CONTE . 4 + L D Lie. à 4 2 " ru Vos ht AL DR ; : à cé pe nt ré er me hé net "nt om om à PE TE = EN _. à! EST LE D qe LA CIE. DE PUB. DE L'IMPARTIAL, PROPRIETAIRE. | Fondé en 1893 par G ilbert Buote et son fils, | F. J. BUOTE, RÉDe CTEUX. Mme. Æ J. BUOTE, Assistante. D ' VOL. 5, NO. 24 TIGNISH, ILE du FRINCE EDOUARD, JEUDI LE &i 9 NOV. i908. — Vous vous trompez peut-être. — À demain, Madame.‘ Et M. Davencourt sortit. VI Le lendemin en s’éveillant, Jeanne repassa dans sa pensée sa conversa tion avec la vieille Gertrude, et elle se fortifia ainsi dans ses soupçons sur la duplicité de Marthe; mai: c'le n’osait toutefois accuser C ic 1: d: la partager. Il était imposible de simuler ainsi la franchise, la can- deur, Cécile était évidemment é- traugèr aux intriques,qui devaient lui assurer la fortune de Mme d'Or- thès, L'astuse femme de charge _ avait seule ourdi cette trame, dont sa fille et elle, par la suite, devaient tirer de si grands avantages. ‘*A surplus, nous verions bien, se dit Jeanne; me tremper n'est pas facile et si toute ta vertu est feinte ma petite Cécile, le imépis chez moi succiéera à l'affection, et j’arrache- rai sans pitié tous les masques." Les deux jeunes filles, accompa- guées par Marthe, allaient chaque matin à la messe, Lorsque le moment de partir a1- Cécile à changer de vêtement pour en mettre um plus chaud, parce que le temps était ce matin-la froid et humide. ‘Je crois que ce châle me sufhra, répondit Cécile avec sa douceur ordinaire, —Je vous dis, moi, qu'il est trop lèger, ajouta Marthe avec vivacité; et hier soir, je vous ai entendu tousser, plusieurs fois lorsque vous vous êtes mise au lit. — Je vais prendre ma pelisse, ma bonne Marthe; je ne voudrais pas vous tourmenter pour si peu de chose. #”_—A la boune heure,’’ dit Marthe dont la physionomie exprimait tou- te la satisfaction. Jeanne avait prêté ume vive at- tstion à cette petite scène qui, la veille encore, lui eñt paru fort imsi- gnifiante, | ‘‘ Fin vérité ma chère amie, dit- elle à Cécile lorsqu'elles furent en route, j'admire votre docilité aux volontés d’une servante. _— Marthe n'est pas une domesti- que ordinaire, repartit vivement la jeuue fille. —Pour vous, peut-être ?"” Et Jeanne regarda curieusement sa compague. “Depuis mon enfance, qui a été très maladive, Marthe m'a prodi- gué les soins les plus tendres. —Des soins de rière.... Oui, repartit Cécile sans rou- gir ni se troubler, une mère n'au- rait pas eu plus de patience et de sollicitude.”” ‘Elle ne sait rien, se dit Jeanne ; “Marthe e:t trop adroite pour s'être éonné cette inuocente complice. Cependant essayons encore.’’ ‘Mme d’'Orthès, ajouta-t-elle tout haut, ne s'est-elie jamais mos- trée jafouse de votre aflection pour une femme attachée à son service ? —Mme d’Orthès jalouse de mon affection ! Hélas ! suis-je seulement bien sûre de posséder la sienne ? Ml Es EE / —Comment en douter ? n’êtes- {vous pas sa plus proche parente, | son héritière ? —]Je ne sais à cet égard que ce que m'en à dit Marthe ; et jamais un mot, sorti de la bouche de Mme d'Orthès, n’est venu confirmer d'aussi ambitieuses espérances. —Oh ! Marthe était donc déjà at- ._tachée au services de la maison lors- | que vous fûtes trouvée par Mme J'Orthès ? | —_Non, mais elle y entra fort peu de temps après ; comme ce fait était alors tout récent, elle en connut les plus minutienx détails, et c’est d'elle qu: je les tiens.”” Pendant que cette conversation avait lieu entre 1 s deux jeuues fil- les, Marthe, qui les suivait, n'avait pu en saisir que quelques mots sans suite ; elle paraissait agitée, mécon- tente, comme cela lui arrivait du reste assez souvent lorsque Jeanne et Cécileétaient ensemble. Il était évident que la présence de Mlle Desloges chez sa tante était pour la femme de charge une cause de vive contrariété. Elle parut donc éprou- vée une sorte Ede soulagement lors- | qu,onarriva à l’église, ce qui inter- rive, la femme de charge engagea| rompit forcément l'entretien. Il es: bien rare, hélas ! que nous apportions dans le temple de Dicu un esprit dégagé de tontes vaines préoccupations ; cepeudant, qui oserait mettre en balance les biens du ciel avec ceux de la terre? En théorie, nul ne conteste leur supéri- orité ; en pratique, le contraire a lieu ; sous ne dennous pas la vingt- tième partie de motre t:mps à la prière bien faite, c'est-à dire à cet entretien de la créature avec son Créateur. Cécile était du petit nombre des personnes qui savent, en présence de Dieu, s’isoler de tout ce qui est terrestre ; la prière pour elle ne con- sistait pas seulement davus l'attitude et le mouvement des lèvres. Elle commençait d’aberd par s’huuwmilier profondement devant la divine Ma- jesté ; puis de son âme si pure) s'élevaient de tendres aspirations vers ce Père si bon, si indulgent, que jamais on ne l'a impioré em vain. Aussi, presque teujours après avoir prié, la jeume fille se sentait transportée de l'ume de ces joies saintes qui sont aux joies mon- daines ce que le ciel est à la terre. Jeanne lui avait dit quelquefois : ‘Je voudrais pouvoir prier Ccom- me vous, Cécile.’ Mais c'était là un vain désir qui partait plutôt des lèvres que du cœur. Ce jour encore, Cécile fut la seu- le des trois personnes que nous a- vons vues arriver à l’église qui as- sista au saint sacrifice avec les sen- timents de respect, de reconmaissau- ce et d'amour qu'il doit toujours nous inspirer. En retournant à la maison, Jeau- me prévint ses compagues qu'elle comptait passer là journée chez Muwe Dargennes, les priant de se détourner um peu de leur route pour l'y conduire. ‘Bon débarras !”’ murmura Mar- the entre ses dents ; mais Jeanne (suite à ia huitième page) MECANICIENS ET OUVRIERS Pour enlever des mains la grai- se, l'huile, la peinture, la rouillo etc., etc., le Savon de (saudres ‘‘Master Mechanic's'’ est sans ri val. Ce savon cicatrise les plaie et assouplit la peau. Albert To et Soap Co., Montréal Mfrs. E Vaut son pesant en or pour les peaux délicates; communique un leger arôme de rose té. c2s D ALBERT TOILET SCAP C9. M'ONTREA, USED MEN AT THE OFFICE up WOMEN IN THE HOME CHILDREN AT SCHOOL AND Every day in the week and every week in the year men, TIRED women and children feel ail used up and tired out, OUT The strain of business, the cares of home and social life and the task of study cause terrible suffer- ing frora heart and nerve troubles. 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