femme, leur Lmère. Ce groupe était d'un effet ravissant ; il plongea Jacques verie. Malgré lui, sa solitude lui revint à la pensés,et nn soupir de regret s'echappa de ses jè vres. Une voix d'homme se fit entendre, et le médecin, hon- teux de sa curiosité, s'empressa de continuer sa promenade, ré- vant toujours de ces beaux en- fants rieurs et de cette Jeune femme qui se mêlait à leurs jo- yeux ébats. La maison appartenait à M. Laroche, un riche marchand de bois, le rival, comme fortune, do #14 Un jour, ee fut madame Gen- i Urouneau qui l'abercla. #1 Eh ! bonjour, jolie Snzon, lui a dit-elle, j'ai un bean fromage È et de la crême aussi fraiche que 1! votre œil; ne les voulez-vous Ÿ point pour votre monsieur ? 1 voulez me les vendre. Entrez, nous ajilens arranger ça. Suzanne entra. Prosper Malicorne, caché dans la salle de billard, conversatien. Madame Gendronneau com mençÇça par verser dans deux verres un peu de vin euit et en offrit à Suzanne, C'est moi qui l'ai fait, dit-elle, s’est une vraie liqueur de de- L moiselie. 11 est tellement d'hahitvde, dans la campagne bouryuigno ne, de s’oftrir de ces sortes de régals que Suzanne n’osa point refuser. 11 a l'air d'un bien brave monsieur, votre maitre, et gen- til tont plein. Oh ! oui, dit Suzanne. C'est une bonne place que! vous avez là ? Très bonne : deux cent qua- rante francs de gages par an et! pas trop d'ouvrage. | Ah ! jour de Dieu ! mais c’est pour rien. Je donne ça à ma écoutait Ja un éd 0 64 bg, ae Van rene me ges: + £ DER a g y amp re Es AT Jern Malicorne ; mais la «sienne ‘était due au travail, à | gence: à i’aotivité, à la probité la pius absolue, et cette diffé- rence avait crée entre lui et Ma- licorne un mur infranchissable. | La jalousie et l’envie, qui é- Si fait. dit Suzanne, si vous !taient dans ie tempérament de sur l'Yonne ? | Malicorne, l'avaient poussé, pen | {dant plusieurs années, à une guerre de sauvage contre M. Laroehe ; il avait mis tout en œuvre pour ruiner le crédit et la considération du marchand de beis. Heurensement peur ee- lui ci, il était de fer, et les dents de Jean mMalicorne ne purent l'entamer. Au surplus, la posi- tion exceptionnelle de M. La roche le mettait à l'abri des pe- tites infamies du tyran de Chà- teau-Bernard. 11 exploitait de grands bois dont il était propri- étaire ou iermier, et expédiait ces bois vers Paris ; ses relations aveo les habitants du chef-lieu de la commune étaient complè- tement nulles. 11 ne faisait que de courtes et rares apparitions dans le village, et l'on pouvait affirmer que, depuis plas de dix ans,ilne l'avait pas traversé dan: son entier. Son industrie lui permettait d'utiliser beau- coup de bras et de rendre de grands services à la population, de faire du bien même ; etil le faisait sans faste, sans ostenta- ion, sans bruit, sans arrière-pen. servante, qui ne sait que laver la vaisselle, cirer les souliers, | servir à table et faire les lits | ù Vrai, vous méritez mieux que | viagt francs par mois, et, si. sée, De ses voisins, des habi- tants da village et de leurs pe- titcs passions, il ne s’oceupait guère, ne disait du mal de per- soffriratillai- [mais il s'en moquait comme} ques de M. Laroche s'en vint Oui da ! pensa à part lui Jae-| —Comme ça, il faudrait qui:- sonner à la porte de M. Prosper \ —Allez au diable, alors. on d'une voix vide et suivait tran- quille et heureux, la voie qu'il Un matin, une des domesti- Malicorne. —Que vouiez-vous ? dit bru- taiement celui-ci en reconnais- sant la servante du marchand de bois. —Ah! monsieur, je soufire horriblement d’une dent, et je viens vous demander de l'arra- cher. — Est-ce que vous n'êtes pas domestique chez M. Laroche ? — Si, monsieur. —Eh bien ! allez trouver son médecin à Vermanton ; moi, Je n'arrache les dents que de mes clients. — Mais, payerai !| — Allez à Vermanton. — C'est impossible, madame est seule à la maison. monsieur, Je vous Prosper Malicorne mit Ja pau fille à la porte. Elle revint tonte pleurante à la maison de son maitre, et dit à Hervey dans une profonde ré.! l'intelli- | \ ÿ Re madame Laroche ce qui lui é- tait arrivé. | —Je voudrais bien, Rose, vous faire conduire à Verman- |ton, mais tout le monde est dans les bois ; prenez patience jus- qu'à ce soir. —Ah! madame, que je souffre! . — Attendez dono, reprit ma- dame Laroche après un instant de réflexion, est ce qu'il n'y 0 pas un médecin à Château-Ber- nard ? Je suis bien certaine d’a- voir entendn dire qu'un docteur de Paris était veuu s’y établir. —Madame vent-elle me per mettre de retourner au bourg ? —Certainement, Rose. Vous irez au bureau de Ja poste, et ià ‘on vous dira où demuure le nou- veau médecin. O'est ainsi que Jacqnes Her- vey commença sa clientèle. —Monsieur, ui dit la ser- vante, je suis domestique chez M Laroche, le marchand de bois qui demenre an port Michaud, en descendant la rivière. — Àh l'oui, cette jolie maison dont la facade est à moitié chée par des maseifs d'arbres, avec nue grille qu' donne acces Ca- -— C'est cela, monsieur ; et Je viens vons supplier de m'arra- cher nne dent malade, — Vous n'avez pas b2coïn de me supplier pour si peu de]; chose, mon eufant, dit Jacques 'Hervey en souriant, asseyez- voas. 11 prit sa trousse et extirpa Ja dent. Voilà qui 2st fait, dit-il. — Ah! monsieur, s’éeria la servante, vous valez mieux que M. Malicorac. Jacques Hervey, par dignité, ne crut pas devoir demander la cause de cette exclamation. —(Combien vous dois-je, mon- «our ? demanda Rose. — Rien, mon enfant. — Bien vrai ? — Bien vrai! répéta le teur Hervey. Quand madame Laroche vit sa servante revenir, toute sou- riante, elle devina ce qui s'était doc- passé. [à continuer] l A vous voulez, je me charge de | Sonne, était bou, obligeant, af 1 vous en faire obtenir trente. [om 6 ponte Ve nn) De M. Hervey ? demanda Sn! 1lieu de sa famille, en voyage | zanne, qui ne devinait point en- [Où avec quelques amis, étran- core l'intention de |gers au pays, qu'il réunissait le [sa. maison, Les gros bonnets du ji à . n , Pic - ee Vhes : ‘sachant qu une | wie, cette grande indépendance, | madame | Gendronneau. s’il autre personne vous les offre, ! cette {ortune dignement acquise, | | Plus fréquemment possible dans — Dame ! peat-êire bien, dr {Vil'age jalonsaient ce genre de lège St. Dunstas ! aura lieu, mardi, le 12 septembre. s'adresser au Supéz.ieur. College St Dunstan| eme TRE » IL'IMPARTIAL, JEUDI LE 5 OUCTOBRE, 1899. Melle Bertha Ledoux DEPUIS NOMBRE D'ANNEES MAL. ET PLUSIEURS TORTUREE PAR LE BEAU- AUTRES MALADIES. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre ont mis fin a toutes ses Souf frances. Aujourd'hui, guerie et heureuse, elle publie la grande efficacite des Pilules Rouges du Dr. Coderre. L'anémie — où en d’autres mots la pauvreté du sang — est une des maladies les plus communes de nos jours. Elle affecte sans exception, les femmes de tous les âgés, mais plus particulièrement les jeunes : files entre 13 et 20 ans.—Etes-vous anémique ?— Etes-vous pâle et votre teint jaune? Vos yeux sont-ils cernés? Vos lèvres et gencives sont-elles pâles au lieu d’être roses ? Votre appétit variable et faible ? Etes-vous fatiguée et essoufflée après le moindre exercice ? Souf- frez-vous d’étourdissements et de maux de tête? Votre cœur bat-il violemment si vous marchez un peu vite? Etes-vous abattue, mélan- colique et faible? S'ilenest ainsi, vous êtes anémique, vous êtes sur la route de la comsomption, et par conséquent de la mort. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent l’anémie en faisant du sang riche, douleurs dans la tête, la poitrine, les côtés et le dos,se déplaçant souvent d'un membre à un autre, mauvaise bouche, vertige, constipa- ment et irrégularité des intestins, couleur jaunâtre des yeux et de la peau, mains et pieds froids, palpita- tion du cœur, appétit variable, tantôt nul, tantôt dévorant, mi- graine, bourdonnement dans les oreilles, accès de chaleurs, sensa- tions chaudes qui montent à la tête, perte de sommeil, toutes les maladies da retour de l’âge, les pieds, les mains, les jointures et le corps enflés, les maladies du foie, des ovaires, chute de ‘a matrice, prostrations nerveuses. Les Pilu- les Rouges du Dr. Coderre peuvent être prises sans danger par les femmes enceintes, elles leur donneront. des forces et aide- ront à la constitution de l'enfant ; elles ne contiennent ai morphine, rouge et pur. Aux figures pâles-et jaunes, elles donnent le rayon de la santé, donnent de la vigueur à tout le système, ct font de la vie une bénédiction au lieu d'un firdeau. Melle Ledoux dit : “ Depuis plusieurs années j'ai beau- ‘coup souffert de grande faiblesse et du beau mal. ‘ Je n'avais pas d’appétit, je souffrais aussi de maladie “ de foie, toujours mal à la tête, faiblesse dans les ‘ jambes, pas d’appétit et douleurs dans tous les mem “bres. Je souffrais aussi de faiblesse ct pauvreté de “ sang. Une amie m'ayant dit que le seul remède qui “ pouvait me guérir était les Pilules Rouges du Dr “ Coderre, je commençai à en prendre. Jamais je re “ pourrai faire assez de louanges de ce remède, car “il m'a débarrasséz de toutes mes maladies, “ Maintenant que je suis guérie, je me fais un devoir “de le recommander à toutes les femmes et jeunes “hlles malades” Melle Bertha Ledoux, 150 Ste. Elizabeth, Montréal, Nous ne publions jamais de témoignages sans le consentement de 1; femme guérie, nous ne les achetons pas non plus. S'il arrivait que vous désiriez consulter ces femmes et G:2 vous ne puissiez les trouver pour cause de Céménagement ou autres raisons, écrivez-nous et nous ferons tout notre possible pour vous mettre en communication avec elles. Les Pilules Rouges du Dr. Coderre guérissent infail- liblement ces languissantes et douloureuses maladies particulières aux femmes. C’est le remède qui donne la force, la santé et chasse tous les ennuis et les tristesses de la vie à toutes les femmes quile prennent consciencieu- sement. Flles guérissent le beau mal, les irrégularités, la suppression d's règles, les règles, douloureuses et abondantes, la leucorrhés, mal de cœur et nausées. | MELLE DER’1 73 OF PULL SIFE OPEN. AMERICA’S CREATEST PEN tue “ni opium, ni rien de dangereux, elles peuvent être prises par la plus faible jeune fille. N'oubliez pas que nous avons à votre disposition un médecin spécialiste d’une grande expérience dans le traitement des maladies des femmes. Ecrivez-lui une description complète de votie maladie, il vous répondràä absolument pour rien. Si vous le préférez, écrivez nous pour un blanc de questions pour traite- ment, nous les envoyons à toutes les femmes qui en font la demande. Notre médecin examinera votre ma- lidie et vous donnera un grand nombre de conseils, qui, si vous les suivez bien, aideront beaucoup à vous guérir. C'est une chance unique que nous vous donnons de consulter notre médecin spécialiste. Adressez vos lettres : Departement Medical, Boite 2306, Montreal. Defiez-vous des pilules rouges que l’on vous offre à la d ‘uzaine, su cent ou à 25c. la boîte, ce sont des imitations des Pilules Rouges du Dr. Coderre. Ces imitations sont la plus grande fraude du jour, Ilest arrivé un grand nombre d’accidents par l'usage de ces imitations que l’on vous vend à bon marché. 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