a me NOUVELLE Notes Locales et ; Provinciales ee SERIE Nous venons de recevoir le ‘ Mu- sical Canada’”, journal publié à To routo, numéro du mois de juin, dans lequel y figure la photographie de M. Benoit F. Poirier, fils de M. L. S. Poirier de Tignish, ainsi qu'une note biographique très élo- gieuse. Dans la note biographique l'auteur dit : ‘‘M. Poirier est dé- cendant de parents français, mais est né à Tignish, I. P. E. Pour- quoi le "sais (BUT) ? mous l'igno- rous si ce n’est que l’auteur s’ima- gine qu'il n'y a pas de français né à Tignish. M. Poirier mérite les félicitations que lui donne l’auteur dans le ‘Musical Canada'’ et L'ImPaAR- riAL est heureux de se joindre aux amis de M. Poirier your lui offrir ses félicitations. M. et Mme. J. E. Gallant de cette ville sont embarqués samedi matin pour aller à Ottawa, où M. Gallant doit représenter la succur- sale de Tignish à la convention gé- nérale de l’A. C. B. M. M. Mar- tin Foley est le délégué pour la succursale d’Alberton et M. J. S. Perry le délégué pour la succursa!e de Summerside. La chaudière à vapeur qui ser- vira pour donner la force motrice au moulin ‘‘Acadia”’, Buote et Ber rard, Limitée, a été mise en place la semaine dernière, sous l’habile direction de M. Phil Bernard, su- rintendant du nouvel établissemeut. L'engin doit être mis en position dans quelques jours et aussitôt les nombreuses machines, qui n’atten- dent que la vapeur pour leur fonc- tionnement, seront en pleine acti vité. Un dynamo pour fournir les lumières électriques sera placé dans le cours du mois, alors Tig- nish aura la satisfaction de posséder une usine de première classe et un entrepôt considérable de bois de toute sorte, ainsi que les lumières les plus moderues. M. Bernard mérite des félicitations pour son esprit d’entrepiise. É Mme. veuve Fidèle P. Perry qui était venue accompagner les restes mertels de son mari, le 23 juillet dernier, s’est embarquée pour s’en retourner à Dorchester, Mass., sa- medi dernier. Mlle. Elizabeth Perry, sa belle-soeur, l’accompa- gne. Nous remarquons que deux des orateurs invités à prononcer des discours à la réunion du 16 août, - mille à Memramcook, (réunion nationa- le comme le disent les orgauisa- | teurs) se proposent d'adresser la | parole en anglais : Le Rev. P. C. Gauthier, D. D., curé de Palmer Road et M. Henri Bourassa, direc- teur du journal le ‘Devoir’’, Mont- réal. Des orateurs distingués comme ie sont ces deux messieurs ne de- vraient pas adresser la parole en anglais dans nos réunions nationa- les, car dans ces réunions de famil- les nous avons rien de commun a- vec les anglais. Nombre de bons | acadiens et de mobles dames aca- diennes se font un devoir d’assister à ces réunions de familles pour en- tendre les orateurs les plus distin- gués du pays, mais des discours en anglais, pour satisfaire l’orgueil de | quelques uns de langue anglaise qui | assistent à ces réunions, sont dé- placés. % Mine. Benoit Richard et ses trois enfants de Rumford Falls, Me., sont arrivés chez les parents de Mme Richard, à Tignish, mercredi soir dernier. Mme Joseph Forgette, Mme François Arsenault et Mile Mar- guerite Bernard, trois soeurs sont | actuellement en visite chez ieurs| parents et amis à Tignish. Un bon nombre de touristes amé- | ricains sont en visite à Tiguish de- | puis quelque temps. | ! Le capitaine Frank Gallant de la | goëlette ‘‘Grey '’ est entré dans le hâvre de Tignish la semaine der- «nière, avec une cargaison de bois | de construction pour le nouveau brise-lames de Tignish. La compagnie connue sous le nom de J. J. Arsenault et Cie, | Tignish, est dessoute paï consente-' ment mutuel. M. Arsenault, qui est l'inspecteur du gouvernement pour les travaux aux brise-lames, de Tignish, se retire pour RE | Gallant, curé de Sturgeon et frère | garçons et trois filles, qui demeu- | rent tous à Dorchester,Mass, ainsi temps. miné : cinq ans, des nouveaux ar- rangements seront faits plus tard. M. le docteur Murphy continue le Cmmerce comme par le passé, De plus le terme était ter- Mme Willie Bernard de Roxbu- ry, Mass, accompagnée de ses trois eufants est en visite chez M, et Mme Théo. Bernard de l'hôtel Bernard, Tiguish. Muwue, Sylvain Gallant de Tig- uish, est allée en visite À Piusville jeudi, accompagnée de sa belie- soeur, Mme Joseph Gallant des E- tats-Unis. Il ne faut pas oublier l'exposi- | tion annuelle qui a lieu à Charlot: tétown les 19, 20,21, 22 et 23 septembre. Il y aura des trains spéciaux à prix réduits pour ceux qui veulent s’y rendre, Mlle Mary Conroy, employée comme garde malade dans un graud hopital de Roxbury, Mass., est actuellement en visite à Tignish. Nos lecteurs se souv'endront dn concert Français qui aura lieu dans la salle Tignish, le 15 août. Les billets sont maintenant en vente aux pharmacies du village. Nous venons de recevoir une let- tre de M. Heuri Blanchard, secré- Les membres de la succursale de Tignish assistaient en grand nom- bre aux funérailles du défunt. Les porteurs étaient : Edmond P. Gal- lant, Arcade M. Gaudet, Pierre F. Chiasson, Peter Cahill, Heniy Ga- vin et Charles Hars?r. Il appartenait aux sociétés du Sacré Coeur et du Rosaire Perpé- tuel. Que son âme repose en paix. Mme Perry prend cette oocasion pour remercier tous ceux qui lui ont été si sympathiques dans son affiction. PERDU M. Thomas Gallant, boucher, nous prie d'annoncer qu’il a perdu une bourse, la semaine dernière, dans le chemin à Pitre, contenant une somme d'argent et des papiers de valeurs. Ceux qui auront trou- vé cette bourse soar respectueuse- ment priés de la remettre à M. Gal- lant ou de la remettre au bureau de l’IMPARTIAL. taire de l'association des Institu- teurs Acadiens de l’îte nous priant | d'annoncer que la convention de! cette association aura lieu les pre- | miers et deux septembre à Tignish. | Les dépenses de chemin fer encou- rues par les instituteurs leur seront remboursées au Congrès. Il est à espérer que tous les Instituteurs | Acadiens de cette province se feront ; # uu devoir d'assister à ce congrès. La semaine prochaine nous livre- 1013 le programme et parlerons plus au long sur le sujet. Nous avons eu ue agréable visite de M. Romain Perry de St. Louis, samedi. Le Pique-Nique du père Ârse- nault, Mont Carmel, le 2 du mois, a été couronné de succès. La som- me de $1400, a été réalisée. Mme. Pierre M. Doucet, de Law- rence Mass., et son jeune bébé, sont actuellement en visite à Tig- nish. me L’'AUTEL A Varmouthville Me., le 4 juillet par le Rev. Père Quinn, Jean Ca- Buote conduisait à l’autel, Mlle. Maggie Perry fille de M. Jé- rome Perry autrefois de St. Louis. Bonheur et prospérité. A St Jacques d'Egmont Bay, I. P. E., le 26 juillet, Monsieur Jean-Maurice Gallant, fils deS. E. Gaällant, Ecr., marchand au village des Abrams, conduisait à l’autei Mile. Marie Anne Pitre, fille de feu M. F'orentin Pitre, instituteur en son vivant. La bénédiction nuptiale fut donnée par M. l’abbé Théodore du marié, assisté de M. l’abbé Jos. Gallant. La céré:nonie fut des plus solennelles, u 1 grand nombre d’a- mis du jeune couple s'étant rendus à l'église. Les nouveaux époux se rendirent à la résidence du père du marié, où un somptueux dîner fut servi aux nombreux invités. Les nouveaux époux ont reçu un grand nombre de superbes cadeaux. Nos félicitations et nos voeux de bonheur sont acquis au jeune couple. Necrologie Est décédé à l’hopital de ville. Boston, des fièvres typhoides, après une maladie de quinze jours, muni de tous les secours de l’église, Fi- dèle P. Perry, à l'âge de 45 ans et 5 mois, autrefois de Tignish, mais demeurant à Dorchester, Mass. depuis quelques années. Les restes mortels du défunt ont été amenés à Tignish pour enter- rement qui a eu lieu le 24 du mois au milieu d’un grand concours de parents et d'amis. Le défunt laisse pour le pleurer une épouse et cinq enfants : deux que sa mère, deux frères et qnatre soeurs. Leservice funèbre a été chanté à l’église de Tignish par le Rév. P. C. Gauthier, assisté du Rév. A. J. McDougall. | Le défunt était membre de la! Société des Artisans Canadiens, | CUT PLUC: PE ere Ti FAR LU £ À AE Le Excellent tabac pour fumer ou pour chiquer. En vente partout. BR ES CON Sealed Ten lers, addressed to the Postmaster General, will be receiv- ed at Ottawa until Noon, on Fri- day, the 2nd. September, 1910 for the conveyance of His Majesty’s Mails, on a proposed Contract for four years, six times per week each way, between Belfast and Grand View Rly. Station from the 1st. October next. Printed notices containing fur- ther information as to conditions of proposed Contract may be seen and blank forms of Tender may be obtained at the Post offices of Bel- fast, Newton Cross, Grand View & Iona and at the office of the Post Office Inspector at Charlottetown, Post Office Inspector’s Office, Ch : town, 15th. July 1910. Joux F. WHEAR. Post Office Inspector. UNE FABLE DE LESSING La brebis avait beaucoup à souf- frir des mauvais traitements de tous les animaux : elle s’en plaignit. —Ma bonne créature, lui fut-il rérondu, je vois bien que je t’ai créée avec trop peu de défense : c'est une injustice qu’il faut que je répare. Veux-tu que j’arme tes pieds de griffes et ta bouche de dents terribles ! —Oh ! non, dit la brebis, je ne veux pas être semblable aux autres animaux carnassiers. —Et ! reprit la brebis, les bêtes venimeuses sont si détestées ! — Et bien ! que veux-tu donc ? Je vais attacher des cornes à ton front, et donner à ton cou plus de force. —Point du tout, Père bienfai- sant ; je pourrais devenir un animal aussi querelleur que le bouc. — (Cependant, situ veux que les autres n’osent te nuire, il faut que tu puisses nuire toi-même. —Il faut cela ! dit la brebis en gémissant : alors, Père bienfaisant, laissez-moi telle que je suis car le pouvoir de nuire, je le crains, en excite le désir. Vous m'avez faite honne, j'aime mieux mourir telle, que de vivre méchante. Le Dr Crippen et sa compagnie de route Mile Lenevé, sont eafin arrêtés, et en prison à Québec, a- près un voyage mouvementé à bord du steam2r ‘’Montrose’’. A l’arrivée des criminels fugitifs, des détachements de la police pro- vinciale et de la Cité étaient sur les lieux, pour maintenir l’ordre, et transporter les prisonniers. aux bu- reaux de la Police Provinciale, dans les quartiers des Bâtisses Parlemen- taires. l’arrivée du steamer, et l’on dut faire mander un medecin. Le steamer au quai, le Dr Crip- pen, les menottes aux poignets, ac- compagné du détective Dew et du chef McCarthy, de la Police Pro- vinciale de Québec, descendit du steamer et fut placé dans une voi- ture. Tout près de lui et se tenant iles mains sur le front était Melle Lenevé, en habit ‘de femme et supporté parle détective Denis. Ondui fit prendre une autre voitu- | deux fugetifs furent re. Les | promptement conduits aux bâtisses | parlementaires dans les quartier de la Police, où ils sont tous deux dé- tenus, dans des quartiers séparés. | L'inspecteur Dew ne s’est pas rendu populaire, auprès des jour- palistes a Pointe-au-Père, il fit tout ‘en son possible pour empêcher les |1eporters d’embarquer à bord du steamer ‘‘Montrose’”’. (Cependant ces efforts furent vains, car la com pagnie du Pacifique Canadien avait télégraphié au capitaine Kendall de permettre aux journalistes de venir à bord. Lors de l’arrivée du ‘‘Montrose’’, à Québec, la foule était considéra- ble sur les quais, et il était pres- qu’impossible de faire un passage de la passerelle du steamer aux sheds où attendaient les voitures. Parmi les officiers qui étaient sur iles lieux, à l’arrivée du steamer étaient le connétable Gale, le sous- chef de Police Walsh, de la police municipale, le détective Tom Walsh de Québec, ainsi que le détective Walsh du Pacifique Canadien, et le sergent Buteau, dela Police Pro- vinciale. En conversation avec un passa- ger du ‘‘Montrose’”’ un reporteur a pu se procurer des renseignements intéressants que nous faisons suivre. Ainsi le Dr Hawley H. Crippen, l’auteur supposé du meurtre de sa femme, Belle Elmore, à Londres, fut arrêré, à bord du steamer ‘‘Montrose’”’ à Pointe-au-Père, a- vec lui était s4 <lavigraphiste, Mlle Clara LeNevé, en habit de jeune homme. Lorsque le ‘‘Montrose, arriva à son quai à 12.30 heures. Crippen était calme, et la fille Lenevé, fai- ble et hystérique. Tous deux fu- rent immédiatement envoyés aux quartiers généraux de la Police Provinciale, aux bâtisses parlemen- taires. Le Dr Crippen doux et paisible n’eut pas un mot de protestation, lorsque !l’inspecteur-en chef Dew lui mit la main sur l'épaule et lui dit de le suivre en bas. Le petit homme dont la fuite, de Londres, avait excité l'intérêt de tous, sur les deux continents, semblait très petits et faible lors- qu'il descendit l'escalier condui- sant au salon. Lorsqu'il fut arrivé dans la pe- tite salle à dîner, l'inspecteur Dew lui faisant face lui dit paisible- ment ‘‘vous êtes le Dr Crippen, je crois’”. ‘Oui je suis le Dr Crippen, ré- poudit-il’”. —‘"‘Je suis le chef inspecteur Dew, reprit celui-ci, et j’ai un man- dat d’arrestation contre vous’’. ‘“Cela me fait platôt plaisir’’ re- prit le captif, d’un ton abattu, 4 } Le $ RTS ON ÿ LE Cr ‘l'anxiété a été trop grande’. Ainsi s’est terminé la chasse à l'homme, le Dr Crippen, accusé d’avoir assassiné sa femme, Belle | Elmore, à Londres, au mois de mars dernier. Elle fut commen- | cée par l’inspecteur Dew, à Lon- | dres, le 9 juillet dernier, alors que |le Dr Crippen manqua à son enga- |meut avecle détective, et se ter- mina à bord du steamer ‘‘Montro- se’', sur le fleuve St-Laurent. Crippen n'avait sur lui, ni revol- ver, ni poisun, mais possédait seu- lement la bijouteriz de sa femme et L'IMPARTIAL, TIGNISH, I. P. E. MARDI 9 AOÛT 1910 La Chasse au D. Crippen a e )———— — Arrete a bord du Steamer “Montrose”’ — Q —— un billet canadien de $ro. Le détective alla ensuite frapper à la porte de la cabine de la jeune) femme Lenevé qui était sur sou lit. “Vous êtes Mile Lenevé je crois,’ dit Dew en saluant. Celle-ci poussa un soupir et s’é- vanouit, sur son lit. Le médecin du bord et le maître d'hôtel furent immidiatement appelés, et unsti- mulant lui fut donné. Lorsque la jeune femme reprit ses sens, on lui lut le mandat d’arrestation. Elle l’écouta, en pleurant beau- coup. Lorsqu'elle entendit le dé- Mlle Lenevé était très malade, à! tective dire que Dr Crippen avait assassiné une femme inconnue à Londres, Mlle, Lenevé s'évanouit de nouveau, Des stimulants lui furent don- nés et elle reprit ses sens, après quoi, la maîtresse d'hôtel, Mme, Heer Ini donna ses habits de fem- me, qu’elle revêtit, en remplace- ment de ceux de garçon qu’elle portait alors. Cela fait le détective de Lon- dres fut ds nouveau adruis dans la cabine, et la fille lui dit alors qu’elle était Mlle. Ethel Clara Le- Nevé. L'inspecteur Dew eut ensuite tine longue couversation avec la jeune femme et lorsqu’il la quit- ta, le Dr Stewart dût lui donner des stimulants, car le médecin dé- clara que Mlle LeNevé avait subi un terrible choc et était physique- ment épuisé. l'out le reste de la journée, elle resta sous garde dans sa cabine, é- tant trop malade pour se lever. Les deuxfugitifs avaient été en- registrés sous les noms de John Philo Robinson, un marchand a- méricain et son fils John George Robinson, un étudiant Âgé de 16 ans. Jls étaient en route pour Dé- troi, ayant acheté des billets de passage à Anvers, pour cette place. Ils avaient peu d’argent, et le man. jue de fond explique le faits qu'ils ont pris passage à bord du Montro- se. Mlle LeNevé offrait, dit-on un spectacle pitoyable, dans son ab- surde tentative de personnifier un jeune homme, disent- les officiers du ‘‘Montrose”. Parmi les personnes qui étaient au dock à Québec, se trouvait Mme Ginnett, de New-Vork, qui était arrivée en ville, il y a quelques jours, pour identifier le Dr Crippen et demeurant au Château Fronte nac, sous le nom de Mme Meyer, Plusieurs correspondants de jour- naux sont arrivés à bord du remor- gueur ‘‘Spray’’ qui les avait pris à la Grosse-Ile. Ils se rendirent isn- médiatement aux bureaux de télé- graph, pour envoyer leurs dépê- ches spéciales, a leurs journaux respectifs. Les deux fugiiifs ont comparus en Cour de Police, a Québec, de- vant le magistrat Panet Angers, qui a émis le mandat d’arrestation con: tre eux. Que leur régrve l'aveuir ? nous n'en savons rien. Il est probable qu’ils seront renvoyés à Londres comme des immigrants non désira- bles. Des restes humains trouvés dans la cave de la résidence du Dr. Crippen à Hilldrop Crescent n’ont pas encore été identifiés. Ce qui vent dire que le cas du Dr. Crippen et de sa campagne présentera des difficultés extraordinaire. La pro- cédure qui Sera suivie ne peut être que la suivante : Une enquête du coroner de Londres auta lieu sur les restes humains qui ont été trou vés et Crippen et sa compagne se- ront témoins dans l’enquête. Le coroner ou même les jurés ont toute l’autorité voulue pour faire décréter Crippen et sa compague l‘accusa- tion de meurtre. Le feront-ils 4 L'avenir le dira. En d'antres termes, le Dr Haw- ley Crippen et Ethel Clara Lenevé ue peuvent être dans le moment, à proprement parler, accusés de meurtre, car la question du corpus delicti se présente. Pour déclarer qu’il y a eu meurtre il faut le corps de délit, c'est à-dire le cadavre. Qui nous dit que Crippen ne réus- sira pas à prouver que les restes trouvés là y avaient éte déposés hors sa connaissance ? Si on ne réussit pas à prouver l'identité de ces restes et à moins d’une confes- sion ne ia part des accusés, l’affaire sera singulièrement compliquée et l’acquittement ne sera pas de natu- re à surprendre personne. Mais il y a toujours contre les fugitifs leur fuite, compliquée de déguisement et tout ce qui s’en suit. | Le troisième acte et l’épilogue du drame se dérouleront en Angle- |terre, où s’est déroulé le prologue. La télégraphie sans fil a joué uu grand role dans toute cette affaire, : jet c’est à elle qu'est due cette ar. restation sensationnelle. UN BRAS ARRACHE Jowell, Mass., 19.—M. Philip- pe Emond, âgé de 19 ans, a été Massachusetts, deptis environ un ot d’un bien triste accideut, Le coton, qui vient en rouleaux, se dévide et passe au dessus de l’ar- bre de couche, au plafond, avant de passer dans la machine à plier. E* jeune Emond surveillait sa ma- chine, lorsque le coton se prit dans l’arbre de couche et s'enronla au- tour de son bras et le malheureux jeune homme fut entraîné autour de l’arbre de couche. Il fit deux ré- volutions, puis s’abattit avec force sur le plancher, une hauteur d'en- va, il avait encore sa connaissance et était complètement dévêtu. La victime a été transportée en voiture ambulancière au Lowel Hospital, et les médecins ont cons- taté qu'il avait le bras gauche com- plètement arraché, le bras droit fracturé au poignet et à l'épaule et plusieurs blessures au visage. Le Dr Simpson, médecin en char- ge de l'institution, a déclaré qu’il ue pouvait encore se prononcer sur les chances qu’à le blessé d’en ré- chapper. M. l'abbé R. A. Fortier, man- dé en tonte hâte, a administré les derniers sacrements à l’infortuné jeune homme. (PRODUIT BALSAMIQUE) SPECIFIQUE La premiere Horloge Quand Champlain débarqua à Québec, il y a trois cents ans, les sauvages étaient émerveillés des choses qu’il apportait de France. Mais l’objet par excellence de leur admiration, c'était une horlo- ge. Pendant des heures et des heures, chefs, squaws et papooses restaient assis. devant l'horloge, attendant la sonnerie, ou, comme ils disaient eux-mêmes, attendant qu’elle parlât. Si bien que Champlain, ennuyé de cette assiduité envahissante, et d'autre part, n'osant point brus- quer ses visiteurs, s’avisa de tirer une morale de cette admiration. ‘‘A telle heure, dit Champlain, à ses alliés, l’horloge quand elle parle, vous dit qu’ilest temps de partir pour la chasse ou la pêche. A une heure, l'horloge vous commande de préparer vos repas, et quand elle sonne six heures, elle vous ordon- ue de vous retirer dans vos wig- wams.’? Cette interprétation très large des sonneries d'heures, ne fit qu’- augmenter l'admiration des sauva- ges, mais elle eut le résultat qu'en attendait Champlain. Les sauva- ges qui auraient probablement pris fort mal les reproches de Cham- plain s'empressèrent de suivre à la lettre les commandements de l’hor- loge et le fondateur de Québec se débarrassa ainsi sans misère et sans heurt de ses encombrants visiteurs. ER ODIEUX CAS DE CANNIBALISME On vient d'apprendre une révol- tante histoire de cannibalisme. Un Européen digne de foi qui habite Haiti depuislongtemps, écrit : ‘‘Le cannibalisme existe dans la Haïti et sur la frontière dominicaine’. Ce témoignagne confirme l’histoire que nous allons conter d’après un journal de Saint-Domingue. Une Haïtisnne, qui a commis sonvent le crime de cannibalisme, a été arrêtée, dernièrement. Elle a avoué qu’elle avait mangé trois pe- tits garçons, une fillette et un adul- te. L’impression d’hotreur causée par ces aveux a été indescriptible. ns UNE SURPRISE a POUR NOS LECTEURS Afin de permettre à nos lecteurs de se rendre compte des dernières améliorations que vient de subir le journal ‘‘Le Passe-Temps'’, nous leur offrons un abonnement d’essai de trois mois pour 25 centins (la moitié du prix régulier) pourvu qu’on ajoute le présent entrefilet au prix de l’abonnemeut. De plus, ils recevront un joli recueil de chant, qui vaut à lui seul, 25 cts. Le jeune homme était employé | Pour les trois mois d'abonnement sur une machine à plier dans la! à Montréal et aux Htats-Unis de au lieu de 25 cents. Adresse : ‘Le Passe-Temps’”’, 16 “Cloth Room’ des filatures ag, 20 me est, Montréal. U viron 12 pieds. Quand on le rele- 18 ANNÉE J. H. 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