DST à » : Vos. LÉ æ papers w, Dr. 5 -— .… BI ai PP y MSLUNR? “+ RS 7 * pe se CE LE / LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIZAL, PROPRIETAIRE. | VOL. 5. NO. I4 _ EE NE Fondé en 1893 par G FO AUS ait la Force fr | #Y Aoscler "à ilbert Buote et son fils, | — TIGNISH, ILE du PRINCE EDOUARD, JEUDI LE 17 AOÛT 1905. | ce F. ]J. BUOTE, RÉDACTEUR. Mme. F. J. BUOTE, Assistante. A 13 ANNEE. ARRRSRIRPR PRIE SRSASA PI FE « + GUIRLANDE DE HOUBLON % 2 —LA— EPISODE & è à à RIERSRIRERSRIERIRERERIREEERIRIRSRS 5 Thérèse lui tendit la main et iui dit : ‘Monsieur le docteur, que 1e bienfaits vous répandez sur nous autres pauvres gens ! Non seule- ment vous avez la bonté de me don ner gratuitement vos soius, mais vous avez encore pris la peine de venir vous-même nous apporter le secours que le Ciel nous envoie par les mains de Mme. de Vertval. Jamais je ne pourrai assez vous ex- primer ma reconnaisance.”” Des larmes coulèrent sar les joues pâles de Thérèse ; le père et la fille aînée en versèrent aussi. ‘J'écrirai moi-même à Mme de Vertval, dit le père pour la remer- cier des dons qu'elle nous a faits, tandis que Catherine, de son côté, adressera pareillement une lettre à Mlle Henriette. sieur le docteur, puissent nos lar-| mes vous dire tout ce que nous ve saurions vous exprimer Le médecin sentit une vive émo- tion de ces témoignages de gratitu- de, d'autant plus que cette famille ignorait toute ce qu’il avait fait pour elle en la recommandant aux bontés de Mme de Vertval. ‘‘A- dieu, braves gens, au plaisir de nous revoir, ’’ dit-il brusquement a- fin de leur cacherses propres lar- mes ; et il s’esquiva rapidement. Quand le père, Catherine et les | enfants, qui avaient accompagné le docteur jusqu’à la porte de la mai- son, furent rentrés, T hérèse leva les mains et les yeux au ciel, et dit : ‘‘Grand Dieu, Dieu de bonté et de miséricorde ! oui, nous venons de l'éprouver de nouveau, votre amour et votre sollicitude pour nous sont sens borncs, comme vo tre toute-puissance. Vous avez eu pitié de notre malheur et nous avez secourus dans la détresse : toujours vous venez à l’aide de ceux qui vous aiment et qui vous invoquent. Que notre recounais- sance envers vous soit éternelle, et que notre confiance en vous, même dans les situations les plus désespérées, soit inébranlable. C'est vous qui nous avez consolés dans nos maux et qui avez séché nos larmes, Remplissez nos coeurs d'une douce et ferme confñance en votre sollicitude paternelle, et nous serons déjà heureux sur la terre, et tous les jours nous aurons de nou- veaux motifs d'apprécier vos bon- tés ei de vous en exprimer notre reconnaissance.” A cette prière de la mère, toute la famille répondit unaniment ‘Ansi soit-1l.” à X Visite inattendue. Peu de temps après, la bonne lhérèse eut entièrement recouvré [mille. Le médecin avait tenu pa- role : au jour indiqué il vint assis- ter à l'examen des enfants du vil- lage, qu'il interrogea lui-même et auxquels il distribua plusieurs prix d'encouragement qu'il avait appor-! tés de la ville. {,'école prospéra, le ménage reprit une modeite ai- sance, et l'hiver s'écoula ainsi dans un invariable contement et sans qu'aucun chagrin ni aucune peine sensible vinssent troubler le bon- henr domestique de la sainte fa- mille. Le printemps reparut à la grande satisfaction des parents ; les arbres du jardin se couvrirent d’une belle floraison, indice presque certain d’uve belle abondante récolte. Les [terre sont mon meiileur régal : c'est mon mets favori.’ Catherine alla chercher daus la chambre voisine une chaise de paille jort propre: elle apporta aussi une assiette de faïence; ensuite elie cho- isit plusieurs pommes Ge terre les plus belles, en ôta la peau et les plaça sur l'assiette, éclatante de blancheur et de propreté. Hen- riette les trouva excellentes, et les mangea avec beaucoup de plaisir. Cette jeune personne était d’un caractère gai, enjoué, et d’une amabilité charmante. Klle temoi- guait la plus vive satisfaction de considérer, l'un après l’autre, tout ce cercle Ge jolis enfants au teitn frais, aux cheveux bouclés. Leur enfants coururent avec allégresse Pour vous, mon'sur la verte prairie cueillir dans ja santé. Elle éprouva une indici- ble joie de se voir en état de re- prendre les soins de son ménage, dont eile s'occupa avec ardeur et avec plaisir ; elle était heureuse surtout de pouvoir encore se livrer entièrement à l'éducation de sa fa- mille. Herman, de son côté, tint son école avec un nouveau zèle et ne vécut que pour ses enfants ; c'était le nom qu'il donnait aussi l'herbe, et sous les buissons ornés d'un feuillage nouveau, de jolies primevères et des violettes odoran- tes, pour les offrir à leur père et à leur mére. Leurs jeunes âmes dé- jà sensibles aux beantés de la na- ture, éprouvaient une espèc: de volupté auand ils se voyaient ré [avec lequel ils mangeaient leurs ffgure joviale, et le bon appétit pomme: de terre, qui infiniment. ‘ Que ces enfants ont bonne mine !| on ne saurait vraiment dire lequel est le plus joli, tant ils sont tous charmants et pleins de santé. La nourriture frugale leur profite à merveiile; avec cela leur habille- plaisaient veillés tous les matin par le chant des oiseaux qui nichaient en pleine sécurité sur les arbres et dans les haies d’alentour, tandis que les plus : petits enfants témoignaient ün vif plaisir chaque fois qu'ils enten-!| daient le singulier mais agréable cri du jeune coucou. C'était par uue de ces belles journées du mois de mai : l'institu- teur venait de se mettre à table avec ses neuf enfants, dont le plus jenne était assis sur les genoux de sa mère. La grande écuelle qui contenait la soupe au lait fut promptement vidée, et Catherine alia chercher un énorme plat de pommes de terre toutes fumantes, sur lesquelles les enfants se jetèrent avec cet empressement et cet appé- tit naturels à leur âge. Tout à coup on enteudit frapper à la porte. ‘“Entrez !’ s’écrièrent dix voix à la fois ; tous regardèrent avec cu- rité de ce côté, et l'on vit entrer une jeune demoiselle grande, belle et élégamment vêtue. ‘Dieu ! c'est Mile Henriette !”? s'écria Catherine en se levant avec précipitation et en volant à sa ren- Toute la famille se leva repectu- eusement. Hermann, Thérèse ct Catherine s'pprochèrent les pre- miers de la jeune étrangère pour la remercier du don généreux qu’elle avoit eu la bonté de leur envoyer. Mais Henriette les interrompit aux premiers mots, et leur dit : ‘De grâce, je vous en prie, ne me par- lez pas de cette bagatelle, et repre- uez vos places, sans juol vous me forceriez de repartir à l'instant mêtpe. ‘Voulez-vous me permettre de manger quelques pomme de terre avec vous ? —Mademoiselle nous fait beau- coup trop d'honneur, dit Hermeun, de vouloir bien pren ire part à netre frugal repas ; nous voudrions avoir quelque chose de meilleur à vous offrir. —Oh! je vous remercie, mon- ment est sl propre ! Oui, Dieu merci, répondit Thér- èse, il: sont bien portants. Cepen- daut nous avons de la peire à pour- voir à leur entretien et à leur nourriture, tout modestes qu'is | sont. Avec cela nos enfants grar-| IL DONNE DE LA VIGUEUR Marque de commerce x UN TONIQUE POUR TOUS IL FAIT DU SANG NOUVEAU IL FORTIFIE IL PRODUIT DES OS ET DES MUSCLES Erployé avec le plus grand res _ ge sr faibles. Re che copes, ROLE pd : ne onne uue couleur Davis & Lawrence Co., Ltd., Montréal DROVIM 4 . H. 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Allons, ma- dame, du courage, et remettez- vous-en au bon Dieu : il y pour-| voira. ?” courut vers le piano, qu'elle avait déjà remarqué et dit: ‘‘ Restez restez tous à table, je vous prie | je vais êgayer la fin de votre repas] en faisant de la musique. ?’ Elle | se mit à jouer plusieurs morceaux | d'uue manière si agréable, qu'ils furent couverts d’applaudissements. | Hermann s'étant ensuite approché, | elle lui dit : ‘‘ À votre tour, mon- | sieur, veuillez nous jouer un air bien, et se tit à le plus petit enfant, valser avec lui autour de la cham- bre pour l’arnuser, La petite qu’elle tenait dans ses bras riait de toutes ses forces ; ses jeune | frères et ses sœurs, entraiués tion de la musique, se prirent par aussi. La gaieté devint générale. Cependant ni cette gaieté ni la présence de la demoiselle étrangère n’empêchêrent Thérèse de rap- peler à ses enfants la prière habit- uelle après le repas, et la jeune étrangère pria dévotement avec les autres. Aussitôt que la vive Henriette | 4 eut satisfait son appétit, elle se leva, | à gai ; ’ puiselle prit dans ses bras! ? | | | | EF | | pas | # l'exemple autant que par l'excita- | & les mains et se mirent à danser | LE ee j FOUT Conduire 4 surement À une peau blanche et douce, faites usage du Savon À?! IBaby’s Own lin'y en a pas de meilleur, H 932 aLstkT TCILET SOAP CO., MONTREAL. LE REMEDE DU JOUR ‘ombinaison de Gomme d’Epi- nétte, de Cerises Sauvages, de Marrube et de Goudron. Sciéntifiquement préparée sous forme d’un Sirop agréable au goût. Un des remèdes les plus efficaces qui aient jamais été présentés au ublic, pour le soulagement imimédiat et la gué- rison des Rhumes, Toux Bronchite, En- rouement, Coqueluche, Croupe, Asthme de la Gorge et des et tous les maux Poumons. Prise avec de l'Huile de Foie de Morue, la SPRUCINE est inappréciable dans les premiers symptômes de la Cousomption. En vente parlout. Prix 25c, ou far la malle sur réception du prix. Seuls Propriétaires, THE WINGATE CHEemicaL Co. Limited, Montréal, Canada ‘4 Maintenant, dit Henriette, chantons un pieux cantique, cela bleu à ces élèves qu'à sa jeune fa- } sieur Hermann ; les pommes de ge A Th » À Li sé ï pen arts Re art Fe” sn ES TS = . . a “€ s- { na nr!- : termine convenablement une pri PILULES pe noix Loneurs MCGALE \ PUR LE POIE ET LES INTESTINS, pere HER FINE CG HOCERIES Aud Fishineo Supplies AT TIGNISH and ALBERTON We have just opencd a full and complefe Stock of NEW EÜUDS We are prepared tosupply the wants of the farmer fish- # erman and mecha- We invite inten- ding purchasers to give us a call, and they will find we can meet all competitors, and save to them tae trouble and ex- pense of going to Summerside or Charlottetown, C. Murphy, M, D., Médecin—Churogien TIGNXISH, ILE DU P. K. e IP 1P. | | J, A. Johnston, M.D.,C.M Mééecen, Chirugien ILE DU P, E. Hotel Bernard TBEO. BERNARD, PROE. 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