smic RO no RNA TT à ni à s 6 fie es 3 ne EME ax ES AE TARA LE £ É : & RÉ 2 NE LE 7 0 PPS RE ETS ve HUE ë 7 — RSS Ve ST + De # 2 —— Ee _ : I 'IMPARTIAL, JEUDI LE 2 AOUT, 1900. D LA MERE JOB (s'éoria avec joie : Mon père bisn-aimé, ma raère PNEU EEE TEEN EEE TETE | (Suite de la 1ère page) rapprocha son siège de eelui de son mari; et, sans suspendre son travail, elle dit!d'une voix douce: — Mais, Job, moa cher hom- me,tu y vas vraiment ovmme s’il n’y avait plus pour nous aa- cun espoir de voir des jours meilleurs. En me donnant toute la peine du monde, je ne pais — Non, non, Job ; ce sont de bounes nouvelles ! —Bah! des parolesen l'air, sans doute ? —Ecoute, écoute, cela te réjoui ra ! Elle int à hante voix la lettre de son fils, qni était conçue en ces termes : { “Chers parents ! | “Toutes ævs affaires soat re. chérie, je suis si content, que les paroles me manquent pour vous faire sentir mon bouheur. Depuis hier matin, je ne fais que chanter et rire. Avez donc anssi courage et confinance, tout ira mieux un jour; et arec le temps je pourrai rendre à ma sœur et à mon pauvre petit frère, la plus graude partie de œ quia été pris sur leur héritage pour me sauver. Quoi qu'il arrive du trouver que les ehoses aïllent si(glées ; personne n’a pius rien à mal pour nous Nous occupons une bonne brasserie et une grande métairié, dont la pro- priété nous reste pour une di zaine de mille francs. Aves un peu de ceurage et heaucoup d'écoromie, mous pourrsns en core en sortir fort bien. 1] nous est arrivé des malheurs main- tenant, ie bonheur peut neus venir plus tard. Ge que Dieu nous a douné, puis repris, il peut nous le rendre. En tout aa, re- garde autour de toi dans toute la commune: à peine y trou veras-ta dix familles qai pessè- dent autant qu'il nous reste. Ne désespera done pas et ne sois pas ingrat. N’avous-nous pas été heureux jusque dans notre mal- heur? En oe moment, notre paavre Hugo ne pourrait-il pas être en prison? Notre cher En- gelbert ne pourrait-il pas être déjà en Paradis ? —Engelbert? dit baes Job avec une douleurense ironie. Ah ! ne parle pas de mon mal- heureux enfant. — Pourquoi eela ? Je sait bien que le pauvre agneaw est très- malade ; mais hant qu'il y a vie, on peut et l'on doit espérer en la bonté de Dieu. Le dosteur ne dissait-il pas hier encore qu'il serait sauvé s’1l supportais cette crise ? — Non, il disait qu'il mourrait si cela n'allait pas mieux au- jourd'hut. — Mais cela va mieux; ne vois tu pasqu'il dert ? Æt puis le desteur va venir; tu ne peux savoir s’il ne va pas nous douner de benne nouvelle ! —De benne nouvelle! Le docteur ! murmura baes Job. Chaque fois que je lo veis venir, il me prend une sueur freide. Je ne sais, mais notre docteur parait chercher à effrayer les geus. 1lest habillé de noir des pieds à la tête comme un cro quemeort ; il entre dans la mai- con avee une figure eomme une carte d'enterrement ; et quand on lui jait une question, il hoehe la tête d'un air de doute comme nn fantôme qui ne sait parler. Je voudris être roi ! tous les docteurs devraient être vé-] tus de blane, avoir la mine seu- riante et la parole facile. Je les empéehrais bien de faire trem- bler ceux qui se portent bien et de faire mourir de peur les ma lades ! J'entends quelqu'un ; c'est sans doute ee bourreau ! J'ai envie de me sauver ! La vieille servante entra, et tendit à son maitre une lettre que le facteur venait d’appor- ter. Baes Job lut l'adresse et mit la lettre dans sa poche, sans l'onvrir. —C'est de Mugo ! s’écria la mère Job aveo Joie. —Oui, de Hugo, répondit baes Job Encore de manvaises nouvelles, probablement. _-Mais tu n’en sais rien. Lis donc estte lettre. —Je n'en sais rien? Que pour. | rait-ee être autre ehose, sinen! que les trente mille franes ne| suffisent pas° | —Job, Job, tu dis parfois que | tu es enorcelé ! À la fin, il au- | dra bien que je le creie ! s'ecria! sa femme, avoc une Gertaine| impatience. Denne-moi la lettre; je la lirai. | — Es-tu si pressée d'appren- | Eee Dieu nrest témoin que réclamer à charge de notre mai- j'ai donné pour but unique à son de commerce. Après une ré- [me vie, vision plus attentive des comp-| ment de reconnaitre digne- votre bonté et votre tee, il se trouve que, les lettres | ,mour. Lodteé die de change payées, mon aetif dé-} on plus ardent espoir, et mes passe mon passil d'environ | efiorts incessants, ne tendront vinq mille francs. Jela veut di- qu'a vous prouver eombien re, que j'ai encore cette somme Hugo vous vénère et vons aime! à toucher ; et comme mes débi |Jj,pnez un baiser pour moi à nts'oont des gu honorables | Engelbert; Ecorivez moi que et à leur aise, jo pourrai VOUS! l'enfant est guéri, et je remer- envoyer cet argent, d'ici à PéU}cierai Dieu à genoux, comme si de temps. Il m'est arrivé UD jéjais le plus heureux homme bonheur, ehers parents, et je me de la terre. hâte de vous le mander, dans l'espoir que eela veus censolera an pen dans votre tristesse. No | tre prineipal eréancier était un, cod A la fin de ta lecture i riche et puissant négociant de, LS ï à de — , . | de la mère Job était deve notre ville. 11 avait à recevoir, di ce on à sourde et pres inteili au delà de vingt mille francs || . P D es : |les dernier mets s'étaient même sur l’argent que mon père m'a |. . pi , _— . . Là peine échappés de sa gorg vait apporté. Je suis allé moi) P PP a gorge C contrastée. Un torrent de larmes mêrae chez lui, pour payer mal. Le |jailket de ses yeux et elle cou- dette, et Jui ai dit comment j'a-| é le lit de l'enlent iSalad SR Là : rut vers le lit de l'enfant malade vaisété victime d'une lâche tra _ bison, et comment vous, chers °° écrisnt : parents, vous vous êtes dépouil-| . ce brave et excellent lés de tout pour me mettre à|"."5° : ous nous plaignons du même de satisfaire tout le mon- mnt x 7. FRA _ PRE de. Je lui dis de plns, que, me! fils : quelle ingratitude ! tiens, trouvant ruiné, je me voyais for- tiens, mon Engeilbert, voilà un cé de cesser mon cemmerce et de chercher pour vivre, une place de commis. Ce que je lui dis de votre amour pour moi, ide prtondiisent. D'eil- yeux et sembla sourire; mais leurs, il en est ainsi entre négo-, , me Len sa physionomie ciauts : quand l'un d'eux sue. | était si indécise que la mère | émue crut s'être trompée. Votre fils soumis et reconnais. sant, “Huae sur tes lèvres comme une béné- | diction de Lieu ! L'enfant ouvrit lentement les combe sous le malheur, et qu’ pensées, | baiser de Hugo qu'il descende | on voit qu'il aime mieux sacrifier pour payer ses dettes que de recourir à la banquerou- te, tout le monde a pitié de son sort et se montre disposé à lui venir en aide. ne pouvait douter de ma probi- même de mes parents à rem- bourser les sommes que le mi- sérable Walter m'avais volées. Le négociant m'écouta long- temps avec biepveillance, mais en silence. Lorsque je lui dis enfin que j'acceptais ma des tinée avec courage, et que Je voulais vouer au travail ma vie entière, pour rendre à mes pa- rents ce qu'ils ont perdu pour moi, 1l me serra la main et me dis :-Monsieur Job, vous avez été malheureux. Le meilleur d'entre nous peut êtr: trompé Je vous aiderai ; car vous êtes un honnête homme et vous mé- ritez un meilleur sort. Mon cais sier va entreprendre un com- meree pour son compte. Voulez vous le remplacer chez moi ? Votre traitement sera de qua- tre mille franes, pour eommert cer. Plus tard nous verrons si nous pouvons l'augmenter. dirai pas ce que je répondis. Des non seuiement par tresonnais- sance envers Dieu et le reux négoelaut, mais surtont, paree que songeais à votre amour et à la joie que veus cau- sermit eette bonne nouvelle. Dans la pensée que j'avais be- soin d'argent, mon nouveau maitre m'a fait payer uu trimese tre d'avance. Demain, :e coa- dueteur de la diiigence appor- tera six cents francs pour vous; tous les trois mois, vous rece- vrez une sommeégale. Aoceptez cet argemt sans inquiétude ; cemme jeune homme habitant ane chambre, 3i me faut peu de tout Mon créancier té, puisque je consacrais l'avoir Ah ! chers parents, je ne vous larmes jaillirent de mes yeux, géné-| Baes Job se tenait debont au | milieu | songeur, comme 6'ilse consul- (tait sur le point de savoir sil devait se | à l'expression de ses traits que la lettre de Hugo l'avait profondément touché. | —ÆEh bien, Job, s'écria sa | fem me avec enthousiasme, ne t'avis-Je pas dit, cher horame, que cela finirait paraller mieux? pourquei donc ne ris-tu pas ? —— Rire ? murmura le bras. seur. Je ne me laisse pas aven- gler comme toi par une appa- rence. — (Comment est ce possible ! dit ja femme d’un ten de repro- che. Cinq mill: francs retronvés d’un coup,—apparence! un traitement de quatre mille francs, —apparence ! Un si pur ‘amour, un si généreux attache- ment daus le cœur de ton fils — apparence ! toutes ces faveurs inattendues de Dieu au moment ‘où tu n’attendais de cette lettre que mauvaises nouvelles, — apparence! que tu fant:il donc ? {au continuer) LE PASSE-TEMPS est une superbe revue musicale, lit- téraire et sociale avec texte et musique qui paraît tous les quinze jours. Inté- ressante et utile pour professeurs et élèves. 8 pages de texte et 16 pages de musique choisie : musique de piano, d'orgue, de violon, de mandoline, duos, ete, ete. Une magnifique prime est donnée aux abonnés d’un an. En vente partout, ôe le numéro. Abonne- ment, $1.50 par anrée. S'adresser au bureau de L'IMPAKTIAL, Tignish ou a J. E. Belair, éditeur, 58 St-Gabriel, Montréal. RUSAAUULLEEAA Our fee returned if we fail. Any one sending sketch and description of any invention will promptiy receive our opinion free concerning the patentability of same. ‘‘ How to Obtain a Patent'' sent upon request. Pateuts secured cho sè pour mon entretien . et \ through us advertised for sale at our expense, Patents taken out through us receive special dre une chose fichense? La Yoi- | j'espère qu au bout de l'année, notice, without charge, in THE PATENT RECORD, là ! | d | La mère Job ouvrit;a lettre, y jetales youx un JŒut, et gelbert, un- Pa . 11 me restera encore de qnoi faire, à vous, -adeau.….d étremnes à Rosine et à En-« # ZT élites cg à > SE jan illustrated and widely circulated journal, nsulted by Manufacturers and Investors. ! Send for sample copy FREE. Address, VICTOR J. EVANS & CO. - (Patent Attorncys,) a +twildi CE SM - RE ce u de ia chambre, tout réjouir ou mon, On | . ‘ | pouvait cependant s’'apercevoir | à | un pen adoucie A * Lg » » > + œ « ? | 5 4 > < £ £ > > L:2 © Oo o © oo L9 + © L 2 « 3 © eo + © © L 2 D 2 + ee + 2 ; + L « 3 © $ + L 2 ee S © « 3 LI +... * À À e RITES II LI IE NTI 000000000000 A - He PLTLLNULE b | Ai SD n € ANS Le RENNES ANR MERS Set Lot 1 | NS ANS r À A NS Ë \ % À \$ \ % | +: aN\ 4 NL LEA A À | J'ai fait de ma vie l'étude spéciale des maladies propres aux hommes. J'ai suivi avec soin et anxiété l’homme dans toutes les périodes de son existence, depuis l'enfance jusqu’à la vieillesse. J'ai étudié les maladies qui pouvaient lui survenir ; j'ai aussi cherché et trouvé le moyen pour les prévenir et les guérir. Ma force a été puisée maladies propres aux hommes. J'offre aujourd'hui sous le nom de “Pilules du Docteur A. A. Moro pour les Hommes” dans l'étude et le travail et dans l’observation de tous les jours, des une pilule où se rencontre les ingrédients et les médicaments qui m'ont le mieux réussi et qui sont le fruit scientifique de mes observations, Chez les enfants, elles guéri t les scrofules et les humeurs, comme le mal d'yeux, les maux d'oreilles, l'inflaramation à 3 et les éruptions, le rifie, les démangeaisons, les échaëgfie. ments et les humeurs de toute sort. ? Elles guérissent chez les jeunes gens et les hommes d'âge mur la faiblesse du sang, les maladies de cœur, les maladies d'estomac, la dyspepsie, la migraine et les maux de tête, les maladies du foie, les maladies d ) ns, le mal de reins, les maladies de vessie, les maladies ner- veuses, le rhumatisme et la név les maladies qui font tant de ravages cl ? : è * ie . . oo s étourdissements, la perte d'appétit, la constipation, et toutes £ hez les hommes et tous les ans un si grand nombre d’infirmes. ? Elles aident aussi au vieillard à supporter les maladies de son âge et lui assurent une vieillesse 5 o os heureuse et prolongée. Elles guérissent toujours lorsqu'elles sont prises avec soin et patience. Elles sont une spe- cialité pour les maladies propres aux hommes et c'est de Ia que dérivent leur force et leur vertu. Traiiements gratuits. iets sur l'état de votre santé et désirez avoir des conseils et des Donnez-moi un état détaillé de vos troubles et de'vos conseils qui vous aideront énormément et vous mettront sur Messieurs, si vous êtes :nq: avis, vous pouvez m'écrire Sans crainte. misères et vous recevrez une foule d: le droit chemin. Si vous le préférez, envoyez pour mon blanc de traitement et il vous sera expédié gratuite- ment, sur demande. Mes conseils sont absolument gratuits et sont d’une valeur sans égal pour les hommes malades, parce que je ne traite que les hommes et que mon expérience dans le traitement de ces maladies ne peut pas être surpassée. 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