# L'IMPARTIAIL 1908 7 ONE in pu tint) UN JOURHAL CATKOLIQUE BANS ; UNE PAROISSE C'EST UNE MIS- SION PERPETUELLE., ZÉ£ON X7// a FONDÉ EN 1893 PUBLIÉ LE JEUDI DE CHAQUE SEMAINE pour les usines des Etats-Unis, que ABONNEMENT Un ancccosoccovic.c 8100 Six MOIS. ......00000.00 0 + 50 Les abonnements sont payable d'avance, Pour cesser de recevoir le jour- nal, il f1ut donner avis au moins un mois avant l'expiration de son a- bonaement et payer tous les arré rages. Ceux qui changent d'adresse doivent nous donner l’ancienne aus- si bien que la nouvelle. Adlre:sez toutes lettres, corres pondances, etc., à L'IMPARNIAL Tignish, Ile du Prince Edouad L'IMPFARTIAI, Tiguish, Jeudi 8 Nov., 1906. —— SOUFFLE DE REVOLTE L'esprit de révolte qui a marqué l'élection du comté de Québec s'est manifesté de nonveau à l’election d'Iberville, lundi. Le cabinet fédéral et le cabinet local ont eu à éprouver la volonté du peuple souverain. Sur deux candidats libéraux en présence le peuple a élu le plus in- dépendant, qui n’est peut-être pas le plus mauvais libérai. L'attitude du peuple devrait ser- vir d'avertissement pour les hom- mes au pouvoir et leur rappeler qu'- ils ne sent que les mandataires de ce peuple. ——ZLe Quotidien. ——Le confrère se trompe, ce n'est pas le souffle de revolte mais le souffle d’inpendence qui passe doux et paisible, sur la Province de Quebec. Les braves Quéhecquois sont fatigués d’être représentés par des partisans acharnés, qui n’ont que l’amour de leur propres inté- rêts. Bravo Québec. Notre tour viendra. Réd a ee me en ee ann Restons Chez Nous Un giand nombre de cultiva- teurs ayant terminé leurs travaux des chemps, semblent mauifester le désir de voir leurs fils et leurs filles s’eu aller aux Etats-Unis pour récolter quelques dellars américai- nes, dans les usines malsaines de cette grande république. à l’agriculture, avec énergie et in- l Nous avous l’ux des plus beaux {comme nous avons très souvent à passer en tramway vis-à-vis deux églises, nous y sommes écifiés a chaque fois à la vue de ia plupart des hommes qui s'y trouvent et qui —Y compris le conducteur—soulè- vent leur chapeau Notre Seigneur. l'avons déjà écrit ailleurs, en signa- lant ce fait nous demandous qn’on! nous dise en quelleautre ville que pays du monde, Celui qui se livre telligence, prospère à merveille, tandis que pour un qui réussit aux Etats-Unis, quatre-vingt-dix-neuf végètent, ou perdent leur santé, sans compter la perte des bons prin- cipes inculqués dans leurs coeurs par Ja mère, qui souvent pleu- re le départ de son enfant favori son coeur de mère seul peut com- preudre le danger qu'il l'attend. die mesaentenes UN DISCOURS DE PIE X. L'aulience du Saint-Père accor- dée au pélérinage national français a eu lieu dans la salle royale. A- près avoir passé leutement devant les pèlerins, le Pape prononça cette allocution : ‘C'est toujours une consolation pour un père de recevoir ses fils, mais ii les accueille avec une com- plaisance plus vive lorsqu'ils arri- veut de régions où l'affection envers lui semble refroidie. ‘‘Vous pouvez donc vous imagi- m2r le réconfort que vous m’appor- tez et combien je suis reconmaissant de vos démonstrations qui s’adres- sent à moi, mais surtout à la reli- gion par vos visites aux basiliques, vos prières au tombeau des apôtres, vos invocations pour votre patrie, afin qu'elle demeure la Fille aînée de l'Eglise. ‘‘Je veus en remercie et pour vous montrer ma reconnaissance, je fais des voeux pour que Dieu vous bénisse, vous, vos familles, tous ceux qui vous sont unis par des hens quelconques, en un 110t que Dieu bénisse votre patrie. ‘‘En rentrant chez vous, dites aux vôtres que le Pape les béuit, mais ajoutez qu’il veut du bien à tous, même à ceux qui lui sont hos- tiles. Cermme dans les familles un père et une mère enveloppent d'une tendresse plus spéciale ceux qui ré- pondent à leur dévoument par de mauvais procédés, ainsi le Pape garde son affection la plus compa- tissante pour ceux qui l’affligent, priant le ciel qu’il touche leur coeur et leur inspire d’autres sentiments en7ers celui qui ne leur veut que du bien.”’ Ce discours produisit une émo- tion profonde. La Douceur Chretien- ne L'Zntentiou générale de l’ Aposto- lat de la Prière, pour novembre 1906, est : /a doucenr chrétienne. Le Messager Canadien du Sacré Coeur commentant cette intention Dans ja plupart des cas, le dé part de nos jeunes gens pour les viiles americaines, est un malheur, un désastre irréparable. Le coût du trausport, les dépenses nices- saires pour l'entretien, absorbent tout, ou presque tout ; n'est pas ce qu'il y a de plus déplo- rable. Nos jeunes geus contrac- tent, dans la grande république, rails ce des habitudes en opposition directe avec l'esprit d'économie, ie mode simple et si doux de la vie à la carm- pagne. Ecoutons ce que disait, il ya quelques années, l'abbé Caissie, cu- ré de Malhoro, Mass. ‘Si je pouvais me faire entendre de tous les Camadiens de la previn- ce de Québec, je leur dirais : Res- tez vous. La vie que l’on mène ici me coxvient nià votre! tempérament, ni à votre caractêre, ni à vos aptitudes. Le travail dans les filatures amolit vos énergies, at- tiédit votre foi et votre patriotisme, détruit en vous ce qu'il y a de plus sacré dans l’homme : l'amour du sol natal. Restez chez vous, habi- tants de Québec. ’’ Ce que l'abbé ÇCaissie disait aux Canadiens de la province de Qué- bec, nous le répétons aux Acadiens des Provinces Maritimes. Nous avons déjà perdu assez de bon sang acadien, au profit des A- méricaius, pour recommander à nos compatriotes de rester daus leur pays et de metire leur force et ener- chez daus un article élaboré, dit, ‘‘en résumé, que la douceur chrétienne est un admirable mélange d’onc- tion et de force, de clémence et de fermeté, de modestie et de fierté, de prudence et de simplicité, d’é- motion et de calme, de patience et e zèle vigoureux, qui sait s® con- tenir, se dominer, commander en maître à la passion qui gronde et arrêter la rage qui voudriat éclater, sans rien laisser paraître de l'im- pression, saus plainte ni aigreur intime, sans rancune ni désir de vengeance, saïs animosité d’aucu- ne sorte. Comme dit saint Tho- mas, c'est une ver{u qui réprime lg la colère suivant les préceptes de la droite raison. (C'est à dire une ha- bitude de modération qui main- tient l'âme daus une parfaite égali- té, alors même qu'il s'agit de sé- vir.”’ Enr mt Lmemmmur une Salut A Notre Seigneur Un pieux abonné nousécrit pour | nous prier de recommandet:, dans la Semaine Religieuse, que l’on re- vienne plus généralement à l'usage de lever son chapeau en passant de- vant une église. | Assurément, s’il n’en tient qu'à nous, cette édifiante pratique va re. p’endre une vigueur nouvelle. D'après motre correspondant, on ne voit presque plus personne, en dehors du clergé, saluer ainsi en passant vis-à-vis ume église. Nous gie pour le développement de nes | ressources agricoies; en un. mot res- | tez chez vous pour y cultiver la! terre, \ à 2 me trOUVORS pas, mOUS, que cet us- age soit aussi abandonné qu'il le dit. Neus voyons assez fréquem- du catholicisme. très attachée au luthérianisme, iné- branlable dans sa foi, prêt à tous les sacrifices d’honneurs et de fortu- ne, le baron Mathiès vint à Rome loù il poursuivit ses etudes littérai- res et artistiques. Le 25 mars 1902, il était nommé camérier d’'horneur et le 15 s:ptembre 1903 camérier se- |! cret. dans la société romaine ; on appré- ciait ses connaissances, où aimait son heureux caractère. ques à la Grégorienne et se disposa à entrer daus le$ ordres pour les- quels le Pape lui accorda la dispen- se des interstices. pour suluer Comme nous! Québec se pratique ce bel acte de de religion dams les même circon- stances. En teut cas, jue ce pieux usage soitou non assez général dans notre ville, il devrait être universel. Un ami, n'est-ce pas? ne passe à peu prês jamais devaut la maison, de son ami sans entrer le voir un imstant. Et bien, puisque l’église est la résidence même de notre meilleur aini, de notre Père, de notre Maître. nous ne devrions ja- mais passer auprès d'elle sans eu- trer lui offrir uos hommages...A tout le moin‘, ayons eu passant une pensée à son adresse et un signe de respect extérieur, qu'il est si facile d'exécuter. Si le respect humain allait nous rendre un peu difficile cet acte de religion : quelle belle occasion ce serait de le secouer une fois pour toutes ! Si l’on allait avoir peur de causer de l'étonement aux protes- tants, ou se ferait là une belle il- lusion. Car si les protestants ort Willi, de l’ordre de Citeaux, et di- sait Sa première messe à Banhofen, dans un monastère de Franciscains. À près un dernier et court séjour à Rome, s’est embarqué à Naples à destination de Cincinnati où l’ap- pelle l'archevêque de cette ville, Mgr Moelier, qui est un de ses an ciens amis. En quittant Rome il a déclaré qu’il voulait exercer ie mi- uistère pastoral et surtout b aucoup travailler. mnt ccmamamtee Le Nouveau Gouversement Francais. Le président Fallières a reçu les membres du cabinet, peu après la formation de celui-ci. Pendant cet- te audience, il a adressé les paroles du travail. ‘‘Les doctrines et les réformes, si avdacieuses qu'elles svient, ne peuvent m'effrayer. Le gouverne- ment actuel, tel qu'il eet constitué, doit marcher à la tête de la démo- cratie et, en conséquence, c’est | avec plaisir que je vois la création d'un ministèrefdu travail. En rai- son de l’évolution économique ac- tuelle de la France, ce ministère était d’une nécessité absolne.’” L'attitude du général Picquart, le défenseur de Dreyfus et actuelle- ment ministre de la guerre, à l’é- gard de ses anciens pe:sécuteurs, a trep seuvent à s'étonner de notre conduite c'est quand ils voient les catholiques ferriement convaincus que N.S. Jésus Christ est réelie ment présent à l’autel, n'aller pas plus souvent lui présenter leurs hommages et lui adresser leurs prières.—Si tout le monde faisait en passant devant j'église, l’acte public de fei que compoite le salut au Saint Sacrewent, il y aurait là une prédication éloquente qui fer- été définie hier au moment où un | des officiers qui avaient comploté son envoi sur les confins du Saha ra, entra dans son cabinet cet vou- lut lui donner des explications sur son attitude d'alors. Des les premiers mots, le général Picquart l’interrompit en disant : ‘Je ne sais qu’une chose, c'est que vous avez toujours été un excellent officier. Et vous pouvez être per- suadé que je ne l'oublierai jamais. ”? Le nouveau ministre a commencé ait sans doute réfléchir plus d’un héritique.—Se rappelle-t-on ce touchant récit de l'eufaut d’un ministre protestant, que la seule vue de la lampe du sanctuaire con- vertit à la vraie foi, et qui abjura l'erreur en compagnie de son père... Ce qu'il y a à faire, au moins, c'est que, dans la famille et à l’école, on attire de temps à autre l'attention des garçennets sur cette pratique du salut à Notre-Seigneur. N'ayons pas peur que netre ville prenme trop l'aliure d’une com- munauté religieuse. Ce genre de péril n’est guère menaçant, surtout tant que fonctionneront parmi nous les 150 usines d’alcoolisme que 1 on sait. —Semaine Religieuse de Québec UN CELEBRE CONYERTI Le baron Mathiès, camérier se- cret de Pie X, est un+ personnalité trop importante pour que nous n’en disions pas quelques mots. C'est un protestant converti. Ii sort d’une famille patricienne de la ville libre de Hambourg qui a fourni plu sieurs sénateurs et qui y occupe en- core aujourd'hui une position im- ; portaute, Après de brillantes étu- des faites à 1 Université de sa ville natale, son âme assoiffée de vérité le poussa à s’adonner à Ja philoso- phie et à la théologie. Il se rendit à l'Université de Fribour z où il eut pour condiscipl: Wagner, C’est là que la grâce leur fit découvrir à tous deux la splendeur surmatui alle C'était en 1888. Persécuté par sa famille qui était Bien vite il s'était fait connaître Jl compléta ses études théologi- ses fonctions en renvoyant dans le service actif tous les sollats qui étaient inutilement employés dans l'enceinte du ministère, mn les Retardatai- res Pour nos abonnements nous nous sommes rappelés les paroles d’un con frère franco-américain qui a dit ce qui suit : ‘“Nos populations paraissent sous l’impression que l’estomac des éditeurs de journaux se satisfait de bonnes paroles. - On viendra les fé liciter d’avoir entrepris telle cam- pagne, d'avoir écrit tel article, mais, chose étrange, on oubliera toujours de payer un dollar par an- née pour souscrire au journal. On se contentera d'acheter, à un sou, le numéro qui centiendra un article de notre goût. Voilà la monnaie de singe du journaliste, Il faut être apôtre pour publier un journal de nos jours dans la campa. gne. Il n'est pas étrange, non plus, de voir ces feuilles si utiles dépérir.”? CREER comen ur ee cn mms MONSEIGNOR JAMES PHE- LAN. A Chariottetown, hier, le Rev. James Phelan, curé de Iona, a été élevé à la haute dignité de Monsei- gnor, en reconnaissance des cin- quante ans de services fidèles à l’é- nouveau prélat. mn En en mr s Scandale Allemand Tous les journaux de Berlin sans | distinction de naunces, blâmert | avec ‘évérité les Mémoires du prince | de Hoheniohe, qu’ils déclarent dé- | pourvus de tact. ‘C’est un coup de hache formid- | able porté aux racines de la mon- archie,’’ écrit la ‘‘Gazeite Nation- ale.”’ La ‘Gazette de Cologne’’ déplore | elle aussi, ia publication, qui n’a-| jonte rien à la gloire de prince de! Hoheniohe. | ! | ! ! | | Dans le courant du mois dervier le baron Mathiès recevait la prêtri-| On peut dire, sans exagérer, que suivattes à M. Vivani,: le .ministre . La mort d'un Fraitre Un nommé Sprogge, qui à été auirefois un ces chefs révolution naires des provinces de la Baltique, a été assasiné le 25, à Mitan, Cour- lande, au moment où il allait s'em- barquer pour l’Améiique.- Il avait commis la faute impardonnable de trahir son parti. Sprogpe ne faisait que commencer à se remetire d’une révolutionnaires. mens: en ne 4 | | PAR LE MO' TE ENTIER 1 DES MILLIERS DE MÈRES À EMPLOIENT LE SIROP DU DR CODERRE! POUR LES ENFANTS À Dans toutes les MALADIES ENFANTINES, Â1 faut bien admettre le fait que c'est une préparation émérite et qu'on n'en a pas exagéré l'utilité, C'est un calmant sûr et agréable pour la dentition des D et un remède prompt pour les troubles de l'estomac et des intestins, Les médecins et les nourrices pro- À fessionnelles le recommandent. 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