die ai RP os RP OT 2 EL te a AR AN met my er el on “+ cran U'T SOUVENIR DE LA MI: CAREME DE 1867 On reparle quelque peu des médecins en ce moment, à pro: pos de l'affaire sensationeile qui se déroule devant la cour est, comme de coutume, diver- sement apprécié. Pans une maison du bonle- vard où nombre de Parisiens et de Parisiennes s'étaient don- né rendez-vous pour voir jpas- ser l e carnaval la conversation vint sur la situation prépondérante dn médecin dans la société mo- derne. les avis varièrent à l'infini. Est-il besoin d'ajouter qu'ii en fut dit plus de bien que de mal? ? —1l en est des médecins comme des confetti, fit quel- qu'un ; on en dit un mal énor- me, mais on s’en sert tout de même. Un autre renchérit : —La mission du médecin est la plus haute qui soit, car le corps chez nous influe tou- jours sur l'esprit : corps sain, àme saine. —Tout de même, Molière les a joliment blagneés, fit nn trois ième. À quoi quelqu'un répli- qua : — Molière n’a pas connu Or fila, Dupuytren, Broca, Vel- peau, Trousseau. Car, s'il y a les médecins quisavent pas, il y a aussi les médecins qui sa- vent. Alors un vieux Parisien, res- té silencieux jusque-là, inter- rompit : —Trousseau ! Vous avez dit Trousseau ? Ah ! que c'est cu- rieux ! Et il passa la main sur son front comme pour rappeler un souvenir. Tout le monde regar- dait le nouvel interlocuteur. On flairait une anecdote. — Vous avez connu Trous- seau ? —Je l'ai si bien connu que j'ai diné chez lui le soir de Ja mi-carême...attendez ! de l’an- née 1867, oui 1867, l'année de sa mort. Et c'est même un des souvenirs les plus saisissants de ma vie, car ce soir-là ù —Ce soir là ? —Eh bien, voilà. Vous avez sans doute entendu dire quel homme aimable et distingué fut Trousseau. C'était l’homme de bonne compagnie, aux ma- nières élégantes et fines, à la parole pleine d'à propos, d’es- prit et d’enjouement. Aussi é- tait 1l recherché dans tous les salons. Reçu partout, il aimait aussi recevoir. Passé sept heu- res, ce n’était plus le médecin que l’on avait devant soi, c'é tait l'homme du monde. “Donc, le soir de la mi-ca- rême de l’année 1867, il rece- vait à diner chez lui. La con- versation très animée, très bril- lante, passait d’uu sujet à l’au- tre, conduite par lui, lorsque tout d’un coup elle. fat inter- rompue par un mouvement brusque de Trousseau, qui sur- prit tout le monde. Au moment de porter un morceau à sa bou- che, i: éloigna la fourchette par un mouvement rapide de la main et sa main resta en l’air tenant la fourchette très haut. “Ce fut un éclair. Tout le monde, muet de surprise, re- gardait Treusseau. Quelqu'un rompant le silence demanda : “_Qu'avez vous donc ? “Trousseau, un peu ému, es- quissa un sourire. “_Rien! dit-il Une idée vient de me traverser l'esprit au sujet d'un cas à contrôier dans un de mes livres. Me per- mettez-vous de me retirer dans ma bibiiothèque ? Je ne vous aemande que quelques minu- tes. “Au bont de quelques minou | ts, Trousseau revenait, en ef- fet. et reprenait sa place à ta- ble : mens “—J'ai trouvé, ditil, en s'as- de jeunes gens désveuçrés dé CHEAPEST sayant. | “Et il reprit la conversation [où il l'avait laissée. La soirée :s'acheva, charmante. “Or, que s'était-il passé dans gnant que vous puissiez imagi- ner. “Le mouvement brusque de l'illustre praticien à table avait été Causé par une douleur in- terne, subite, violente, qui a- vait été pour Trousseau une ré- vélation, le symptôme patent, irrécusable, d'une maladie ter rible. Aussitôt dans sa biblio- thèque, il saisit un de ses ou: vrages, et courant à ]1 page où le symptôme était décrit, il la laut d'un œil avide : “—Ca y est ; j'ai un cancer, dit-il. “Et il laissa tomber le livre. Mais il se remit aussitôt, re- trouva son assurance, sa placi. dité, et calme comme un hom- me qui en une minute-minute suprême—a fait le sacrifice de sa vie, il rentra dans la salle à manger. “Le lendemain, Trousseau convoqua chez lui ses trois meilleurs élèves et entre autres Verneuil, a-t-on dit. 11 leur ra conta le cas simplement en leur demandant leur avis é Et pour couper court à tonte hésitation : “— Vous allez me dire la vé- rité, n’est ce pas ? et sans am- bages, fit-il. Vous êtes mes é: lèves et je ne vous ai rien ca ché de ce que je sais. La moin- dre hésitation chez vous me donperait à penser on que n’a- yant pas su profiter de mes le- çons vous êtes des ignorantson que me ta'sant la vérité vous me prenez pour un lâche ! Par- lez ! “Les trois élèves s’inclinè- rent. \près s'être livrés sur le maitre un examen des plus mi- nutieux, ils reconnaissaient les symptômes topijues, irrécu- sables. Troussean avait un can- cer. Merci, fit-il. “Et comme l'un des élèves s apprêtait a ajouter quelques observations : —Je sais, dit-il, vous allez | tenu de payer au comptant, ce L'IMPARTIAL bauchés inutiles à la so:iété. 1l ne peut en être autrement, il y a là tant d'occasion et puis js jeunes gens n’ont pas com- me les fils de cultirateurs l’oc-/ le cabinet de Trousseau ? Un |casion de travailler presque con- d’ass ses de La Seine. Leur rôle | drame intime et le plus poi-|tinuellement sous l'œil du père ; car,le plus souvent, le citadin est obligé de s'éloigner chaque jour de la maison pour yagner la vie de la famille. Pour preuve de ce que nous avançons, c’est que l'immense majorité des grands homm:s viennent de la campagne, Cher- chez, par exenple, les noms qui ont illustrés notre pays, soit daus le clergé, soit comme homme d'Etat, de lettre, etc., vous trou- rerez que quatre-vtngt-dix pour cent de ces gands homme sont des fils de dauvres cultiva- teurs. : Cette considération, c'est à dire la facilité qu'a le cultivateur de bien élever ses enfants, ne doit-il pas engager ce dernier à chérir sa terre de plus en plus. (Moniteur du Commerce.) | QUI PAIE SES DETTES S'ENRICHIT (Du Pionnier de Sherbrooke] Personne ne peut nier de la vérité de ce proverbe, et cepen- daut, par le temps qui court, ne dirait-on pas que l'on craint de devenir riche, puisque l’on semble éviter de payer ses dettes ? Volontiers, on achète à crédit On achète et on achète encore’ et, pourvu que l’on nesoit nas n'est jamais beaucoup trop cher; Cela va bien pendant un cer tain temps, mais quand arrive ebfiu le jour où il faut payer, c'est alors qu’on ne manque pas derecrier Voulez-vous vous | faire des ennemis ? Vendez à crédit ou prêtez votre argent ! 11 y a des gens qui semblent avoir éte créés et mis au mon- de pour vivre dans les dettes. 1l en est d’autres qui ne sau- braient vivre tranquilles quel lorsqu’iis sont sûrs de ne rien devoir à qui que ce soit. Ma- tière de goût ! Pour moi, je préfère beau- me dire que le cas n’est pas dé-| sespéré, et qu'avec certaines précautions... Inutile ! Dans trois mois je serai mort. Et les précautions que j'ai à prendre ont celles d'un homme dont les jours sont comptés. “Trousseau fit en effet son testament Quelques jours a- vant sa mort, 1l alla an cimeti- ère du Père-Lachaise choisir le terrain où ii voulait reposer, puis il se rendit à l’administra tion des pompes funèbres, où il «ommanda ses funérailles. A- coup la seconde méthode. Or- |dinairement, les premiers ti rent le diable par la queue ; les derniers font defbonnes af- faires, ou du moins vivent en paix au sein d’une modeste ai- sance. Pourquoi dans chaque fa- mille ne tiendrait-on pas un régistre dans lequel serait ins- |erit chaque jour le chiffre ex- act des recettes et les dépenses? De cette manière on verrait 'ciair dans ses aftaires, et l'on seau rentra chez lui, se mit au lit et attendit la mort £lle vint an jour di. “Qu'est ce que vous pensez &'un méderin de cet ordre-là ?” Mais la question du vieux Parisien resta sans réponse. Le car de la reine des blanchis- s uses passait justement. Tout le monde se précipita aux fe- ué'res. LA V1E AUX CHAMPS La ferme est le meilleur en- droit où un homme puisse éle- ver ses enfant. Le cu:tivateur, est privilégié, et il peut s’il le veut, donner, incuiquer à ses enfants d°s habitudes d'ordre et de travail eten faire plus tard des hommes véritablement uti- les à la société. Sur la ferme les occasions sont moins fréquen- tes, et l'enfant comprend de lui même la nécessité qu'il y a pour qui, de travailler à la prospérité commune: En est-il de même pour les pères de famille qui { daus les grands centres que l'on ‘trouve uu plus grand nombre! yaut ainsi tout réglé, Trous- habitent les grandes villes et les vi.lages ? Nov, certainement, | car tout le monde sait que c’est | s'épargnerait bien déceptions ; à la fin d'une année on n'aurait peut être pas à constater de jhontenx déficits, ccmme cela arrive souvent ! Si l'on payait réguliérement son marchand, son tailleur, son médecin son épicier, ses droits à l'Ezxlise, etc, on 6e verrait, ‘sans doute, dans l'heureuse né- | cessité de passer devant l’hôtel ou ja buvette sans la saluer même du regard. | Mais non ! on évite tout cal- cul, et les espèces sonaantes vont rouler sans interruption sur le comptoir de l’aubergiste; et le journal que l'on aime à parcourir assidüment n’a pas été payé depuis nombre d’an- nées, peut-être. On oublie de payer notaire, avocat, boulan- ger, journaliste, prêtre, épicier; ‘une chose qu’on n'oublie pas, c’est de faire sonner la piêce de vingt-cinq ou de cinquante centins quand il s’agit de se 'griser avec les amis du caba: ret. J' B. Kipans ‘l'ahules core ranndire Ripans Tabules cure indigestion. des! Ripans Tabules cure constipation. Sipans Tabules: gentle cathartie, Ripans Tabules: one gives relief. Ripans Tabuies cure headache, - Len CHAIRS ET —X — Make— 1 them ourselves —X— ‘ PNR ER WRITE For Curs AND PRICES. 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