! Î À ' | | Pa — —_—— L'IMP ARTI AL Étomtieat ? Ne semble-t-il pas que, |fice de la messe. Fonpe £x 1898 Lo seul Journal français de l'1le du Prince Edouard. HEBDOMADAIRE, 8 PAGES. ABONNEMENT : nt BE de. Les abonnements sont paya- bles d'avance. Annonces 10 cents la ligne re insertion, 2 cents la bgne lee insertions subséquentes. Toates communications doi: vent être adressées à L'IMPARTIAL TIGNISH. I. P. E. nt, L'IMPFARTIAI, Tienism 31 Oct 1901 FETE DE LA TOUSSAINT (1ER NOVEMBRE) Alnsi qu’une mère pleine de ten- dresse, la religion réunit tous ses enfants pour les fêter ensemble de- vant le trône de Dieu ; dans sa jus. tice, elle amène devant le grand ré- numérateur et devant les hommages des hommes, tous ceux qui ont mérité gloire et réoompense. En cette solennité de la Toussaint J'Eglise qui est sur la terre donne la main À l'Eglise qui est au ciel ; etla communion des Saints qui jouissent de l'éternel bonheur, et des justes qui y aspirent, est révé- lée comme une grande consolation, comme un puissant encouragement. Ceux qui habitent encore la val-| liée de larmes prennent courage, en! pensant que a’est à travers les cha- grius et les pleurs que leurs devan- ciers sont parvenus au repos céleste, et ils se disent : Ils ont été comme nous, soyons comme eux. Pour bien parler de la fête de tous les Saints, il faudrait pouvoir peindre leur gloire, leur félicité, leurs extases sans fin. Et com- ment faire ? ce que l’œi! n’a pas a- perçu, ce que l'oreille n’a pas oui, ce quin'’est jamais entré dans le cœur de l’homme ne peut être dé- crit. Tout ce que nous pouvons dire avec Bossuet, o’est que pour ren-| dre les saintsheureux, Dieu n’en-. ploiera pas sa puissance ordinaire ; il fera plus ; il étendra son bras, il ne s'attachera plus à la nature des ne” L'IMPARTIAL JEUDI LS ME 91 OCT, 1901 —— nous montrant tour à tour le ciel} C’est donc notre devoir de hâter et le purgatoire, l'Eglise notre mère | leur bouheur, de pouvoir éteindre dise À chacun de deses fils : ‘‘Là- les flammes qui les dévorent et les haut sont vos frères souffrants : à désirs de voir Dieu qui les brâlent. vous d’adoucir leurs tourments, de les conduire au séjour du bonheur.'’ Prier pour les morts, c'est une consolation pour le cœur aussi bien qu'un devoir impérisux. Hélas qui de nous n’a euà verser des larmes sur une tombe ? Sanctifions- les, ces larmes, et rendons-les utiles par la prière, à ceux que nous re grettons. C'est an père bien aimé, c'est une tendre mère, c’est un frère c'est une soeur qui font monter vers nous les touchantes supplications de Job : ‘‘Ayez pitié de nous, vous du moins qui fûtesnos amis, ayez pi- tié de nous’’. Sauvons des âmes si chères, et la pensée de leur félicité adoucira l’amertume de nos regrets. Quel honneur pour nous d’exer- cer un si glorieux apostolat! Vous! regrettez parfois de ne pouvoir par- courir le monde, de ne pouvoir, suï des plages lointaines, prêcher la foi! aux nations iufidèles. Priez pour les âmes du purgatoire, et vous de- venez missionnaire ; priez, et ces âmes. aujourd'hui prisognières, s’envoleront vers la patrie, iront chanter à jamais les louanges de Dieu, et Jésus-Christ, notre Ré- dempteur, dont vous aurez suivi les traces, vous préparera dans le ciel la couronne immortelle des apôtres. Une fois entrées dans la gloire que ne feront elles pas pour nous ren- dre ce que nous leur avons donné ? Portées sur les ailes de la puisance et d’une tendre gratitude, elles des- cendront jusqu'à nous, pour nous aider à sortir des chaînes du péché tribulation ; elles seront à nos côtés pour nous soutenir dans le chemin qui conduit au ciel, et, en interces- seurs fidèles, elle présenteront à Dieu nos prières, afin de les lui faire agréer favorablement. Alors le Seigneur, nous appelant à lui a- vec une ineffable bonté, nous tien- dra ce doux langage : ‘Tout ce que vous avez fait à ceux qui m'é- taient chers, je le considère comme fait à moi-même ; entrez donc, âme bien-aimée, dans la joie de votre Seigneur. MATTH. XX, 20 ET 21. L'Assemblee de Mardi Tel qu'annoncé, l'assemblée ap- pelée pour mardi, le 29 du courant, pour en appeler aux autorités afin d'obtenir des règlements plus con- venables sur notre voie ferrée, a eu II La mort détruit tout: Elle n’épargne pas les membres les plus chers d’une même famille, ‘et surprend l’homme à tout âge. Quand la mort paraît et nous ap- Ipelle, il faut la suivre. Nous devons toujours être prêts, car la mort vient lorsque nous y pensons le moins. Le juste attend la mort avec cou- rage, mais le méchant voudrait re- pousser la mort loin de lui, mais il lieu au Tignish Hall, Tignish. présents, les personnes dont les noms suivent y assistaient :—]le Sénateur Veo, le surintendant Sharp, À. McDonald du départe- ment au chemin de fer, les Revs. J. Chiasson, D. D, A. KE. Burke, D. M. McDonald, A. J. McDou- gald ; MM. B. D. McLellan, Ri- chard Hunt, Ben. Gallant, M. LH. A, Capt. 7. Reid, M. L. A: James. Richards, M. L. A., À. J. McFadyen, ]. H. Myrick, Dr. Doi- n’y a pas de remède contre la mort condamnés à mourir. Les saints Pères ont pensé que les douleurs du purgatoire ne sont pas différentes de celles de l'enfer, et que les âmes y brûlent du même feu, d'un feu en comparaison duquel] le feu de la terre est un bienfait et un soulagement, d’un feu d'autant plus vif dans son action qu’il sert d’'instrument à un Dieu vengeur, et veageur du péché ; aussi ont-ils ap- pelé le purgatoire un enfer passager, un abrégé de l'enfer À qui il ne mau- que, pour être enfer, que l’Eternité des peines. Ah !sinous y réfléchissions, nous éviterions avec un soin extrême ces fautes, qui nous mériteront de si affreux tourments au jour du choses, il ne prendra plus loi que de sa puissance et de son amour : | il ira chercher dans le fond de l'âme l'endroit par où elle sera plus ca- pable de félicité ; la joie y entrera avec abondance et l'inondera de! délices. L'Eglise, dans la solennité de la Toussaint, veut nous faire envier le ciel ; c'est donc bien, ce jour là, de nous faire prendre en dégoût le lieu de notre exil. Nous n’ajmons jamais tant la patrie queOisque le banissement nous est dur. JOUR DES MORTS (2 NOVEMBRE) Ayez pitié de nous, vous du moins qui futes nos amis, ayez pie de nous. (Job. XIX, 21.) Ré à C'est an lendemain dela fête de tous les Saints, ou plutôt avant même de clore une si grande solen- nité, que l'Église célèBxe la “com- mémoraison des morts. Après a-! fair ouvert le siel à nos yeux et cé-| lébré, dans ses joyeux « cägtiques, | la gloire des soldats victorieux de Jésus-Christ, elle nous invite À des- cendre dans les abîmes de la jus- | Mais enfin revenu de mes égarements, jugement. Ecoutons la voix du pécheur dé- trompé des erreurs du monde, qui nous dit : Un fantome brillant séduisit ma jeunesse. Insensé que j'étais, je n’apercevais pas. L'abime que des fleurs cachaient a ma faiblesse. Remettant mon salut en ta bonté chérie, O mon Dieu ! mon soutien ! après mille tourments. Quand Je reyiens a toi, je reviens a la vie ! ke K + Voici maintenant une voix du sé- pubcre qui, pour notre bien, se fait entendre : Arrête ici, passant, regarde cette tombe : Riches, grands et petits, a la mort tout succombe, comme Ja mort m'a mis ! Il doit t'en arriver autant ! jete le dis. Regarde bien ienverse mon tombeau, tu n’y verras qu'ordure, Que puanteur, que vers, qu'horreur, que pourriture. tice divine, pour y porter la conso-| lation et la délivrance. Touchante peusée qui rapproche, en un même jour, de l’Église militante sur cette terre, l'Église souffrante du purga- toire ! Comment r lé d’une manière plus sensible, à tous les B “à Tleltu seras ; je vivais comme toi : L'arrêt est prononcé, tu mourras comme moi. III Ajoutons, en terminant, que ce que réclament de nous les âmes du purgatoire, ce qu’elles sollicitent de notre charité, c’est nne compassion et dès notre naissance nous sommes rou, Dr. Murphy, J. E. Birch, ex M. L,. AÀ., Gilbert Buote, rédacteur de l'IMPARTIAL, Îles représentants du Zatriot et du Guardian de Char- lottetown. M. Ed. Hackett, M. P. et Napo- leon Gallant, J. P. présidaient. M. F. J. Buote agissait comme secrétaire ofhciel. Les Résolutions suivantes furent soumises et adoptées à l'unanimité. No 1.—Cette résolution fut pro- posée par le Dr. Murphy et appu- yée par M. B. Gallant. M. L. A. WHEREAS no system oftrain arrange- ment which does not put this end ot the province into connection with with interprovincial communieation can be satisfactory to us ; and wiiEREAs modi- fivoations of running schedules should only be made when absolutely neces- sary aud then in strict conformity with the above named principle ; therefore RESOLVED that we West Princein publie meeting con- vened de hereby protest against the present altogwether unxatisfactory, un- just and preposterous time-table un- der which our train Summerside is operated, and call upon the Superintendent of the road to re- medy it as soon as possible, service west No. 2 :—Proposée par M. A. J. McFadyen de la maison commer- ciale J. H. Myrick et Cieet appu- yée par le Rev. D. M. Mobonaid. accommodation is WHEREAS the train accorded $o West Prince in winter ment on that afforded at the opening of tbe road a quarter of a century ago; and WHEREAS one single train per day foréthis large and populous section of country is in nowise calculated to en- gender trafic for the road itself, since traffic only follows proper facilities ; and WHEREAS much if not all the en ormous expense of keeping the road free from snow-blockades would cer- tainly be removed by operating two trains in winter ; therefore RESOLVED that this Meeting of the electors of West Prince do “hereby urge upon the Minister of Railwars, raenning two trains ia winter as well as summer over this best paying sec tion of eur railway ; and further RESOLVED that our representatives in the Senate and House of Commons Hi efficace, ce sont nos bonnes oeuvres, ! he requested to urge uponthe Railway | tiheu qui vint di et surtout l'offrande du saint sacri-| Department of Canada until granted, 1710. . not been provided at et nous soulager daus le feu de la! Outre le grand nombre d’électeurs: the electors of Of altogether inadequate to the needs of] the country and little if any improve-| this altozether necsisary im prove- ment. No 3=—-Proposée rar McLellan, ex. A. par M. J. E. Birch, ex. M. B. D. P. ct appuyée me the of this meeting the only natural route for a WHEREAS in opinion M. L. A. | L1 n'arriva que l'année suivante, et alla s'établir à Saint- Pierre. Des autres qui vin- rent en 1720, M. Caven omet Jo- seph Durocher, et donne Domi- nique Ducles qui n'arriva qu'en 1723. communication between this Provinoez and the muiniand is &t the Capes ard W{HiREAS proper pier faciitivs have Point on the Island side up to the present ; and WyerEsAs tbe Summerside-Tor- | mehtine route is belicved to be prac- Carleton [tical iu winter, be it therefore | RESOLVED that this meeting of the peo- ple of Prince County call upon the Government to despatch at an early date the F. S. Stanley to Sunmmerside so that she mav be in readiness at the olose of summer navigation to give the route a fair and honest Summerside Tormentine trial with a view to the proper demonstiation of the Capes | Route as a permauant, short and easy means OfCarr\iug on ”’uninterrupted |communicati un with the Mainland as [promised in the act of Union. Plusieurs discours furent pro- noncés au cours desquels tous les orateurs, S2nS exception, -se pro- faveur. des résoln- c'est-à-dire deux trains chaque jour pendant Ja sai- son de l'hiver comme l'été. Tous s’accordèrent aussi à dire que les noncèrent en tions, d'avoir trains express doivent joindre le bateau à Summerside, le matin et la route Summerside-Cap-Tourmentin de- vrait être adoptée. Enfin l'opinion unanimie de l'assemblée fut que que le Starl:y devrait & le soir, et qu’en hiver, + + re À 4 À -< is Sur cette route. Trois déicgués furent nommés. La mission de ces délégués est de communiquer avec le minis tre des chemins de fer. M. Diair, en vue {d'obtenir pour le comté de Prince ice qui est demandé par l’expres- sion des résolutions. Si les délé- [gués ne peuvent obtenir de résul- ‘tats satisfaisants par le moyen de | correspondances, ils sont autorisés ‘par l'assemblée de se rendre auprès lautorités et faire prévaloir nos droits. , Les délégués sont: | M. A. J. McFadyen, de la mai- son coimmeïciale J.. H. Myriek, et icie, Tigrish,le Rev. A. KE. Burke, [curé d'Alberton et je CARE: : L | Reid, M. I. À. de Simmerside. L'assemblée se termina en chan- 7 tant ‘God save the King. Des lettres d‘'excuses de MM. J. Arsenault, M. L. A., B;: Ro- L. À., }. E. Lefurgey ‘et Neil McQuarris que des circons- |F, lgers, M. |tances incontrolables empêchaient |d'assister, avaient été envoyées a M. J. KE. Richard : un qui avaient de ceux appelé l'assemblée, tous appuyant le but de l'assem- blée. BEGUTILS DE DISCOURS Nos sincères remerciements à MM. C. O. Beauchemin et Fils de Montréal pour l'envoi d'un exem- plaise d’un Recueil de discours préparés par M. Marc Sauvalle. C'est un joli volume d'une couple de cents pages qui contient des Al- locutionis, Speeches, Compliments. Condoléances, ‘Toasts avec. Ré- ponses, appropriés à toutes les ciroonustauces de la vie et à tous les milieux, suivi de conseils sur la Diction et la ‘Tenue. Cha- cun devait s’en procurer un. ému mn P. + I Magazine Nous venons de recevoir le nu- méro d'octobre du ‘‘Prince Edward Island Magazine.’ Comme les précédentes, cette Revue contient de très intéressants articles. Nous ticulier, surtout, en lisant l’excel- lent article de M. Caven sur les établissements des premiers Fran- l [çais dans l'Ile St-Jean. Nous a- Honorable A. G. Blair, the necessity of [VON PEPNNE CORATNE AU | Caven tombe un peu dans l'erreur quand il ditque Charles Charpen- |tier. qu'il aurait dû nommer Char- iles Le Charpentier, vint-avec Fran- çois Douville, Ce fut Turin Ma- avec Douville en: Charles Le Charpentier | avons éprouvé un plaisir tout par-! Correspondance ! M. le Redacteur, | Une absence prolongée de chez moi, m'aprivé du plaisir de voir l'IMPARTIAL depuis quelques temps. Je ne fais que d'arriver, et vous pouvez penser, que je n'ai pas retardé à ouvrir notre journal français. Ma foi, j'y ai lu bien des nouvelles, qui m'ont intéressé ; entre autres, une correspondance poétique qui m'est adressée par quelqu'un de Mont-Carmel. À pre- mière vue, je me suis dis : Heu- reux Mont-Carmel ! un poête lui est tombé du Parnasse : Mais, a- près m'être orienté un peu, j'a! trouvé que tout ce bagage poétique de mon homme, est une beauté rhétorique empruntée d’un autre. Ah ! Ah; c’est tout différent ça. J'ai conclus que c'était beaucoup plus facile pour vous, mon ami, de citer un morceau de poésie, que de donner vos propres idées sur une demande, comme celle qui parrais- sait dans ma derniere correspon- dance. On serait porté a croire en lisant votre citation poétique, que vous êtes un commandant distin- gné, dont la voix impérieuse doit imposer le silence à tous ?—un grand réformateur qui ne donne pas de quartier ? un grand conseil- ler qui sait mettre ses idées en ex- écution pour régler des questions critiques. Oh ! misère des misères ! Vous auriez dû avoir vé- cu dans des temps de désordre, comme celui du grand dérangement de 1755. Là, peut-être vous auriez pu, avec l’aide de Maynard, chas- ser les Anglais, qui ont cansé tant de tort aux Acadiens. Votre ap- des affaires due à la œuerre du Transvaal. Seules, les indus- tries militaires, fabriques d'ar- mes, fonrnitures de munitions, sont prospères. On sait que ce sont justement celles-la qui in- téressent la familie Cham ber- lain. À Shefhià2ld et à Birming- ham, le chiffre des aflaires a subi une diminution sensible, Même situation à bDanchester. Et les senles entreprises qui demeurent bonnes voient de plus en plus, leur capital-aç- tions passer en des mains amé- ricaines. Cette invasion d'un nouveau genre, facilitée, provo- quée pour aiasi dire par le groupe jingoe qui préconisait, il y a deux aus, l'alliance avec les Etats-Unis, est à ce point si dan- gereuse pour la prospérité au Royaume-Uni qu’un journal s'est écrié récemment ‘A quaud mn syndicat américain pour diriger le gouvernement de l'Angleterre ?”? Les ouvriers aui menvfactn. rent chez eux, à Londres, dans: les faubourgs de l'Est, à Poplar, à Spitalfeld, etc, les objets qui se rattachent à l'industrie du vêtement et du bibelot se plai- guent d'un ehômage très dur pour leurs panvres ménages, Le ‘“‘West-End” n'achète pius, l'argent se fait rare. Les grandes compagnies de navigation, la ‘Cunard,” Ja “White Star” en to!'e, accusent nue diminution sensible dans les recettes générales Tout le commerce maritime souffra de la même crise. Le marché du monde est en train de passer aux mains des Alletaands et des Américains Daus la région de Corentry, l'inqustiie de la bicyclette et des automobiles ne se main- tient que difficilement alors que parence au milieu d'eux, aurait pu leur imposer le silence, et calmer la haine qui se sentir dans leurs cœurs. Quel changement il y aurait aujour- d'hui dans l’histoire de l’ Acadie. Je vous ai fait une semple ques- tion. Vous ne pouvez pas nier, qu'il y a eu certains noms omis dans le rapport de la convention ? Si vous ne pouvez pas vous rappeler ces noms, et si vous voulez les savoir, je peux vous les donner, et je vous les donnerai en grandes lettres pour que vous puissiez les com- prenäre. Je n'aurai aucune honte ‘de dire ‘‘les belles choses que mon esprit pense." Mon cher B. M. ne croyez pas m'imposer silence en grimpant sur le dos des autres. C’est faire le perroquet ça. J'ai autant de droit que vous ou n'importe quel autre de parler d’une affaire dont j'ai parfaite connaissance. Si vous croyez me confondre en citant «un morceau de poésie de Maynard, vous vous trompez bien. Tout ce qui résultera de votre effort, c’est que les lecteurs inte'ligents de l’'IMPARTIAL ne seront pas lents À conclure que vous êtes à bout d’ar- guments. Au revoir. IXSTITUTEUR Crise Industrielle ET FINANCIERE ZN ANGLETERRE Stagnation générale des affaires causée par la guerre du Transvaal On éerit de Londres : Les statistiques anglaises de- viennent désolantes, (Celle dn “Board of Trade” est particu. ièrement saggestive. Le com- merce anglais périclite, l'indns- trie est dans la marasme. Par. tout les produits étraugèrs ont envahile marché. De plus, on siguale ane stagnation générale es constructenrs {français pla- |cent leurs voitures partout en faisait | Angleterre. La fabrication du ruban est nuile. L'horlogerie ne produit presque plus rien. La montre américaine on suisse a prsque partout supplanté Ja montre anglaise, Seule la production du char- bon se maintient à un niveau profitabls pour les propriétaires de mines. Mais ceux-e1 8e plaignent, malgré le prix exore bitant auquel se rend le char- bon, que les oavriers produi- sent de moins en moins. Une autre branche de l'in- dustrie anglaise, ceile du fer, est également ménacée par la concurrence belge, allemande et américaine, et le danger de ce côté paraît si grand qu'une des pripcipales maisons an- glaises, la compagnie Vickers Maxim and Son, s est mise à la tête d’un syndicat pour racheter les mines de la Galivie espagnole afin de pouvoir opposer une digue au flot des importations de l'acier en Anc'eterre. Tel est je bilan de du Transyaal, En moins de trois ans, après avoir dépensé 700 millions de dollars pour la gaerre., M. Charberlain a aceulé son pays la guerre à une crise écenornique qui me: nace de consommer da ruine de l'Angleterre. Colege St. Dunstan (Afilié a l'Université Laval) — — — Corrrs OLASSIQUES, COMMER- CIAUX ET PHILOSOPHIQUES L'onverture des classes au collège St. Danstan aura lien le 5 septembre. Les éièves sont priés de se présenter le jour de l'ouverture. Pour plus amples informa- tions, s'adres-er au Supéiricur, Ce Ler. septembre 1901 Drap Peer «