TR et D . ot et 4 mnt TE ne TT _ dé ke éaiiège | LS + . mm à x , tp? È k à , 4 à} » Le PR PE; pe & , : L Î "9 . à 4 LS $" FONDE EN 1893 DANS L'INTERET DES ACADIENS DE L'ILE ST-JEAN HEBDOMADAIRE UNAN SL00 SIX MOIS 50 F. J. BUOTE, DIRECTEUR, TIGNISR Te ABONNEMENT : Vol. 3. No 23. CS Tignish, Ile du Prince Edouard, Mardi le 27 Avril 1915. o 29ieme Annee. tt) Organe, dans la langue francaise, du Parti Liberal des Provinces Maritimes. FEUILLETON DE L'Impartial L'AME DE ROLAND EPIOODE DES GUERRES DE RELIGION PAR FRANCOIS BATTAHÇHON LE SIRK D'AUBEPIN Après avoir abandonné l’église en feu, Richard le Borgne s'était prestement engagé dans le cheiu conduisant du village au château. Saus s'inquiéter outre mesure de ceux qu'il laissait derrière lui, de ce groupe enlacé se débattant au milieu de l'incendie et parmi lequel il avait reconnu Roland, l'aventu- rier ordonvua à ses hommes de hâter le pas. Il lui tardait d'être de retour afin de renseigner le sire d’Aubépin sur la conduite de son fils et sur sa mort car il ne doutait pas que le jeune seigneur ne fût devenu la proie des flammes. Et dans sa cervelle mûrissait toute une histoire qu’il se preposait de raconter à son maître, histoire où lui, Richard, se donnerait un rôle digne des éloges les plus flat teurs. —Après tout, se disait il, je ne suis pour rien dans cette fin préma turée. De quoi le beau Roland va- t-il se mêler ? Kst-ce ma faute si son désir était de rôtir avec les ca tholliques ? Et, relevant la tête, le bandit con sidéra complaisamment la petite troupe qui cheminait devant lui. Pas un soldat ne manquait à l’ap pel. Tout au plus, deux ou trois gaillards dont les iblessures étaient insiguifiantes. Il se félicitait in petto d'en être quitte à si bon marché, car l’affaire avait été rude. Ces maudits pa- pistes s'étaient vaillamment défen dus. Vraiment, ils eussent mérité uu meilleur sort.... Mais en somme, cela les regar- dait....et, quant à lui, il n'avait fait qu'exécuter les ordres de son seigneur et maître. Sa conscience ne lui reproehait absolument rien. Jamais, au contraire, il ne s'était senti aussi dispos, aussi joyeux, et, n'eñt été l'inévitable ; explication qu’il lui fallait fournir sur la mort de Roland, il n’aurait pas hésité à s’applaudir du résultat de sa mati née. Son oeil valide ‘comptait orgueil lensement les ? prisonniers que les soldats trafnaient au milieu d'eux. Ils étaient huit, jeunes et vieux, sans compter le prêtre dont la cap ture allait réjouir d'aise le sire d'Au bépin. À | Ces malheureux, en butte aux Le outrages de leurs vainqueurs, avaient les mains liées derrière le dos. Malgré leurs fatigusset l'avenir qui les attendait, ils marchaient fièrement, pleins de confiance en leur cause secrée et prêts à témoi guer pour elle par le sacrifice de leur existence. Si quelques uns, pâles et défaits, semblaient vouloir douter d’eux- mêmes, la voix grave du prêtre Sym phorien ravivait aussitôt leur cou- rage. _Vous avez combattu pour la gloire!du Seigneur, |leur disaitil, ne craignez rien, car vous recevrez de lui l'éternelle félicité ! Nos frères nous accompaguent de leurs prières. Prions aussi, prions peur que le Dieujde miséricorde fortifie nos âmes contre les épreuves qui nous sont réservées !.... Et ces simples parolesésuffisaient à relever le moral des plus désespé- rés. ù — Te tairas-tu, curé du diable ? fit Richard le Borgne en s'avauçant sur le prêtre et en le frappant au visage. Celui-ci le regarda et sourit tris id. Lu re —— 2e tement. —Je te plains ! dit-il. —Plains-toi ftoi-même, répondit grossièrement Richard, car je ne changerais pas ma peau contre la tienne |... —Mes jours appartiennent à Ce lui qui me les a donnés fet tes me- naces, Richard, ine sauraient ru’ef frayer !.... — Nous verrons cela bientôt ! fit l'aventutier en ricanant. La petite troupe suivait la lisière de la forêt. De tous côtés venaient des déta chements de soldats regagnant le château, et de nouveaux prison- > niers se joignaient à ceux de Sau veterre. Quelques prêtres étaient du nom bre. Les villages voisins fournissaient aussi leur contingent. Ces bras robustes, arrachés à la terre, allaient être livrés au despote châtelain, pour s'être élevés vers Jésus-Hostie que les huguenots ré pudiaient. Et l'astre étincelant dardai mille feux sur la tête de toutes ces victimes, semblant les envelopper daus les ors de sa gloire.... Et leurs regards {extatiques con tempiaient le ciel.... Et leurs oreilles restaient sourdes aux injures des scidats. ... Ceux-ci les poussaient devant eux du bout de leurs arquebuses, les harcelaient de coups de piques, et des rires sardoniques insultaient à leurs souffrances. Bientôt ils s'engagèrent dans l’a venue menaut à la poterne et, quel ques iustants;plus tard, la lourde porte bardée de fer du château d’Aubépia s’ouvrit pour Jeur livrer passage. Richard le Borgne fit conduire les prisonniers dans une salle basse et voûñtée, sans air, sans lumière, où ils furent entassés pêle-mêle en attendant leur comparution devant le maître. Symphorien, dont la personnalité méritait les plus grands égards, eut les honneurs d’un étroit cachot, hu mide, maisain, trou d'ombre dans lequel le {prêtre :s’agenouilla aussi tôt, devant son souverain Juge. Et sa pensée, :se détachant des misères de ?ce monde, monta jus- qu'aux mystérieuses régions où les âmes sont indissolublement unies par un lieu d'amour idéal,‘au pied du trône de miséricorde. Des larmes brûlantes russelèrent sur son austére visage, larmes de tendresse et de pitié pour {tous ces infortuaés qu'il ne pourrait assister à leurs derniers moments. Dans une muette et ardente sup plication, le prêtre demanda à Dieu de leur donner force etfcourage en face de la mort, de ne pas les aban douuer, de les recevoir auprès de Lui, délivrés de toute souillure ter restre.... | Et longtemps, longtemps, il de meura ainsi, le front soudé au sol de sa cellule, priant pour le salut de ses frères. .. Lorsque les derniers soldats eurent franchi la poterne et pénétré daus la cour intérieure, lorsque tous les prisonniers furent à l'abri dertière de solides verrous, Richard le Borgne donnia l’ordre de fermer l’entrée du château, et des sentinel les veillèrent à la sécurité de ces sombres murailles, entre lesquelles le sire d’ Abépin allait donner iibre cours à sa haine. : Ceci fait, l’aventurier alla trouver son maître. Le châtelain l’attendait avec im patience, une joie féroce contrac | tant ses traits flétris par uve vie de | violences et d’excès, le regard fixe, | Eee nt tout à l’idée de cette nouvelle vic toire à l'actif des huguenots et des tortures ‘que son fidèle lieutenant allait infliger aux adversaires de la Réforme, De sa fenêtre ouverte au large, il avait entendu’le bruit des massa- cres, les détonations des mousquets et des arquebuses, les clameurs des combattants. Il avait vu la fumée des églises incendiées tournoyer dans la nue, et la chaleur de ‘ces flammes dévo- rantes était parvenue jusqu'à lui. Et son coeur d’airain avait bondi dans sa poitrine. Un soüci, dependant, se mêlait à cette barbare jouissance : celui de la disparition de Roland. Le sire d’'Aubépin se demandait, avec une certaine anxiété, pourquoi son fils ne s'était pas couché. Il cherchait à s'expliquer le mo bile de son départ et craignait de le diviner. Opposé à cette guerre religieuse qui plongeait la France dans un deuil épouvantable mais nécessaire, —selon le mot du châtelain,—le jeune homme avait-il été assez té méraire pour se joindre aux Jpapis tes et prendre leur défense ? Le sire d'Aubépin connaissait ce vait que, sous des apparences dé bonnaires, Roland cachait une âme capable de tous les héroïsmes. Certes, il ne lui déplaisait pas de le voir ainsi, car il l’aimait, non parce qu'il était de son sang,—ce monstre n'avait rien d’un père, — mais parce qu'il portait son nom et se trouvait être l'héritier de sa race. Que Roland fût ou:non du parti des catholiques, peu lui importait, en somme. Son intervention en faveur des idolâtres n’empêcherait nullement les calvinistes de triompher. La Réforme serait-elle renversée, parce qu'un jeune fou l'aurait me nacée de sa légère épée ? D'ailleurs, Roland était protes- tant, et, quelque jour,.la raison saurait bien iui faire comprendre l’absurdité de son illogique con- duite. Mais le sire d’Aubépin, en dépit de cette assurance, ne laissait pas que d'être perplexe, et ses pensées se pressaient, tuwultueuses, dans son cerveau. Il ne fallut rien moins que l’arri vée de Richard ;le Borgne pour le tirer de ses pénibles réflexions... —Enfin! s’écria-t:il. J'ai cru que tu ne viendrais jamais !.... — Peu s’en est fallu que vous ne disiez la véiité, Monseigneur ! ré- pondit Richard. — As-tu donc couru quelque dan ger?....Patle, parle vite !.... Comment cela s'est-il passé ? —Le mieux du monde, et les ca tholiques ne s’en relèveront pas de longtemps. Mais... —Tu hésites ? —Laissez-moi vous raconter la chose, saus m'interrompre... Je perdrais le fil, et vous devez com prendre.... —Raconte. Je t’écoute. —Donc, lorsque vous m'’eûtes commandé d’éparpilier nos hommes dans la contrée, je pris la tête d’un détachement composé d‘une ving taine de soldats dont l'aveugle obé- geai vers le village de Sauveterre, le plus rapproché du château. Vous aviez bien choisi votre heure, Men seigneur, car @les catholiques !fé- taient précisément leur Vierge et se trouvaient réunis dans l’église pour s'y livrer à leurs infâmes pratiques. Sans leur laisser le temps de se re connaître, nous envahîmes aussitôt l’intérieur, et nous nous précipifà- caractère droit et ‘généreux, et sa issance m'était connue, et me diri! mes sur eux afin deles réduire à l'impuissance. Mais les enragés se défendirent avec énergie, et bientôt le sang coula de ’part et d’autre. Rassurez-vous, auCun de nos gens n’a succombé. (Cependant, considé rant que je devais ménager l'exis- tence de mes hommes et la mienne, muni en outre de vos pleius pou voirs, je n’hésitui pas à me venger de cette résistance en faisant promp tement exterminer la vermine qui nous! entourait. Les coups pleu- vaient dru, mon maître, et si vous aviez assisté à ce spectacle vous l‘eussiez applaudi grandement. ;En un instant, l'Eglise fut pillée, rava gée. Nos soldats s’en donnaient À coeur joie. Les idoles de ces mau dits furent brisées, anéanties. Lau tel où se célèbre 1a messe, avec ‘son tabernacle dans lequel est l'hostie, cette hostie soi-disant imprégnée de la chair du Christ, l'autel fut dé- pouillé de ses ornements et les cierges furent jetés à terre. Est-ce l’un d'eux qui mit le feu aux boise ries entourant le choeur, ou bien prévenir nos desseins ? {je ne. sais, Monseigneur, dûmes fuir hors de l'église, qui flambait de la plus belle façon. Nous abandonnâmes la place, laissant nombre de cadavres au milieu du brasier et emmemant nos prison- niers. Parmi.ceux ci se trouve le prêtre Symphorieni : le plus redou table ‘adversaire notre cause. Voilà ce que nous avons fait, mon maitre, et je doutefique nes compa gnons en aient pu faire autant. Ce- ci dit sans orgueil, sachez-le bien!.. —Le prêtre ;Symphorien ! mur- mura le châtelain avec un cruel sou rire. (Celui-là, du moins, paiera largement pour les autres !.... — Morte la bête, mort le venin ! fit Richard. —Combien de prisonniers ? —En comptant bien, nous pou- vons dire uue trentaine. — C'est peu. —Vous êtes exigeant, Monsei gneur. Les catholiques !ne se lais sent pas preudre aisément, et il faut guerroyer ferme pour les avoir — N'importe, la journée est bon- ne ! Tu as droit à tous mes compli ments, Richard, et je saurai récom penser tes services.... —Hailte là, mon maître! Ne vous pressez pas trop, car j'ai d’autres nouvelles à vous rapporter. je ne vous ai pas tout dit. Il ime reste à vous faîre connaître un évé nement qui va, sans doute, modi- fier vos dispositions à mon égard. Et cependant je vous jure, Monsei gneur, que je n’ai rien à me repro cher, ayant fait tout au monde pour éviter pareil malheur... —Tu m'intrigues, Richard ! fit le sire d’Aubépin en tressaillant. Le souvenir de son fils venait de traverser sa pensée. —Au moment où éclatait l’incen die, dit l’aventurier, j‘aperçus une jeune fille de ravissante beauté, dont j'ignore l'âge et le nom, mais que je résolus sur-le-champ de joindre à mon Jot de prisonniers. —Tu as fait cela ? —Non, Monseigneur, et pour cette fois, il faudra vous priver de sa présence, — Qui |t'empêchait d'agir selon ton bon plaisir ?.... Les catholi ques te faisaient-ils peur ?.... — Peur ? se récria Richard. Vous savez bien que je n’ai peur de rien et que le diable lui-même ne m'é- pouvanterait pas. — Alors ?.... | —Cette jeuneffille fut protégée par quelqu‘un de plus respectable que le diable ; je ne voulus pas ver Ser un sang qui vous est cher... — Roland ! fit le châtelain d'une voix altérée, C'était mon fils, dis tu ?...Mon fils |... —Lui-même, Monseigneur. J’a- voue que je fus fort surpris de le |trouver en cet endroit, et plus sur pris encore de sa singulière attitude Mais il se nommait Roland d'Aubé est ce quelque soldat désireux | de | mais bientôt nous; Mme ALPHONSE MORIN Très faible, très malade, les jambes presque paralysées, recouvre ses forces et se rétablit parfaitement en prenant les PILULES ROUGES. ‘K APRÈS QUELQUE TEMPS, DIT-ELLE, J'AI ABANDONNÉ LES REMÈDES QUE MON MÉDECIN M’AVAIT PRESCRITS PARCE QU'IL ME SEMBLAIT QU'ILS ACCENTUAIENT MON MAL Les Pilules Rouges font sûrement merveille contre l’anémie; elles sont la médecine à prendre pour les femmes, méde- cine surpassant toutes les autres par leur pouvoir à gué- rir la faiblesse, le beau mal, les troubles du retour de l’âge. Depuis l’€ e de sa formation j la femme sera en butte à toutes sortes qui sont une menace constante pour sa vie. Et la causeini- tiale de la plu de ces maux, C'EST L'ANEMIE. Mères de famille, quand vous verrez vos fillettes perdre leurs belles couleurs, s’alanguir, s’étioler comme de pauvres po fleurs mourantes, ne cherchez pas plus longtemps source du mal mystérieux qui vous alarme: C’EST L'ANEMIE. Jeunes filles qui sentez s’appesantir sur vous un malaise étrange qui se manifeste par des migraines, par des douleurs au dos, aux reins, À l'estomac, au ventre, par une lassitude qui envahit tous vos membres, par des irrégularités, sachez e la vreté de votre sang est cause de tout le mal : EST L’ANEMIE! us femmes et jeunes filles vieillies avant l’Âge, qui sous l'étreinte brutale de toutes ces maladies inté- rieures, l'origine de vos maux : C'EST L'ANEMIE. Et vous qui arrivez à ce tournant dangereux de votre vie qu'on appelle le retour d'âge, n'oubliez pas que si, à ce moment, vous êtes assaillies par les: vapeurs, chaleurs, étouf- fements, vertiges, paipitations, congestions et autres incon- vénients qui le phénomène de votre trausfor- mation, c'est que votre sang n’est pas assez pur ni assez riche : C'EST L'ANEMIE. Contre l’anémie et ses effets, il n’y a qu'un moyen de réagir : c’est de rendre au sang appauvri ou vicié sa richesse, e pureté, sa fraîcheur, en t Pilules Rouges pour e maux particuliers | Jeux reconstituant du sang on sent la vie renaître, la douleur s’effacer, le courage reparaître. Un cas seulement est ‘ici. Des centaines et des cen- taines d’autres nous ont été rapportés : ‘J'avais eu une maladie prématurée à laquelle succé- longs mois de , de découragement et de souffrances de toutes sortes dont la mauvaise qualité de mon sang avait étéls cause. Mes jembes furent long- temps faibles, si faibles même qu'elles ne me suppor- taient pes ; elles étalent comme paralysées et le dessous des pieds était couvert de boutons comme si tout le mau- vals sang s'était porté là. Après quelque temps j'avais ébandonné les remèdes que mon médecin m'avait pres- crits perce qu'H me semblait qu'Hs accentuslent plutot mon mail, : danie: me fit alers tant d'éloges des Pliules Rouges qu'elle me donne confiance que je pouvais res en prenant. d'en al pris et J'étais heureuse, après quelques sernalnes, de me sentir plus de force, d'avoir mellleur appétit et de ne plus savoir de maux de tête. Mon état s’est amélioré chaque semaine ensuite, toutes mes douleurs sont disparues et aussi les boutons l'avais eux pieds. Enfin, J’al obtenu la santé, et ce fut le joie dans ma melson.”’—Mme Vve Alph. Morin, 333 eue Mentane, Montréal. CONSULTATIONS GRATUITES.—Le Dr E. Simard, quia près detrois années en Europe, à étudier les es des femmes, sous la direction des célèbres docteurs Capelle et DeVos, est maintenant de retour et continuera de ner des consultations au No 274 rue St- Denis. Comme par le passé, ces consultations se donneront tous les nche excepté, de 9 heures du matin à 8 Ross absolument gratuites. u’au retour de l’âge, Sous l'influence de ce merveil- en L'expérience acquise par le Dr. Simard, durant son séjour prolougé en Ame est uné sérieuse garantie de succès : nous espérous donc que toutes les femmes qui sauront profiter des avantages que nous mettons à leur position en venant le consulter ; celles qui en seraient empêé- chées, peuvent lui écrire en lui donnant une descri complète de leur maladie et elles recevront des conseils qui leur seront d’une grande utilité. 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Mort) Roland jui jeta un regard de mé- pris, et s'adressant à son père : lui dit-il, cet Je_suis| homme estfd gne de votre famitié, car il a fidèlement ‘exécuté vos or — Monseigneur, aurais-tu commis la lâcheté d’aban donner... — Non, Monseigneur. Vous me jugez bien mal si vous supposez que je n'ai pas tout tenté pour sauver le jeune Roland du péril qu’il cou rait. Malheureusement... hors de lui. C'était, en effet, le jeune homme, pâle, le pourpoint en lambeaux, qui venait de faire irruption dans la salle. { —Dieu soit loué! dit hypocrite- ment Richard le Borgue en fixant | Vive Dieu | Mon fils est-il denc | sen oeil au plafond. dres et s’est couvert d’honneurs aujourd'hui. Tuner, piller, incen dier, voilà son oeuvre....et la vôtre ! Me permettez-vous de vous en féliciter tous deux ? —Roland, fit le châtelain sans relever l'irouie de ces paroles, d’où te viesut cette blessure ? Suite à la 4ième page Sn ah er 1 ee